Étiquette : Garrett détective privé
Mensonges au vif-argent par Glen Cook

Fiche de Mensonges au vif-argent
Titre : Mensonges au vif-argent (Tome 7 sur 7 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1994
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante
Première page de Mensonges au vif-argent
« Y a pas de justice ! Je vous l’affirme haut et fort ! J’étais installé comme un pacha, les pieds sur le bureau, une pinte de Weider brune dans une main, le dernier best-seller d’Espinosa dans l’autre, Eleanor lisant par-dessus mon épaule. Elle comprenait Espinosa mieux que moi. Pour une fois, le satané perroquet ne caquetait pas. Je goûtais davantage à ce doux silence qu’à ma bière.
Il a fallu qu’un abruti cogne à ma porte comme un sourd.
Ses coups avaient un côté arrogant, impatient. Sans doute un quidam que je ne voulais pas recevoir. « Dean ! Allez voir qui c’est ! Dites-lui de revenir plus tard. Je ne suis pas en ville. En mission secrète pour le roi. Je rentre dans des années. De toute façon, je
n’achèterais pas sa camelote si j’étais à la maison. »
Personne ne se bougea. Mon cuisinier-factotum-intendant n’était pas en ville, lui. J’étais à la merci des aspirants clients et de Jo le
Piaf. »
Extrait de : G. Cook. « Mensonges au vif-argent – Garrett, détective privé. »
Nuits au fer rouge par Glen Cook

Fiche de Nuits au fer rouge
Titre : Nuits au fer rouge (Tome 6 sur 7 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1991
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante
Première page de Nuits au fer rouge
« Je poussai la porte du Joyeux Morlet. On aurait cru que j’étais la vieille en noir avec sa faux sur l’épaule. Il régna soudain un silence de mort. Je m’arrêtai net. Impossible de remonter la pente, chargé du poids de tous ces regards. « Quelqu’un a mis du citron dans votre salade ? »
Bref tour d’horizon des artistes. On aurait dit qu’un type armé d’un vilain gourdin avait perdu la boule. À moins que ces gars-là ne passent leur temps à foncer dans des murs ou ne se rasent à la hache. J’avais sous les yeux assez de cicatrices et de nez cassés pour ouvrir ma petite galerie de monstres.
Le Joyeux Morlet s’enorgueillit d’une clientèle de cet acabit.
« Hé, sapristi ! Mais c’est Garrett ! » Mon ami Cosse, tranquillement à l’abri derrière son comptoir. « C’est reparti, les mecs ! » Cosse fait dans les cent trente kilos, sinon davantage. Il a le teint d’un trépassé plus très frais. Si vous voulez mon avis, la rigidité cadavérique le gangrène au-dessus du cou depuis vingt ans. »
Extrait de : G. Cook. « Nuits au fer rouge – Garrett, détective privé. »
Feuilles de laiton et reliure d’ombre par Glen Cook
Fiche de Feuilles de laiton et reliure d’ombre
Titre : Feuilles de laiton et reliure d’ombre (Tome 5 sur 7 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1990
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante
Première page de Feuilles de laiton et reliure d’ombre
« Aïe ! Dans quoi je me flanque. Je ne vous dis pas…
Pendant quatre semaines, la neige était montée à hauteur de genoux de mammouth. Puis le grand redoux, sans prévenir, et la bouillasse fondit sans nous laisser devenir claustrophobes. Voilà pourquoi je courais les rues, me cognais contre tout et n’importe qui, me rétamais la poire en regardant les filles étirer leurs jolies lianes. Je n’avais pas reluqué une guibolle, et deux encore moins, depuis les premières neiges.
Il court donc, le Garrett ? Ben voyons ! Son mètre quatre-vingt-dix et ses cent kilos lancés : un vrai poème. Bon, d’accord, pas des plus fameux. Des vers de mirliton. Je faisais pourtant des progrès. Deux ou trois semaines encore, et je retrouverais l’allant et le mordant de mes vingt ans, de mon service dans les commandos d’élite. Et les poules me grignoteraient avec leurs grandes dents de vampire. »
Extrait de : G. Cook. « Feuilles de laiton et reliure d’ombre – Garrett, détective privé. »
Chagrins de ferraille par Glen Cook

