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L’île de béton par J. G. Ballard

Fiche de L’île de béton
Titre : L’île de béton (Tome 2 sur 3 – Béton)
Auteur : J. G. Ballard
Date de parution : 1973
Traduction : G. Fradier
Editeur : Le livre de poche
Première page de L’île de béton
« Le 22 avril 1973, peu après trois heures de l’après-midi un architecte nommé Robert Maitland, âgé de trente-cinq ans, roulait vers la sortie de l’échangeur de l’ouest, à la périphérie de Londres. À six cents mètres du raccordement au nouveau tronçon de l’autoroute M4, alors que la Jaguar avait dépassé la vitesse limitée à 110 kilomètres-heure, le pneu de la roue avant droite éclata. Maitland crut que l’explosion, répercutée par le parapet de ciment, se produisait dans son crâne. Il eut encore quelques secondes pour s’agripper au volant, étourdi du coup qu’il avait reçu en cognant de la tête contre le chrome de la portière. La voiture zigzaguait sur toute la largeur des voies désertes, ses mains couraient sur le volant, secouées comme des bras de pantin. Le pneu en loques dessinait des diagonales noires sur les bandes de guidage qui suivaient la longue courbe du talus de l’autoroute. »
Extrait de : J. G. Ballard. « L’Île de béton – Béton. »
Crash ! par J. G. Ballard

Fiche de Crash !
Titre : Crash ! (Tome 1 sur 3 – Béton)
Auteur : J. G. Ballard
Date de parution : 1973
Traduction : R. Louit
Editeur : Gallimard
Première page de Crash !
« Vaughan est mort hier dans son dernier accident. Le temps que dura notre amitié, il avait répété sa mort en de multiples collisions, mais celle-là fut la seule vraie. Lancée vers la limousine de l’actrice, sa voiture a franchi le garde-corps du toboggan de l’aéroport de Londres et plongé à travers le toit d’un car rempli de voyageurs. Les corps broyés en grappes des touristes, comme une hémorragie du soleil, étaient toujours plaqués sur les sièges de vinyle lorsque je me suis frayé un chemin parmi les techniciens de la police, une heure plus tard. Cramponnée au bras de son chauffeur, l’actrice Elizabeth Taylor, avec qui Vaughan avait depuis tant de mois rêvé de mourir, se tenait à l’écart sous les feux tournants de l’ambulance. Quand je me suis penché au-dessus de Vaughan, elle a porté une main gantée à sa gorge.
Voyait-elle, dans la position du corps, la formule de mort que Vaughan avait conçue pour elle ? Les dernières semaines de sa vie, Vaughan ne pensait qu’à la mort de l’actrice, à ce sacre des blessures qu’il avait mis en scène avec la dévotion d’un chef du protocole. »
Extrait de : J. G. Ballard. « Crash ! – Béton. »
Le cycle de Mars T. 2 – intégrale par E. R. Burroughs

