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La ville du gouffre par Arthur Conan Doyle

Fiche de La ville du gouffre
Titre : La ville du gouffre
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1930
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Sommaire de La ville du gouffre
- La ville du gouffre
- Le moteur Brown-Péricord
- La machine à désintégrer
- L’homme qui fit hurler le monde
Première page de La ville du gouffre
« Puisqu’on m’a remis le soin d’éditer ces papiers, je commencerai par rappeler au public la triste fin du vapeur Stratford, perdu, l’an dernier, au cours d’une mission océanographique pour l’étude de la vie aux grandes profondeurs. L’expédition était organisée par le docteur Maracot, l’auteur célèbre des Formations pseudo-corallines et de la Morphologie des lamellibranches, lequel emmenait avec lui M. Cyrus Headley, assistant à l’institut Zoologique de Cambridge (Massachusetts), et boursier de la fondation Rhodes à Oxford, dans le moment du voyage. Un marin expérimenté, le capitaine Howie, commandait le navire. L’équipage se composait de trente-cinq hommes, y compris un mécanicien américain des usines de la Merribanks à Philadelphie. »
Extrait de : A.C Doyle. « La Ville du Gouffre. »
La main brune par Arthur Conan Doyle

Fiche de La main brune
Titre : La main brune
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1892-1899
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Sommaire de La main brune
- La main brune
- Retiré des affaires
- Le docteur noir
- L’étrange collègue
- La chambre scellée
- Une visite nocturne
- Le voyage de Jelland
- L’île hantée
- Le chat du Brésil
Première page de La main brune
« Tout le monde sait que Sir Dominick Holden, le fameux chirurgien des Indes, me choisit pour son héritier, et qu’à sa mort j’échangeai en une heure ma pénible condition de petit médecin contre l’état de gros propriétaire. Il est également connu de bien des gens qu’entre l’héritage et moi s’interposaient cinq personnes, à qui le choix de Sir Dominick parut tout à fait arbitraire et baroque : je puis assurer qu’elles se trompaient et que, pour n’avoir connu Sir Dominick que sur la fin de sa vie, je n’en avais pas moins des titres positifs à sa bienveillance. Encore que le témoignage en vienne de moi-même, nul homme, à vrai dire, ne fit jamais pour un autre plus que je ne fis pour mon oncle. Je ne me flatte pas de l’espoir qu’on veuille ajouter foi à cette histoire ; mais elle est si singulière qu’il me semblerait manquer à un devoir si je ne la consignais dans ces pages. Voici les faits. On y croira ou non : c’est affaire personnelle. »
Extrait de : A.C Doyle. « La Main brune. »
La brèche au monstre par Arthur Conan Doyle

Fiche de La brèche au monstre
Titre : La brèche au monstre
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1925
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Première page de La brèche au monstre
« Le récit qu’on va lire fut trouvé parmi les papiers du Dr James Hardcastle, mort de la phtisie, le 4 février 1908, au numéro 36 d’Upper Coventry Flats, South Kensington. Les familiers du docteur, tout en refusant de se prononcer sur les faits en cause, s’accordent à parler de lui comme d’un esprit pondéré, scientifique, totalement dépourvu d’imagination, et le moins fait du monde pour forger une histoire aussi anormale. L’enveloppe contenant le document portait cette suscription : « Récit sommaire de ce qui arriva, au printemps de l’année dernière, près de la ferme de Miss Allerton, dans le nord-ouest du Derbyshire. » Elle était cachetée. Sur le revers avaient été tracées au crayon les lignes suivantes :
« Mon cher Seaton,
« Vous apprendrez avec intérêt, peut-être avec peine, qu’en refusant d’ajouter foi à mon histoire vous m’aviez à jamais ôté l’envie de revenir là-dessus. Je laisse après moi les pages ci-jointes, espérant qu’il se trouvera des étrangers pour me faire plus de crédit que mon ami. »
Extrait de : A.C Doyle. « La Brèche au Monstre. »
Idylle de banlieue par Arthur Conan Doyle

Fiche de Idylle de banlieue
Titre : Idylle de banlieue
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1870
Traduction : A. Savine
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Première page de Idylle de banlieue
« — Pardon, madame, dit la voix d’une domestique partant de quelque endroit près du coin de la porte, le N° 3 emménage ?
Deux petites vieilles dames, assises de chaque côté d’une table, se levèrent aussitôt en jetant des interjections de curiosité et coururent à la fenêtre du salon.
— Faites attention, chère Monique, dit l’une d’elles en s’enveloppant dans la tenture de dentelle, qu’on ne nous voie pas.
— Non, non, Berthe, nous ne devons pas leur donner des motifs de croire que leurs voisins sont indiscrets. Mais je crois que nous ne risquons rien en nous tenant comme cela.
La fenêtre ouverte donnait sur une pelouse en pente douce, bien tondue et agréable, avec ses massifs de roses mousseuses et une plate-bande faite en forme d’étoile avec des œillets.
Cette pelouse était bordée d’une grille en bois, basse, qui la séparait d’une large route nouvelle, empierrée. »
Extrait de : A. C Doyle. « Idylle de Banlieue. »
Souvenirs de Sherlock Holmes par Arthur Conan Doyle

