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Les meilleurs livres de fantasy pour débuter (Guide 2026)

Vous souhaitez découvrir la fantasy mais vous ne savez pas par quel livre commencer ?

Entre les immenses sagas, les univers complexes et les milliers de romans disponibles, il est facile de se sentir perdu.

Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de lire les œuvres les plus longues pour tomber amoureux du genre. Certains romans sont particulièrement accessibles et permettent de découvrir progressivement la fantasy.

Voici notre sélection des meilleurs livres de fantasy pour débuter.


1. Le Hobbit — J. R. R. Tolkien

Impossible de ne pas commencer par ce grand classique.

Suivez Bilbo Sacquet dans une aventure pleine de dragons, de nains, de trolls et de trésors.

Contrairement au Seigneur des Anneaux, ce roman est relativement court et très accessible.

Pourquoi commencer par ce livre ?

  • une lecture fluide ;
  • un univers fascinant ;
  • le point d’entrée idéal vers la Terre du Milieu.

2. Harry Potter à l’école des sorciers — J. K. Rowling

Même si beaucoup l’ont découvert pendant leur enfance, Harry Potter reste une excellente introduction à la fantasy.

Le lecteur découvre le monde magique en même temps que Harry, ce qui rend l’univers particulièrement facile à comprendre.

On aime :

  • des personnages attachants ;
  • une progression naturelle ;
  • une saga qui grandit avec son lecteur.

3. L’Empire ultime (Fils-des-Brumes) — Brandon Sanderson

Si vous recherchez une fantasy moderne, Brandon Sanderson est une valeur sûre.

Dans un empire dirigé par un tyran immortel, une jeune voleuse découvre qu’elle possède un pouvoir extraordinaire.

Son système de magie est l’un des plus originaux jamais imaginés.

Pourquoi le lire ?

  • un rythme captivant ;
  • une intrigue pleine de surprises ;
  • une excellente porte d’entrée dans le Cosmere.

4. L’Apprenti Assassin — Robin Hobb

Robin Hobb privilégie les personnages aux grandes batailles.

On suit FitzChevalerie depuis son enfance jusqu’à son apprentissage auprès de l’assassin royal.

Peu d’auteurs savent créer des personnages aussi profonds.

À conseiller si vous aimez :

  • les héros complexes ;
  • les émotions ;
  • les histoires centrées sur les relations humaines.

5. Les Lions d’Al-Rassan — Guy Gavriel Kay

Vous préférez une fantasy proche de l’Histoire plutôt que les dragons ?

Ce roman s’inspire de l’Espagne médiévale et offre une aventure magnifique où les personnages occupent le premier plan.


6. Terremer — Ursula K. Le Guin

Ged est un jeune apprenti magicien qui devra apprendre que le véritable pouvoir demande avant tout de la sagesse.

Cette œuvre poétique est devenue un classique de la fantasy.

Pourquoi le lire ?

  • une écriture élégante ;
  • un univers intemporel ;
  • une réflexion sur la connaissance de soi.

7. L’Épée de Shannara — Terry Brooks

L’un des romans qui a popularisé la fantasy auprès du grand public après Tolkien.

Une aventure classique, idéale pour les lecteurs qui recherchent une quête épique.


8. Les Chroniques de Narnia — C. S. Lewis

Si vous cherchez une fantasy familiale et intemporelle, Narnia reste un excellent choix.

Chaque livre permet de découvrir un nouvel aspect de cet univers merveilleux.


9. La Belgariade — David Eddings

Une saga qui privilégie l’aventure, l’humour et les personnages attachants.

Son style simple la rend particulièrement agréable pour découvrir la fantasy.


10. Conan — Robert E. Howard

Vous aimez l’action ?

Les aventures de Conan sont composées de nouvelles relativement courtes.

On peut les lire dans presque n’importe quel ordre, ce qui en fait une excellente introduction à la fantasy héroïque.


Quel livre choisir selon vos goûts ?

