Étiquette : Hutson

 

La tronçonneuse de l’horreur par Nick Blake

Fiche de La tronçonneuse de l’horreur

Titre : La tronçonneuse de l’horreur
Auteur : Nick Blake
Traduction : Y. Boniface
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir / Gore

Première page de La tronçonneuse de l’horreur

« La boîte à outils tomba sur le sol, ouverte, une hachette aux contours aiguisés apparaissant sur le dessus. La lame était enduite d’huile et des morceaux de tissus et de bois restaient collés sur le métal.

Ralph Briggs abaissa sa lourde carcasse, replaça la hachette et vérifia la fermeture de la boîte. Mentalement, il prit note de remplacer le système défectueux dès qu’il le pourrait. Il ne voulait pas que ses outils se répandent partout la prochaine fois qu’il effectuerait des travaux à l’extérieur.

Cette boîte était presque aussi âgée que son propriétaire et il y avait une certaine ressemblance entre sa couleur et celle du visage de Briggs. De larges rides lui barraient le front et rejoignaient le coin de ses yeux. Ces marques profondes résultaient de l’attitude soucieuse et renfrognée qu’il affichait toujours. Un masque qu’il ne quittait jamais, même chez lui, et qui ne s’effaçait légèrement que devant l’arrivée d’un nouveau client. »

Extrait de : N. Blake. « La tronçonneuse de l’horreur. »

Ombres effroyables par Shaun Hutson

Fiche de Ombres effroyables

Titre : Ombres effroyables
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : C. Mallerin
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ombres effroyables

« Elle n’avait jamais vu des yeux semblables. Saphirs brillants, ils la transperçaient comme des rayons laser, à la recherche de son âme. Sans la quitter du regard, l’homme la conduisit jusqu’au divan, où elle s’étendit, fermant les paupières. Elle l’entendit tousser légèrement, et sentit son souffle sur elle. Elle déboutonna sa robe, découvrant son ventre : lorsque ses doigts s’y posèrent, elle faillit crier de douleur. Il ausculta la région autour du nombril et sentit trois grosseurs, au niveau des intestins.

Le premier médecin qu’elle était allée voir avait diagnostiqué des ulcères. Le deuxième avait confirmé ses craintes : il s’agissait de tumeurs. De tumeurs malignes et mortelles. Selon lui, une »

Extrait de : S. Hutson. « Ombres effroyables. »

Némésis par Shaun Hutson

Fiche de Némésis

Titre : Némésis
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : J. Guiod
Date de parution : 1989
Editeur : Milady

Première page de Némésis

« Ça se rapprochait.
Pas de doute là-dessus.
Le grondement qui emplissait le couloir souterrain semblait émaner de chaque brique, pour grossir à son contact comme un orage qui s’annonce.
George Lawrenson savait que le tunnel dans lequel il courait se trouvait à plus de vingt mètres sous le pavé de Whitehall, malgré tout, chaque secousse l’ébranlait. De temps en temps, de la poussière se décollait du plafond, de minuscules morceaux de plâtre délogés par le tremblement incessant se détachaient, pour tomber comme de la neige solide. Sans cesser de marcher, Lawrenson épousseta sa veste et releva la tête quand les ampoules vacillèrent.
Sous terre, il y avait de la lumière. En surface, c’était le noir.
Cet étrange renversement des rôles, ce bouleversement de la normalité que chacun connaissait depuis plusieurs semaines, trouvait ici sa parfaite illustration, songea Lawrenson. Là où devraient régner les ténèbres resplendissait la lumière. Là où les réverbères auraient dû illuminer les rues, ce n’était qu’obscurité.
Les seules lueurs en surface étaient celles des flammes.
Des bombes incendiaires lâchées par la Luftwaffe, des maisons et des usines ravagées par le feu. »

Extrait de : S. Hutson. « Némésis. »

Lettres mortes par Shaun Hutson

Fiche de Lettres mortes

Titre : Lettres mortes
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : T. Bauduret
Date de parution : 2006
Editeur : Bragelonne

