Étiquette : Desmond
Soldat des brumes – l’intégrale 2 par Gene Wolfe

Fiche de Soldat des brumes 2
Titre : Soldat des brumes 2 (Tome 2 sur 2)
Auteur : Gene Wolfe
Date de parution : 2012
Traduction : W. Desmond
Editeur : Denoël
Sommaire de Soldat des brumes 2
- Soldat de Sidon
Première page de Soldat de Sidon
« Ra’hotep me conseille
d’écrire sur ce rouleau tout ce qui se passe, de manière aussi concise que possible. J’essaierai. Je dois également le lire chaque matin. Muslak me le rappellera. Il faut que Myt-ser’ou me le dise aussi. Commençons par les premières choses dont je me souviens.
Nous avons quitté le navire et cherché une auberge, nous y avons mangé et bu, et avons dormi dans une même chambre. Elle était bondée et certains d’entre nous sont rentrés dormir à bord ; pas moi.
Je me suis éveillé en même temps que les autres, tiré du sommeil, je crois, par le bruit de leurs pas. Nous avons de nouveau mangé et Muslak m’a dit son nom et expliqué qu’il est capitaine de notre navire. »
Extrait de : G. Wolfe. « Soldat des Brumes 02. »
Soldat des brumes – l’intégrale 1 par Gene Wolfe

Fiche de Soldat des brumes 1
Titre : Soldat des brumes 1 (Tome 1 sur 2)
Auteur : Gene Wolfe
Date de parution : 2012
Traduction : W. Desmond
Editeur : Denoël
Sommaire de Soldat des brumes 1
- Soldat des brumes
- Soldat d’Aretê
Première page de Soldat des brumes
« Je note ce qui vient de se passer. À l’aube, le guérisseur est venu dans cette tente et m’a demandé si je me souvenais de lui. Quand je lui ai répondu que non, il m’a expliqué. Il m’a donné ce rouleau, ainsi qu’un stylet de métal pour pierre à fronde, qui laisse des marques comme sur de la cire.
Je m’appelle Latro. Je ne dois pas l’oublier. Le guérisseur m’a dit que j’oubliais très rapidement, à cause d’une blessure reçue au cours d’une bataille. Il l’a appelée d’un nom qui était comme un nom d’homme, mais je ne me le rappelle plus. Il m’a dit que je devais m’exercer à écrire le plus de choses possible, afin de pouvoir les relire quand j’aurais oublié. C’est pourquoi il m’a donné le rouleau et le lourd stylet en métal pour pierre à fronde. »
Extrait de : G. Wolfe. « Soldat des Brumes 01. »
Le nouveau soleil de Teur 2 par Gene Wolfe

Fiche de Le nouveau soleil de Teur 2
Titre : Le nouveau soleil de Teur 2 (Tome 6 sur 6 – Livre du second soleil de Teur)
Auteur : Gene Wolfe
Date de parution : 1987
Traduction : W. Desmond
Editeur : Denoël
Première page de Le nouveau soleil de Teur 2
« J’avais été dans l’incertitude sur ce qui se passerait entre Burgundofara et moi ; mais on nous attribua une même cabine (laquelle faisait peut-être le dixième de la suite que j’avais occupée lors de ma dernière nuit sur le vaisseau) et elle ne formula aucune objection lorsque je l’embrassai et la déshabillai. Elle était, découvris-je, bien moins experte que Gunnie, quoique n’étant pas vierge. Bizarre de se dire que Gunnie et moi n’avions fait l’amour qu’une fois.
Burgundofara m’avoua ensuite que jamais un homme ne l’avait traitée avec autant de douceur ; elle m’embrassa pour me remercier et s’endormit dans mes bras. Je ne m’étais jamais considéré comme un amant tempéré ; je restai quelque temps éveillé à méditer et à écouter, comme je m’étais un jour promis de le faire, les siècles qui filaient contre la coque. »
Extrait de : G. Wolfe. « Le nouveau soleil de Teur 2 – Livre du second soleil de Teur. »
Le nouveau soleil de Teur 1 par Gene Wolfe