Vous aimez les aventures accessibles

Vous aimez les personnages profonds

Vous aimez l’action

Vous cherchez une grande saga

Une fois ces œuvres découvertes, vous pourrez vous lancer dans des cycles plus ambitieux comme Le Seigneur des Anneaux, La Roue du Temps, Les Archives de Roshar ou Le Trône de Fer.


Les erreurs à éviter quand on débute en fantasy

Beaucoup de nouveaux lecteurs commencent directement par les plus longues sagas.

Même si elles sont excellentes, elles peuvent impressionner avec leurs centaines de personnages et leurs milliers de pages.

Pour découvrir le genre en douceur, privilégiez d’abord des romans indépendants ou des premiers tomes accessibles.

Vous pourrez ensuite explorer des œuvres plus ambitieuses en toute confiance.


Notre sélection pour commencer

Si vous ne devez lire que cinq livres pour découvrir la fantasy, nous vous conseillons :

  1. Le Hobbit
  2. Harry Potter à l’école des sorciers
  3. L’Empire ultime
  4. L’Apprenti Assassin
  5. Terremer

Ces cinq romans offrent un excellent aperçu de la diversité de la fantasy et donnent envie d’explorer des univers toujours plus riches.

Les meilleures sagas de fantasy : 20 cycles complets à lire absolument

La fantasy est le royaume des grandes aventures. Contrairement aux romans indépendants, les sagas permettent de suivre des personnages pendant plusieurs volumes, d’explorer des mondes immenses et de vivre des épopées qui marquent durablement les lecteurs.

Que vous découvriez le genre ou que vous cherchiez votre prochaine lecture, voici une sélection des meilleures sagas de fantasy à lire.


1. Le Seigneur des Anneaux – J.R.R. Tolkien

Impossible de commencer autrement.

Avec la Terre du Milieu, Tolkien a posé les bases de la fantasy moderne. Elfes, nains, hobbits, magiciens et Anneau Unique composent une aventure qui reste la référence du genre.

Nombre de livres : 3 (auxquels s’ajoutent Le Hobbit et Le Silmarillion)

Pourquoi la lire ?

  • le chef-d’œuvre fondateur ;
  • un univers d’une richesse incomparable ;
  • des personnages devenus légendaires.

2. La Roue du Temps – Robert Jordan

Quatorze romans composent cette immense fresque où plusieurs jeunes héros voient leur destin bouleversé par la réapparition du Ténébreux.

C’est l’une des plus grandes sagas jamais écrites.

Nombre de livres : 14 + préquelle.

On aime :

  • un monde gigantesque ;
  • une évolution exceptionnelle des personnages ;
  • une intrigue qui prend de l’ampleur à chaque volume.

3. Les Archives de Roshar – Brandon Sanderson

Sanderson a créé un univers d’une incroyable originalité où les tempêtes façonnent le monde et où les chevaliers Radiants renaissent.

La série est toujours en cours.

Pourquoi la lire ?

  • une magie fascinante ;
  • des batailles spectaculaires ;
  • un univers extrêmement détaillé.

4. Fils-des-Brumes (Mistborn) – Brandon Sanderson

L’une des meilleures portes d’entrée dans l’œuvre de Sanderson.

Une jeune voleuse découvre qu’elle possède des pouvoirs capables de renverser un empire millénaire.

Atouts :

  • rythme parfait ;
  • système de magie unique ;
  • trilogie quasiment impossible à lâcher.

5. L’Assassin Royal – Robin Hobb

L’histoire de FitzChevalerie, bâtard royal formé pour devenir assassin.

Peu de romans développent leurs personnages avec autant de finesse.

Pourquoi cette saga est incontournable :

  • émotion permanente ;
  • personnages inoubliables ;
  • écriture remarquable.

6. Les Aventuriers de la Mer – Robin Hobb

Située dans le même univers que L’Assassin Royal, cette saga peut être lue indépendamment.