Première page de Lettres mortes

« La voiture évita de peu le bus. Il s’en fallut de quelques centimètres.
Les pneus crissèrent sur le béton alors que la Renault le contournait. Le chauffeur du bus klaxonna rageusement, ajoutant à la cacophonie ambiante.
Le lieutenant de police David Birch se cramponna au volant et mit le pied au plancher. Tel un viseur laser, son regard ne dévia pas un seul instant de la Nissan argentée qu’il poursuivait. Celle-ci accéléra aussi, et érafla au passage le flanc d’une Mini en se frayant un chemin dans la circulation sur Jamaica Road.
Les deux voitures s’engagèrent en trombe dans un sens interdit, déclenchant un nouveau concert de klaxons. Birch tenta de coller au fuyard. Son visage était luisant de sueur, et sa chemise collait à son dos.
— Mais où il va, ce con ? marmonna Birch, conscient qu’ils approchaient d’un autre feu tricolore.
La Nissan ne ralentit même pas. Grillant le feu rouge, elle franchit le carrefour à toute allure.
Birch la suivit sans l’ombre d’une hésitation.
À côté de lui, sur le siège du passager, le sergent Stephen Johnson consulta sa montre.
— Ça fait une demi-heure qu’on poursuit cet enfoiré, remarqua-t-il. »

Extrait de : S. Hutson. « Lettres mortes. »

Les larvoïdes par Shaun Hutson

Fiche de Les larvoïdes

Titre : Les larvoïdes
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : L. Lechaux
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les larvoïdes

« Le bruissement d’ailes des tipules dans le bocal résonnait dans la nuit. Harold Pierce écoutait et souriait en observant les trois insectes qui se débattaient dans leur prison de verre. Mais ces lépidoptères si difficiles à attraper ne passionnaient pas trop ce garçonnet de quatorze ans  ; les faucheux étaient des proies plus faciles. Sa mère les appelait «  grandes pattes  » et ça l’amusait. Sa mère, qui d’ailleurs dormait seule ce soir. Harold ne comptait plus les hommes qui venaient à la maison.

Son père, Jack Pierce, s’était fait tuer six ans plus tôt à Dunkerque et depuis ce temps-là, sa mère… Parfois il les avait même vus lui donner de l’argent. Une nuit, il avait regardé par le trou de la serrure : sa mère était couchée avec deux hommes, nus tous les trois. Il les avait regardés longtemps s’ébattre sans comprendre. »

Extrait de : S. Hutson. « Les larvoïdes. »

Les fouilles de la peur par Shaun Hutson

Fiche de Les fouilles de la peur

Titre : Les fouilles de la peur
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : N. Dunan
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les fouilles de la peur

« La fille était allongée nue sous les arbres et sentait contre sa peau le froid de la lame du poignard. La lame piqua ses lèvres, essayant de forcer sa bouche, puis descendit le long de son cou jusqu’à l’extrémité de ses seins. Celui qui maniait la lame était presque invisible dans l’obscurité, sous les branches tordues agitées par le vent froid d’octobre, mais là, elle savait qu’il était nu comme elle.

Comme tous ceux qui se tenaient, fascinés, quelques pas en arrière.

Elle avait à peine dix-sept ans, mais son corps était précocement épanoui, surtout sa gorge aux mamelons gonflés. Terreur  ? Froid  ? Désir  ? Elle frissonna quand elle sentit la lame descendre le long de son ventre et s’arrêter sur la toison de l’entrejambe pour fouiller et piquer son Mont de Vénus. »

Extrait de : S. Hutson. « Les fouilles de la peur. »

Le crâne infernal par Shaun Hutson

Fiche de Le crâne infernal

Titre : Le crâne infernal
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le crâne infernal

« La sonnerie du téléphone le tira brusquement du sommeil. Sans ouvrir les yeux, il tendit une main mal assurée vers l’appareil et décrocha en bougonnant.

— Regan à l’appareil, grogna-t-il.

