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Melodie ou la dame enchaînée 1 par P. Anthony

Fiche de Melodie ou la dame enchaînée 1

Titre : Melodie ou la dame enchaînée 1 (Tome 2 sur 4 – Constellations)
Auteur : P. Anthony
Date de parution : 1978
Traduction : S. Manfrédo
Editeur : L’Atalante

Première page de Melodie ou la dame enchaînée 1

« PROLOGUE

Le garde du service de sécurité était jeune, frais émoulu de l’académie de l’espace la plus rigoriste, et c’était un humain. Ce qui signifiait presque automatiquement des problèmes. Selon les acolytes du Temple du Tarot cosmique, la couleur de Gaz correspondait, pour d’excellentes raisons, à la sphère Sol et à l’art qu’elle déployait pour poser des problèmes. Il ne fallait pas s’étonner que cette couleur fût symbolisée par l’Épée de la guerre, malgré les efforts de certains pour la redéfinir en « scalpel de la science », un bel euphémisme.
Pourtant, il faut préciser pour la défense de ce garde solaire, dont le nom doit rester secret, qu’il agit en parfait accord avec sa nature et sa formation. L’ensemble du règlement était imprimé dans sa conscience ; il prit sa décision de manière instinctive. Selon la règle du Manuel, il avait raison. »

Extrait de : P. Anthony. « Constellations – Mélodie ou la Dame enchaînée 1. »

Silex ou le messager 2 par P. Anthony

Fiche de Silex ou le messager 2

Titre : Silex ou le messager 2 (Tome 1 sur 4 – Constellations)
Auteur : P. Anthony
Date de parution : 1977
Traduction : S. Manfrédo
Editeur : L’Atalante

Première page de Silex ou le messager 2

« LA QUEUE DE LA PETITE OURSE

 avis sujet kirlian transféré vers sphère polaris agent demeure indisponible 
— polaris est la sphère la plus avancée de cette région ! préparez un autre agent élimination immédiate du sujet essentielle —
 mise en garde facteurs locaux rendent infiltration difficile sauf pour agent de haut niveau kirlian expérimenté 
— quels facteurs ? —
 philosophie polarienne de circularité présence culte du tarotisme système de la dette excellents réseaux de renseignements 
— ces mêmes facteurs n’inhiberont-ils pas la mission de l’entité sujet ? —
 affirmatif  »

Extrait de : P. Anthony. « Constellations – Silex ou le Messager 2. »

Silex ou le messager 1 par P. Anthony

Fiche de Silex ou le messager 1

Titre : Silex ou le messager 1 (Tome 1 sur 4 – Constellations)
Auteur : P. Anthony
Date de parution : 1977
Traduction : S. Manfrédo
Editeur : L’Atalante

Première page de Silex ou le messager 1

« PROLOGUE

« Nous avons établi que ce corps, sans conteste humain, est habité par une créature d’un autre monde, déclara le ministre des Sphères étrangères. L’intensité de son champ Kirlian est très élevée, de l’ordre de quatre-vingts fois la norme humaine, et son halo diffère de tout ce que nous connaissons. Par conséquent, nous confirmons ses dires : il est bien l’envoyé d’une autre sphère. »
Les ministres du Conseil impérial de la Terre examinèrent cette situation nouvelle. L’individu n’avait rien de particulier. C’était un homme de taille normale, d’une trentaine d’années et en bonne santé ; on ne remarquait aucun rayonnement insolite dans ses yeux, aucune nuance surprenante dans son expression. Pas même une aura. C’était un homme ordinaire… avec un tatouage étincelant au poignet droit. »

Extrait de : P. Anthony. « Constellations – Silex ou le Messager 1. »

Gloriana 2 par Michaël J. Moorcock

Fiche de Gloriana 2

Titre : Gloriana ou la reine inassouvie 2
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1978
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante

Première page de Gloriana 2

« Où Lord Montfallcon commence à redouter un retour de la terreur et la reine à contester la valeur du mythe de la vertu
 
