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Périls sur Mû par Philippe Randa

Fiche de Périls sur Mû
Titre : Périls sur Mû
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Périls sur Mû
« Je me suis ancré dans la baie de La Pérouse, entre le débordement de la zone des cavernes et le groupe de statues de Te Pito Kura. La visite de l’île de Pâques m’a impressionné, je dois l’admettre. Je n’ai pourtant pas l’âme d’un chercheur avide.
Pour le moment, je me laisse dorer au soleil sur le pont avant de mon bateau l’Astrée. Dix mètres de long, conçu pour quatre ou cinq passagers, je le conduis seul.
Je bâille et allume une Pall Mall lorsque j’entends un bruit de rames dans l’eau. Je me relève pour m’approcher du bastingage. Un homme est debout dans un canot. Un homme aux cheveux blancs encore bien fournis. Le torse bronzé, juste vêtu d’un impeccable pantalon de toile claire, il semble beaucoup plus jeune que ses cheveux ne le laissent supposer. Lorsqu’il arrive à ma hauteur, il me sourit :
— François de Sterle ?
— Oui.
— Mon nom est Telgen Marlek. Puis-je monter ?
— Vous avez une échelle d’accostage à l’arrière.
— Merci.
Il se rassied pour reprendre ses rames. »
Extrait de : Ph Randa. « Périls sur Mû. »
Mission sur Terre par Philippe Randa

Fiche de Mission sur Terre
Titre : Mission sur Terre
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Mission sur Terre
« Xagomène me désigne l’homme étendu sur une haute table vernie. Un homme d’une trentaine d’années, brun, un visage allongé au front large, le nez droit et les lèvres sensuelles. Il possédait en outre de larges épaules, une taille fine et des jambes longues.
— Vous m’avez choisi un spécimen remarquable.
— Dans la mesure où cet homme est considéré comme beau sur la planète où l’on va vous envoyer. Nous n’avons pas eu le temps de chercher des points de comparaisons. Les canons de la beauté ne sont pas les mêmes partout, mais un gringalet ne constitue pas un idéal dans une civilisation.
Xagomène est plus grand que moi d’une bonne tête et ses cheveux sont tout blancs. Un homme de science, appartenant à ce titre au Conseil Suprême de Miraxa, notre planète.
Un homme de science et en même temps un chef puisqu’il a été désigné pour diriger cette expédition d’un genre assez particulier. On l’a choisi à la place de chefs d’escadre renommés… À la fois un bien et un mal, car ses décisions sont sans appel.
Lorsqu’il prend une décision, il engage le Conseil Suprême tout entier, mais je n’ai rien à lui reprocher. Pourtant, j’appartiens à l’état-major du vaisseau, et à ce titre je suis continuellement en contact avec lui.
Je remarque :
— A propos de beauté, on ne peut jamais savoir. Je suis propulsé sur… »
Extrait de : Ph Randa. « Mission Sur Terre. »
Les écologistes de combat par Philippe Randa

Fiche de Les écologistes de combat
Titre : Les écologistes de combat
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les écologistes de combat
« Un vaisseau spatial de Meraxa est accidenté dans l’Espace… Le Commandant Harlam donne l’ordre à son équipage de s’éjecter dans des capsules de survie qui les déposent sur Terre dans les années 198…, avant de se désintégrer. Chacune a pris une direction différente et les Meraxiens sont séparés dans plusieurs pays.
Ce sont des humains, mais très différents des Terriens. Ils portent au sommet du front une antenne sous la forme d’un bourrelet corné, qui leur donne des pouvoirs télépathiques, et leurs mains sont palmées. Ils ne parviennent pas à se fondre dans la population et les Écologistes, en lutte contre l’utilisation de l’énergie atomique, les considèrent comme des mutants. En Amérique et dans la plupart des Pays Européens, ils sont impitoyablement traqués et lynchés. Une seule échappe Elida, mise secrètement en observation dans une clinique parisienne.
Ceux des pays de l’Est, par contre, sont prisonniers à Rostock : les autorités tentent de savoir à qui ils ont affaire.
Une expédition partie de Meraxa donne mission à Xagène de récupérer les survivants. Pour cela, on enlève un boxeur célèbre : Raymond Lebland. Xagène prend ses traits et, par imprégnation psychique, sa personnalité… Le boxeur, lui, est placé en hibernation dans l’Espace. »
Extrait de : Ph Randa. « Les Ecologistes du Combat. »
Le réveil des dieux par Philippe Randa