— Allô, Nick  ? C’est Frank Morton. (La communication était mauvaise  ; la voix de l’homme était presque couverte par la friture de la ligne.) Désolé de te déranger si tôt.

Regan regarda sa montre et fit d’une voix mauvaise :

— Bon sang  ! Tu as une idée de l’heure  ?

À l’autre bout du fil, son correspondant resta silencieux.

— Alors moi, je vais te le dire, reprit Nick. Il est six heures et demie du matin  ! Qu’est-ce que tu veux  ?

— C’est Cutler. Il désire te parler. »

Extrait de : S. Hutson. « Le crâne infernal. »

La mort visqueuse 2 par Shaun Hutson

Fiche de La mort visqueuse 2

Titre : La mort visqueuse 2
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : B. Roques
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de La mort visqueuse 2

« Le fermier surveillait d’un oeil impatient le déchargement des cageots de laitues
à l’arrière du camion.

Autour de lui, ce n’était que cris, rires et chocs des cagettes qui s’écrasaient à terre, le charivari classique du petit matin à Covent Garden.

Le soleil était déjà haut dans le ciel et la température, à cette heure de la matinée, promettait encore une belle journée de canicule.

Il détestait la ville. Il avait toujours vécu à la campagne et toute cette agitation frénétique le perturbait. On était en train d’inspecter ses produits. Le client passait rapidement d’un cageot à l’autre, mais il avait l’habitude de vérifier ce qu’il achetait, cela se voyait tout de suite. De temps en temps, il écartait une laitue et la déposait sur le tas de légumes avariés, tout près de lui.

La récolte n’est pas mauvaise aujourd’hui, fit le fermier. »

Extrait de : S. Hutson. « La mort visqueuse 2. »

La mort visqueuse par Shaun Hutson

Fiche de La mort visqueuse

Titre : La mort visqueuse
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : P. Benita
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir

Première page de La mort visqueuse

« Les cornes de la limace frémissaient tandis qu’elle se dirigeait vers la masse sombre sur laquelle se nourrissaient plusieurs de ses compagnes. Elle glissa jusqu’à la viande et y enfonça sa longue dent centrale. De chaque côté de sa bouche, deux rangées de dents se mirent en action d’avant en arrière comme une râpe, réduisant la chair et appréciant le goût cuivré du sang.

Les limaces s’étaient habituées à cette saveur depuis les derniers mois. Cachées dans la cave de la vieille maison, elles avaient trouvé une nouvelle source de nourriture. La chasse les avait fatiguées. Elles s’étaient regroupées là, à proximité de cette viande crue jetée dans cette humidité sombre et fétide. Une douzaine évoluaient sur le bout de chair, le couvrant de traînées gluantes, mâchant jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un os maigre et blanc. »

Extrait de : S. Hutson. « La mort visqueuse. »

Erèbe ou les noirs paturages par Shaun Hutson

Fiche de Erèbe ou les noirs paturages

Titre : Erèbe ou les noirs paturages
Auteur : Shaun Hutson
Traduction : N. Guetta
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Erèbe ou les noirs paturages

« Le gravier de l’allée crissa bruyamment sous les pneus de la Rolls Royce quand Terence Bristow arrêta son véhicule.

Il coupa le contact et jeta un coup d’œil à sa femme Laura qui était assise à côté de lui. Ils échangèrent un sourire et descendirent de la voiture. Le trajet de leur maison située à environ huit kilomètres de Wakely jusqu’aux écuries avait duré moins de quinze minutes, et ils n’avaient croisé que deux véhicules sur la route.

Il était encore tôt et Laura s’enveloppa plus étroitement dans sa veste de vison blanc pour se protéger de la fraîcheur de l’air. Par endroits, la brume avait dessiné des motifs sur l’herbe qui entourait l’ensemble des bâtiments chaulés. Elle n’était pas habituée à se lever si tôt et quand elle jeta un coup d’œil à son poignet, elle s’aperçut que »

Extrait de : S. Hutson. « Erèbe ou les noirs paturages. »