Étiquette : Le Bussy
Chatinika par Alain Le Bussy

Fiche de Chatinika
Titre : Chatinika (Tome 1 sur 4 – Chatinika)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1995
Editeur : Fleuve noir
Première page de Chatinika
« Dehors, le vent soufflait avec rage. Il était glacé, plein de la froidure des plaines orientales, et son hululement vous forçait à parler très haut, sans pouvoir être compris au-delà de trois pas. Le froid de l’hiver perçait les épais murs du château, s’insinuant par les fenêtres pourtant obturées de lourdes tapisseries. Les moins frileux se couvraient de grosses pelisses et se serraient autour des feux où les serviteurs jetaient les bûches par brassées entières ; les frileux ne quittaient que pour quelques instants leur lit où ils disparaissaient sous un amas de couvertures.
Même Nial’Ha, qui venait pourtant des Montagnes Orientales et savait ce qu’était un véritable hiver, ne pouvait négliger ce froid.
Cependant, il s’efforçait de ne pas le manifester trop ouvertement, pour pouvoir continuer à toiser de son regard vaguement méprisant d’homme vrai les courtisans qui se massaient dans la grande salle, l’une des rares pièces du château avec les appartements royaux et les cuisines à connaître l’avantage d’un âtre régulièrement alimenté. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Chatinika – Chatinika. »
Envercoeur par Alain Le Bussy
Fiche de Envercoeur
Titre : Envercoeur (Tome 13 sur 13 – Aqualia)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1993
Editeur : Fleuve noir
Première page de Envercoeur
« La Dévoreuse était agitée par un vent mauvais, l’un de ces vents irréguliers qui devenaient heureusement de plus en plus rares mais rappelaient à ceux qui avaient vécu ces temps troublés le passage d’Octa trop près d’Aqualia. Au fil des cycles, la planète maléfique avait retrouvé sa place parmi les astres lointains, mais cette fois, on se souviendrait d’elle durant longtemps et les Scientistes avaient calculé – avec une marge d’erreur de quelques cycles – le moment de son retour. On s’était alors partout efforcé de répandre cette notion dans la population afin que les hommes, dans vingt générations environ, ne soient pas pris de court par les événements.
Les Scientistes avaient pu se livrer à ces calculs car la vie étant redevenue paisible ou presque, ils n’avaient plus été confinés dans les tâches liées à la survie immédiate. Ça, c’était positif. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Envercœur – Aqualia. »
Tremblemer par Alain Le Bussy
Fiche de Tremblemer
Titre : Tremblemer (Tome 9 sur 13 – Aqualia)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1993
Editeur : Fleuve noir
Première page de Tremblemer
« Aqualia, un monde presque entièrement couvert par une mer peuplée de monstres, appelée La Dévoreuse.
Pour survivre, la petite colonie humaine regroupée sur trois minuscules îles n’a pas le choix. Son sort dépend des immenses plates-formes volantes qui moissonnent les flots hostiles et des deltas qui, chaque jour, prennent leur envol pour repérer les tapis d’algues flottantes qui constituent la principale ressource naturelle d’Aqualia.
Carvil, ancien Pilote de delta, qui a perdu une jambe jadis en tombant dans la Dévoreuse et qui ne cesse d’être hanté par le souvenir de l’accident, a pu sauver de plusieurs dangers l’Extase, la plate-forme à bord de laquelle il était devenu Apponteur.
Il y a d’abord eu l’attaque par une autre plate-forme, la Vindicte, qui voulait s’emparer d’un tapis découvert par les pilotes de l’Extase. Dans l’affrontement, le Noë du navire et son Premier Scientiste ont été enlevés par l’adversaire. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Tremblemer – Aqualia. »
Deltas par Alain Le Bussy

Fiche de Deltas
Titre : Deltas (Tome 8 sur 13 – Aqualia)
Auteur : Alain Le Bussy
Date de parution : 1992
Editeur : Fleuve noir
Première page de Deltas
« — Vire ! Vire au vent !
Carvil s’époumonait en vain, il le savait, mais ça le soulageait. Ses mains étaient douloureuses à force de serrer la mince rambarde qui le séparait du vide et il prit brusquement conscience du fait que tout son corps formait un bloc dur, aussi dur que son pilon, et s’ancrait sous l’effet de la tension dans les lames du pont. Il ne comprenait pas pourquoi le planeur avait pris cette ligne d’approche. La plate-forme se maintenait depuis près d’une heure à quelques centaines de mètres d’une soufflante afin que les engins puissent profiter du puits ascensionnel pour regagner son altitude.
Carvil avait été alerté quand la vigie avait signalé le retour du vol du matin et avait regagné à l’aise son poste d’Apponteur, tout en doutant de l’utilité de sa présence sur place : ou bien les pilotes se poseraient sans difficulté, ou bien ils rateraient la plate-forme et plongeraient vers la Dévoreuse. Mais la coutume était là, et, en outre, sa fonction était tout ce qui lui restait depuis l’accident. »
Extrait de : A. Le Bussy. « Deltas – Aqualia. »
Alain Le Bussy

