Étiquette : livre
Infection focale par Jan de Fast

Fiche de Infection focale
Titre : Infection focale (Tome 3 sur 26 – Dr Alan)
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Infection focale
« Lorsque les quatre notes musicales vibrèrent dans le diffuseur du maître-ordinateur, le docteur Alan était si profondément absorbé par son travail d’interprétation analytique des bandes ramenées de NX 2607 que sa réaction au signal avertisseur de changement de continuum fut purement automatique. Il coupa la visionneuse, se leva, traversa le poste pour aller s’installer dans le siège de pilotage, posa les mains sur la console devant le long arc de cercle du clavier des commandes. Et, brusquement, s’immobilisa, réalisant en un éclair l’invraisemblance aberrante, l’impossibilité absolue de ce qui était en train de se passer.
Les quatre notes de l’accord parfait retentirent à nouveau et, simultanément, des rangées de voyants s’éteignirent sur les panneaux de contrôle, d’autres s’allumèrent, des courbes et des spots multicolores s’effacèrent des écrans de navigation pour être aussitôt remplacés par des graphismes différents, l’infime bourdonnement des générateurs changea de ton, devint presque inaudible pour, deux secondes plus tard, remonter d’une octave. »
Extrait de : Jan de Fast. « Infection Focale – Dr Alan. »
La planète assassinée par Jan de Fast

Fiche de La planète assassinée
Titre : La planète assassinée (Tome 2 sur 26 – Dr Alan)
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de La planète assassinée
« Debout devant la grande baie polarisable qui formait toute une paroi de son bureau, le professeur Simon contemplait pensivement la lumineuse vallée où les forêts verdoyantes s’étageaient autour des trois lacs immobiles et bleus. Un paysage de beauté parfaite, d’équilibre immuable, de paix absolue. L’environnement idéal que seule Alpha, située à l’écart du trafic galactique et interdite à la colonisation ou au tourisme était capable d’offrir. Personne ne pouvait venir troubler l’écologie de la faune ou de la flore, non plus que l’existence du petit groupe de Terriens qui constituait la seule présence humaine sur cette planète : Simon lui-même, chef du Centre Démographique de l’Organisation des Planètes Unies et les savants et techniciens qui l’entouraient et le secondaient. Et puis, construits de façon à s’intégrer au paysage, les longs buildings où s’alignaient vertigineusement les armoires grises des ordinateurs géants. »
Extrait de : Jan de Fast. « La planète assassinée – Dr Alan. »
L’envoyé d’Alpha par Jan de Fast

Fiche de L’envoyé d’Alpha
Titre : L’envoyé d’Alpha (Tome 1 sur 26 – Dr Alan)
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’envoyé d’Alpha
« Le soleil déclinait derrière les hautes crêtes lorsque le docteur Alan atteignit enfin le vallon supérieur. Malgré sa remarquable résistance physique et l’appoint de deux comprimés d’ergoneurine, il sentait l’épuisement le gagner après quinze heures de marche forcée en terrain accidenté. Dans des conditions normales, il ne lui aurait pas fallu le tiers de ce temps pour effectuer cette dernière étape, mais les circonstances l’avaient obligé à passer hors des chemins et des sentiers battus, à contourner de loin les villages et les hameaux, accumulant les détours pour dérouter les traqueurs qui le poursuivaient. La tactique avait été bonne puisqu’il avait réussi jusque-là à éviter l’interception et maintenir l’avance prise au départ, mais ses muscles douloureux et sa respiration hachée témoignaient de l’intensité de l’effort soutenu. »
Extrait de : Jan de Fast. « L’envoyé d’Alpha – Dr Alan. »
Pas de passeport pour Anésia par Jan de Fast