Fiche de Le cycle de Mars T. 2 – intégrale
Titre : Le cycle de Mars T. 2 – intégrale (Tome 2 sur 2)
Auteur : E. R. Burroughs
Date de parution : 1995
Traduction : M. Blond
Editeur : Lefrancq
Sommaire de Le cycle de Mars T. 2 – intégrale
- Le conspirateur de Mars
- Le guerrier de Mars
- Les épées de Mars
- Les hommes synthétiques de Mars
- Llana de Gathol
- John Carter de Mars
Première page de Le conspirateur de Mars
« Je dus fermer les yeux involontairement durant le transfert, car lorsque je les rouvris, j’étais allongé sur le dos à contempler le ciel brillant et ensoleillé. Et, à quelques pas de moi, me regardant avec une expression extrêmement perplexe, se trouvait l’individu le plus étrange sur qui mon regard se fût jamais posé. Il semblait être très vieux, car il était plus ridé et ratatiné que je ne peux le décrire ; ses membres étaient émaciés, ses côtes saillaient sous sa peau desséchée, son crâne était large et bien développé. Ceci, ajouté à ses membres et à son torse atrophiés, lui donnait l’air d’avoir une tête disproportionnée par rapport à son corps, ce qui, j’en suis sûr, n’était pas vraiment le cas.
Comme il me dévisageait derrière d’énormes lunettes à lentilles multiples, j’eus l’occasion de l’examiner tout aussi minutieusement. Il devait mesurer un mètre soixante, mais il avait sans doute été plus grand dans sa jeunesse car il était assez voûté. Il était nu à l’exception d’une sorte de harnachement en cuir usé où étaient suspendues ses armes et ses sacoches, et d’un large ornement : un collier serti de pierreries qu’il portait autour de son cou décharné, un collier pour lequel une impératrice douairière de la charcuterie ou de l’immobilier aurait pu vendre son âme, si elle en avait eu une. Sa peau était rouge, ses rares cheveux gris. »
Extrait de : E. R. Burroughs. « Le cycle de Mars 2 – intégrale. »
Le cycle de Mars T. 1 – intégrale par E. R. Burroughs

Fiche de Le cycle de Mars T. 1 – intégrale
Titre : Le cycle de Mars T. 1 – intégrale (Tome 1 sur 2)
Auteur : E. R. Burroughs
Date de parution : 1994
Traduction : C. Devos, C. N. Martin
Editeur : Lefrancq
Sommaire de Le cycle de Mars T. 1 – intégrale
- Une princesse de Mars
- Les dieux de Mars
- Le seigneur de la guerre de Mars
- Thuvia, vierge de Mars
- Les pions humains du jeu d’échecs de Mars
Première page d’Une princesse de Mars
« Je suis un très vieil homme. Mon âge ? au fond, comment savoir ? Cent ans, peut-être, sinon bien davantage : impossible d’avancer un nombre quelconque, mon évolution n’ayant pas suivi celle de tout le monde : je ne me souviens même pas de mon enfance ! Aussi loin que ma mémoire peut remonter dans le passé, elle voit toujours un adulte dans la force de l’âge, tel que l’on est vers la trentaine : identique aujourd’hui à ce que je fus il y a quarante ans et plus.
Une intime conviction, pourtant : celle de ne pas être éternel ; il faudra bien que la fin survienne un jour, à un moment ou à un autre, cette mort véritable dont nulle résurrection n’est plus possible. Défunt à deux reprises et pourtant toujours vivant, je ne devrais vraiment pas la redouter. Toutefois, il règne en moi une profonde terreur devant cette affreuse perspective, la même, sûrement, que vous éprouvez aussi, vous qui n’avez pourtant encore jamais connu de limite par cessation à votre existence. C’est précisément cette horreur véritable de la mort qui, sans nul doute, me procure la certitude absolue d’être une créature éphémère, appelée à disparaître un jour, et ce à tout jamais. »
Extrait de : E. R. Burroughs. « Le cycle de Mars – 1 – intégrale. »
Le cycle de la lune – intégrale par E. R. Burroughs

Fiche de Le cycle de la lune – intégrale
Titre : Le cycle de la lune – intégrale
Auteur : E. R. Burroughs
Date de parution : 1996
Traduction : M. Blond, J.-P. Moumon
Editeur : Lefrancq
Sommaire de Le cycle de la lune – intégrale
- La princesse de la Lune
- Les conquérants de la Lune
- Les héritiers de la Lune
- Le seigneur des monstres
- L’odyssée barbare
- La révolte des savants
- Le ressuscité du pléistocène
- Tangor de Poloda
- Le retour de Tangor
Première page de La princesse de la Lune
« — Je comptais vous raconter mon histoire au cours du XXIIe siècle, mais il me semble préférable, pour que vous puissiez la comprendre, de relater d’abord l’histoire de mon arrière-arrière-grand-père qui est né en l’an 2000.
Je dus le regarder d’un drôle d’air, car il sourit et secoua la tête comme quelqu’un qui ne sait comment trouver une explication adaptée au niveau mental de son auditeur.
— Mon arrière-arrière-grand-père était en fait l’arrière-arrière-petit-fils de ma précédente incarnation qui débuta en 1896. Je me suis marié en 1916, à l’âge de vingt ans. Mon fils Julian est né en 1917. Je ne l’ai jamais vu. J’ai été tué en France en 1918 : le Jour de l’Armistice.
« Je me suis réincarné dans le fils de mon fils en 1937. Je suis âgé de trente ans. Mon fils – c’est-à-dire le fils de mon incarnation de 1937 – est né en 1970, et son fils, Julian V, dans lequel je suis à nouveau revenu sur Terre, en l’an 2000. »
Extrait de : E. R. Burroughs. « Le Cycle de la Lune – intégrale. »
Tarzan seigneur des singes par E. R. Burroughs