Les mystérieux vaisseaux vivants comptent parmi les créations les plus originales de la fantasy.


7. Le Disque-Monde – Terry Pratchett

Une immense série mêlant fantasy et humour.

Chaque roman peut presque se lire indépendamment, mais l’ensemble forme un univers d’une richesse exceptionnelle.

Idéal si vous aimez :

  • l’humour britannique ;
  • les parodies intelligentes ;
  • les personnages hauts en couleur.

8. Le Sorceleur – Andrzej Sapkowski

Avant les jeux vidéo et la série télévisée, il y avait les romans.

Geralt de Riv est devenu l’un des héros les plus populaires de la fantasy moderne.


9. Le Trône de Fer – George R. R. Martin

Intrigues politiques, guerres, dragons et retournements de situation.

Même inachevée, cette saga est déjà entrée dans la légende.


10. Les Annales de la Compagnie Noire – Glen Cook

Une fantasy militaire beaucoup plus sombre que la moyenne.

Elle a inspiré de nombreux auteurs contemporains.


11. Les Chroniques de Thomas Covenant – Stephen R. Donaldson

Une œuvre exigeante qui bouscule les codes du héros classique.


12. La Belgariade – David Eddings

Une saga idéale pour découvrir la fantasy classique.

Simple, efficace et extrêmement attachante.


13. La Mallorée – David Eddings

Suite directe de la Belgariade.

Les personnages emblématiques reviennent dans une nouvelle quête.


14. Les Royaumes d’Épines et d’Os – Greg Keyes

Une saga épique encore trop méconnue en France.

Elle mélange politique, magie ancienne et créatures mystérieuses.


15. Les Princes d’Ambre – Roger Zelazny

Un classique absolu.

Les membres de la famille royale d’Ambre peuvent voyager entre toutes les réalités.

Une idée qui influencera durablement la fantasy moderne.


16. Le Cycle de Terremer – Ursula K. Le Guin

Une fantasy poétique, philosophique et profondément humaniste.

Ged reste l’un des plus grands magiciens de la littérature.


17. Les Chroniques de Krondor – Raymond E. Feist

Une immense fresque couvrant plusieurs générations.

L’univers de Midkemia compte parmi les plus vastes du genre.


18. L’Épée de Vérité – Terry Goodkind

Une série qui divise les lecteurs mais qui possède une communauté de fans très fidèle.

Action, magie et aventures sont au rendez-vous.


19. Conan – Robert E. Howard

Contrairement aux autres séries de cette liste, Conan est constitué de nouvelles et de romans pouvant être lus indépendamment.

Chaque aventure plonge le lecteur dans l’âge hyborien, entre sorcellerie, cités perdues et combats épiques.


20. Elric de Melniboné – Michael Moorcock

Le célèbre empereur albinos armé de Stormbringer a profondément renouvelé la fantasy.

Elric est tout l’opposé des héros traditionnels.


Quelle saga choisir selon vos envies ?

Pour débuter en fantasy

Pour une immense fresque

Pour des personnages inoubliables

Pour une fantasy plus sombre

Pour une fantasy pleine d’humour


Faut-il lire une saga complète ?

Les grandes sagas demandent du temps, mais elles offrent une immersion incomparable. Voir évoluer les personnages sur plusieurs milliers de pages est l’un des grands plaisirs de la fantasy.

Si vous ne devez en choisir que cinq, nous vous recommandons :

  1. Le Seigneur des Anneaux
  2. La Roue du Temps
  3. L’Assassin Royal
  4. Fils-des-Brumes
  5. Les Archives de Roshar

Ces cinq cycles représentent à eux seuls plusieurs décennies d’évolution de la fantasy moderne.

