Étiquette : Intégrale
Les malédictions 1 par C. Seignolle

Fiche de Les malédictions 1
Titre : Les malédictions 1 (Tome 1 sur 3 – Intégrale)
Auteur : C. Seignolle
Date de parution : 2001
Editeur : Phébus
Sommaire de Les malédictions 1
- Le rond des sorciers
- Marie la louve
- La malvenue
- Le diable en sabots
Première page de Le rond des sorciers
« Le volet a été mal accroché, aussi le vent l’oblige à battre l’étroite fenêtre qu’il devrait protéger. Par moments, tel un essaim d’insectes aveuglés par un verre de lampe, la pluie s’écrase sur les vitres. Le vent, qui n’en fait toujours qu’à sa tête, s’engouffre également dans l’âtre et, à la lueur des braises ranimées par son souffle, tombent les suies épaisses qui gavent la cheminée.
Jamais nuit n’a paru aussi lugubre. D’entre la grange et le bâtiment abritant la grande pièce de ferme, des gémissements d’air naissent, mordant cœur et âme. Sur les flancs du tombereau chargé de fumier sont restées des fourches, bien plantées de leurs quatre dents. Leurs manches se plaignent en sifflant des fureurs aiguës. Dans ce coin marqué du diable, le rétrécissement de la course folle du vent accroît sa violence et montre toute sa colère de s’être laissé prendre dans un piège qu’il fuit en grondant. »
Extrait de : Claude Seignolle. « Les Malédictions 1 – Intégrale. »
La légende de Titus Crow par Brian Lumley

Fiche de La légende de Titus Crow
Titre : La légende de Titus Crow
Auteur : Brian Lumley
Date de parution : 1974 à 1989
Traduction : F.-M. Watkins, B. Billion
Editeur : Mnémos
Sommaire de La légende de Titus Crow
- Ceux qui se terrent dans les tréfonds
- La transition de Titus Crow
- L’horloge des songes
- Le démon du vent
- Les lunes de Borée
- Elysia
Première page de Ceux qui se terrent dans les tréfonds
« CHAPITRE II
ÉTRANGES
ET TERRIBLES MERVEILLES
Extraits
des carnets d’Henri-Laurent de Marigny
DEPUIS DES SEMAINES, J’ÉPROUVAIS cette sensation aussi singulière qu’inexplicable – une profonde appréhension mentale, une angoisse psychique – et cette atmosphère quasi indéfinissable de folie latente sur mon système, la tension de mes nerfs généralement solides, produisait un effet horrible et destructeur. Je ne pouvais imaginer d’où me venaient ces craintes de choses inconnues ; ni même deviner la source de la hideuse oppression de l’air qui semblait peser lourdement sur chacun de mes instants de veille et de sommeil, mais leur combinaison avait été plus que suffisante pour me faire fuir Londres et chercher refuge sur le continent. »
Extrait de : B. Lumley. « La légende de Titus Crow – Intégrales. »
Bohème par M. Gaborit

Fiche de Bohème
Titre : Bohème – l’intégrale
Auteur : M. Gaborit
Date de parution : 2008
Editeur : Gallimard
Sommaire de Bohème
- Les rives d’Antipolie
- Revolutsya
Première page de Bohème
« Léon Radurin appartenait au premier régiment de reconnaissance des hussards praguois. Il commandait la septième section des échassiers voltigeurs.
Ses vingt-deux hommes étaient fatigués. Depuis trois jours, la section progressait à travers l’écryme, en territoire ennemi, pour éviter tout contact avec les postes frontières pentapoliens.
Les ruines ralliées une heure plus tôt constituaient la première halte digne de ce nom. Le lieu-dit des Orphelines se résumait à trois piliers de pierre tronqués, limés par les vents du nord. Avant la guerre, on comptait sept autres piliers conçus pour soutenir une vaste plate-forme eiffelienne où travaillaient, de jour comme de nuit, une centaine d’ouvriers praguois. Aucun n’avait survécu aux bombardements des dirigeables pentapoliens. La superstructure et les machines de forage avaient disparu, balayées par les obus de 105. »
Extrait de : M. Gaborit. « Bohême – intégrale. »
Les chroniques des Féals par M. Gaborit

Fiche de Les chroniques des Féals
Titre : Les chroniques des Féals
Auteur : M. Gaborit
Date de parution : 2006
Editeur : Bragelonne
Sommaire de Les chroniques des Féals
- Coeur de Phénix
- Le fiel
- Le roi des Cendres
Première page de Les chroniques des Féals
« Les dernières lueurs du jour incendiaient la ligne d’horizon. L’enfant observait avec mélancolie le spectacle du brasier mourant. Déjà, une brise légère et froide coulait le long de la plaine, entraînant des lambeaux de brume puisés à la rivière proche. Réprimant un frisson, le jeune garçon, penché à la lucarne de la roulotte, pouvait presque entendre le cours d’eau en contrebas…
— Il commence à faire froid, souffla une voix douce.
L’enfant ne se retourna pas, devinant que le regard tendre de sa mère s’était levé des pages de son livre pour se poser sur lui. Enveloppée dans une couverture de laine, elle lisait à l’éclat vacillant d’une bougie, scrutant l’usure de la cire comme le compte à rebours de la nuit. Assise dans un fauteuil de cuir brun qu’elle tenait d’un vieil échevin, elle lui signalait, fidèle, l’instant où il fallait se mettre au lit. Mais son fils préférait continuer à observer le crépuscule. »
Extrait de : M. Gaborit. « Les Chroniques des Féals – l’intégrale. »
Les chroniques des Crépusculaires par M. Gaborit

