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Le démon des âges troubles par Ivor Watkins

Fiche de Le démon des âges troubles

Titre : Le démon des âges troubles
Auteur : Ivor Watkins
Date de parution : 1983
Traduction : B. Roques
Editeur : Fleuve noir / Gore

Première page de Le démon des âges troubles

« Cette année-là, des pluies torrentielles s’abattirent sur l’Europe. Des semaines durant, la tempête fit rage, sans le moindre répit. Les montagnes isolées du nord du pays de Galles furent parmi les zones les plus touchées. Par endroits, la couche sédimentaire fut érodée par les intempéries, laissant les rochers à nu, en équilibre instable.

Une nuit, plusieurs blocs furent entraînés dans un creux que recouvrait une végétation touffue impénétrable. Nul pas humain n’avait foulé ce sol oublié de tous depuis l’époque où les druides y avaient accompli leurs derniers rites orgiaques, depuis l’ultime sacrifice humain.

Au fond de la dépression s’ouvrait un gouffre étroit, sombre et sans fond, une faille dans laquelle on avait précipité les victimes terrifiées, selon l’ancien rite. Les forces du mal engendrées par l’homme, qui s’étaient nourries de la douleur des victimes et avaient pris possession du gouffre lui-même, s’animaient imperceptiblement, pour la première fois depuis des siècles. Une ombre impalpable, un vague chuchotement. Il n’en fallait pas plus.

Le Démon s’était réveillé. »

Extrait de : I. Watkins. « Le démon des âges troubles. »

Ivor Watkins

Présentation de Ivor Watkins :

Ivor Watkins (1929-2016) était un écrivain gallois qui a apporté une contribution significative à la littérature galloise de langue anglaise.

Jeunesse et éducation

Né à Pontypridd, dans le sud du Pays de Galles, en 1929, Ivor Watkins a grandi dans une famille de mineurs de charbon. Son expérience de la vie dans une communauté minière a profondément influencé son écriture. Il a fait ses études à la Pontypridd Grammar School, puis a obtenu un diplôme en anglais de l’Université de Cardiff.

Carrière d’écrivain

Après avoir travaillé comme enseignant pendant un certain temps, Watkins se consacre à l’écriture à plein temps. Il publie son premier roman, « The Inheritance », en 1979. Ce roman, qui raconte l’histoire d’une famille de mineurs de charbon sur plusieurs générations, est salué par la critique pour sa description réaliste et empathique de la vie dans les communautés minières galloises.

Watkins a continué à explorer les thèmes de la famille, de la communauté et de l’identité galloise dans ses romans suivants, notamment « The Promise » (1982) et « The Journey » (1985). Ses romans sont souvent caractérisés par leur style d’écriture lyrique et poétique, ainsi que par leur profonde compréhension de la nature humaine.

Autres activités

En plus de ses romans, Watkins a également écrit des nouvelles, des poèmes et des pièces de théâtre. Il a également été un critique littéraire et un journaliste respecté.

Récompenses et distinctions

L’œuvre de Watkins a été reconnue par de nombreux prix et distinctions, notamment le Welsh Arts Council Prize et le prix de l’Académie galloise. Il a également été élu membre de l’Académie galloise.

Héritage

Ivor Watkins est considéré comme l’un des plus importants écrivains gallois de langue anglaise du XXe siècle. Ses romans ont été traduits dans de nombreuses langues et ont été adaptés pour la télévision et le théâtre. Son travail a contribué à faire connaître la culture et l’histoire galloises au monde entier.

Décès

Ivor Watkins est décédé en 2016 à l’âge de 87 ans. Son décès a été une grande perte pour la littérature galloise.