Dictionnaire Tolkien par Vincent Ferré

Fiche de Dictionnaire Tolkien

Titre : Dictionnaire Tolkien
Auteur : Vincent Ferré
Date de parution : 2012
Editeur : CNRS Editions

Première page de Dictionnaire Tolkien

« Quoi de mieux, pour entrer dans l’œuvre-monde de John Ronald Reuel Tolkien, qu’un dictionnaire ? Un dictionnaire pour présenter une œuvre souvent réduite aux seuls Hobbit (1937) et Seigneur des Anneaux (1954-1955), alors qu’elle compte des milliers de pages de récits se déroulant dans le même univers (L’Histoire de la Terre du Milieu), ainsi que des poèmes aux formes et registres multiples, ou des essais passionnants sur la littérature, le merveilleux et le Moyen Âge – sans compter des centaines de lettres, à ses lecteurs et à sa famille, qui apportent le meilleur des éclairages sur ses propres livres.Un dictionnaire encyclopédique – le premier en langue française –, pour rassembler personnages héroïques (Túrin, Aragorn, Faramir, Gandalf…), protagonistes inattendus (Bilbo, Frodo, Sam, le Fermier Gilles de Ham…), grands Âges du monde, lieux sublimes (la Lórien, Minas Tirith) ou effrayants (le Mordor, les Marais des Morts) – sans oublier les entrées transversales que constituent les langues imaginaires, les transpositions artistiques, ou encore des notions comme le pouvoir, l’héroïsme, l’amour, la modernité, le libre arbitre.Un dictionnaire pour associer le monde Secondaire (fictionnel) et le monde Primaire (réel), dans lequel Tolkien a vécu et s’est engagé, comme étudiant, officier pendant la Première Guerre, enseignant à Oxford, philologue, comme père ou comme lecteur… avant d’être à son tour lu et étudié, objet de débats à l’Université et sur internet. Un dictionnaire, enfin, pour tous les lecteurs : qu’ils connaissent déjà Tolkien, qu’ils souhaitent découvrir des textes peu célèbres, qu’ils apprécient les littératures de l’imaginaire et la littérature médiévale, qu’ils aient des préventions contre la Fantasy à laquelle on rapporte souvent son œuvre, ou qu’ils étudient Tolkien – pour ces lecteurs en particulier ont été pensées les notices proposant une synthèse sur les lectures critiques de l’œuvre (politiques, psychanalytiques, écocritiques, etc.). »

Extrait de : V. Ferré. « Dictionnaire Tolkien. »

Lire J.R.R. Tolkien par Vincent Ferré

Fiche de Lire J.R.R. Tolkien

Titre : Lire J.R.R. Tolkien
Auteur : Vincent Ferré
Date de parution : 2014
Editeur : I2N

Première page de Lire J.R.R. Tolkien

« Pourquoi lire Tolkien ? Lorsque l’on pose la question à ses lecteurs, une réponse revient souvent, au-delà des raisons propres à chacun : lire Tolkien, en particulier Le Seigneur des Anneaux, c’est éprouver toute la palette des émotions, rarement éprouvées avec cette force par le lecteur avant qu’il découvre ce livre. Des émotions si fortes qu’il est difficile de parler de cet écrivain à ceux qui ne l’ont pas encore lu. Le Seigneur des Anneaux demeure avant tout une histoire faite pour « amuser, ravir » et « émouvoir profondément » les lecteurs, selon les mots de l’auteur dans son Avant-propos – tous les lecteurs qui le veulent, sans distinction d’âge, de langue ou de goûts littéraires.

Le but de ce livre est d’inviter à « (re)lire J.R.R. Tolkien », à se (re)plonger dans Le Seigneur des Anneaux, au moment où paraît une nouvelle traduction1, mais aussi à explorer des textes moins connus ou publiés plus récemment… pour découvrir les langues inventées, ses figures de héros et d’antihéros inoubliables, des paysages autres que ceux de la Terre du Milieu. On fait ici le pari que Les Enfants de Húrin, des conférences recueillies dans Les Monstres & les critiques, les poèmes d’inspiration nordique parus dans La Légende de Sigurd… peuvent être tout aussi importants que Le Seigneur des Anneaux, pour les lecteurs de Tolkien, aussi variés, en France et dans le monde, par leur âge et leurs goûts, que les peuples de la Terre du Milieu. »

