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A chacun son enfer par A. Bester

Fiche d’A chacun son enfer

Titre : A chacun son enfer
Auteur : A. Bester
Date de parution : 1942
Traduction : M. Battin
Editeur : Denoël

Sommaire d’A chacun son enfer

  • A chacun son enfer par A. Bester
  • Crétins en marche par C. M. Kornbluth

Première page d’A chacun son enfer

« Ils étaient six, et ils avaient tout essayé.
Ils avaient commencé par la boisson, et avaient bu jusqu’à en perdre le sens du goût. Des vins – amontillado, Beaune, bordeaux, vin du Rhin, bourgogne, médoc et chambertin ; des alcools – whisky, usquebaugh, schnaps, brandy, gin, rhum. Ils les avaient bus séparément et en mélanges ; ils avaient composé avec les alcools âpres et les vins délicats des punches prodigieux et des symphonies de saveur ; ils avaient expérimenté, créé, détruit – jusqu’à ce qu’ils en eussent assez.
Les drogues avaient suivi, les plus légères pour commencer, les plus puissantes ensuite : l’opium brun craquant chauffé en boulettes qu’ils fumèrent dans de longues pipes d’ivoire ; l’absinthe verte, amère et forte qu’ils absorbèrent sans sucre ni eau ; les microscopiques cristaux neigeux d’héroïne et de cocaïne qu’ils prisèrent ; la marijuana qu’ils fumèrent roulée dans du papier brun ; le haschisch en grumeaux d’un blanc laiteux qu’ils mangèrent, et le bhang en carottes qu’ils chiquèrent. Et vint encore le moment où ils en eurent assez. »

Extrait de : A. Bester. « A chacun son enfer. »

Croisades par Jack Vance

Fiche de Croisades

Titre : Croisades
Auteur : Jack Vance
Date de parution : 2003
Traduction : M. Battin, J. Chambon, J.-M. Dessaux, P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial

Sommaire de Croisades

  • La grande bamboche
  • Les oeuvres de Dodkin
  • Les faiseurs de miracles
  • Les maîtres de Maxus

Première page de La grande bamboche

« Les trois fillettes avalèrent leur petit déjeuner, rassemblèrent leurs affaires et partirent bruyamment pour l’école. Elizabeth versa du café pour elle et pour Gilbert. Il lui trouva un air pensif et mélancolique. Enfin elle dit : « C’est si beau ici… Nous avons beaucoup de chance, Gilbert.
— C’est ce que je n’arrête pas de me dire. »
Elizabeth but son café à petites gorgées et rêvassa un moment, suivant le cours vagabond de quelque pensée. « Ça a toujours été pour moi un supplice de grandir. Je me sentais toute drôle… différente des autres filles. Je ne sais vraiment pas pourquoi.
— Il n’y a rien de mystérieux là-dedans. Chacun est différent des autres.
— Peut-être… Mais oncle Peter et tante Emma se sont toujours comportés avec moi comme si j’avais été plus différente qu’il n’est normal. Je me souviens de tout un tas de petits signes. Et pourtant j’étais  »

Extrait de : J. Vance. « Croisades. »