Fiche de Les chroniques des Crépusculaires
Titre : Les chroniques des Crépusculaires
Auteur : M. Gaborit
Date de parution : 1999
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Les chroniques des Crépusculaires
- Souffre-jour
- Les danseurs de Lorgol
- Agone
Première page de Les chroniques des Crépusculaires
« La plupart des intimes de mon défunt père entouraient la couche mortuaire. Vassaux ou simples chevaliers, ils avaient laissé leur terre et leur famille pour venir rendre un dernier hommage au baron de Rochronde.
Des chuchotements discrets saluèrent mon arrivée. Tous me tenaient, en partie, pour responsable de sa mort. Ils dénonçaient comme lui la génération préceptorale dont j’étais le jeune représentant à cette cour. Le collège ne leur inspirait qu’un mépris bruyant, teinté de menaces. Je comprenais si bien leur ressentiment. Préceptorale avait rompu brutalement avec les grandes traditions batailleuses qui faisaient la réputation des collèges du royaume. D’un homme tel que moi, fils de l’un des plus grands barons de ce pays, on avait espéré un digne successeur, un guerrier capable de renforcer les rangs d’une vieille noblesse. « Non, messires… je ne veux pas de vos épées et de vos guerres », songeai-je en surprenant quelques œillades sévères. »
Extrait de : M. Gaborit. « Les chroniques des crépusculaires – l’intégrale. »
Abyme par M. Gaborit

Fiche de Abyme
Titre : Abyme
Auteur : M. Gaborit
Date de parution : 2000
Editeur : Hélios
Sommaire de Abyme
- Aux ombres d’abyme
- Renaissance
- La romance du démiurge
Première page d’Abyme
« UN LÉGER PINCEMENT, JE SUIS REVEILLÉ. AU PIED DE MON LIT, UNE petite créature est juchée à califourchon sur ma cheville. Je me hisse sur les coudes et l’observe, un sourire au coin des lèvres. Elle a vissé ses deux petits bras autour de mon orteil quelle secoue avec dévouement. Je me redresse et la chasse de la main. Ce démon inférieur a accompli sa besogne. Il couine, se laisse glisser le long de la couverture, trotte jusqu’à la fenêtre et disparaît dans l’ombre.
Mes yeux engourdis finissent par s’habituer à l’obscurité. Je me lève en maugréant. Le sommeil est venu trop tard. Tant pis, je m’accommoderai d’une forte liqueur ou d’un café de Morabie en guise de petit-déjeuner. Je quitte la chambre pour me traîner dans des couloirs déserts et défraîchis. Mes pensionnaires ne se lèvent pas avant sept heures, excepté Pertuis qui doit déjà travailler dans la salle commune. »
Extrait de : M. Gaborit. « Abyme – l’intégrale. »
Le trône de fer – l’intégrale 5 par G. R. R. Martin

Fiche de Le trône de fer – l’intégrale 5
Titre : Le trône de fer – l’intégrale 5 (Tome 5 sur 5 – Le trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2011
Traduction : P. Marcel
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Le trône de fer – l’intégrale 5
- Le bûcher d’un roi
- Les dragons de Meereen
- Une danse avec les dragons
Première page de Le trône de fer – l’intégrale 5
« L’odeur de l’homme empuantissait la nuit.
Le zoman s’arrêta sous un arbre et flaira, sa fourrure gris-brun toute mouchetée d’ombre. Un soupir de vent résineux lui apporta les relents de l’homme, par-dessus des fumets plus ténus qui disaient le renard et le lièvre, le phoque et le cerf, et même le loup. C’étaient aussi des odeurs d’homme, le zoman le savait ; la rancissure de vieilles toisons, mortes et sauvagines, presque noyées sous le remugle plus fort de la fumée, du sang et de la putréfaction. Seul l’homme dépouillait les autres bêtes de leurs peaux pour se couvrir de cuir et de fourrure.
Différant en cela des loups, les zomans ne craignent pas l’homme. La haine et la faim se nouèrent dans son ventre et il poussa un grondement sourd, pour appeler son frère borgne, sa sœur menue et rusée. Tandis qu’il s’élançait entre les arbres, ses compagnons de meute suivirent avec ardeur dans ses traces. Eux aussi avaient capté l’odeur. Dans sa course, il voyait également par leurs yeux, et il s’aperçut en tête. Le souffle de la meute s’échappait de leurs longues mâchoires grises en bouffées chaudes et blanches. Entre leurs pattes, la glace avait pris, dure comme pierre, mais la chasse était lancée, la proie au-devant. De la chair, songea le zoman, de la viande. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Le Trône de Fer – L’intégrale Tome 5. »
Le trône de fer – l’intégrale 4 par G. R. R. Martin