Fiche de Pas de passeport pour Anésia
Titre : Pas de passeport pour Anésia (Tome 2 sur 2 – Aldren)
Auteur : Jan de Fast
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Pas de passeport pour Anésia
« La déflagration qui volatilisa littéralement le laboratoire privé du célèbre physicien Waldo se produisit dans la nuit du 13 au 14 juin, à deux heures et quart du matin ; elle fut d’une telle violence que la plupart des résidents du secteur furent réveillés en sursaut, même ceux qui habitaient à plusieurs kilomètres de là. Le voisin le plus proche – un nommé Borgar – donna l’alerte au Centre de district, ce qui permit aux secours d’arriver promptement. Hâte bien inutile d’ailleurs car le bâtiment n’était plus qu’un amas de ferrailles incandescentes, et comme il se situait sur un plateau dénudé, l’incendie ne risquait pas de se propager aux bois environnants.
L’enquête eut lieu dans la journée suivante quand les décombres du labo furent suffisamment refroidis. »
Extrait de : Jan de Fast. « Pas de Passeport pour Anésia – Aldren. »
Les dieux du fleuve par P. J. Farmer

Fiche de Les dieux du fleuve
Titre : Les dieux du fleuve (Tome 5 sur 5 – Le fleuve de l’éternité)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1983
Traduction : C. Canet
Editeur : Le livre de poche
Sommaire de Les dieux du fleuve
- Ainsi meurt toute chair
- Les dieux du fleuve
Première page de Ainsi meurt toute chair
« Sur la Terre, il était arrivé à Tom Mix de fuir des épouses vindicatives, des taureaux furieux, des créanciers exaspérés. Il avait pris la fuite à pied, à cheval, en voiture. Mais c’était la première fois, sur sa planète d’origine ou sur le Monde du Fleuve, qu’il s’enfuyait en bateau.
Il débouchait rapidement d’un méandre du Fleuve, plein vent arrière et porté par le courant, son poursuivant à une cinquantaine de mètres derrière lui. Les deux embarcations, la grande, celle du chasseur, et la petite, celle du gibier, étaient des catamarans de bambou solidement construits, bien que ne comportant ni l’un ni l’autre le moindre clou métallique : des doubles-coques à gréement aurique propulsés, outre leur grand-voile en fibre de bambou, par des spinnakers au ventre rebondi. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Les dieux du fleuve – Le fleuve de l’éternité. »
Le labyrinthe magique par P. J. Farmer

Fiche de Le labyrinthe magique
Titre : Le labyrinthe magique (Tome 4 sur 5 – Le fleuve de l’éternité)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1980
Traduction : C. Canet
Editeur : Le livre de poche
Première page de Le labyrinthe magique
« On ne devrait jamais redouter qu’une seule personne, et cette personne, c’est soi-même. »
Telle était l’une des maximes favorites de l’Opérateur.
L’amour tenait également une grande place dans ses propos.
« La personne que l’on redoute le plus, il faut aussi beaucoup l’aimer », disait-il.
Mais ce n’était pas lui-même que l’homme connu de certains sous le nom de X ou de Mystérieux Inconnu redoutait ni aimait le plus.
Il avait chéri trois êtres plus que tout au monde : sa femme, aujourd’hui décédée, et, plus profondément encore, sa mère adoptive et l’Opérateur, qu’il aimait aussi intensément l’un que l’autre ; ou du moins l’avait-il cru naguère.
Sa mère adoptive était à des années-lumière de là ; il n’avait pas et n’aurait peut-être plus jamais affaire à elle. Si elle savait ce qu’il était en train de faire, elle serait accablée de honte et de chagrin. Ne pas pouvoir lui expliquer pourquoi il agissait ainsi et, par là, se justifier, le peinait énormément. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le labyrinthe magique – Le fleuve de l’éternité. »
Le noir dessein par P. J. Farmer

