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Night ocean par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Night ocean

Titre : Night ocean et autres nouvelles
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1988
Traduction : J.-P. Mourlon
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Night ocean

  • Night ocean avec R. H. Barlow
  • Souvenir
  • Nyarlathothep
  • Ex Oblivione
  • Ce qu’apporte la lune
  • Histoire du nécronomicon
  • Ibid
  • Bataille à la fin du siècle avec R. H. Barlow
  • Cosmos effondrés par H. Eggleston
  • Le piège avec H. S. Whitehead
  • Le défi d’outre-espace
  • Les chats d’Ulthar
  • Quelques souvenirs sur le Dr Johnson
  • Le peuple ancien
  • Douce Ermengarde ou Le coeur d’une paysanne par P. Simple
  • Les sortilèges d’Aphlar avec D. W. Rimel
  • Le livre de raison

Première page de Night ocean

« Je me rendis à Ellston Beach pour y goûter les plaisirs du soleil et de l’océan, mais aussi pour procurer un peu de repos à mon esprit fatigué. Cette petite ville vit du tourisme durant l’été, et, le reste de l’année, ne présente que des fenêtres vides. Je n’y connaissais personne, et il semblait peu probable d’y être dérangé par qui que ce soit. Ne désirant rien voir d’autre que les vagues venant battre la plage devant ma retraite temporaire, j’en étais ravi.
Je quittai la grande ville une fois achevé mon travail de tout l’été : la vaste peinture murale qui en était le résultat prenait désormais part au concours. En venir à bout m’avait pris le plus clair de l’année, et, une fois nettoyé le dernier pinceau, je décidai enfin de me préoccuper un peu de ma santé, et de chercher quelque temps le repos et la solitude. À vrai dire, ce n’est qu’au bout d’une semaine à la plage que je me souvins de l’œuvre dont le succès m’avait paru alors si important. Plus d’angoisse devant les multiples problèmes de couleur et d’ornementation ; plus de peur à l’idée de devoir concrétiser une image mentale, de parvenir cette[…] »

Extrait de : H. P. Lovecraft. « Night Ocean et autres nouvelles. »

Légendes et mythes de Cthulhu par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Légendes et mythes de Cthulhu

Titre : Légendes et mythes de Cthulhu
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1991
Traduction : C. Gilbert, F. Truchaud, G. Coisne, C. Boland-Maskens
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Légendes et mythes de Cthulhu

  • Les mangeuses d’espace par F. B. Long
  • Les chiens de Tindalos par F. B. Long
  • Talion par C. A. Smith
  • La pierre noire par R. E. Howard
  • La chose ailée sur le toit par R. E. Howard
  • L’héritier des ténèbres par C. A. Smith
  • Le feu d’Asshurbanipal par R. E. Howard
  • Ubbo-Sathla par C. A. Smith
  • Le visiteur venu des étoiles par R. Bloch
  • Epouvante à Salem par H. Kuttner
  • Au-delà du seuil par A. Derleth
  • L’habitant de l’ombre par A. Derleth
  • L’ombre du clocher par R. Bloch
  • Manuscrit trouvé dans une maison abandonnée par R. Bloch
  • On rôde dans le cimetière par J. V. Shea
  • Sueurs froides par R. Campbell
  • La cité soeur par B. Lumley
  • Le rempart de béton par B. Lumley
  • Ceux des profondeurs par J. Wade
  • Le retour des Lloigors par C. Wilson

Première page de Les mangeuses d’espace

« L’horreur arriva à Partridgeville par un jour où tout était noyé dans le brouillard.

Tout au long de l’après-midi, des amas de vapeurs venus de la mer avaient tournoyé et tourbillonné autour de la ferme et la pièce dans laquelle nous nous tenions était tout imprégnée d’humidité. La brume, passant sous la porte, montait en spirales et ses longs doigts mouillés avaient tant caressé mes cheveux qu’ils en étaient trempés. Les fenêtres aux vitres carrées étaient couvertes d’une buée aussi dense qu’une forte rosée ; l’air était lourd, chargé d’eau, incroyablement froid.

Je fixai mon ami d’un œil sombre. Il avait tourné le dos à la fenêtre et écrivait avec une sorte de rage. C’était un homme mince et de haute taille, au dos légèrement voûté, à la carrure exceptionnelle. De profil, son visage laissait une forte impression. Il avait le front large, le nez long, le menton un peu protubérant – un visage plein de force, de sensibilité, qui trahissait une nature extrêmement imaginative, tempérée par une intelligence critique tout à fait extraordinaire. »

Extrait de : H. P. Lovecraft. « Légendes du mythe de Cthulhu. »

L’abomination de Dunwich par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de L’abomination de Dunwich

Titre : L’abomination de Dunwich
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1997
Traduction : Y. Rivière, J. Papy et S. Lamblin
Editeur : J’ai lu

Sommaire de L’abomination de Dunwich

  • L’abomination de Dunwich
  • Je suis d’ailleurs
  • Les rats dans les murs
  • Le modèle de Pickman
  • La musique d’Erich Zann
  • Arthur Jermyn
  • Le molosse
  • La cité sans nom
  • La maison maudite