Fiche de Le réveil des dieux
Titre : Le réveil des dieux
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le réveil des dieux
« Un appel au visiophone intérieur. Le visage du commandant de bord apparaît. Un visage aux traits allongés et à l’expression sévère.
— Varan, je vous attends au poste de pilotage, vous aussi, Dralco !
L’amiral Amiot est grand, les cheveux taillés en brosse. Je n’ai jamais eu à me plaindre de lui, mais il est plutôt brutal dans ses rapports avec ses officiers.
Il garde le contact quelques instants comme pour m’observer, puis coupe la communication avec un sourire, me semble-t-il.
La guerre contre Carsen vient de finir à l’avantage de l’Empire. Je suis devenu colonel au combat, en entrant à la tête de mes troupes dans la ville d’Auri. On a bien voulu considérer cela comme un exploit. Cela m’a valu mon nouveau grade. Pas mal à vingt-cinq ans.
Sur le vaisseau, j’occupe le grade le plus élevé après l’amiral. S’il lui arrivait un accident, je commanderais immédiatement à sa place et cela malgré l’opposition de Dralco, le procureur civil exerçant les mêmes fonctions, sans être militaire. »
Extrait de : Ph Randa. « Le réveil des dieux. »
Le palais du Roi Phédon par Philippe Randa

Fiche de Le palais du Roi Phédon
Titre : Le palais du Roi Phédon
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le palais du Roi Phédon
« Tout à coup, le ciel s’emplit d’éclairs, ou plus exactement de fragments d’éclairs de différentes grosseurs d’où s’échappent d’autres éclairs plus grands, surgissant de toutes les directions. Ils sont d’une rapidité extraordinaire.
Tout est embrasé au-dessus de nos têtes et la Tribu prend peur car des hommes apparaissent aussi. Des hommes qui ne nous ressemblent pas et portent la mort dans leurs poings fermés.
Les hommes et les femmes de la Tribu fuient dans toutes les directions. Tous et toutes… sauf moi. Avec mes jambes amochées, je peux me traîner lamentablement, mais pas courir ; alors, j’avise un gros rocher et me réfugie derrière lui car fuir ne me servirait à rien… D’ailleurs, bizarrement, je n’éprouve aucun sentiment de panique… Je me cache pour échapper.
Autour de moi, l’enfer… Des jaillissements d’étincelles. Des éclairs tombant pour s’écraser, tordus, sur le sol, et des hommes vêtus de blanc en train de se massacrer dans tous les coins.
Une explosion d’une violence inouïe devant mon rocher. Je le sens trembler. »
Extrait de : Ph Randa. « Le palais du roi Phédon. »
Le mal d’Ibrator par Philippe Randa

Fiche de Le mal d’Ibrator
Titre : Le mal d’Ibrator
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le mal d’Ibrator
« — Ce n’est pas encore parfait, décrète le professeur Her’in. Trop de temps s’écoule avant la fin de chaque cycle. Quinze jours pour une souris, une vingtaine pour un rat, vingt-cinq pour un lapin, avec de légères variantes suivant la grosseur de chaque cobaye. Pour un homme, cela atteindrait nécessairement un à deux mois.
— La guérison du mal d’Ibrator sera donc lente ? demande Daréna.
— Oui, comme son évolution est elle-même lente et irréversible, explique Stuc Géras. On doit utiliser le radiatif pour la guérison, une première fois environ trois ou quatre jours après que la maladie se soit déclarée, puis une seconde fois après un laps de temps identique.
Les deux radiatifs sont installés sur des socles de pierre au fond du laboratoire. Chacun d’eux est une masse ronde d’un bon mètre de diamètre, surmonté d’un disque reposant sur sa tranche. C’est par ce disque que les faisceaux sont expédiés.
Le radiatif A a été conçu pour inoculer le mal d’Ibrator et le B pour sa guérison. »
Extrait de : Ph Randa. « Le mal d’Ibrator. »
La planète noire de Lothar par Philippe Randa