Fiche de Tarzan seigneur des singes
Titre : Tarzan seigneur des singes (??? – Tarzan)
Auteur : E. R. Burroughs
Date de parution : 1928
Traduction : M. Baudoux
Editeur : Néo
Première page de Tarzan seigneur des singes
« En balançant sa masse énorme d’un pied sur l’autre, Tantor, l’éléphant, se gobergeait dans l’ombre de la forêt. La forêt, qui était son royaume et où il se sentait quasi omnipotent. Dango, Sheeta et même Numa, le puissant carnassier, comptaient peu devant le pachyderme. Cela faisait un siècle qu’il allait et venait dans ce pays qui, depuis des temps immémoriaux, tremblait sous les pas de ses ancêtres.
Il vivait en paix avec Dango, l’hyène, Sheeta, le léopard, et Numa, le lion. Seul l’homme lui faisait la guerre. L’homme possède, parmi toutes les créatures, cette caractéristique unique de faire la guerre à tout ce qui vit, y compris aux êtres de sa propre espèce. L’homme ne connaît pas la pitié, ignore la compassion. L’homme est, de tous les organismes vivants, le plus haïssable que la nature ait produit. »
Extrait de : E. R. Burroughs. « Tarzan Seigneur des singes – Tarzan. »
Tarzan triomphe par E. R. Burroughs

Fiche de Tarzan triomphe
Titre : Tarzan triomphe (Tome 15 sur 26 – Tarzan)
Auteur : E. R. Burroughs
Date de parution : 1932
Traduction : M. Baudoux
Editeur : Néo
Première page de Tarzan triomphe
« Pour autant que je le sache, le premier comte de Whimsey n’a rien à voir avec notre sujet. Nous ne nous intéresserons donc guère à ce qu’il ait dû son titre moins à l’excellent whisky produit par sa manufacture qu’à ses dons généreux au parti libéral, au temps où celui-ci détenait le pouvoir, c’est-à-dire il y a bon nombre d’années.
Comme je ne suis qu’un simple historien, et non un prophète, je ne sais pas si nous reverrons le comte de Whimsey. Mais, si nous le jugeons peu digne de notre sollicitude, je puis vous assurer qu’on ne saurait en dire autant de sa fille, Lady Barbara Collis.
Levé depuis une heure, le soleil d’Afrique se voilait la face derrière d’épais bancs de nuages enveloppant les sommets les plus hauts des monts Ghenzi, cette chaîne mystérieuse, impénétrable et sinistre qui dissimule dans ses replis mille vallées mal connues de l’homme. »
Extrait de : E. R. Burroughs. « Tarzan triomphe – Tarzan. »
Tarzan l’invincible par E. R. Burroughs

