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La voleuse de la nuit par Holly Black

Fiche de La voleuse de la nuit

Titre : La voleuse de la nuit (Tome 2 sur 2 – Le livre de la nuit)
Auteur : Holly Black
Traduction : M. Pagel
Date de parution : 2025
Editeur : De Saxus

Première page de La voleuse de la nuit

« À Easthampton, la plupart des usines désaffectées depuis bien longtemps ressuscitaient peu à peu grâce à des promoteurs. De leurs carcasses desséchées surgissaient appartements et bureaux, écoles du cirque, brasseries hydroponiques, entrepôts pour merchandising de BD en ligne, dispensaires de marijuana, et salles d’exposition d’artisans avec plans de travail en ciment. Quelques-unes demeuraient toutefois intouchées – des squelettes de briques dominant les arbres et le fleuve, à l’intérieur obscur, encombré de clous rouillés et d’ordures.

Pas le genre d’endroit où Charlie Hall brûlait de s’aventurer, seulement armée d’un couteau, d’une lampe torche et d’un immense ressentiment, à la recherche d’une Furie dangereuse.

Son domaine était le mensonge et l’escroquerie, pas le combat. »

Extrait de : H. Black. « La Voleuse de la Nuit – Le Livre de la Nuit. »

Le livre de la nuit par Holly Black

Fiche de Le livre de la nuit

Titre : Le livre de la nuit (Tome 1 sur 2 – Le livre de la nuit)
Auteur : Holly Black
Traduction : M. Pagel
Date de parution : 2022
Editeur : De Saxus

Première page de Le livre de la nuit

« N’importe quel enfant peut être poursuivi par son ombre. Il n’a pour cela qu’à courir droit vers le soleil lors d’une chaude après-midi. Tant qu’il continue de bouger, elle reste juste derrière lui. Il peut bien faire volte-face et tenter de la poursuivre, mais, aussi vite que s’activent ses jambes potelées, elle demeure toujours hors de sa portée.

Rien de tel avec cet enfant-ci.

Alors qu’il court dans un champ semé de pissenlits, riant, criant, ses doigts se referment sur une silhouette qui ne devrait pas être matérielle, une silhouette qui ne devrait pas tomber avant lui dans le trèfle et la mauvaise herbe, une silhouette avec laquelle il ne devrait pas pouvoir lutter et qu’il ne devrait pas pouvoir plaquer au sol.

Plus tard, assis dans la fraîcheur moussue au pied d’un érable, le garçon tente de percer du bout d’un canif la pulpe de son annulaire – mais se détourne pour ne pas voir. Le premier coup n’entame pas la peau. Le deuxième non plus. C’est seulement la troisième fois, quand la frustration surpasse la peur, qu’il frappe assez fort pour se couper. »

Extrait de : H. Black. « Le Livre de la Nuit. »