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Les deux tours – John R. R. Tolkien

Fiche de Les deux tours

Titre : Les deux tours (Le Seigneur des anneaux – 2/3)
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1954
Traduction : D. Lauzon
Editeur Christian Bourgeois

Première page de Les deux tours

« Le départ de Boromir

Aragorn se hâta vers le haut de la colline. Parfois, il se baissait jusqu’à terre. Les Hobbits ont le pas léger, et leurs empreintes ne sont pas faciles à lire, même pour un Coureur ; mais un ruisseau traversait le sentier non loin du sommet, et dans la terre détrempée, il vit ce qu’il cherchait.
« J’ai bien interprété les signes, se dit-il. Frodo a couru jusqu’en haut. Je me demande ce qu’il y a vu… Mais il est revenu par le même chemin, et il est redescendu. »
Aragorn hésita. Il souhaitait lui-même monter jusqu’au haut siège, espérant y voir quelque chose pour le guider dans ses questionnements ; mais le temps pressait. Soudain, il s’élança en avant et courut jusqu’au sommet, traversant les grandes dalles et gravissant l’escalier. Puis il prit place sur le haut siège et regarda alentour. Mais le soleil semblait obscurci, le monde lointain et flou. Il fit le  »

Extrait de : J. R. R. Tolkien « Le Seigneur des anneaux – Tome 2 – Les deux tours. »

Le Seigneur des anneaux

Trois Anneaux pour les rois des Elfes sous le ciel,
      Sept aux seigneurs des Nains dans leurs salles de pierre,
Neuf aux Hommes mortels voués à trépasser,
      Un pour le Seigneur Sombre au trône de ténèbres
Au pays de Mordor où s’étendent les Ombres.
      Un Anneau pour les dominer tous, Un Anneau pour les trouver,
      Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au pays de Mordor où s’étendent les Ombres.

La fraternité de l’anneau – John R. R. Tolkien

Fiche de La fraternité de l’anneau

Titre : La fraternité de l’anneau (Le Seigneur des anneaux – 1/3)
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1954
Traduction : D. Lauzon
Editeur : Christian Bourgeois

Première page de La fraternité de l’anneau

« Une fête très attendue

Quand M. Bilbo Bessac, de Cul-de-Sac, annonça qu’il célébrerait bientôt son onzante et unième anniversaire par une fête d’une magnificence exceptionnelle, il y eut force agitation et rumeurs à Hobbiteville.
Bilbo était très riche et très particulier, et il y avait soixante ans que le Comté s’étonnait de lui, depuis sa remarquable disparition et son retour inattendu. Les richesses qu’il avait rapportées de ses voyages étaient désormais une légende locale, et l’on croyait généralement, quoi qu’aient pu dire les aînés, que la Colline de Cul-de-Sac était criblée de tunnels bourrés de trésors. Et si cela ne suffi »

Extrait de : J. R. R. Tolkien. « Le seigneur des anneaux – tome 1 – La fraternité de l’anneau. »

Le Seigneur des anneaux

Trois Anneaux pour les rois des Elfes sous le ciel,
Sept aux seigneurs des Nains dans leurs salles de pierre,
Neuf aux Hommes mortels voués à trépasser,
Un pour le Seigneur Sombre au trône de ténèbres
Au pays de Mordor où s’étendent les Ombres.
Un Anneau pour les dominer tous, Un Anneau pour les trouver,
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au pays de Mordor où s’étendent les Ombres.

Roverandom par John R. R. Tolkien

Fiche de Roverandom

Titre : Roverandom
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1998
Traduction par : J. Georgel
Editeur : Christian Bourgeois

Première page de Roverandom

« Il était une fois un petit chien nommé Rover, un petit chien de taille réduite, vraiment réduite, et très jeune, sinon il aurait mieux connu la vie. Il se sentait pleinement heureux, jouant dans le jardin, sous un beau soleil, avec une balle jaune. Dans le cas contraire, il n’aurait sûrement pas fait ce que…
Un vieillard qui porte un pantalon élimé n’est pas nécessairement mauvais. Certains sont surnommés « hommes d’os et de bouteille »(7) et possèdent de petits chiens ; d’autres sont jardiniers, et quelques-uns, très peu nombreux, des magiciens qui rôdent, pendant les périodes de vacances, en quête de quelque chose à faire. Celui qui entre maintenant dans notre histoire en est un. Il arpente l’allée des jardins, vêtu de son vieux manteau râpé, une pipe antique à la bouche et un vieux chapeau vert sur la tête. Si Rover n’était pas si occupé à couvrir sa balle  »

Extrait de : J.R.R. Tolkien « Roverandom. »

La chute d’Arthur par John R. R. Tolkien

Fiche de La chute d’Arthur

Titre : La chute d’Arthur
Auteur : John R. R. Tolkien (édition établie par Christopher Tolkien)
Date de parution : 2013
Traduction par : C. Laferrière
Editeur : Christian Bourgeois

Première page de La chute d’Arthur

« Comment Arthur et Gauvain partirent à la guerre et chevauchèrent vers l’Est.