Fiche de Tarzan l’invincible
Titre : Tarzan l’invincible (Tome 14 sur 26 – Tarzan)
Auteur : E. R. Burroughs
Date de parution : 1931
Traduction : M. Baudoux
Editeur : Néo
Première page de Tarzan l’invincible
« Je ne suis ni historien, ni journaliste. En outre, je suis profondément convaincu que les auteurs de fiction doivent laisser certains sujets de côté, en particulier ceux qui ont trait à la politique et à la religion. Pourtant, il ne me paraît pas immoral d’emprunter à l’occasion une idée à l’une ou à l’autre, pourvu que la question soit traitée de manière à donner sans équivoque l’impression d’un récit d’imagination.
Si l’histoire que je vais vous raconter était parue dans les journaux de deux pays européens bien connus, elle aurait pu provoquer une nouvelle guerre mondiale, plus terrible que la dernière. Mais cela, je ne m’en soucie guère. Ce qui m’intéresse, c’est qu’il s’agit d’un bon sujet, particulièrement bien adapté à mes exigences et notamment au fait que Tarzan, seigneur des singes, est étroitement mêlé à un grand nombre de ses épisodes les plus palpitants. »
Extrait de : E. R. Burroughs. « Tarzan l’invincible – Tarzan. »
Tarzan au coeur de la Terre – E. R. Burroughs

Fiche de Tarzan au coeur de la Terre
Titre : Tarzan au coeur de la Terre (Tome 13 sur 26 – Tarzan)
Auteur : E. R. Burroughs
Date de parution : 1930
Traduction : P. Billon
Editeur : Néo
Première page de Tarzan au coeur de la Terre
« Tarzan s’arrêta pour tendre l’oreille et flairer la brise. Eussiez-vous été là que vous n’auriez pu entendre ce qu’il entendait, et encore moins l’interpréter, à supposer que votre oreille eût été assez fine. Vous n’auriez senti rien d’autre que cette odeur de moisi émanant de la végétation pourrissante mêlée à l’arôme des nouvelles pousses.
Les sons que percevait Tarzan provenaient d’une grande distance, encore étaient-ils très faibles, même pour ses oreilles ; dans les premiers moments, il ne put pas davantage reconnaître leur véritable source mais il avait le sentiment que ces indices annonçaient l’arrivée d’un groupe d’hommes.
Buto le rhinocéros, Tantor l’éléphant ou Numa le lion pouvaient aller et venir à travers la forêt sans susciter autre chose que de l’indifférence chez le Seigneur de la Jungle, mais sitôt qu’apparaissait mais sitôt qu’apparaissait l’homme, Tarzan s’inquiétait, car seul parmi toutes les créatures, l’être humain apporte avec lui changement, dissension et lutte, partout où il met le pied pour la première fois. »
Extrait de : E. R. Burroughs. « Tarzan au coeur de la terre – Tarzan. »
Tarzan et l’empire oublié par E. R. Burroughs

Fiche de Tarzan et l’empire oublié
Titre : Tarzan et l’empire oublié (Tome 12 sur 26 – Tarzan)
Auteur : E. R. Burroughs
Date de parution : 1929
Traduction : M. Baudoux
Editeur : Néo
Première page de Tarzan et l’empire oublié
« Nkima dansait, très excité, sur l’épaule nue et brune de son maître. Il jacassait et criaillait, en regardant d’un œil rond tantôt Tarzan, tantôt la jungle.
— Des gens arrivent, Bwana, dit Muviro, sous-chef des Waziris. Nkima les a entendus.
— Tarzan aussi, dit l’homme-singe.
— Le grand bwana a l’ouïe aussi fine que Bara, l’antilope, dit Muviro.
— Si ce n’était pas le cas, Tarzan ne serait plus là, répondit l’homme-singe avec un sourire. Il ne serait pas devenu adulte si Kala, sa mère, ne lui avait pas appris à user de tous les sens que Mulungu lui a donnés.
— Qui arrive ? demanda Muviro.
— Une troupe d’hommes, répondit Tarzan.
— Ce sont peut-être des ennemis, suggéra l’Africain. Dois-je avertir les guerriers ?
Tarzan jeta un coup d’œil au petit campement où une vingtaine de ses combattants s’affairaient à préparer le dîner. »
Extrait de : E. R. Burroughs. « Tarzan et l’empire oublié – Tarzan. »