Étiquette : Guillot

 

Manuel de survie du sorcier frugal dans l’Angleterre médiévale par Brandon Sanderson

Fiche de Manuel de survie du sorcier frugal dans l’Angleterre médiévale

Titre : Manuel de survie du sorcier frugal dans l’Angleterre médiévale
Auteur : Brandon Sanderson (illustrations par Steve Argyle)
Date de parution : 2023
Traduction : S. Guillot
Editeur : Le livre de poche

Première page de Manuel de survie du sorcier frugal dans l’Angleterre médiévale

« Je repris conscience les poings levés, mon corps parcouru d’une décharge d’adrénaline. Je pivotai sur moi-même, le pied léger, en quête de quelqu’un à frapper ; de la sueur coulait le long de mes joues.

Je me trouvais dans un champ.

Un champ ensoleillé, avec une forêt à proximité.

C’est quoi ce bordel ?

C’est quoi ce putain de bordel ?

Je restai là, mon cœur battant la chamade, à essayer de comprendre ce qui m’était arrivé. Jusqu’à ce qu’un bruit sec derrière moi me pousse à faire volte-face, les mains en garde. »

Extrait de : B. Sanderson. « Manuel de survie du sorcier frugal dans l’Angleterre médiévale. »

Missions stellaires par Brandon Sanderson et Janci Patterson

Fiche de Missions stellaires

Titre : Missions stellaires (Tome 2,5 sur 4 – Skyward)
Auteur : Brandon Sanderson et Janci Patterson
Date de parution : 2022
Traduction : S. Guillot
Editeur : Le livre de poche

Sommaire de Missions stellaires

  • Hélianthe
  • Réaube
  • Rivéternelle

Première page d’Hélianthe

« Le jour de l’arrivée du fouilleur, j’étais en train de contempler les étoiles.Même après tous ces mois, je n’étais pas encore habituée à vivre dans le ciel. J’avais grandi sous terre, dans une caverne si profonde qu’atteindre la surface prenait des heures. Je m’y sentais en sécurité, enfouie sous des kilomètres de roche ; d’autres grottes formaient une zone tampon au-dessus de celle où je vivais, là où rien ne pouvait nous atteindre.À présent tout le monde m’appelait FM, mais mes parents m’avaient choisi le prénom de Freyja, d’après la déesse guerrière de mon héritage antique. Personnellement je n’avais jamais rien eu d’une grande guerrière. Tout le monde s’attendait à ce que je passe le test de pilote, avec l’espoir que j’obtienne mon diplôme, mais après ça je les avais surpris en continuant à voler. En tant que pilote de plein droit, j’aurais pu obtenir n’importe quel boulot de mon choix dans la sécurité des cavernes. »

Extrait de : B. Sanderson et J. Patterson. « Missions stellaires. »

Le nez-boussole d’Ulfänt Banderõz par D. Simmons

Fiche de Le nez-boussole d’Ulfänt Banderõz

Titre : Le nez-boussole d’Ulfänt Banderõz
Auteur : Dan Simmons
Date de parution : 2013
Traduction : S. Guillot
Editeur : Robert Laffont

Première page de Le nez-boussole d’Ulfänt Banderõz

« Au cours des ultimes millénaires du Vingt et Unième Éon, lors d’une des innombrables ères chaotiques ayant marqué l’histoire ignorée de la Terre Mourante, tous les signes habituels d’un malheur imminent s’aggravèrent soudainement.
Le grand soleil rouge, toujours lent à se lever, devint plus léthargique que jamais. Tel un vieillard rechignant à sortir de son lit, l’astre boursouflé, certains matins, tremblait, frémissait, titubait, il provoquait des tremblements de terre protestataires qui rayonnaient vers l’ouest à travers les antiques continents depuis les horizons orientaux, secouant jusqu’aux basses chaînes de montagnes usées par le temps et la gravité au point de les faire ressembler à de vieilles molaires. Des taches noires toujours plus nombreuses se mirent à véroler le pâle visage du soleil à son pénible essor, de sorte que des jours entiers finirent par se perdre dans un terne crépuscule marron. »

Extrait de : D. Simmons. « Le Nez-Boussole d’Ulfänt Banderõz. »

Les agents sentimentaux de l’Empire Volyen par Doris Lessing

Fiche de Les agents sentimentaux de l’Empire Volyen

Titre : Les agents sentimentaux de l’Empire Volyen (Tome 5 sur 5 – Canopus dans Argo)
Auteur : Doris Lessing
Date de parution : 1983
Traduction : S. Guillot
Editeur : La Volte

Première page de Les agents sentimentaux de l’Empire Volyen

« J’ai demandé à quitter Shikasta – pour me retrouver sur un monde dont la caractéristique dominante est la même que sur Shikasta. Fort bien ! Je vais supporter ce mandat jusqu’au bout. Mais je vous avise par la présente, formellement, de mon aspiration à être envoyé, lorsque j’en aurai fini ici, sur une planète aussi arriérée, éprouvante que vous le souhaiterez, mais dont les populations ne semblent pas souffrir en permanence de démence autodestructrice.