Arthur comptait partir tout en armes vers l’Est
pour son combat mene raux frontières sauvages,
voguant dessus les vagues vers les pays saxons,
le royaume de Rome protéger de la ruine.
Le cruel cours du temps ainsi à contrarier,
à païens humilier, l’incitait son espoir
qu’ils n’exploreraient plus en leurs nefs implacables
les ondes peu profondes, les rayonnantes rives
du sud de la Bretagne, butin venant chercher.
Comme quand sol languit durant les jours d’automne
et que bientôt couché décline le soleil
sous de lugubres brumes, brusquement l’homme aspire
au labeur, à l’errance, alors qu’est encore chaud
sang ardent de soleil ; ainsi lui brûlait l’âme
après bien longue gloire, d’un déploiement ultime »

Extrait de : J. R. R. Tolkien. « La chute d’Arthur. »

Faërie par John R. R. Tolkien

Fiche de Faërie

Titre : Faërie
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1974
Traduction par : F. Ledoux
Editeur : Presse Pocket

Sommaire de Faërie

Le fermier Gilles de Ham
Smith de Grand Wootton
Feuille de Niggle
Du conte de fées

Première page de Faërie

« LE FERMIER GILLES DE HAM

 
Aegidius de Hammo était un homme qui vivait dans la région centrale de l’île de Bretagne. Son nom complet était Aegidius Ahenobarbus Julius Agricola de Hammo, car, à cette époque, il y a très longtemps, alors que notre île était encore heureusement divisée en de nombreux royaumes, les gens étaient richement dotés de noms. On avait plus de temps alors, et la population était moins nombreuse, de sorte que la plupart des hommes étaient distingués. Quoi qu’il en soit, ce temps-là est passé et je donnerai donc dans la suite au personnage son nom en bref et dans la forme vulgaire : c’était le Fermier Gilles de Ham, et il avait une barbe rousse. Ham n’était qu’un village, mais, en ce temps-là, les villages étaient encore fiers et indépendants.
 
 
Le Fermier Gilles avait un chien, lequel s’appelait Garm. Les chiens devaient se contenter de noms brefs dans l’idiome du pays : le latin des livres était réservé à leurs supérieurs. Garm ne parlait même  »

Extrait de : J.R.R. Tolkien « Faërie. »

La chute de Gondolin par John R. R. Tolkien

Fiche de La chute de Gondolin

Titre : La chute de Gondolin
Auteur : John R. R. Tolkien (édition établie par Christopher Tolkien)
Date de parution : 2018
Traduction par : D. Lauzon, T. Jolas et A. Tolkien
Editeur : Christian Bourgeois

Première page de La chute de Gondolin

« Le conte de La chute de Gondolin


Alors dit Petitcœur fils de Bronweg : « Sachez donc que Tuor était un homme qui demeurait en des jours très anciens en cette terre du Nord nommée Dor-lómin ou le Pays des Ombres, et parmi les Eldar ce sont les Noldoli qui le connaissent le mieux.
Or le peuple dont Tuor provenait errait parmi les forêts et les landes et ne connaissait ni ne chantait la mer ; mais Tuor ne demeurait point avec eux, et il vivait seul auprès de ce lac appelé Mithrim, chassant dans ses bois, faisant de la musique auprès de ses rives sur sa harpe grossière de bois et de tendons d’ours. Or de nombreuses personnes entendant parler du pouvoir de ses chansons rudes vinrent de près et de loin écouter son jeu de harpe, mais Tuor laissa son chant et s’en fut vers des lieux solitaires. Là il apprit nombre de choses étranges et acquit du savoir des Noldoli errants, qui lui enseignèrent beaucoup de leur langage et de leur science, mais ce ne fut point sa destinée que de vivre à jamais dans ces bois.
Par la suite on dit que la magie et la destinée[…] »

Extrait de : J.R.R. Tolkien. « La Chute de Gondolin. »

Le hobbit par John R. R. Tolkien

Fiche de Le hobbit

Titre : Le hobbit
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1937
Traduction par : D. Lauzon
Editeur : Le livre de poche