Fiche de Chagrins de ferraille
Titre : Chagrins de ferraille (Tome 4 sur 7 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1989
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante
Première page de Chagrins de ferraille
« À peine le temps de se délecter d’un moment peinard mitonné aux petits oignons. Vlan ! Le destin vous tombe sur le paletot sans même s’excuser. Quand on s’appelle Garrett, ça ne rate jamais. Prenez-en le pari.
Garrett, c’est moi : la trentaine fringante, un petit mètre quatre-vingt-dix, le cheveu châtain, une petite centaine de kilos, sinon davantage pour cause de houblon fermenté. Sur mon caractère, les avis divergent : sombre, funeste, cynique ou sarcastique. Que des sifflantes. Sournois et sibyllin, affirment mes ennemis. Pourtant, que diable, suis-je adorable ! Si, si. Un bon vieux gros nounours au sourire radieux et aux beaux yeux ténébreux.
Ne croyez pas ce qu’on raconte. Je suis un réaliste sujet à des crises de romantisme pragmatique. Autrefois, j’étais bien plus romantique. Avant mes cinq ans dans les commandos de marine. J’ai même failli y laisser ma flamme.
Ne jamais oublier ces cinq années-là. Sans elles, l’histoire qui suit ne serait pas arrivée. »
Extrait de : G. Cook. « Chagrins de ferraille – Garrett, détective privé. »
Pour quelques deniers de cuivre par Glen Cook
Fiche de Pour quelques deniers de cuivre
Titre : Pour quelques deniers de cuivre (Tome 3 sur 7 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1988
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante
Première page de Pour quelques deniers de cuivre
« Il était sans doute grand temps. Je ne tenais plus en place. On allait droit au creux de la vague, là où ma carcasse cherche le point mort et mes nerfs en pelote me hurlent de bouger : cruel dilemme. Pour l’instant, la paresse l’emportait d’un cheveu.
Moi, c’est Garrett. La petite trentaine, un mètre quatre-vingt-cinq pour quatre-vingt-quinze kilos, poil de carotte naturel, ex-commando de marine. Le parfait boute-en-train. Moyennant finance, je retrouve qui vous voulez et vous débarrasse des emmerdes. Pas de génie là-dessous. Je ne lâche jamais mon os. Mon sport favori ? Le sexe opposé. Ma boisson préférée ? La bière. On me trouve rue Macunado, dans le centre de Tonnefaire, à mi-chemin des quartiers de la Haute et des quais. La maison m’appartient.
Je partageais une collation arrosée et discutais religion avec mon copain Playmate quand une visiteuse titilla mon naturel sportif.
Une grande blonde à la peau satinée comme je n’en avais jamais vu. Son parfum discret était des plus rares et son sourire affichait qu’elle lisait à livre ouvert ce grand benêt transparent de Garrett. Inquiète, mais pas aux abois. »
Extrait de : G. Cook. « Pour quelques deniers de cuivre – Garrett, détective privé. »
Coeurs d’or à l’amer par Glen Cook
Fiche de Coeurs d’or à l’amer
Titre : Coeurs d’or à l’amer (Tome 2 sur 7 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1988
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante
Première page de Coeurs d’or à l’amer
« Panne de turbin après l’affaire des lutins aux dents longues. Deux semaines à endurer les ronchonnements et les récriminations de l’homme-mort. De quoi émousser la patience d’un saint, moi qui n’en suis pas un.
Plus grave encore, Titi avait quitté la ville pour une durée indéterminée. Et ma rouquine n’est pas du genre à me partager avec des inconnues. Je me traînais comme une âme en peine. Rien à faire de mes soirées, sinon contribuer à la solvabilité des brasseurs de bière.
Il était encore tôt. Pourtant, un diable jouait les forgerons sous mon crâne et je n’étais pas dans les meilleures dispositions quand on vint cogner à la porte de notre vieille maison de la rue Macunado.
« Ouais ? » aboyai-je en ouvrant l’huis à la volée. Un millier de marks de nippes sur mesure habillait la femme devant moi, et la rue était encombrée de types en livrée chatoyante. Bon. J’avais trop fréquenté les riches pour me laisser impressionner. »
Extrait de : G. Cook. « Coeur d’or à l’amer – Garrett, détective privé. »
La belle aux bleus d’argent par Glen Cook

Fiche de La belle aux bleus d’argent
Titre : La belle aux bleus d’argent (Tome 1 sur 7 – Garrett, détective privé)
Auteur : Glen Cook
Date de parution : 1987
Traduction : J.F Le Ruyet
Editeur : L’Atalante
Première page de La belle aux bleus d’argent
« Boum ! Boum ! Boum !
À croire qu’on cognait à ma porte avec une masse. Je me retournai dans mon lit et entrouvris un œil injecté de sang. Pas moyen de distinguer une silhouette derrière la vitre. Rien de bien surprenant. J’avais déjà du mal à déchiffrer les lettres sur le verre crasseux.
GARRETT
DÉTECTIVE
RECHERCHES CONFIDENTIELLES
Cette vitre m’avait coûté la peau des fesses. En plus, j’avais dû me taper le lettrage tout seul. Elle était claire comme une eau de vaisselle de huit jours, mais pas assez sale pour filtrer les rayons du petit matin. Crénom, le soleil lui-même n’était pas encore levé ! Et cette tournée des bars, hier soir, jusqu’au second passage du guet… La filature d’un type pour en trouver un autre qui me dirait où se planquait un troisième. De quoi se colleter une migraine carabinée. »
Extrait de : G. Cook. « La Belle Aux Bleus D’Argent. »