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Apportez-moi la tête du Prince Charmant par R. Sheckley et R. Zelazny

Fiche d’Apportez-moi la tête du Prince Charmant

Titre : Apportez-moi la tête du Prince Charmant (Tome 1 sur 3 – Concours du millénaire)
Auteur : R. Sheckley et R. Zelazny
Date de parution : 1991
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page d’Apportez-moi la tête du Prince Charmant

« Ça recommençait, ces salopards tiraient au flanc ! Et Azzie venait juste de s’installer confortablement Il avait trouvé un bon coin, juste à la bonne distance entre la Fosse flamboyante et les parois de fer couvertes de givre qui l’encerclaient.
Ces murs étaient maintenus à une température, proche du zéro absolu par la climatisation personnelle du diable. La Fosse centrale était assez brûlante pour dépouiller les atomes de leurs électrons, avec des bouffées occasionnelles capables de fondre des protons.
Encore que, tout bien pesé, cela ne faisait ni chaud ni froid. C’était du superflu, de la super-tuerie, du super-harcèlement plutôt. Les humains avaient une marge d’endurance très étroite (cosmiquement parlant, bien sûr). Une fois passé le seuil de confort, dans un sens ou dans l’autre, ils perdaient vite leur faculté de faire la différence entre le mauvais et le pire. A quoi bon soumettre les pauvres bougres à un million de degrés Celsius si cela ne leur faisait pas plus d’effet que cinq cents malheureux degrés ? Les extrêmes ne tourmentaient que les démons et autres  »

Extrait de : R. Sheckley et R. Zelazny. « Concours du millénaire – Apportez moi la tete du prince charmant. »

Babel 17 par S. R. Delany

Fiche de Babel 17

Titre : Babel 17
Auteur : S. R. Delany
Date de parution : 1966
Traduction : M. Perrin
Editeur : J’ai lu

Première page de Babel 17

« Une cité portuaire…
… au ciel corrodé par des vapeurs couleur de rouille, pensait le général. C’était l’heure de la grisaille crépusculaire que les fumées d’usines fardaient d’une touche d’orange, de rose saumon et de violet à dominante rouge, tandis qu’à l’ouest les navettes avec leur cargaison à destination des centres stellaires et des satellites lacéraient les nuages de leur incessant va-et-vient. Une cité qui suintait aussi la misère par tous ses pores, songeait-il encore en tournant un coin de rue jonché d’ordures.
Depuis l’invasion, six embargos désastreux de plusieurs mois chacun avaient étranglé cette cité dont le commerce interstellaire représentait le fluide vital. Emmurée de la sorte, la ville avait-elle seulement un moyen de survivre ? Six fois en vingt ans, la  »

Extrait de : S. R. Delany. « Babel 17. »

Le monde vert par B. W. Aldiss

Fiche de Le monde vert

Titre : Le monde vert
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1962
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu

Première page de Le monde vert

« Obéissant à une loi inéluctable, toutes choses croissaient, se développaient dans le désordre et l’étrangeté. La chaleur, la lumière, l’humidité étaient constantes. Elles l’étaient depuis… personne ne savait depuis combien de temps. « Depuis quand… ? » « Pourquoi… ? » C’étaient là des questions que nul n’avait plus l’idée de poser. Réfléchir n’avait plus de sens. Dans ce monde, un seul problème se posait : croître. C’était le règne du végétal. C’était un monde qui ressemblait à une serre.
Quelques enfants sortirent pour jouer dans l’ombre verte. Ils coururent le long de la branche, s’interpellant à mi-voix. Ils étaient attentifs à ne pas se laisser surprendre par l’ennemi. Un fouet- »

Extrait de : B. W. Aldiss. « Le monde vert. »

L’autre île du Docteur Moreau par B. W. Aldiss

Fiche de L’autre île du Docteur Moreau

Titre : L’autre île du Docteur Moreau
Auteur : B. W. Aldiss
Date de parution : 1980
Traduction : J. Chambon
Editeur : J’ai lu