« CELA fait treize ans que je n’ai pas vu autant de sang », dit Lord Montfallcon avec froideur.
Il abaissa les yeux sur la tête de Lady Mary Perrott, à demi détachée du tronc, et sur l’épée de Sir Tancred, l’arme du crime. Il était triste, non pour la jeune femme qui avait trouvé une mort horrible ni pour l’infâme Sir Tancred, mais pour l’avenir de son grand rêve. On découvrait le vice sous le heaume de la chevalerie. Il en voulait à la fois au meurtrier et à la victime qui mettaient si dangereusement en péril l’harmonie qu’il avait maintenue avec tant de constance depuis l’accession de Gloriana sur le trône.
Lord Ingleborough suffoquait dans sa tenue d’apparat ; son casque et son plastron lui comprimaient la gorge et la poitrine, et le menaçaient d’une nouvelle attaque cardiaque ; il se demandait encore ce qui s’était passé »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Gloriana 2. »

Gloriana 1 par Michaël J. Moorcock

Fiche de Gloriana 1

Titre : Gloriana ou la reine inassouvie 1
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1978
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante

Première page de Gloriana 1

« LE palais est aussi grand qu’une ville moyenne, car au cours des siècles les communs, les pavillons, les hôtelleries, les manoirs des seigneurs et dames d’honneur ont été reliés par des ambulatoires, ambulatoires recouverts les uns après les autres d’un toit ; ainsi çà et là trouve-t-on des corridors à l’intérieur d’autres corridors, tels des conduits dans un tunnel, des maisons dans des salles, ces salles dans des châteaux, ces châteaux dans des cavernes artificielles, le tout à nouveau coiffé de toits de tuiles d’or, de platine, d’argent, de marbre et de nacre ; si bien que le palais s’embrase de mille couleurs à la lumière du soleil tandis qu’il chatoie sous la lune. La masse ondoyante des murs et des toits semble portée par des flots majestueux d’où émergent tours et minarets, pareils aux mâts et aux coques de navires en perdition. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Gloriana 1. »

Le chaland d’or par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le chaland d’or

Titre : Le chaland d’or
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1979
Traduction : I. Pavoni
Editeur : L’Atalante

Première page de Le chaland d’or

« TOUT EN HAUT DE LA VILLE se dressait une cathédrale ; ses galeries obscures et oubliées retentissaient des plaintes d’enfants aveugles. Dans le manoir en contrebas, deux amoureux insouciants esquissèrent quelques pas de danse, des marionnettes en guise de partenaires, et finalement se réconcilièrent. Des hommes plastronnaient dans les rues, d’auberge en auberge ; ils buvaient à la bouteille et déposaient en garantie, une à une, les pièces de leurs habits dans les rayons appropriés des mastroquets. Lorsque vint l’aube, on entendait toujours les plaintes des enfants et les amoureux dansaient encore, mais les hommes étaient rentrés chez eux. Jephraim Tallow s’éveilla et se passa les doigts dans la bouche : pour la première fois depuis des mois, il n’y avait pas de sang. 
Il se dirigea, tout nu, vers le miroir pour y examiner la singularité de son anatomie – d’autant plus remarquable à présent que son nombril n’y était plus. Le saignement avait disparu, son nombril aussi. Tallow médita sur cette découverte puis, le sourcil froncé, retourna se coucher. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Le chaland d’or. »

Les rives du crépuscule par Michaël J. Moorcock

Fiche de Les rives du crépuscule

Titre : Les rives du crépuscule
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1966
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de Les rives du crépuscule

« QUAND elle apprit à son père qu’elle était enceinte, il réagit ainsi : « Il va falloir se débarrasser du fœtus. » Mais presque aussitôt, une idée fascina son esprit morbide et introverti : laisser la grossesse aller à son terme ; alors, il mit le bras autour des douces épaules de sa fille et lui murmura : « Néanmoins, il est mal d’ôter la vie, étant donné surtout sa rareté dans notre région du monde. Voyons si l’enfant parvient à vivre après la naissance. Que la nature décide… »
 