Fiche de Souvenirs de Sherlock Holmes
Titre : Souvenirs de Sherlock Holmes
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1918
Traduction :
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Sommaire de Souvenirs de Sherlock Holmes
- Silver Blaze
- Le document volé
- Le « Gloria Scott »
- Le visage jaune
- Le commis d’agent de change
- Le rituel des Musgraves
Première page de Silver Blaze
« Un matin, au moment où nous allions commencer à déjeuner :
— Mon cher Watson, me dit Sherlock Holmes, j’ai peur d’être obligé de m’absenter.
— Et où comptez-vous aller ?
— Dans le Dartmoor, à King’s Pyland.
Cette réponse ne me surprit pas ; ce qui m’étonnait bien davantage, c’était qu’Holmes ne se fût pas encore trouvé mêlé à cette affaire si étrange qui, d’un bout à l’autre de l’Angleterre, était devenue le sujet de toutes les conversations. Je l’avais bien vu pendant une journée entière arpenter le salon, le menton incliné sur la poitrine, les sourcils froncés, fumant pipe sur pipe du tabac le plus noir et le plus fort qu’il eût pu trouver et restant absolument sourd à tout ce que je pouvais lui dire. Ce jour-là, nous avions reçu les derniers numéros parus de chaque journal de Londres ; mais mon compagnon y avait à peine jeté les yeux et les avait successivement lancés dans un coin. »
Extrait de : A.C Doyle. « Souvenirs de Sherlock Holmes. »
Dernières aventures de Sherlock Holmes par Arthur Conan Doyle
Fiche de Dernières aventures de Sherlock Holmes
Titre : Dernières aventures de Sherlock Holmes
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1927
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Sommaire de Dernières aventures de Sherlock Holmes
- L’illustre client
- Le soldat décoloré
- Le diamant jaune
- La vengeance du mort
- La vampire
- Les trois Garrideb
- Le mystère du pont de Thor
- L’homme qui rampe
- La crinière du lion
- La pensionnaire voilée
- Le châtelain de Shoscombe
- Le vieux marchand de couleurs
Première page de L’illustre client
« — Cela ne peut plus nuire à personne, me répondit Sherlock Holmes quand je lui renouvelai pour la dixième fois la demande que je lui adressais depuis des années.
Et c’est ainsi que j’obtins l’autorisation de rendre public un épisode de sa carrière qui en marqua, sous certains rapports, le couronnement.
Nous avions, Holmes et moi, un faible marqué pour le Bain Turc. Là, dans la bonne lassitude du séchoir, au cours d’une fumerie, je le trouvais moins réticent, plus intime que partout ailleurs. L’établissement de Northumberland Avenue offre, en son dernier étage, un coin meublé de deux couchettes jumelles. Nous y étions étendus l’un et l’autre le 3 septembre 1902, jour où débute cette histoire. Comme je demandais à Holmes s’il n’avait aucune affaire en train, il projeta brusquement hors des couvertures qui l’enveloppaient ses bras nerveux, longs et minces ; puis, d’une poche intérieure de son veston pendu près de lui, il tira une lettre. »
Extrait de : A.C Doyle. « Les dernières Aventures de Sherlock Holmes. »
La nouvelle chronique de Sherlock Holmes par Arthur Conan Doyle
Fiche de La nouvelle chronique de Sherlock Holmes
Titre : La nouvelle chronique de Sherlock Holmes
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1917
Traduction : L. Labat
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Sommaire de La nouvelle chronique de Sherlock Holmes
- Le pied du diable
- Le mystère de Wisteria Lodge
- La boîte de carton
- Les plans du « Druce-Partington »
- Le cercle rouge
- La disparition de Lady Frances Carfax
- Sherlock Holmes mourant
- L’exploit final
Première page de Le pied du diable
« Chaque fois que j’ai voulu rapporter un fait curieux, un intéressant épisode du temps de ma longue intimité avec M. Sherlock Holmes, je me suis heurté aux obstacles que m’opposait immanquablement son aversion pour la publicité. Ce morose et cynique esprit a toujours eu en horreur l’applaudissement du vulgaire. Rien ne l’amusait davantage, quand il s’était heureusement tiré d’une affaire, que de la présenter sous son vrai jour à quelque autorité officielle bien imbue des saines doctrines, et d’écouter, en souriant avec ironie, le chœur des compliments maladroits. Cette attitude de mon ami, et non pas certes le défaut de sujet, était, cause que depuis plusieurs années je n’avais livré au public qu’une très faible part de mes souvenirs. Le privilège même d’être associé à certaines de ses aventures m’imposait la réserve. »
Extrait de : A.C Doyle. « La Nouvelle Chronique de Sherlock Holmes. »
Spiridon le muet par André Laurie