Première page de L’autre île du Docteur Moreau

« SEUL DANS LE PACIFIQUE

En temps de paix, la chute d’une navette spatiale dans l’océan Pacifique aurait fourni assez de matière dramatique pour que l’information eût atteint presque toutes les oreilles à l’heure du déjeuner. Durant les premiers mois de guerre en 1996, l’incident passa presque inaperçu, se réduisant à l’annonce qu’un sous-secrétaire d’État était porté disparu.
Il n’est pas dans mon intention de faire ici le compte rendu détaillé de cette catastrophe. Elle ne fait pas vraiment partie de l’horrible histoire que j’ai à raconter. Il suffit de dire que mon secrétaire et moi-même étions les seuls passagers, et que l’équipage ne comportait que deux membres, James Fan Toy et José Galveston. La navette sombra dans le  »

Extrait de : B. W. Aldiss. « L’autre île du Dr Moreau. »

Le trône de chair par J. E. Morris

Fiche de Le trône de chair

Titre : Le trône de chair (Tome 4 sur 4 – L’ère des fornicatrices)
Auteur : J. E. Morris
Date de parution : 1979
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de Le trône de chair

« LA PORTE-ESPRIT

— Une porte !
Pour se faire entendre au sein de la tourmente, il avait dû crier et coller ses lèvres à mon oreille.
Le déluge nous rendait avares de paroles. Sous mon justaucorps de cuir, à tel point imbibé d’eau qu’il pesait trois fois plus lourd que d’ordinaire, mon corps était parcouru de frissons. Bras serrés contre mes flancs, j’essayai de voir au-delà des rideaux de pluie qui me fouettaient pour me punir de mon audace. Un éclair illumina la berge de sa clarté blanchâtre. Un instant plus tard, le grondement du tonnerre résonna à l’intérieur de mon crâne et fit trembler le tertre sur lequel je me trouvais. »

Extrait de : J. E. Morris. « L’ère des fornicatrices – Le trône de chair. »

Le vent du chaos par J. E. Morris

Fiche de Le vent du chaos

Titre : Le vent du chaos (Tome 3 sur 4 – L’ère des fornicatrices)
Auteur : J. E. Morris
Date de parution : 1978
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de Le vent du chaos

« EN PORTANT LE DEUIL D’UN PASSÉ OUBLIÉ

Le hulion se maintenait à la hauteur de la fenêtre. Il battait des ailes et heurtait le panneau de verre de sa tête noire en forme de coin. Ses yeux jaunes aux pupilles fendues possédaient un éclat cruel, et ses crocs luisants avaient une longueur égale à celle de mon avant-bras.
Je hurlai.
Il rabattit contre sa tête ses oreilles frémissantes. La gueule béante révélant ses crocs dénudés, il heurtait sans cesse la fenêtre, en rugissant.
Je hurlai à nouveau et gagnai en une course titubante la paroi opposée de ma prison. Je martelai de mes poings les portes closes et me collai à leurs battants. Puis, en sanglotant, je pivotai sur moi-même pour faire face au fauve. »

Extrait de : J. E. Morris. « L’ère des fornicatrices – Le vent du chaos. »

L’ère des fornicatrices par J. E. Morris

Fiche de L’ère des fornicatrices

Titre : L’ère des fornicatrices (Tome 2 sur 4 – L’ère des fornicatrices)
Auteur : J. E. Morris
Date de parution : 1977
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de L’ère des fornicatrices

« ORS YRIS-TERA

Sous la clarté vermeille du soleil levant, le désert était une mer de sang coagulé, et le sol craquelé et nu évoquait un cadavre vitrifié. Le jour venait de vaincre la nuit et tous les animaux se mettaient à couvert, de crainte que le vampire céleste ne bût jusqu’à leur dernière goutte de vie.
Le vent sec du sud-ouest soufflait sur le désert, charriant d’immenses nuages de sable. Deracou, le souffle qui dévore, tel est le nom que lui donnent les Parsets. Le sable gémissant qu’il poussait devant lui récurait le fond asséché de cette ancienne mer. Il comblait chaque fissure et faisait apparaître un océan, de sable cette fois. Je demeurais aussi silencieuse que le désert qui repoussait les avances de Deracou. Le vent faisait valoir ses droits sur cette contrée et ne tarderait pas à revendiquer mon corps. »