Ils habitaient une tour baroque dans la région crépusculaire. Vieille de plusieurs siècles, toute de fibre de verre et d’acier, cette tour, œuvre d’un architecte néonaturaliste, présentait des lignes asy »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Les rives du crépuscule. »

Voici l’homme par Michaël J. Moorcock

Fiche de Voici l’homme

Titre : Voici l’homme (Tome 1 sur 2 – Karl Glogauer)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1968
Traduction : M. Renaud, P. Versins
Editeur : L’Atalante

Première page de Voici l’homme

« La machine temporelle est une sphère pleine d’un fluide laiteux dans lequel flotte le voyageur, enveloppé d’une combinaison caoutchoutée, respirant à l’aide d’un masque relié à un tuyau menant à la paroi de l’appareil.
La sphère se fêle à l’atterrissage, et le fluide se répand, absorbé par la poussière. La sphère se met à rouler, cahotant sur les rochers et le sol dénudés.

Oh, Jésus ! Oh, Dieu !
Oh, Jésus ! Oh, Dieu !
Oh, Jésus ! Oh, Dieu !
Oh, Jésus ! Oh, Dieu !
Oh, Jésus ! Oh, Dieu !
Christ ! Que m’arrive-t-il ?
Je suis foutu. Je suis perdu.
Cette saloperie ne marche pas.
Oh, Jésus ! Oh, Dieu ! Quand donc ce foutoir cessera-t-il de cahoter ?

Karl Glogauer se recroqueville cependant que descend le niveau du liquide, et il coule jusqu’au plastique protecteur qui double l’intérieur de la machine. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Karl Glogauer – Voici l’homme. »

La fille de la voleuse de rêves par Michaël J. Moorcock

Fiche de La fille de la voleuse de rêves

Titre : La fille de la voleuse de rêves (Tome 4 sur 4 – Von Bek)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 2001
Traduction : M. Pagel
Editeur : L’Atalante

Première page de La fille de la voleuse de rêves

« LES RÊVES VOLÉS

JE M’APPELLE Ulric, Graf von Bek, et je suis le dernier représentant de ma lignée terrestre. Enfant de santé délicate, frappé d’albinisme, ce mal héréditaire, je naquis et grandis à Bek, en Saxe, au tout début du siècle. Je fus éduqué pour gouverner notre province avec sagesse et justice, pour préserver le statu quo, dans la meilleure tradition de l’Église luthérienne.
Ma mère mourut en me mettant au monde. Mon père périt dans un terrible incendie au cours duquel notre tour ancestrale fut en partie détruite. Mes frères, tous bien plus âgés que moi, faisaient carrière dans la diplomatie militaire à l’étranger : l’héritage, songeait-on, reposerait donc sur mes épaules. On ne s’attendait pas à ce que je désire exposer plus que nécessaire mes étranges yeux rubis  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Von Bek – La Fille de la Voleuse de Rêves. »

La cité des étoiles d’automne par Michaël J. Moorcock

Fiche de La cité des étoiles d’automne

Titre : La cité des étoiles d’automne (Tome 2 sur 4 – Von Bek)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1986
Traduction : M. Michaud
Editeur : L’Atalante

Première page de La cité des étoiles d’automne

« Dans lequel je prends congé de Paris, du Romanesque
et de la Cause radicale.

 
N’EUT ÉTÉ la Terreur qui s’était emparée de la France en 1793, et qui m’amena à fuir Paris, je n’aurais jamais pu connaître un merveilleux amour, ni m’aventurer jusqu’à la Cité des Étoiles d’Automne où, avec mon intelligence, mon épée et ce qui me restait de foi, je me remis à combattre pour l’avenir de l’humanité aux dépens du mien propre.
Le jour où Tom Paine, sur l’ordre même de Robespierre, fut emprisonné, je décidai enfin de tourner le dos à mes idéaux révolutionnaires. Alors que je passais un moment agréable en compagnie de  »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Von Bek – La Cité des Étoiles d’Automne. »