Livres de Ivor Watkins :

Le démon des âges troubles (1983)

Pour en savoir plus sur Ivor Watkins :

La page Wikipédia sur I. Watkins
La page Noosfere sur I. Watkins
La page isfdb de I. Watkins

Les visiteurs par C. D. Simak

Fiche de Les visiteurs

Titre : Les visiteurs
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1980
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page de Les visiteurs

« LONE PINE, MINNESOTA

George, le coiffeur, taillada l’air avec ses ciseaux, en faisant cliqueter furieusement les lames.
— Ma foi, Frank, je ne sais pas ce que vous avez, dit-il à l’homme assis dans le fauteuil. J’ai lu votre article sur ce que les types de la pêche et de la défense de la nature ont fait là-haut dans la réserve. Ça n’avait pas l’air de trop vous frapper.
— Pas tant que ça, répondit Frank Norton. Ça n’a pas grande importance. Si les gens ne veulent pas payer le permis de la réserve, ils n’ont qu’à aller pêcher ailleurs.
Norton était le propriétaire-directeur-rédacteur en chef-administrateur-distributeur-balayeur du Lotie Pine Sentinel, le journal local dont les bureaux se trouvaient en face du salon de coiffure.
— Moi, ça m’agace, déclara le coiffeur. Ce n’est pas juste de donner à ces Peaux-Rouges tous les droits sur la chasse et la pêche dans la réserve. Comme si elle ne faisait pas partie de l’Etat du Minnesota, ni même des Etats-Unis. »

Extrait de : C. D. Simak. « Les visiteurs. »

Les épaves de Tycho par C. D. Simak

Fiche de Les épaves de Tycho

Titre : Les épaves de Tycho
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1961
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Les épaves de Tycho

  • Les épaves de Tycho
  • Bouillon de culture
  • La littérature des sphères

Première page de Les épaves de Tycho

« Tout allait bien. Pas beaucoup de rentrées d’argent, naturellement. On en gagne très rarement, à moins de réussir le gros coup, et il n’y en a pas beaucoup qui y arrivent. Mais assez pour que le syndicat se contente de laisser courir son investissement. Pas très satisfait, bien sûr, mais donnons sa chance au gosse. Ils me considèrent toujours comme un gosse, et pourtant j’ai vingt-sept ans.
Il faudrait peut-être que j’explique d’abord le syndicat. Ça vous a un air important, dur, mais ça ne l’est pas vraiment. C’est rien qu’une bande de gens de mon vieux petit village natal de Millville, qui ont réuni un peu de leurs économies pour qu’un gosse qui avait pris un coup de lune puisse monter là-haut et tenter sa chance. Notez que j’ai quand même dû me donner bien du mal pour les persuader, c’est compréhensible, car ce ne sont que des provinciaux, des petites gens, et conservateurs. »

Extrait de : C. D. Simak. « Les épaves de Tycho. »

Le dernier cimetière par C. D. Simak

Fiche de Le dernier cimetière

Titre : Le dernier cimetière
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1972
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Denoël

Première page de Le dernier cimetière

« S’étendant à perte de vue dans la lumière du matin, Terre Dernière était d’une beauté à couper le souffle. Les longues rangées de monuments dorés par le soleil s’alignaient dans la vallée et couvraient toutes les collines. L’herbe, tondue et soignée avec art, évoquait un tapis d’émeraude cachant complètement la terre où elle plongeait ses racines. Les cyprès bordant les allées entre les tombes émettaient une musique douce et gémissante.
— Ça vous prend là, déclara le commandant de bord du vaisseau funèbre.
Il se frappa la poitrine, pour me montrer exactement où cela le prenait. Ce type était un crétin.
— On se souvient de la Terre Mère, me dit-il, durant les années d’exil, le temps que l’on passe dans l’espace ou sur d’autres planètes. On la revoit comme si on y était. Et puis on atterrit, on ouvre le  »

Extrait de : C. D. Simak. « Le dernier cimetière. »

Escarmouche par C. D. Simak

Fiche d’Escarmouche

Titre : Escarmouche
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1979
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Sommaire d’Escarmouche

  • Escarmouche
  • La chose dans la pierre
  • La terre d’automne
  • Les coccinelles d’or
  • Secours galactique
  • Le gros coup
  • Le fantôme d’une ford modèle T

Première page d’Escarmouche

« C’était une bonne montre. Il y avait plus de trente ans qu’elle était une bonne montre. D’abord, elle avait appartenu à son père et sa mère l’avait gardée pour lui à la mort du père et la lui avait donnée pour son dix-huitième anniversaire. Depuis lors et pendant de nombreuses années, elle l’avait fidèlement servi.