Fiche de Le nouveau soleil de Teur 1
Titre : Le nouveau soleil de Teur 1 (Tome 5 sur 6 – Livre du second soleil de Teur)
Auteur : Gene Wolfe
Date de parution : 1987
Traduction : W. Desmond
Editeur : Denoël
Première page de Le nouveau soleil de Teur 1
« Après avoir jeté un manuscrit dans les océans du temps, voici que je recommence. Certes, c’est absurde ; mais je ne suis pas – et ne serai pas – absurde au point de m’imaginer qu’il trouvera jamais un lecteur, fût-ce moi-même. Mais que l’on me laisse dire, à personne et à rien, simplement qui je suis et ce que j’ai fait pour Teur.
Mon véritable nom est Sévérian. Mes amis, qui ne furent jamais nombreux, me surnommaient Sévérian le Boiteux ; et mes soldats, qui un temps furent innombrables sous mes ordres, Sévérian le Grand. Quant à mes ennemis, qui se reproduisaient comme des mouches, et comme des mouches grouillaient sur les cadavres jonchant les champs de bataille, j’étais pour eux Sévérian le Bourreau. Je fus le dernier autarque de notre empire et, en tant que tel, le seul maître légitime de ce monde, lorsque nous l’appelions Teur. »
Extrait de : G. Wolfe. « Le nouveau soleil de Teur 1 – Livre du second soleil de Teur. »
La citadelle de l’Autarque par Gene Wolfe

Fiche de La citadelle de l’Autarque
Titre : La citadelle de l’Autarque (Tome 4 sur 6 – Livre du second soleil de Teur)
Auteur : Gene Wolfe
Date de parution : 1982
Traduction : W. Desmond
Editeur : Gallimard
Première page de La citadelle de l’Autarque
« Je n’avais jamais vu la guerre, ni même n’en avais parlé longuement avec quelqu’un qui y aurait participé ; mais j’étais jeune et, ayant quelques connaissances de la violence, je m’imaginais que la guerre n’était qu’une nouvelle expérience à faire, comme tout autre chose – comme de disposer d’une certaine autorité à Thrax, ou de m’évader du Manoir Absolu.
Or la guerre n’est pas une nouvelle expérience : c’est un monde nouveau. Ses habitants en sont plus différents des êtres humains que Famulimus et ses amis. Ses lois sont nouvelles, et même sa géographie est différente, car il s’agit d’une géographie dans laquelle le moindre vallon et la plus humble colline peuvent acquérir l’importance d’une grande ville. »
Extrait de : G. Wolfe. « La citadelle de l’Autarque – Livre du second soleil de Teur. »
L’épée du licteur par Gene Wolfe

Fiche de L’épée du licteur
Titre : L’épée du licteur (Tome 3 sur 6 – Livre du second soleil de Teur)
Auteur : Gene Wolfe
Date de parution : 1981
Traduction : W. Desmond
Editeur : Gallimard
Première page de L’épée du licteur
« L’odeur était dans mes cheveux, Sévérian, dit Dorcas. C’est pourquoi je suis restée sous la cascade de la salle aux pierres brûlantes… j’ignore si le côté des hommes est disposé de la même manière. Et à chaque fois que j’en sortais, je les entendais parler de nous. Elles t’appelaient le boucher noir, et te donnaient aussi d’autres noms que je refuse de répéter.
— Il n’y a rien là que de bien normal, répondis-je. Tu étais la première étrangère, peut-être, à venir fréquenter cet endroit depuis un mois ; il fallait bien s’attendre que l’on parle de toi, et que les rares femmes qui savaient qui tu es en tirent vanité, enjolivant au besoin leur savoir de quelque conte. Quant à moi, j’y suis habitué, et tu ne peux pas ne pas avoir entendu déjà plusieurs fois ce genre d’expressions, sur la route qui nous a menés ici ; j’en ai moi-même relevé. »
Extrait de : G. Wolfe. « L’épée du Licteur – Livre du second soleil de Teur. »
La griffe du demi-dieu par Gene Wolfe

Fiche de La griffe du demi-dieu
Titre : La griffe du demi-dieu (Tome 2 sur 6 – Livre du second soleil de Teur)
Auteur : Gene Wolfe
Date de parution : 1981
Traduction : W. Desmond
Editeur : Gallimard
Première page de La griffe du demi-dieu
« Pris dans l’unique rayon de lumière, je voyais flotter le visage de Morwenna, délicieusement encadré par une chevelure aussi noire que ma cape ; de son cou, du sang tombait goutte à goutte sur les dalles. Ses lèvres s’ouvrirent silencieusement. Au lieu de dents, je vis alors dans leur mitan (comme si j’avais été l’Incréé glissant un œil par une déchirure du tissu d’éternité pour contempler le Monde du Temps) la ferme, Stachys son mari, secoué de sanglots d’angoisse sur son lit, et le petit Chad, penché sur l’étang, qui baignait son visage enfiévré dans l’eau.
Eusébie, l’accusatrice de Morwenna, hululait au-dehors comme une sorcière. Je m’efforçai d’atteindre les barreaux pour lui dire de se tenir tranquille, mais me retrouvai soudain perdu dans l’obscurité de la cellule. »
Extrait de : G. Wolfe. « La griffe du demi-dieu – Livre du second soleil de Teur. »
Un tour sur le bolid’ par S. King

