Étiquette : livre
Le grand Dieu Quay par George Alec Effinger
Fiche de Le grand Dieu Quay
Titre : Le grand Dieu Quay : L’histoire de Barada et des Weequays (Star Wars)
Auteur : George Alec Effinger
Date de parution : 1995
Traduction :
Editeur :
Première page de Le grand Dieu Quay
« Barada était originaire de Klatooine, et la nuit, il rêvait qu’il y était toujours, sentant le vent frais de sa planète natale sur son visage. Bien sûr, dans ses rêves, son visage n’était pas encore déformé et marqué, et dans ses rêves, il n’était pas le prisonnier et l’esclave virtuel du Hutt. La nuit, alors qu’il dormait sur sa couchette, Barada était encore jeune et plein d’espoir et débordait de projets pour quitter Klatooine et trouver l’aventure sur une planète plus excitante dans le vaste Empire.
Puis le matin arrivait, et Barada se réveillait. Il clignait des yeux à quelques reprises, les souvenirs de rêve de sa famille et de sa maison d’enfance s’estompant lentement de ses pensées. Klatooine, pensait-il lugubrement. Aventure. Il s’asseyait et se frottait le visage avec ses grosses mains fortes. Il ne reverrait jamais sa planète natale, il le savait. Il passerait le reste de sa vie sur cette planète déserte, à s’occuper de la flotte de véhicule à répulsions du Hutt. »
Extrait de : G. A. Effinger. « Le grand Dieu Quay : L’histoire de Barada et des Weequays. »
Instanciations par Greg Egan

Fiche de Instanciations
Titre : Instanciations
Auteur : Greg Egan
Date de parution : 2013
Traduction : F. Lustman
Editeur : Bélial
Sommaire de Instanciations
- Figurants virtuels
- Triadique
- Instanciation
Première page de Figurants virtuels
« Si la douleur d’une crampe au mollet droit la tira de son sommeil, c’est la luminosité ambiante qui acheva de l’éveiller. Elle ouvrit les yeux, puis contempla la roche inondée de soleil. L’étendue incurvée de rocaille grise qui la surplombait ne lui semblait pas familière – mais qu’avait-elle espéré trouver à la place ? Une question sans réponse.
Couchée sur une sorte de natte, elle sentait la dureté de la roche sous son corps. Elle déplaça son regard pour mieux englober ce qui l’entourait. Elle se trouvait dans une grotte, à trois ou quatre mètres de son embouchure – assez profond pour ne rien voir d’autre du monde extérieur qu’un pur ciel bleu. Quand elle se releva pour avancer vers l’entrée, la lumière du soleil la surprit en illuminant son visage par en dessous ; elle leva un bras pour se protéger les yeux. »
Extrait de : G. Egan. « Instanciations. »
Aleytys et la reine par Jo Clayton