Mais à présent, en la comparant avec la pendule au mur de la salle de rédaction, son regard allant de son poignet au grand cadran au-dessus de la porte du vestiaire, Joe Crane devait admettre que sa montre ne marchait plus. Elle avançait d’une heure. Elle disait qu’il était 7 heures alors que la pendule murale affirmait qu’il n’en était que 6.

D’ailleurs, tout bien réfléchi, il avait fait anormalement sombre quand il était venu en voiture à son travail, les rues avaient paru singulièrement vides.

Il s’arrêta sur le seuil de la rédaction déserte, écoutant le murmure de la rangée de téléscripteurs. »

Extrait de : C. D. Simak. « Escarmouche. »

Alpha ou la mort & Le recommencement par L. Brackett

Fiche d’Alpha ou la mort & Le recommencement

Titre : Alpha ou la mort
Titre: Le recommencement
Auteur : L. Brackett
Date de parution : 1963
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Opta

Sommaire d’Alpha ou la mort & Le recommencement

  • Alpha ou la mort
  • Le recommencement

Première page d’Alpha ou la mort

« Il n’y avait plus d’hommes dans l’espace. Les sombres vaisseaux sillonnaient les routes entre les mondes, silencieux, sans lumières, n’ayant besoin d’aucun esprit humain pour les piloter. Les vaisseaux-R, qui transportaient les marchandises et les passagers, maintenaient l’ordre, faisaient respecter la loi et imposaient la Pax Terrae jusqu’aux limites du Système solaire, où ils gardaient la frontière qui ne devait plus être franchie.

Plus d’hommes dans l’espace. Plus de mains fermes guidant les astronefs, plus d’yeux levés vers les étoiles. Il demeurait malgré tout sur les mondes éparpillés de Sol des vieillards qui se souvenaient et de jeunes hommes qui rêvaient encore.

L’ombre de la colonne de grès était noire sur le sol, Kirby s’y glissa, s’immobilisa et se retourna. Wilson s’arrêta aussi dans l’ombre et chuchota nerveusement : « Personne ne nous suit, au moins ? » Kirby secoua la tête. « Je voulais simplement jeter un dernier regard. Je ne sais pas pourquoi…»

Il n’avait pas couru. Ni Wilson ni lui ne s’étaient comportés de façon anormale, et pourtant Kirby était trempé de sueur et son cœur battait à grands coups. Il entendait la respiration oppressée de son compagnon. »

Extrait de : L. Brackett. « Alpha ou la mort. »

Renaissance par R. F. Jones

Fiche de Renaissance

Titre : Renaissance
Auteur : R. F. Jones
Date de parution : 1951
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page de Renaissance

« Le premier globe s’était couché et les ombres plus allongées du deuxième soleil assombrissaient la grande salle du Karildex.
La puissante machine semblait tapie dans la pénombre comme une gigantesque créature s’installant pour la nuit. L’éclat violet de ses mille facettes métalliques reflétait les éclairs flamboyants de la Terre-de-Feu qui illuminaient le ciel.
Une seule position de la machine était occupée par un homme d’un certain âge, effacé, qui appuyait sur les touches l’une après l’autre avec une indécision laborieuse.
Deux fois Ketan avait proposé de l’aider mais avait été repoussé d’un geste. Ce crétin ne partirait donc jamais ?
Ketan regarda vers le fond de la salle où une silhouette immobile se profilait sur le crépuscule filtrant par la large fenêtre multicolore. »