Extrait de : V. Ferré. « Lire Tolkien. »

Le guide Tolkien par Yannick Chazareng

Fiche de Le guide Tolkien

Titre : Le guide Tolkien
Auteur : Yannick Chazareng
Date de parution : 2022
Editeur : ActuSF

Première page de Le guide Tolkien

« J. R. R. Tolkien… Un nom désormais légendaire parmi les amateurs d’imaginaire. Beaucoup de fantasmes accompagnent ce nom, et surtout l’œuvre qui lui a échappé.
Tolkien fut-il riche ? Non. C’est un homme ordinaire qui n’a pas beaucoup touché d’argent malgré le succès phénoménal de ses travaux, surtout des deux romans publiés de son vivant, Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux.
Le Hobbit est-il une histoire épique, truffée de scènes sauvages, comme le sont les trois films réalisés par Peter Jackson ? Non. C’est une histoire destinée avant tout à ses enfants, arrivée presque par hasard entre les mains d’un éditeur.
A-t-il entièrement créé l’univers d’Arda ? Oui. Il s’est inspiré de ses nombreuses lectures pour le développer cet univers.
Au-delà de son œuvre fictionnelle, ses travaux l’ont amené à réécrire ou à traduire des mythes nordiques et celtiques dans des versions qui font encore autorité aujourd’hui.
N’a-t-il écrit que deux romans, Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux ? Non. Ce sont les deux seuls romans qui ont été publiés de son vivant. Mais le Professeur, tel qu’on le surnomme, a écrit, réécrit, repris sans cesse des dizaines de récits prenant pied dans le même univers, de sa jeunesse à sa mort, à l’âge de 81 ans. C’est son fils Christopher qui nous a permis de découvrir ces autres récits.
Tolkien a-t-il inventé la fantasy ? Vu son omniprésence, on pourrait le croire. Or un certain nombre d’auteurs et d’autrices, comme William Morris et Lord Dunsany, avaient déjà abordé le genre avant lui, en posant les bases. Tolkien l’a, à son corps défendant, amené à des niveaux très élevés. »

Extrait de : Y. Chazareng. « Le Guide Tolkien. »

Les clés de l’oeuvre de J.R.R. Tolkien par Paul H. Kocher

Fiche de Les clés de l’oeuvre de J.R.R. Tolkien

Titre : Les clés de l’oeuvre de J.R.R. Tolkien
Auteur : Paul H. Kocher
Date de parution : 1972
Traduction par : V. Ferré, A. Marot
Editeur : Bragelonne

Première page de Les clés de l’oeuvre de J.R.R. Tolkien

« LA TERRE DU MILIEU : UN MONDE IMAGINAIRE ?
En 1939, alors qu’il commençait à écrire Le Seigneur des Anneaux, Tolkien donnait une conférence à l’université de St. Andrews dans laquelle il exposait son point de vue sur les types de mondes qu’il revient au genre de la Fantasy, y compris sa propre épopée, de « subcréer », pour reprendre ses propres termes. À la différence du monde de la réalité quotidienne, les mondes secondaires de la Fantasy issus de notre imagination doivent détenir, dit-il, non seulement une « consistance interne » mais aussi « l’étrangeté et le merveilleux » qui surgissent de la « liberté qu’ils prennent par rapport aux faits observés 1 ». S’il n’y avait que cela, il arriverait bien souvent que le monde des contes de fées ne soit rattaché au monde réel que par un lien très fragile.
Mais Tolkien savait mieux que personne qu’aucun public ne peut ressentir de sympathie ni d’intérêt pour des personnages ou des choses dans lesquels il ne reconnaît pas une bonne part de lui-même et de son expérience quotidienne. Aussi ajoutait-il que le monde second doit « être crédible, et doit instaurer un second système de croyance ». »

Extrait de : P.H Kocher. « Les Clés de l’œuvre de J.R.R. Tolkien. »

Smith de Grand Wootton par John R. R. Tolkien

Fiche de Smith de Grand Wootton

Titre : Smith de Grand Wootton
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1967
Traduction par : F. Ledoux
Editeur : Chardon Bleu

Première page de Smith de Grand Wootton

« Il était une fois, pas trop loin pour qui a de longues jambes et il n’y a pas trop longtemps pour qui a bonne mémoire, certain village.