Fiche de Le trône de fer – l’intégrale 4
Titre : Le trône de fer – l’intégrale 4 (Tome 4 sur 5 – Le trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2005
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Le trône de fer – l’intégrale 4
- Le chaos
- Les sables de Dorne
- Un festin pour les corbeaux
Première page de Le trône de fer – l’intégrale 4
« Des dragons… », fit Mollander. Il ramassa par terre une pomme toute ridée puis se mit à la faire sauter d’une main dans l’autre.
« Lance donc la pomme », lui intima le Sphinx, Alleras, d’un ton pressant. Il extirpa de son carquois une flèche qu’il encocha sur la corde de son arc.
« Ça me botterait bien, moi, d’en voir un, de dragon. » Ses joues rebondies signalaient Roone comme le benjamin du groupe. Deux ans le séparaient encore de l’âge viril. « Même que ça me botterait vachement. »
Et moi, ce qui me botterait le plus, ce serait de dormir dans les bras de Rosie, songea Pat. Il en avait des fourmis incessantes dans les fesses sur son banc. Il se flattait de l’espoir que, d’ici au lendemain matin, la fille lui appartiendrait bel et bien. Je l’emmènerai à cent lieues de Villevieille, par-delà le détroit, dans quelqu’une des Cités libres. Celles-ci ne possédant pas de mestres, il s’y voyait déjà bien peinard, à l’abri de la moindre dénonciation.
De derrière des volets clos au premier étage lui parvenaient nettement les rires d’Emma, mêlés aux intonations plus graves du client qu’elle s’affairait à faire jouir. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Le Trône de Fer – L’intégrale Tome 4. »
Le trône de fer – l’intégrale 3 par G. R. R. Martin

Fiche de Le trône de fer – l’intégrale 3
Titre : Le trône de fer – l’intégrale 3 (Tome 3 sur 5 – Le trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2000
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Le trône de fer – l’intégrale 3
- Intrigues à Port-Réal
- L’épée de feu
- Les noces pourpres
- La loi du régicide
Première page de Le trône de fer – l’intégrale 3
« Il faisait gris et un froid mordant, et les chiens refusaient de suivre la piste.
Après n’avoir concédé qu’un reniflement aux traces de l’ours, la grande lice noire avait battu en retraite et, la queue entre les jambes, rallié piteusement la meute qui se pelotonnait d’un air misérable sur la berge où la harcelait la bise. Celle-ci n’épargnait pas davantage Chett et plantait ses crocs au travers des lainages noirs et des cuirs bouillis. Putain de froid, trop dur pour les bêtes comme pour les hommes, mais il fallait bien le subir puisqu’on était là. Sa bouche se tordait, et il sentait presque les pustules qui lui tapissaient les joues et le cou s’empourprer de rage. Je devrais être bien peinard au Mur, à soigner ces putains de corbeaux et à faire de bonnes flambées pour le vieux mestre Aemon. Et c’était à ce bâtard de Jon Snow qu’il devait d’en être privé, à lui et à son gros porc de copain, Sam Tarly. C’était leur faute, s’il était là, à se geler ses putains de couilles avec une meute de chiens au fin fond de la forêt hantée.
« Par les sept enfers ! » Il tira violemment sur les laisses pour forcer l’attention des chiens. « Pistez donc, bâtards ! Voilà des empreintes d’ours. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Le Trône de Fer – L’intégrale Tome 3. »
Le trône de fer – l’intégrale 2 par G. R. R. Martin

Fiche de Le trône de fer – l’intégrale 2
Titre : Le trône de fer – l’intégrale 2 (Tome 2 sur 5 – Le trône de Fer)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1999
Traduction : J. Sola
Editeur : Pygmalion
Sommaire de Le trône de fer – l’intégrale 2
- La bataille des rois
- L’ombre maléfique
- L’invincible forteresse
Première page de Le trône de fer – l’intégrale 2
« La comète étalait sa queue, telle une balafre sanguinolente, en travers de l’aube mauve et rose qui se levait sur les falaises de Peyredragon.
Cinglé par tous les vents, le mestre la lorgnait du balcon de ses appartements. Là aboutissaient, au terme de leurs longues courses, les corbeaux. Leurs fientes maculaient les deux statues-gargouilles – un cerbère et une vouivre – qui, hautes de douze pieds, le flanquaient, deux des mille dont se hérissaient les antiques murailles de la forteresse. À son arrivée, jadis, cette armée de chimères grotesques l’avait incommodé. Il avait eu tout le temps de s’y faire et considérait même comme de vieux amis ses voisins immédiats. Et c’était de conserve qu’ils contemplaient tous trois ce ciel maléficieux.
Les présages, le mestre n’y croyait pas. Encore que… Tout chenu qu’il était, Cressen n’avait jamais vu de comète comparable à celle-ci. »
Extrait de : G. R. R. Martin. « Le Trône de Fer – L’intégrale 2. »