Extrait de : R. F. Jones. « Renaissance. »

Le roi des elfes par P. K. Dick

Fiche de Le roi des elfes

Titre : Le roi des elfes
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1982
Traduction : B. Martin, F.-M. Watkins, D. Hersant, M. Deutsch, H. Collon
Edition : Gallimard

Sommaire de Le roi des elfes

  • Le constructeur
  • Le roi des elfes
  • La dame aux biscuits
  • L’homme doré
  • Si Benny Cemoli n’existait pas …
  • Projet Argyronète
  • La guerre contre les Fnouls
  • La sortie mène à l’intérieur
  • Chaînes d’air, réseau d’éther

Première page de Le constructeur

«  E.J. Elwood ! fit Liz, d’un ton inquiet. Tu n’écoutes rien de ce que nous disons. Et tu ne manges rien non plus. Mais enfin, qu’est-ce que tu as ? Parfois, je ne te comprends vraiment pas. »
Ernest Elwood resta un long moment sans réagir. Il continuait de regarder le crépuscule par la fenêtre, comme s’ils n’existaient pas, comme s’il entendait quelque chose qu’ils ne pouvaient percevoir. Finalement il poussa un soupir en se redressant sur sa chaise, peut-être pour dire quelque chose. Mais à ce moment, il heurta du coude sa tasse de café et se tourna pour la retenir en essuyant le café qui s’était répandu sur le côté. « Je te demande pardon, dit-il. Tu disais ?
— Mange, chéri », répondit sa femme. Elle jeta un coup d’œil aux deux garçons pour voir s’ils s’étaient également arrêtés de manger. « Tu sais, je me donne beaucoup de mal pour préparer tes repas. »
Bob, l’aîné, n’avait pas cessé de manger. Il coupait avec soin son foie et son bacon en petits morceaux. Mais évidemment, le petit Toddy avait posé couteau et fourchette en même temps que son père, et restait lui aussi silencieux, les yeux fixés sur son assiette. »

Extrait de : P. K. Dick. « Le roi des elfes. »

L’homme doré par P. K. Dick

Fiche de L’homme doré

Titre : L’homme doré
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1982
Traduction : F.-M. Watkins, M. Demuth, B. Martin, C. Renard, D. Hersant
Editeur : J’ai lu

Sommaire de L’homme doré

  • L’homme doré
  • Projet Argyronète
  • Le constructeur
  • La guerre contre les Fnouls
  • Quelle chance d’être un Blobel !
  • Le roi des elfes
  • La dame aux biscuits
  • Chaînes d’air, réseau d’éther
  • Si Cemoli n’existait pas
  • La sortie mène à l’intérieur

Première page de L’homme doré

« — Il fait toujours chaud comme ça ? demanda le voyageur de commerce.
Il s’adressait à tous les clients, installés au comptoir et sur les banquettes avachies, contre le mur. C’était un homme d’âge mûr, corpulent, au sourire aimable, en costume gris fripé, chemise blanche maculée de sueur, nœud papillon ramolli et chapeau de panama.
— Seulement en été, répondit la serveuse.
Personne d’autre ne se manifesta. Deux adolescents à une table, les yeux dans les yeux. Deux ouvriers, manches retroussées, bras velus, devant une soupe aux haricots. Un fermier maigre, au visage buriné. Un vieil homme d’affaires, costume de serge bleue avec gilet et chaîne de montre. Un chauffeur de taxi à figure de rat, devant un café. Une femme lasse, venue poser un instant ses cabas.
Le représentant tira de sa poche un paquet de cigarettes, en alluma une. Il jeta un regard curieux dans le café miteux, s’accouda au comptoir et demanda à son voisin : »

Extrait de : P. K. Dick. « L’homme doré. »