Étiquette : Images rémanentes

 

L’autoroute de l’aube par Roland C. Wagner

Fiche de L’autoroute de l’aube

Titre : L’autoroute de l’aube (Tome 2 sur 2 – Images rémanentes)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’autoroute de l’aube

« Quand ils s’arrêtèrent, au terme de quinze heures de marche, ils avaient traversé, au bas mot, plusieurs milliers d’univers.
Elric jeta un coup d’œil circulaire. Ils se trouvaient au creux d’une dépression assez vaste, cernée de falaises d’un rouge un peu ocre. Une végétation maigrelette parsemait le sol dur, raviné de crevasses sinueuses. Il faisait à peine quatre ou cinq degrés au-dessus de zéro. Le soleil, plus orange que celui sous lequel était né le disquaire, déclinait à l’horizon. Pas la moindre trace d’une quelconque présence humaine.
Il se tourna vers Maggie, qui grelottait malgré l’épais blouson fourré qu’il lui avait donné, à des univers de là, quelque part à la lisière du Bleu et de l’Indigo. La jeune femme, croisant son regard, se força à sourire puis secoua sa chevelure de flamme, comme pour se donner du courage. Elle avait l’habitude du froid ; le monde d’où elle venait vivait dans une misère totale – et ce, depuis des générations, suite à l’effondrement de l’économie mondiale à la fin du XIXe siècle. »

Extrait de : R.C Wagner. « L’Autoroute de l’aube – Images rémanentes. »

Le rêveur des terres agglutinées par Roland C. Wagner

Fiche de Le rêveur des terres agglutinées

Titre : Le rêveur des terres agglutinées (Tome 1 sur 2 – Images rémanentes)
Auteur : Roland C. Wagner
Date de parution : 1990
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le rêveur des terres agglutinées

« — Tu me donnes du feu ? demanda le chien jaune en posant une patte amicale sur la cuisse blanche de Suzy.
La jeune femme considéra de son regard changeant le court brûle-gueule coincé entre les crocs acérés, puis fouilla dans son sac et en tira un briquet jetable, avec lequel elle embrasa le tabac tassé dans le fourneau noirci par l’usage.
— Merci, dit le chien en recrachant un épais nuage de fumée. Ça faisait un sacré bout de temps que je ne m’étais pas fumé une bonne pipe de gris !
Maggie cessa un instant de démêler sa crinière rousse pour émettre un ricanement qui se voulait méprisant. L’animal lui lança un regard noir et posa sur les genoux de Suzy sa grosse tête carrée de corniaud, qu’une main fine ne tarda pas à venir caresser. »

Extrait de : R.C Wagner. « Le rêveur des terres agglutinées – Images rémanentes. »