Fiche de Le noir dessein
Titre : Le noir dessein (Tome 3 sur 5 – Le fleuve de l’éternité)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1977
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche
Première page de Le noir dessein
« Les rêves hantaient le Monde du Fleuve.
Le sommeil, Pandore de la nuit, était encore plus généreux que sur la Terre. Là-bas, c’était : Une chose pour toi, une autre pour ton voisin. Et le lendemain, tout recommençait. Autrement.
Tandis qu’ici, dans la vallée sans fin, le long des berges interminables du Fleuve, il renversait sa hotte au trésor, arrosant tout le monde de ses présents : plaisir et terreur, souvenir et expectation, révélation et mystère.
Des milliards d’êtres s’agitaient, grognaient, gémissaient, riaient, criaient, émergeaient à la réalité puis replongeaient dans leur rêve.
De puissants engins ébranlaient les murs, d’immondes créatures sortaient de leurs trous. Souvent, alors que le moment était venu pour elles de se retirer, elles demeuraient, au contraire, tels des fantômes refusant de disparaître au chant du coq. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le noir dessein – Le fleuve de l’éternité. »
Le bateau fabuleux par P. J. Farmer

Fiche de Le bateau fabuleux
Titre : Le bateau fabuleux (Tome 2 sur 5 – Le fleuve de l’éternité)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1971
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche
Première page de Le bateau fabuleux
« — La résurrection, c’est comme la politique, décréta Samuel Langhorne Clemens. Elle vous fait partager votre lit avec d’étranges compagnons de route. Et je ne peux pas dire que ce soit de tout repos.
Sa longue-vue sous le bras, il faisait les cent pas sur la dunette du Dreyrugr (L’Ensanglanté) tout en tirant sur un long cigare vert. Ari Grimolfsson, le timonier, qui ne comprenait pas l’anglais, le regarda d’un air stupide. Clemens traduisit tant bien que mal en ancien nordique. Le timonier garda son air stupide.
Clemens jura en anglais et le traita de barbare arriéré. Depuis trois ans qu’il pratiquait, jour et nuit, le norrois du dixième siècle, il n’avait réussi à se faire comprendre qu’à moitié de la plupart des hommes et des femmes qui vivaient à bord du Dreyrugr. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le bateau fabuleux – Le fleuve de l’éternité. »
Le monde du fleuve par P. J. Farmer

Fiche de Le monde du fleuve
Titre : Le monde du fleuve (Tome 1 sur 5 – Le fleuve de l’éternité)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1971
Traduction : G. Abadia
Editeur : Le livre de poche
Première page de Le monde du fleuve
« Sa femme l’avait tenu dans ses bras comme si cela pouvait empêcher la mort d’approcher. Il s’était écrié : « Mon Dieu, c’est la fin ! »
La porte de la chambre s’était entrouverte. Il avait vu à l’extérieur un dromadaire géant, noir, et entendu le tintement des grelots que le vent brûlant du désert agitait contre le harnais. Un énorme visage noir surmonté d’un turban était apparu dans l’encadrement de la porte. L’eunuque avait franchi le seuil, un gigantesque cimeterre à la main, en se déplaçant comme sur un nuage. La Mort, qui détruit les plaisirs et extermine les sociétés, était enfin venue le prendre.
Vide et obscurité. Il ne savait même pas que son cœur avait cessé de battre pour l’éternité. Ténèbres et néant. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le monde du fleuve – Le fleuve de l’éternité. »
Le seigneur des arbres par P. J. Farmer

Fiche de Le seigneur des arbres
Titre : Le seigneur des arbres (Tome 2 sur 2 – Lord Grandrith)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1970
Traduction : M. Decourt
Editeur : Presses Pocket
Première page de Le seigneur des arbres
« Les Neuf ont dû tenir ma mort pour certaine.
Je ne sais pas si le pilote du chasseur à réaction m’a vu tomber ou non, mais dans l’affirmative il ne s’est apparemment pas soucié de venir y regarder de plus près. Il a dû penser que si l’explosion m’avait épargné, le plongeon, lui, me tuerait. Après une chute de quelque trois cent cinquante mètres, j’allais m’écraser comme une galette au large des côtes gabonaises, et au moment de l’impact la surface de l’Atlantique serait à peu près aussi souple que l’acier trempé de Sheffields.
Ce pilote ignorait probablement que certains hommes ont survécu à des chutes encore plus vertigineuses. Sinon il serait descendu en piqué au ras des vagues pour s’assurer que j’étais bien mort. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le seigneur des arbres – Lord Grandrith. »