Première page de L’abomination de Dunwich

« Lorsqu’un voyageur qui parcourt le centre nord du Massachusetts se trompe de direction à l’embranchement de la barrière de péage d’Aylesbury, au-delà de Dean’s Corner, il se trouve dans une région étrange et désolée. Le terrain s’élève peu à peu, les murs de pierre bordés de broussailles se pressent de plus en plus vers les ornières de la route sinueuse et poussiéreuse. Les arbres des forêts semblent trop grands ; les herbes et les ronces manifestent une luxuriance qu’on leur voit rarement dans les pays défrichés. Par contre, les champs cultivés sont particulièrement rares et improductifs, tandis que les vieilles maisons éparses ont toutes le même aspect sordide et délabré. Sans savoir pourquoi, on hésite à demander son chemin aux figures noueuses et solitaires que l’on aperçoit de temps à autre sur une marche de seuil croulante ou dans une prairie déclive jonchée de rocs. Elles sont tellement silencieuses et furtives que l’on a l’impression de se trouver devant des êtres maudits avec lesquels mieux vaut n’avoir point de commerce. Parvenu en haut d’une côte, notre voyageur découvre les collines qui s’érigent au-dessus des bois profonds : alors son malaise indéfinissable s’accroît. Les sommets sont trop arrondis, trop symétriques, pour  »

Extrait de : H. P. Lovecraft. « L’abomination de Dunwich. »

Dagon par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de Dagon

Titre : Dagon et autres récits de terreur
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de parution : 1965
Traduction : P. Pérez
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Dagon

  • Dagon
  • Herbert West, réanimateur
  • La quête d’Iranon
  • Celephais
  • Polaris
  • La malédiction de Sarnath
  • Le bateau blanc
  • Les chats d’Ulthar
  • De l’au-delà
  • Le temple
  • L’arbre
  • Les autres dieux
  • L’alchimiste
  • La poésie et les dieux
  • La rue
  • Horreur à Red Hook
  • La transition de Juan Romero
  • Azatoth
  • Le descendant
  • Le livre
  • La chose dans la clarté lunaire
  • Hypnos
  • Le festival
  • Lui
  • L’étrange maison haute dans la brume
  • Dans les murs d’Eryx (écrit avec K. Sterling)
  • La bête de la caverne
  • Le clergyman maudit
  • La tombe

Première page de Dagon

« C’est dans un état bien particulier que j’écris ces mots, puisque cette nuit je ne serai plus.
Je me trouve sans le sou, au terme de mon supplice de drogué qui ne supporte plus la vie sans sa dose, et je ne puis endurer plus longtemps ma torture.
Je vais sauter par la fenêtre, me jeter dans cette rue sordide. Il ne faudrait pourtant pas croire que la morphine, dont je suis l’esclave, ait fait de moi un être faible ou dégénéré.
Lorsque vous aurez lu ces quelques pages hâtivement griffonnées, vous ne vous étonnerez pas – encore que vous ne puissiez jamais le comprendre parfaitement – que je me trouve devant cette unique alternative : l’oubli ou la mort. »

Extrait de : H. P. Lovecraft. « Dagon. »

Les clowns de l’Eden par A. Bester

Fiche de Les clowns de l’Eden

Titre : Les clowns de l’Eden
Auteur : A. Bester
Date de parution : 1974
Traduction : G. Abadia
Editeur : J’ai lu

Première page de Les clowns de l’Eden

« Je m’arrachai au Rivage des Bogues et rasai le Plateau Continental tandis que le pogo faisait des sauts de périscope pour essayer de garder ma trace. Plaines sans fin de salines évoquant les steppes de la Russie centrale (musique de Borodine) ; monticules de sel où la nouvelle race de prospecteurs prospecte à la recherche de terres rares ; colonnes de vapeurs empoisonnées au levant, là où les stations de pompage vident un peu d’Atlantique en extrayant du deutérium pour les transferts d’énergie. La plupart des combustibles fossiles ont disparu ; le niveau de la mer a baissé de soixante centimètres. Le progrès.
J’essayais de gagner le repaire de Herb Wells. Il a mis au point une technique pour le recyclage de l’or (dédaigné de nos jours au profit du plastique) et passe son temps à fourguer dans le passé des tonnes de lingots avec une machine à détraquer le temps  »

Extrait de : A. Bester. « Les clowns de l’Eden. »

Ténèbres sur Diamondia par A. E. van Vogt

Fiche de Ténèbres sur Diamondia

Titre : Ténèbres sur Diamondia
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1972
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page de Ténèbres sur Diamondia

«  Des pensées grises, sous un ciel gris, lut Morton… 
Au delà des toits assombris de la Nouvelle Naples Christomena voyait de sa fenêtre le sommet du Vésuve II cracher et fumer inlassablement. Elle laissait ses idées prendre forme dans le lointain, dans les volutes de fumée, comme une personne qui cherche des images dans les flammes dansantes d’un feu de bois. »
Il interrompit sa lecture parce que la voiture plongeait et rebondissait brusquement dans un trou d’obus ; et d’ailleurs depuis son arrivée sur Diamondia VI il ne parvenait pas à  »