Fiche de La planète noire de Lothar
Titre : La planète noire de Lothar
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de La planète noire de Lothar
« Je ralentis en vue des Jardins Publics de Falkhérian. Ils sont magnifiques et réputés dans tout l’Empire. Du reste, les touristes affluent par milliers chaque mois pour les admirer. Heureusement, il y a des heures de visite et j’arrive au bon moment pour éviter la foule.
Les boxes de stationnement pour terro-jet sont face aux grilles d’entrées, surveillées par deux gardiens. Pratiquement pas de véhicules ; je me gare dans la première place libre.
La neuvième heure du jour vient de sonner. Je suis donc dans les temps ; légèrement en avance, même.
J’ai longtemps hésité à venir ; ce genre de rendez-vous ne me plaît pas. Hier soir, j’ai reçu un appel au visiophone. Un appel anonyme… Mon interlocuteur, volontairement, n’a pas fait apparaître son visage sur l’écran et sa voix était déformée. Il parlait à travers un mouchoir, ou au moyen d’un appareil prévu à cet effet. Il en existe. J’ai déjà eu l’occasion de vérifier leur parfait fonctionnement ; même les décrypteurs de son de la Garde Spatiale sont inutilisables contre eux. »
Extrait de : Ph Randa. « La planète noire de Lothar. »
L’expérience du grand cataclysme par Philippe Randa
Fiche de L’expérience du grand cataclysme
Titre : L’expérience du grand cataclysme
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’expérience du grand cataclysme
« Sur mon écran de visibilité apparaît Vina. C’est la dernière planète de l’Empire Terrien dans cette direction de l’Univers. Sa colonisation date d’une cinquantaine d’années tout au plus.
D’après les renseignements que l’on m’a fournis avant mon départ, son climat est plutôt rébarbatif et n’incite pas les colons à venir s’installer. Je lance un appel… Tout de suite me parvient une réponse du poste de contrôle à terre. La voix emplit l’étroite cabine de ma nacelle spatiale :
— Déclinez votre nom et les raisons de votre arrivée sur Vina.
Je me penche sur le micro, déclare :
— Capitaine Orkan, des Commandos de la Garde Spatiale. J’ai l’ordre de me rendre auprès du commandant Réal.
Quelques secondes, puis la voix métallique du robot m’annonce :
— Permission d’atterrir accordée. Posez-vous sur le spatiodrome militaire. Ses coordonnées sont…
Il m’énumère une dizaine de chiffres que je communique au cerveau électronique. Désormais, le robot-pilote va s’occuper de poser ma nacelle spatiale. »
Extrait de : Ph Randa. « L’expérience du grand cataclysme. »
Folle meffa par Philippe Randa

Fiche de Folle meffa
Titre : Folle meffa
Auteur : Philippe Randa
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Folle meffa
« Je ne me ferai jamais à un mauvais lit. Pourtant, j’en ai connu de durs, de très durs, avec des trous, des bosses, de vicieuses anfractuosités, d’abondantes bêtes affamées, mais de là à souffrir le martyre comme en ce moment, jamais, au grand jamais !
Ma gueule de bois sculptée au cognac centaurien y est peut-être pour quelque chose, bien que je ne cherche pas spécialement une excuse, ni une circonstance atténuante à mon corps douloureux. Enfin, douloureux sauf d’un côté ! Le droit ! C’est chaud, doux comme du coton, un presque-rien frissonnant, et je me décide à ouvrir un œil. Une demi-hanche entre dans mon champ de vision ! J’ouvre deux yeux : tout le bas du dos m’apparaît. Chouette ! Très chouette, même. Des fesses rondes, roses, accueillantes… On parle de réveil avec un rayon de soleil, moi je préfère cette vision d’une belle croupe rebondie. »
Extrait de : Ph Randa. « Folle Meffa. »
Clash à Zagora par Paul Vence

Fiche de Clash à Zagora
Titre : Clash à Zagora (Service Action)
Auteur : Paul Vence
Date de parution : 1983
Editeur : Plon
Première page de Clash à Zagora
« L’homme débarqua de l’avion de Francfort à l’aéroport international de Tegel. Vêtu d’un costume gris et d’un imperméable mastic, il était de petite taille, avec une silhouette rondelette, le cheveu rare sur un visage empâté, avenant, aux pommettes roses. N’importe qui lui aurait trouvé une bonne tête de bon père de famille sérieux ou de grand-père heureux de choyer ses petits-enfants. Le type même du citoyen allemand « arrivé » dans la société et paisible dans la vie. La soixantaine environ.
Quand il sortit sur le trottoir, du côté des taxis, pour prendre la file d’attente, il pleuvait sur Berlin-Ouest. Une petite pluie fine et visqueuse qui pénétrait partout, jusque sous les vêtements, même si l’on était à l’abri. L’homme trouva la ville lugubre. Qu’allait-ce être de l’autre côté ? Là-bas, crever d’ennui avait véritablement un sens.
Il venait de Bruxelles… La capitale belge n’était qu’une très grande ville provinciale, mais au moins elle était gaie, fleurie, vivante… Les habitants, libres et bien nourris, suaient le plaisir. »
Extrait de : P. Vence. « Clash à Zagora – Service Action. »