Étiquette : Les pirates de l’espace
Les sirènes d’Almadia par Philippe Randa
Fiche de Les sirènes d’Almadia
Titre : Les sirènes d’Almadia (Tome 3 sur 3 – Les pirates de l’espace)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1987
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les sirènes d’Almadia
« C’est ma première escale sur Tamal, à cause d’un réacteur grillé de mon vaisseau. J’aurais quand même pu tenter de continuer ma route, mais risquais alors d’endommager mon moteur.
En cas de panne totale, l’Étoile d’Ys n’aurait plus été qu’une épave. Il m’aurait fallu attendre de croiser la route d’un autre vaisseau et celui-ci n’aurait peut-être pas accepté de me remorquer. De plus, s’il s’était agi d’un vaisseau de la Garde fédérale, j’étais bon pour un contrôle d’identité auquel je ne tiens pas du tout. Pourtant mon bracelet magnétique au nom de Brom Steuqueur est suffisamment bien fabriqué pour résister aux contrôles de routine dans les spatiodromes et à une bonne partie des ordinateurs utilisés par les Sûretés urbaines.
Tout de même, moins il sera vérifié, mieux ce sera.
Je sors des ateliers du spatiodrome alors qu’il est vingt et une heures, heure terrienne ! Ma rage doit se voir à des kilomètres. J’attendais le devis des réparations depuis mon arrivée en fin de matinée et outre une note astronomique, celles-ci vont demander deux jours. Me voici bloqué sur cette foutue planète, alors que Marvel m’attend sur Thomas du Centaure. »
Extrait de : Ph Randa. « Les sirènes d’Almadia – Les pirates de l’espace. »
Le diable soit avec nous ! par Philippe Randa
Fiche de Le diable soit avec nous !
Titre : Le diable soit avec nous ! (Tome 2 sur 3 – Les pirates de l’espace)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le diable soit avec nous !
« J’ai trop bu d’alcool brun d’Ishar et flotte dans une ivresse euphorique. Un petit rire m’échappe. Où ai-je commencé à boire ? Je ne sais plus… J’émerge péniblement.
Plus beaucoup de monde dans la taverne de Solbatan. Au comptoir, un couple bavarde en terminant une bouteille de champagne ; du champagne terrien. Je connais ses prix, elle va leur coûter une fortune. Moi-même dois sans doute une belle somme.
Je porte mon verre à mes lèvres au moment où Mickey d’Artis entre. Pas très grand, toujours vêtu d’une combinaison rouge, un visage ridé avec de longs cheveux terminés en tresses, il avance vers moi avec un large sourire.
Je veux me mettre debout pour lui donner l’accolade, mais me retiens précipitamment à la table pour ne pas m’étaler. Saleté d’alcool ! Mickey éclate de rire :
— Tu en tiens une sévère, dis donc !
Il me tape amicalement sur l’épaule et je me laisse retomber dans mon fauteuil. »
Extrait de : Ph Randa. « Le diable soit avec nous ! – Les pirates de l’espace. »
Les contrebandiers du futur par Philippe Randa

Fiche de Les contrebandiers du futur
Titre : Les contrebandiers du futur (Tome 1 sur 3 – Les pirates de l’espace)
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les contrebandiers du futur
« Le déclic sec du panneau coulissant me fait lever la tête. Une ouverture de soixante centimètres de côté est apparue dans le mur en face de moi ; je quitte ma couchette pour aller retirer le plateau du repas. Dès que je l’ai en main, le panneau se referme. Dans dix minutes, il se rouvrira. À ce moment-là, je devrai avoir terminé. Si je ne le remettais pas en place, des gardes viendraient et demain, on me servirait un simple bol de soupe.
Le régime carcéral n’est pas inhumain, mais les moindres velléités de révolte ou de manifestation de mauvaise humeur sont immédiatement sanctionnées.
Viande hachée, accompagnée de jasiane frite, un légume propre à Valmon qui rappelle le poireau terrien. Je n’en suis pas grand amateur, comme je ne raffole pas non plus de la gelée d’oseille servie en entrée.
En soupirant, je pose le plateau sur la tablette encastrée dans le mur et m’assois sur le banc scellé. J’ai été arrêté il y a deux jours seulement, mais j’ai l’impression d’être là depuis une éternité. On m’a retiré ma montre et tant que je n’aurai pas été jugé, dans « trois ou quatre jours » m’a-t-on laissé entendre, je n’ai droit ni aux visites, ni aux promenades. »
Extrait de : Ph Randa. « Les contrebandiers du futur – Les pirates de l’espace