Fiche de Aleytys et la reineoiles
Titre : Aleytys et la reine (Tome 6 sur 6 – Diadème)
Auteur : Jo Clayton
Date de parution : 1981
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Aleytys et la reine
« Nous sommes trop près du Cloaque de Zangaree. Le ton monocorde, lent et mécanique, du traducteur brisa la tension des cliquetis et chuintements du vaad agonisant dont la forme réduite frémissait parmi les fils et les tuyaux qui le maintenaient en vie. Tandis que l’air sortait en sifflant des spiracles de ses flancs, que ses yeux semblaient jaillir des plaques immobiles de sa tête ronde, il se débattait pour contrôler l’émotion qui précipitait l’approche de la désintégration. Durant plusieurs minutes, les seuls bruits dans la salle stérile furent la lamentation flûtée de la respiration du vaad et le tic-tac des instruments qui enregistraient les pulsations de ses nodules cardiaques. Les assistants surveillaient de près le mourant, ajustant le flux de liquides selon ses besoins, le palpant, le rassurant par le contact des siens. Cette présence tactile (une main supérieure à trois doigts reposant sur le cartilage en Y au centre du thorax) l’aida à se calmer, pour qu’il parle à nouveau. »
Extrait de : J. Clayton. « Aleytys et la Reine – Diadème. »
Chasseurs d’étoiles par Jo Clayton
Fiche de Chasseurs d’étoiles
Titre : Chasseurs d’étoiles (Tome 5 sur 6 – Diadème)
Auteur : Jo Clayton
Date de parution : 1980
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Chasseurs d’étoiles
« Le faras évita gracieusement les rochers disséminés et se mit à longer le rebord de l’escarpement. La vallée de Sawasawa s’étendait tout en bas jusque dans le lointain bleuté, sec et sans vie, les bouquets épars de juapepo poussant comme les touffes de poils sur un chat efflanqué. Des pellicules de poussière rouge s’élevaient, suivaient les brèves rafales de vent, puis retombaient.
— On est restés longtemps absents, Shindi. (Il se pencha en avant et gratta la base de la crinière en brosse de sa monture. Le faras agita sa tête cornue et renâcla de plaisir. Manoreh gloussa.) On courra dans les pâturages et on se roulera dans l’herbe humide. On sera bientôt chez nous. (Il asséna une tape au sac passé par-dessus son épaule et sourit en entendant le bruit du parchemin à l’intérieur.) Avec un bon fragment de terres nouvelles cartographié pour le directeur. »
Extrait de : J. Clayton. « Chasseurs d’étoiles – Diadème. »
Maeve par Jo Clayton

Fiche de Maeve
Titre : Maeve (Tome 4 sur 6 – Diadème)
Auteur : Jo Clayton
Date de parution : 1979
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Maeve
« Gwynnor était accroupi près d’Amersit, son amant. Une haine intense bouillonnait dans ses entrailles tandis qu’il regardait les étrangers descendre le long du flanc du vaisseau et approcher du drieu Dylaw. D’autres les imitaient pour venir poser leurs pieds maudits sur le sein de Maève.
— L’un est une femme, chuchota Amersit, les yeux violets luisants, tels des asters de printemps sur la Maes. (Il renifla, puis se tortilla d’excitation.) Elle sent… ha… bon !
Le visage plissé par une grimace de répugnance, Gwynnor fixait les contrebandiers.
— Ils ne viendraient pas si Dylaw cessait de traiter avec eux.
De la malice plein les yeux, Amersit lui tapota l’épaule.
— Hé, mon petit, il ne pourrait plus avoir de fusils. »
Extrait de : J. Clayton. « Maeve – Diadème. »
Lamarchos par Jo Clayton

Fiche de Lamarchos
Titre : Lamarchos (Tome 2 sur 6 – Diadème)
Auteur : Jo Clayton
Date de parution : 1978
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Lamarchos
« – Il pleut toujours ?
Stavver plongea rapidement dans le sas et s’agenouilla à côté d’elle, les yeux fixés sur la pluie qui tombait en un gris rideau déprimant.
Aleytys caressa ses cheveux teints en noir, afin de chasser les gouttelettes gluantes de brume qui avaient échappé à la pluie, puis jeta un coup d’œil rapide à l’humidité qui perlait sur son avant-bras.
– Pas la moindre accalmie.
– Maissa va souffler comme une chatte. Elle déteste se mouiller.
– Je n’arrive pas à la jauger. (Elle attendit une réaction.) Parfois même elle m’effraie. (Nouveau silence.) Tant de colère… (Toujours pas de réponse. Elle leva la main et reprit 🙂 – Et là-haut ? »
Extrait de : J. Clayton. « Diadème – Lamarchos. »
Le diadème des étoiles par Jo Clayton