Venons-en maintenant à mon rapport initial. Cela fait cinq V-années que je me trouve ici, et je peux confirmer certains rapports récents selon lesquels notre agent Incent aurait été victime d’une attaque de Rhétorique – ce qui n’a rien d’inhabituel, après tout, ni de forcément malvenu si l’on considère cela comme une inoculation contre pire encore –, mais malheureusement il ne s’en est pas remis, et souffre toujours d’un état résistant de Rhétorique Ondulante. »

Extrait de : D. Lessing. « Les Agents sentimentaux de l’Empire Volyen – Canopus dans Argo. »

L’invention du représentant de la planète 8 par Doris Lessing

Fiche de L’invention du représentant de la planète 8

Titre : L’invention du représentant de la planète 8 (Tome 4 sur 5 – Canopus dans Argo)
Auteur : Doris Lessing
Date de parution : 1982
Traduction : S. Guillot
Editeur : La Volte

Première page de L’invention du représentant de la planète 8

« Vous voulez savoir ce que nous inspiraient les Agents canopéens à l’époque de la Glace.

C’était d’ordinaire Johor qui venait, mais lui ou un autre arrivait sans prévenir – et fortuitement, selon toute apparence – pour rester plus ou moins longtemps, et durant ces agréables visites, qu’on attendait toujours avec impatience, nous donnait des conseils, nous montrait comment utiliser plus efficacement les ressources de notre planète, nous suggérait de nouveaux appareils, méthodes et techniques. Et puis partait sans jamais nous dire quand aurait lieu la prochaine visite de Canopus.

Les Agents canopéens ne différaient guère les uns des autres. Moi-même, comme mes rares congénères ayant été emmenés sur d’autres Planètes Colonisées pour y recevoir instruction et formations de diverses natures, savions qu’il fallait reconnaître à tous les fonctionnaires du Service colonial canopéen une indéniable autorité. Mais c’était là l’expression de qualités intimes, non celle de quelque position hiérarchique. »

Extrait de : D. Lessing. « L’invention du Représentant de la Planète 8 – Canopus dans Argo. »

Les expériences siriennes par Doris Lessing

Fiche de Les expériences siriennes

Titre : Les expériences siriennes (Tome 3 sur 5 – Canopus dans Argo)
Auteur : Doris Lessing
Date de parution : 1981
Traduction : S. Guillot
Editeur : La Volte

Première page de Les expériences siriennes

« Je suis Ambien II, membre des Cinq.

Je me suis engagée à rédiger un compte-rendu de nos expériences sur Rohanda, connue à cette époque sur Canopus sous le nom de Shikasta.

Je vais employer les divisions temporelles communément admises tant par nous-mêmes que par l’Empire de Canopus :

(1) La période courant jusqu’au premier pic de radiations en provenance d’Andar.
(2) Celle qui s’étend entre le premier et le deuxième pic de radiations – à nouveau en provenance d’Andar.
(3) De la seconde irradiation jusqu’à l’échec de l’Alliance Canopus-Rohanda, aussi connue sous le nom de Catastrophe. On qualifie parfois cette troisième période d’Âge d’Or.
(4) La période de déclin ultérieur – dont traitera l’essentiel de mon rapport.

Je me bornerai simplement à mentionner les expériences menées avant la première irradiation – elles sont dûment documentées dans la rubrique Zoologie Inférieure. »

Extrait de : D. Lessing. « Les Expériences Siriennes – Canopus dans Argo. »

Les mariages entre les zones trois, quatre et cinq par Doris Lessing

Fiche de Les mariages entre les zones trois, quatre et cinq

Titre : Les mariages entre les zones trois, quatre et cinq (Tome 2 sur 5 – Canopus dans Argo)
Auteur : Doris Lessing
Date de parution : 1980
Traduction : S. Guillot
Editeur : La Volte

Première page de Les mariages entre les zones trois, quatre et cinq

« Plus encore que des ragots, les rumeurs engendrent des chansons. Nous autres, Chroniqueurs et compositeurs de notre Zone, déclarons qu’avant même que les conjoints de cet exemplaire mariage n’aient pris conscience de ce que les nouvelles directives signifiaient pour eux, les chansons nous avaient déjà envahis, et se diffusaient d’un bout à l’autre de la Zone Trois. Et, bien sûr, il en était de même dans la Zone Quatre.

Du Grand au Petit
Du Haut vers le Bas
De Quatre à Trois
Je ne puis aller.