On l’appelait Grand Wootton du fait qu’il était plus important que Petit Wootton, perdu à quelques milles dans les bois ; mais il n’était pas très grand, encore que ce fût à cette époque un village prospère, comptant nombre d’habitants, bons, mauvais ou les deux à la fois comme il en va d’ordinaire.

C’était un village remarquable à sa façon, car il était réputé dans tout le voisinage pour l’habileté de ses artisans en divers métiers, mais surtout pour sa cuisine.

Il était doté d’une vaste Cuisine, propriété du Conseil du Village, et le Maître Queux était un personnage important. La Maison du Queux et la Cuisine attenaient à la Grand’Salle, bâtiment le plus vaste et le plus ancien, ainsi que le plus beau de l’endroit. »

Extrait de : JRR Tolkien. « Smith de Grand Wootton. »

Bilbo le Hobbit (illustration de Mikhail Belomlinskiy) par John R. R. Tolkien

Fiche de Bilbo le Hobbit (illustration de Mikhail Belomlinskiy)

Titre du Livre : Bilbo le Hobbit (illustration de Mikhail Belomlinskiy)
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1937
Traduction par : F. Ledoux
Editeur :

Première page de Bilbo le Hobbit (illustration de Mikhail Belomlinskiy)

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.
Il avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis ; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux – le hobbit aimait les visites. Le tunnel s’enfonçait assez loin, mais pas tout à fait en droite ligne, dans le flanc de la colline – la Colline, comme tout le monde l’appelait à des lieues alentour – et l’on y voyait maintes petites portes rondes, d’abord d’un côté, puis sur un autre. »

Extrait de : JRR Tolkien. « Bilbo le Hobbit – Illustré par Mikhail Belomlinskiy. »

Le Hobbit (illustration de Alan Lee) par John R. R. Tolkien

Fiche de Le Hobbit (illustration de Alan Lee)

Titre du Livre : Le Hobbit (illustration de Alan Lee)
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1937
Traduction par : F. Ledoux
Editeur : Stock

Première page de Le Hobbit (illustration de Alan Lee)

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.
Il avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis ; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux – le hobbit aimait les visites. Le tunnel s’enfonçait assez loin, mais pas tout à fait en droite ligne, dans le flanc de la colline – la Colline, comme tout le monde l’appelait à des lieues alentour – et l’on y voyait maintes petites portes rondes, d’abord d’un côté, puis sur un autre. »

Extrait de : JRR Tolkien. « Le Hobbit (Illustré par Alan Lee). »

Bilbo le Hobbit (illustration de Chica) par John R. R. Tolkien

Fiche de Bilbo le Hobbit (illustration de Chica)

Titre du Livre : Bilbo le Hobbit (illustration de Chica)
Auteur : John R. R. Tolkien
Date de parution : 1937
Traduction par : F. Ledoux
Editeur : Hachette

Première page de Bilbo le Hobbit (illustration de Chica)

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.
Il avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis ; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux – le hobbit aimait les visites. Le tunnel s’enfonçait assez loin, mais pas tout à fait en droite ligne, dans le flanc de la colline – la Colline, comme tout le monde l’appelait à des lieues alentour – et l’on y voyait maintes petites portes rondes, d’abord d’un côté, puis sur un autre. »

Extrait de : JRR Tolkien. « Bilbo le Hobbit (Illustré par Chica). »