Fiche de Le diadème des étoiles
Titre : Le diadème des étoiles (Tome 1 sur 6 – Diadème)
Auteur : Jo Clayton
Date de parution : 1977
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Opta / Galaxie
Première page de Le diadème des étoiles
« Le voleur franchit les rouleaux de brouillard laiteux, avançant prudemment jusqu’à la base d’un mur dont la cime se perdait dans le vague ; sa combinaison caméléon imitait la brume opaline au point qu’il n’était plus qu’une ombre pâle dans l’obscurité. Il toucha sa ceinture, et un cercle lumineux naquit sous ses pieds. Un nouvel attouchement : telle une bulle de savon, il s’éleva silencieusement le long des champs de forces revêtant le mur, tandis que le plafond brumeux battait en retraite au-dessus de sa tête et se refermait sous ses pieds. Des sons étouffés, incertains et anonymes, glissèrent près de lui, trop naturels et arythmiques pour exciter ses nerfs tendus.
Le mur s’arrêta soudain en faîte large et plat, mais il continua de monter jusqu’à ce que ses pieds se retrouvent à un empan au-dessus du rebord. »
Extrait de : J. Clayton. « Le diadème des étoiles – Diadème. »
L’horreur dans le musée par Howard Phillips Lovecraft
Fiche de L’horreur dans le musée
Titre : L’horreur dans le musée (Tome 1 sur 2 – Les papiers du Lovecraft Club)
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de publication : J. Parsons
Traduction : 1975
Editeur : Pocket
Sommaire de L’horreur dans le musée
- En rampant dans le chaos
- La verte prairie
- Le monstre invisible
- Quatre heures
- L’homme de pierre
- La mort ailée
- Le nécrophile
- Sourd, muet et aveugle
- Le mangeur de spectres
- Jusqu’à ce que toutes les mers…
- L’horreur dans le musée
- Surgi du fond des siècles
- Le journal d’Alonso Typer
Première page de En rampant dans le chaos
« On a beaucoup écrit sur les plaisirs et les souffrances procurés par l’opium. Les extases et les horreurs de De Quincey, les Paradis artificiels de Baudelaire ont été décrits et interprétés avec un art qui les a immortalisés et tout le monde connaît la beauté, l’aspect terrifiant et mystérieux de ces royaumes obscurs dans lesquels est transporté le rêveur inspiré. Mais malgré tout ce qu’on en a dit, personne n’a encore osé suggérer la nature des phantasmes qui se déroulent dans l’esprit, ou indiquer la direction des routes inouïes dont le participant est irrésistiblement entraîné à suivre le parcours flamboyant et dépaysant. De Quincey fut emporté en Asie, ce continent foisonnant d’ombres nébuleuses dont l’impressionnante antiquité est telle que « le grand âge de la race et du nom domine le sens de la jeunesse chez l’individu », mais il n’a pas osé aller plus loin. »
Extrait de : H. P. Lovecraft. « L’horreur dans le musée. »
Satellite n°1 par Philip St John

Fiche de Satellite n°1
Titre : Satellite n°1
Auteur : Philip St John
Date de parution : 1956
Traduction : G. Sollacaro
Editeur : Le rayon fantastique
Première page de Satellite n°1
« L’AUBE se levait à peine, mais Danny Cross était déjà éveillé depuis des heures. Debout sur la plate-forme arrière du grand express monorail, il pliait et dépliait nerveusement le télégramme qui le rappelait de Chicago. Soudain il remarqua, dans le paysage, un signe familier, indiquant qu’on approchait d’El Paso ; enfonçant le message dans sa poche, il se dirigea vers son compartiment.
La grosse locomotive, mue par l’énergie atomique, filait silencieusement et régulièrement à trois cent vingt kilomètres à l’heure ; les roues qui tournaient sur la voie à rail unique étaient caoutchoutées et Danny n’entendait presque aucun bruit tandis qu’il longeait le couloir. Cette section de la voie avait été terminée en 1980, un an auparavant, et les cahots qu’il avait ressentis entre Chicago et Saint-Louis n’existaient plus. »
Extrait de : P. St John. « Satellite N°1. »