C’était là une comptine d’enfants. Le lendemain du jour où j’avais appris la nouvelle, je les regardais l’interpréter depuis mes fenêtres. Et l’un d’eux se rua sur moi dans la rue avec une « énigme » qu’il tenait de ses parents : si l’on accouple un cygne et un jars, qui prendra le dessus ? »

Extrait de : D. Lessing. « Les mariages entre les zones trois, quatre et cinq – Canopus dans Argo. »

Un bonheur insoutenable – I. Levin

Fiche de Un bonheur insoutenable

Titre : Un bonheur insoutenable (nouvelle traduction)
Auteur : Ira Levin
Date de parution : 1970
Traduction : S. Guillot
Editeur : Nouveaux Millénaires

Première page de Un bonheur insoutenable

« Des piliers de béton immaculés, grands et moins grands, ceinturaient une vaste place rose où jouaient et s’exerçaient quelque deux cents enfants, encadrés par une douzaine de surveillantes en combinaisons blanches. La plupart d’entre eux – nus, le teint hâlé, les cheveux noirs – rampaient dans des cylindres jaunes et rouges, faisaient de la balançoire ou de la gymnastique par petits groupes ; mais dans un coin ombragé, installés en demi-cercle sur une marelle incrustée dans le sol, quatre gosses en écoutaient parler un cinquième.

« Ils attrapent des animaux, les mangent, et se servent de leurs peaux pour s’habiller, disait celui-ci, un petit garçon de huit ans. Et ils… ils font un truc qui s’appelle “se battre”. Ça veut dire qu’ils se font du mal, exprès, avec leurs mains ou avec des objets. Ils ne s’aiment pas, et ne s’entraident jamais.  »

Extrait de : I. Levin. « Un bonheur insoutenable (nouvelle traduction). »

Les armées du jour par B. Hambly

Fiche de Les armées du jour

Titre : Les armées du jour (Tome 3 sur 3 – Le cycle de Darwath)
Auteur : B. Hambly
Date de parution : 1983
Traduction : F. Maillet, S. Guillot
Editeur : Gallimard

Première page de Les armées du jour

« La nuit était paisible. Le vent, qui s’était abattu avec une rare violence sur les montagnes glacées du nord, s’était transformé vers le crépuscule en un timide murmure entre les sombres pins qui emplissaient le sinueux Val de Renweth. À minuit, même ce murmure s’était tu. Les branches noires demeuraient immobiles d’un bout à l’autre de la vallée, lentement recouvertes de givre dans le froid grandissant. Une respiration humaine, à peine visible dans la clarté sans âme des rares étoiles hautaines et lointaines, restait suspendue telle une nuée de diamants autour du visage ou se figeait sur les lèvres en gelée blanche. Dans ce froid perçant, même les loups demeuraient terrés ; le silence s’étendait d’une falaise à l’autre, presque palpable dans ce monde glacial et désolé.

Pourtant, sous les arbres enténébrés, quelque chose avait bougé.

Rudy Solis en avait la certitude. »

Extrait de : B. Hambly. « Le cycle de Darwath – Les armées du jour. »

Les murs des ténèbres par B. Hambly

Fiche de Les murs des ténèbres

Titre : Les murs des ténèbres (Tome 2 sur 3 – Le cycle de Darwath)
Auteur : B. Hambly
Date de parution : 1983
Traduction : F. Maillet, S. Guillot
Editeur : Gallimard

Première page de Les murs des ténèbres

« La scène se passait au Shamrock Bar, à San Bernardino, un samedi soir orageux. La pluie tambourinait doucement contre la vitre, et les lumières criardes se reflétaient sur le trottoir mouillé, au-dehors. Deux motards barbus et une blonde diaphane jouaient au billard dans l’arrière-salle. Rudy Solis liquida sa deuxième bière de la soirée et regarda autour de lui. Il avait perdu quelque chose – à moins qu’on ne le lui ait arraché –, mais il ne se rappelait plus de quoi il s’agissait. Ne subsistait plus qu’une douleur sourde.

Il était fauché et pas encore assez soûl. Derrière le comptoir, Billy May allait et venait le long du rayon garni de verres à moitié vides et de bouteilles de bière, les yeux barbouillés de noir, suivie à la trace par son reflet dans le miroir taché de chiures de mouches ; la dentelle rouge de son soutien gorge dépassait du décolleté de son chandail. Le miroir révélait la faune habituelle du samedi soir, des gens que Rudy connaissait depuis l’école secondaire et même, pour certains, depuis son enfance : Peach McClain, le Hell’s Angel le plus gros du monde, avec sa nana ; Crazy Red, le prof de karaté ; Big Bull, et la bande de l’usine sidérurgique. »

Extrait de : B. Hambly. « Le cycle de Darwath – Les murs des ténèbres. »