Fiche de Spiridon le muet
Titre : Spiridon le muet
Auteur : André Laurie
Date de parution : 1906
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Première page de Spiridon le muet
« LA crémaillère du docteur Aristide Cordat est restée célèbre dans les fastes du Paris artiste et savant. De mémoire de mondain, on n’avait rien vu de pareil comme entrée de jeu d’un débutant, frais émoulu des bancs de l’école. Jamais chirurgien illustre, arrivant au terme d’une fructueuse carrière ; jamais peintre à la mode ; jamais héritier soudain d’une fortune princière, décidé à la croquer à belles dents en sept ou huit semestres, n’avaient déployé un luxe aussi effréné, une entente aussi complète des raffinements de l’art, une observation aussi rigoureuse de toutes les conditions imposées au médecin pour assurer le bien-être et la sécurité de ses patients.
C’était dans un merveilleux hôtel de l’avenue du Bois-de-Boulogne, naguère occupé par un dramaturge fastueux, et que les architectes avaient remanié, rebâti, décoré de fond en comble, au milieu d’un parc immense, en gens qui ont reçu le mandat positif de ne pas regarder aux frais et qui réalisent sans compter le mandat le plus large et plus exigeant, pour ne pas dire le plus extravagant. »
Extrait de : A. Laurie. « Spiridon le Muet. »
Les liens invisibles par Selma Lagerlöf

Fiche de Les liens invisibles
Titre : Les liens invisibles
Auteur : Selma Lagerlöf
Date de parution : 1894
Traduction : A. Bellessort
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Sommaire de Les liens invisibles
- Légende et fantaisie
- Astrid
- Margareta, la princesse de la paix
- La reine à l’îlot Ragnhild
- Sigfrid la superbe
- La saga de Reor
- Les proscrits
- La vieille Agneta
- Le nid de Bergeronnettes
- La vision de l’empereur
- A Nazareth
- Notre seigneur et Saint Pierre
- Réalité
- Le trésor de l’impératrice
- Le roman d’une femme de pêcheur
- Le duvet
- L’épitaphe
- L’hôte de Noël
- Dans Vineta
- Le portrait de la mère
- Les deux frères
- L’oncle Ruben
- Le roi déchu
Première page d’Astrid
« Entre les basses dépendances des vieilles demeures royales d’Upsal s’élevait la Tour des Vierges. Elle était bâtie sur pilotis comme un colombier. On y accédait par un escalier qui ressemblait à une échelle, et on y entrait par une porte qui ressemblait à une trappe. Les murs couverts de runes parlaient d’amour et de langueur passionnée. Sur le rebord des étroites lucarnes l’usure du bois avait formé de petits creux ronds, car les suivantes s’y tenaient souvent et y appuyaient leurs coudes pour regarder dans la cour.
Depuis quelques jours, le vieux barde Hjalte était l’hôte de la ferme royale, et, chaque jour, montant à la tour des femmes, il venait chez la princesse Ingegerd lui parler du roi de Norvège, Olaf Haraldson. Et chaque fois qu’il y venait, Astrid, l’esclave d’Ingegerd, était assise et écoutait ses paroles avec autant de plaisir que la princesse. Tout le temps que Hjalte parlait, les deux jeunes filles l’écoutaient si avidement qu’elles laissaient tomber leur ouvrage sur leurs genoux et demeuraient les mains inertes. Qui les aurait alors regardées n’aurait jamais cru qu’on travaillât dans la tour des femmes. »
Extrait de : S. Lagerlöf. « Les Liens Invisibles. »
Le monde des trolls par Selma Lagerlöf
Fiche de Le monde des trolls
Titre : Le monde des trolls
Auteur : Selma Lagerlöf
Date de parution : 1915-1921
Traduction : T. Hammar
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande
Sommaire de Le monde des trolls
- Deux prédictions
- L’eau de la baie de l’église
- Le petit troll
- L’esprit serviteur
- Vieille histoire des montagnes
- Le « Tomte » de Toreby
- Une histoire de Halland
- Comment le jeune vicaire adjoint obtint en mariage la fille du pasteur
- Le brouillard
- Le chemin entre le ciel et la terre
- Rencontre de monarques
- L’éclipse de soleil
- La princesse de Babylone
- La légende de la Sainte-Lucie
Première page de Deux prédictions
« Tout le monde comprendra que la journée ait été pénible et mouvementée au vieux domaine de Mårbacka le 20 novembre 1858. Un enfant venait de naître dans la soirée, et c’est un événement qui amène toujours du trouble, même dans une maison où on a l’habitude de prendre la vie simplement et de ne pas faire plus d’affaire d’une chose qu’elle ne vaut.
Le soir est sombre : vers les neuf heures, la femme du pasteur dont le presbytère avoisine Mårbacka, apparaît à la porte de la cuisine. C’est une petite vieille, alliée et amie de la maison, que tout le monde appelle Tante Wennervik. Elle n’a pu tenir en place ; un fichu sur la tête, elle a allumé une lanterne pour suivre l’étroit sentier qui court le long du jardin, et la voici venue aux nouvelles.
On la fait entrer directement dans une petite chambre à côté de la cuisine. La vieille madame Lagerlöf, veuve de l’officier d’administration Lagerlöf, y habite. Elle y a vécu toute sa vie de jeune fille et de femme. »
Extrait de : S. Lagerlöf. « Le Monde Des Trolls. »