Première page de Le hobbit

« Une fête inattendue
Au fond d’un trou vivait un hobbit. Non pas un trou immonde, sale et humide, rempli de bouts de vers et de moisissures, ni encore un trou sec, dénudé, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni pour se nourrir : c’était un trou de hobbit, d’où un certain confort.
Sa porte, peinte en vert, était parfaitement ronde comme un hublot, avec un étincelant bouton de cuivre jaune placé exactement au centre. Elle s’ouvrait sur un hall en forme de tube, comme un tunnel ; un tunnel très confortable et sans fumée, avec des murs recouverts de lambris, un sol carrelé et garni de tapis, pourvu de chaises bien astiquées et de nombreuses patères pour accrocher chapeaux et manteaux : ce hobbit aimait la visite. Le tunnel s’en »

Extrait de : J.R.R.Tolkien « Le hobbit. »

Beren et Lúthien par John R. R. Tolkien

Fiche de Beren et Lúthien

Titre : Beren et Lúthien
Auteur : John R. R. Tolkien (édition établie par Christopher Tolkien)
Date de parution : 2017
Traduction par : D. Lauzon, E. Riot et A. Tolkien
Editeur : Christian Bourgeois

Première page de Beren et Lùthien

« Le conte de Tinúviel
Tinwelint avait alors deux enfants, Dairon et Tinúviel, et Tinúviel était une damoiselle, et la plus belle de toutes les damoiselles parmi les Elfes cachés, et en vérité elles sont rares à avoir jamais été si belles, car sa mère était une fée, une fille des Dieux ; mais Dairon était alors un garçon vigoureux et joyeux, et plus que toute autre chose il aimait à jouer sur une flûte de roseau ou d’autres instruments des bois, et il est maintenant cité parmi les trois joueurs les plus magiques de tous les Elfes, et les autres sont Tinfang  »

Extrait de : J.R.R. Tolkien. « Beren et Lúthien. »

Les enfants de Húrin par John R. R. Tolkien

Fiche de Les enfants de Húrin

Titre : Les enfants de Húrin
Auteur : John R. R. Tolkien (édition établie par Christopher Tolkien)
Date de parution : 2007
Traduction par : D. Martin
Editeur : Christian Bourgeois

Première page de Les enfants de Húrin

« L’enfance de Túrin


Hador Tête d’Or était un seigneur des Edain, et très aimé des Eldar. Il vécut les jours qui lui furent alloués sous la suzeraineté de Fingolfin, qui lui donna de vastes domaines dans cette région du Hithlum qu’on nomme Dor-lómin. Sa fille Glóredhel épousa Haldir fils de Halmir, seigneur des Hommes de Brethil ; et au cours des mêmes festivités, son fils Galdor le Grand prit pour femme Hareth, fille de Halmir.
Galdor et Hareth eurent deux fils, Húrin et Huor. Húrin était l’aîné de trois ans, mais il était plus court de taille que les autres hommes de son peuple ; en cela il tenait de la lignée de sa mère, mais pour tout le reste il ressemblait à Hador, son grand-père, étant bâti en force avec une âme  »

Extrait de : J.R.R. Tolkien « Les enfants de Hùrin. »

Contes et légendes inachevés par John R. R. Tolkien

Fiche des Contes et légendes inachevés

Titre : Contes et légendes inachevés
Auteur : John R. R. Tolkien (édition établie par Christopher Tolkien)
Date de parution : 1980
Traduction par : T. Jolas
Editeur : Christian Bourgeois

Première page des Contes et légendes inachevés

« DE TUOR ET DE SA VENUE À GONDOLIN

RÍAN, femme de Huor, demeurait avec les gens de la Maison de Hador ; mais lorsque la rumeur de Nirnaeth Arnoediad parvint en pays Dor-lómin, et qu’elle ne put cependant recueillir la moindre nouvelle de son seigneur, tout éperdue, elle s’en fut errer seule par les monts et par les landes. Et en ces lieux sauvages, elle aurait péri assurément, si les Elfes-Gris ne l’eussent secourue. Car une colonie de ce peuple s’était établie dans les montagnes à l’ouest du lac Mithrim ; et c’est là qu’ils la conduisirent, et elle y accoucha d’un fils avant que ne s’achevât l’Année de Lamentations.
Et Rían dit aux Elfes : « Qu’il soit nommé Tuor, car tel est le nom qu’a choisi son père avant que la guerre ne se vienne mettre entre nous. Et je vous supplie de le nourrir et de le tenir caché sous votre garde ; car je prévois qu’il sera source de grands bienfaits pour les Elfes et pour les Hommes. Et quant à moi, il me faut partir à la recherche de Huor, mon Seigneur.  »

Extrait de : J.R.R. Tolkien « Contes et légendes inachevés. »