Extrait de : A. E. van Vogt. « Ténèbres Sur Diamondia. »

Rencontre cosmique par A. E. van Vogt

Fiche de Rencontre cosmique

Titre : Rencontre cosmique
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1979
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page de Rencontre cosmique

« L’objet qui tombait commença à empiéter sur le temps terrestre et à pénétrer dans un site terrestre.
La date : 1704.
Le lieu : Le ciel au-dessus de la mer des Antilles par un après-midi étouffant et moite.
Dans la mer au-dessous naviguait un vaisseau toutes voiles dehors dont la toile blanche reflétait le soleil ardent. Le navire n’apparut d’abord que comme un minuscule point brillant sur l’immensité liquide et sombre. S’il avançait, si ses voiles gonflées le poussaient réellement, ce ne fut visible à aucun des quelques moments pendant lesquels l’objet tomba du bord externe de l’atmosphère vers les vagues.
Avec tant de reflets de soleil scintillant partout, l’humidité contenue dans la partie inférieure de  »

Extrait de : A. E. van Vogt. « Rencontre cosmique. »

Les opérateurs humains par A. E. van Vogt

Fiche de Les opérateurs humains

Titre : Les opérateurs humains
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1949
Traduction : B. Martin et J. P. Carasso
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Les opérateurs humains

  • Les opérateurs humains (en collaboration avec Harlan Ellison)
  • La jungle de Mira
  • Humains, go home !
  • Accomplissement
  • Lui
  • L’homme filtrant

La première page de Les opérateurs humains

« Nef : le seul endroit.
Nef dit que je dois être délabré aujourd’hui à midi. Alors me voilà déjà en peine.
Cela paraît injuste de devoir être délabré trois pleines journées avant la séance mensuelle de rigueur. Mais depuis longtemps j’ai appris à ne plus demander à Nef de m’expliquer les questions personnelles.
Je sens qu’aujourd’hui c’est différent ; il se passe des choses. J’ai enfilé de bonne heure la combinaison spatiale et je suis sorti… ce qui n’est pas courant. Mais la poussière météorique a sérieusement endommagé un écran, et maintenant je suis là, en train de le remplacer. Nef dirait que je me conduis mal car, en faisant mon travail, je lance de petits coups d’œil autour de moi. Je n’oserais pas dans les zones interdites de l’intérieur. J’ai remarqué quand j’étais encore gamin que Nef semble être moins au courant de ce que je fais quand je suis à l’extérieur. »

Extrait de : A. E. Van Vogt. « Les opérateurs humains. »

Les monstres par A. E. van Vogt

Fiche de Les monstres

Titre : Les monstres
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1965
Traduction : D. Vergain
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Les monstres

  • Autre chose que des hommes morts
  • L’ordre ultime
  • Le village enchanté
  • Dissimulation
  • La créature de la mer
  • Résurrection
  • Le caveau de la bête

Première page de Les monstres

« AUTRE CHOSE QUE DES HOMMES MORTS

« L’épave brisée d’un baleinier découverte dans le nord de l’Alaska. »
29 juin 1942 – L’épave du baleinier Albatros, complètement fracassée, a été découverte aujourd’hui par un navire patrouilleur américain dans le détroit de Behring. Il semble que l’équipage se soit volatilisé. Les autorités navales sont intriguées par le fait que le pont et les flancs de la goélette ont été défoncés comme sous des coups formidables, provoqués « ni par des bombes, ni par des torpilles, ni par des obus, ni par aucune autre arme ennemie », selon les termes du rapport. Les fourneaux des cuisines étaient, paraît-il, encore chauds et, étant donné qu’aucune tempête n’a eu lieu depuis trois semaines dans cette région, rien ne semble expliquer ce fait.
L’Albatros avait appareillé d’un port de la côte ouest des Etats-Unis au mois de mars, sous le com- »

Extrait de : A. E. Van Vogt. « Les Monstres. »

Le silkie par A. E. van Vogt

Fiche de Le silkie

Titre : Le silkie
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1969
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu

Première page de Le silkie

« Les rues de la ville haïtienne avaient été douloureusement brûlantes sous les pieds de Marie ; elle avait eu l’impression de marcher sur des plaques de métal surchauffées. Il faisait plus frais dans le jardin mais elle venait de quitter l’ombre des arbres et avançait en plein soleil vers le vieillard assis. Maintenant, il riait désagréablement, montrant ses fausses dents blanches trop régulières.
— Avancer de l’argent pour renflouer un vaisseau englouti avec son trésor ? Vous me prenez pour un imbécile !
Il rit encore, puis il la considéra entre ses paupières d’un regard lascif et fatigué. Il ajouta :
— Naturellement, si un joli brin de fille comme vous était très gentille avec un vieil homme…
Il attendait, assis au soleil comme un crapaud ridé, imprégnant de chaleur des os qui ne semblaient plus capables de se réchauffer eux-mêmes. Malgré le soleil, il frissonna comme s’il avait froid. »

Extrait de : A. E. Van Vogt. « Le Silkie. »