Extrait de : J. E. Morris. « L’ère des fornicatrices – L’ère des fornicatrices. »

La grande fornicatrice de Silistra par J. E. Morris

Fiche de La grande fornicatrice de Silistra

Titre : La grande fornicatrice de Silistra (Tome 1 sur 4 – L’ère des fornicatrices)
Auteur : J. E. Morris
Date de parution : 1977
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu

Première page de La grande fornicatrice de Silistra

« LE CHALDRA DE LA MÈRE

Je suis Estri Hadrath diet Estrazi, autrefois Tenante du Puits Astria, sur la planète Silistra. J’ai tenté à trois reprises de faire le récit de mon histoire et j’ai été chaque fois contrainte de m’interrompre. Je suis certaine que cette tentative, la quatrième, sera couronnée de succès.
Peut-être avez-vous déjà entendu parler de Silistra, la planète qui a été le catalyseur de la révolution sexuelle de l’an 22704, en temps standard de la Fédération bipédique, où des sérums silistriens prolongent la vie et redonnent de la vitalité à presque tous les bipèdes. Il se peut que vous ayez fait appel aux services d’un télépathe, d’un devin, ou d’un lecteur mental de Silistra, ou encore que vous possé »

Extrait de : J. E. Morris. « L’ère des fornicatrices – La grande fornicatrice de Silistra. »

Hestia par C. J. Cherryh

Fiche d’Hestia

Titre : Hestia
Auteur : C. J. Cherryh
Date de publication : 1979
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu

Première page d’Hestia

« À travers la vitre ruisselante de pluie, on apercevait la navette dont la haute silhouette de métal surplombait les bâtiments sordides qui attendaient encore leur première couche de peinture. Brève apparition, elle se prolongerait aussi longtemps que l’Adam Jones resterait en orbite autour de la planète, quelques jours tout au plus, une halte dérisoire dans son interminable circuit des étoiles. Car la navette n’était qu’un appendice du grand vaisseau, le fragment provisoirement détaché d’un autre monde, un rêve fugitif dans cet univers de boue, de larmes et de sang que l’on appelait la cité. Elle avait pour nom La Nouvelle Espérance. La cité d’Hestia.
Sur Hestia, la pluie était une réalité presque quotidienne, faite d’horizons perpétuellement embrumés et d’objets aux contours indécis, brouillés, comme délavés, à force. La pluie. Elle s’accumulait en flaques de par les rues bosselées, suintait des maisons délabrées. Immuable, le ciel lourd et gris.  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Hestia. »

Le retour du phoenix par C. J. Cherryh

Fiche de Le retour du phoenix

Titre : Le retour du phoenix (Tome 2 sur 2 – Cycle du phoenix)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1995
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu

Première page de Le retour du phoenix

« L’avion amorça le virage à la verticale, signalant, sans erreur possible, la descente escarpée vers l’aéroport de Shejidan, piste nord. Cette arrivée, Bren la reconnaissait entre toutes, même les yeux fermés, dans l’état de somnolence où l’avait plongé une dose massive d’antalgiques. Son dernier regard à travers le hublot lui avait montré, entre les nuages clairsemés, le détroit de Mospheira. Son verre avait disparu. Le plateau, devant lui, avait été relevé.
Fracture de l’épaule, plusieurs côtes cassées et d’innombrables contusions : les chirurgiens avaient accompli des miracles en si peu de temps.
Le matin même, si toutefois il n’avait pas complètement perdu la notion du temps, le jeune homme s’était éveillé pour trouver à son chevet, non point Barb ou sa mère, mais un représentant des Affaires étrangères, si bavard que sa mémoire n’avait pas retenu la moitié des choses entendues… Il avait été question d’une convocation urgente du  »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle du phoenix – Le retour du Phoenix. »