Fiche de Un tour sur le bolid’
Titre : Un tour sur le bolid’
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2000
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche
Première page de Un tour sur le bolid’
« Je n’ai jamais raconté cette histoire, et je n’aurais jamais pensé que je la raconterais un jour : non par crainte de ne pas être cru, pas exactement, mais parce qu’elle me faisait honte… et qu’elle m’était arrivée, à moi. J’avais le sentiment qu’en la révélant, je la discréditerais et me discréditerais moi-même ; que je la rendrais médiocre, plus terre à terre ; que je la réduirais, en fin de compte, à l’une de ces histoires de fantômes que les chefs scouts aiment à raconter à leurs louveteaux, le soir, avant l’extinction des feux. Je crois que je craignais aussi que le fait de la raconter, c’est-à-dire de l’entendre dévidée à haute voix, la rende moins crédible à mes propres oreilles. Mais depuis la mort de ma mère, je ne dors plus très bien. Mes somnolences sont entrecoupées de brusques sursauts qui me laissent parfaitement réveillé et tout tremblant. Garder la lampe de chevet allumée m’aide certes un peu, mais pas autant qu’on pourrait le croire. Les ombres se multiplient aussi avec la tombée du jour – vous n’avez pas remarqué ? Même avec la lumière allumée, il y a beaucoup d’ombres, et on se dit que les plus longues pourraient être celles de n’importe quoi.
D’absolument n’importe quoi. »
Extrait de : S. King. « Un tour sur le Bolid’. »
Tout est fatal par S. King

Fiche de Tout est fatal
Titre : Tout est fatal
Auteur : Stephen King
Date de parution : 2002
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche
Sommaire de Tout est fatal
- Salle d’autopsie quatre
- L’homme au costume noir
- Tout ce que vous aimez sera emporté
- La mort de Jack Hamilton
- Salle d’exécution
- Les petites soeurs d’Eluria
- Tout est fatal
- L. T. et sa théorie des A. F.
- Quand l’auto-virus met cap au nord
- Déjeuner au Gotham Café
- Cette impression qui n’a de nom qu’en français
- 1408
- Un tour de bolid’
- Petite chansseuse
Première page de Salle d’autopsie quatre
« Il fait tellement noir que pendant un moment – moment d’une longueur indéterminée – je me crois encore inconscient. Puis, peu à peu, il me vient à l’esprit que lorsqu’on est inconscient, on n’éprouve pas la sensation d’un mouvement dans l’obscurité, sensation accompagnée d’un bruit léger et rythmé qui ne peut être qu’un grincement de roue. J’ai également une sensation de contact, de la nuque aux talons.
Je sens aussi une odeur, qui pourrait être de caoutchouc ou de vinyle.
Ce n’est pas être inconscient, ça ; il y a quelque chose de trop… de trop quoi ? De trop rationnel dans ces sensations pour que ce soit un rêve.
C’est quoi, alors ?
Qui suis-je ?
Et qu’est-ce qui m’arrive ? »
Extrait de : S. King. « Tout est fatal. »
Sac d’os par S. King

Fiche de Sac d’os
Titre : Sac d’os
Auteur : Stephen King
Date de parution : 1998
Traduction : W. O. Desmond
Editeur : Le livre de poche
Première page de Sac d’os
« Par une très chaude journée d’août 1994, ma femme me dit qu’elle devait se rendre à la pharmacie Rite Aid de Derry pour faire renouveler son traitement antiallergique – un médicament que l’on peut acheter aujourd’hui sans ordonnance, je crois. J’avais rempli mon objectif d’écriture pour la journée et lui offris d’aller le chercher à sa place. Elle me remercia, mais elle voulait en profiter pour passer prendre le poisson de notre repas du soir, au supermarché voisin de la pharmacie. Sur ce, elle souffla un baiser dans ma direction et sortit. Lorsque je la revis, ce fut sur un écran de télé. C’est ainsi qu’on identifie les morts ici, à Derry ; fini, de remonter un couloir souterrain dallé, carreaux verts sous vos pieds, tubes de néon audessus de la tête, terminé, le corps nu qui surgit sur sa glissière d’un placard glacial. »
Extrait de : S. King. « Sac D’Os. »