Présentation de Alain Le Bussy :
Alain Le Bussy (1947-2010) est une figure marquante de la science-fiction francophone, salué pour sa prolifique production et son rôle d’animateur infatigable du milieu. Né à Liège le 18 mars 1947, il a cultivé dès son plus jeune âge une passion pour la science-fiction.
Après des études en sciences politiques et sociales, il travaille dans les ressources humaines, mais sa véritable vocation reste l’écriture. Il s’implique activement dans le fandom, participe à des conventions de science-fiction, et publie même son propre fanzine, Xuensè, qui connaîtra près de 60 numéros.
C’est toutefois à partir de 1992 que sa carrière d’écrivain prend son envol. Son roman Deltas, publié au Fleuve noir, reçoit le prestigieux prix Rosny aîné en 1993. Ce succès marque le début d’une période d’intense production, avec la publication de trois à quatre romans par an dans divers genres littéraires, allant du space opera au fantastique, en passant par le polar et la littérature d’aventure pour adolescents.
En 1999, il profite d’une option de pré-retraite pour se consacrer entièrement à sa passion. En plus du prix Rosny aîné, il est récompensé deux fois par le prix Septième Continent pour ses nouvelles « Les Lois du hasard » (1992) et « Craqueur » (1995). En 1995, il est également élu « Best European Author » à l’Eurocon de Glasgow, une reconnaissance de son influence au niveau européen.
Alain Le Bussy s’éteint le 15 octobre 2010, laissant derrière lui une œuvre abondante de plusieurs dizaines de romans et plus de 200 nouvelles. Ses amis du monde de la SF le surnommaient affectueusement « l’homme qui écrit plus vite que son ombre », un hommage à sa créativité et à sa productivité exceptionnelles.
Livres de Alain Le Bussy :
Aqualia :
- Dilterre
- Cercacier
- Colocta
- Chercheau
- Doublell
- Roulebéton
- Plongemor
- Deltas (1992)
- Tremblemer (1993)
- Carvile
- Cielengin
- Terregair
- Envercoeur (1993)
Chatinika :
- Chatinika (1995)
- Le dieu avide (1996)
- La route du sud (1998)
- Le maître d’Iquand (1999)
Équilibre :
- Équilibre (1997)
- Le mendiant de Karnathok (1999)
Yorg :
- Yorg de l’île (1995)
- Rork des plaines (1995)
- Hou des machines (1995)
- Jana des couloirs (1996)
- Jorvan de la mer (1996)
- Djamol de Kîv (1996)
- Koùm des sauteurs
- José de l’Ogistique
- Pavlina des Nobyles
- Dottac de la garde
- Norrika des Nukks
- Lhersed de l’or rare
- Dong-Tzé des Tchings
Déraag (1993)
Garmalia (1994)
Jouvence (2007)
Nexus de feu (1998)
Nouvelles.net (????)
Piège vital (2009)
Quête impériale (1994)
Soleil fou (1995)
Ultima (2005)
Pour en savoir plus sur Alain Le Bussy :
La page Wikipédia sur A. Le Bussy
La page Noosfere sur A. Le Bussy
La page isfdb de A. Le Bussy
Aux douze vents du monde par U. Le Guin
Fiche d’Aux douze vents du monde
Titre : Aux douze vents du monde
Auteur : U. Le Guin
Date de parution : 2018
Traduction : J. Bailhache, P.-P. Durastanti, A. Le Bussy, L. Murail, H.-L. Planchat, J. Polanis, J.-P. Pugi, C. Saunier, N. Zimmermann
Editeur : Bélial
Sommaire d’Aux douze vents du monde
- Le collier de Semlé
- Avril à Paris
- Les maîtres
- La boîte d’ombre
- Le mot de déliement
- La règle des noms
- Le roi de Nivôse
- Voyage
- Neuf existences
- Les choses
- La forêt de l’oubli
- Plus qu’un vaste empire
- Etoile des profondeurs
- Le champ de vision
- Le chêne et la mort
- Ceux qui partent d’Omelas
- A la veille de la révolution
Première page de La collier de Semlé
« Comment discerner la légende de la réalité sur des mondes dont tant d’années nous séparent ? – planètes sans nom que leurs habitants appellent le Monde, planètes sans histoire dont les mythes se nourrissent du passé, à telle enseigne qu’un explorateur revenant après quelques années d’absence s’aperçoit que ses actions antérieures sont devenues des postures divines. La déraison assombrit cette brèche creusée dans le temps et annihilée par nos vaisseaux aussi rapides que la lumière, et dans les ténèbres l’incertitude et la démesure poussent comme des herbes folles.
Raconter, avec quelques années de recul, l’histoire d’un homme, simple ethnologue de la Ligue découvrant un monde de cette sorte, anonyme et mal connu, équivaut à travailler tel l’archéologue qui, parmi les ruines millénaires, tantôt lutte contre un enchevêtrement touffu de feuilles, de fleurs, de branchages et de vigne sauvage pour tomber soudain, brillante trouvaille, sur quelque objet géométrique, roue ou pierre angulaire polie, tantôt franchit une porte ensoleillée que rien ne distingue des autres pour voir jaillir dans l’obscurité le scin- »
Extrait de : U. Le Guin. « Aux douze vents du monde. »