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Tout sauf un homme par I. Asimov et R. Silverberg

Fiche de Tout sauf un homme

Titre : Tout sauf un homme
Auteur : I. Asimov et R. Silverberg
Date de parution : 1993
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Terre de brume

Première page de Tout sauf un homme

« Si vous voulez bien vous asseoir, Monsieur, dit le chirurgien en indiquant le siège devant son bureau. Je vous en prie.
— Merci, dit Andrew Martin.
Il s’assit calmement. Il faisait tout calmement. C’était sa nature, un trait de son caractère qui ne changerait jamais. À le voir, personne n’aurait cru qu’Andrew Martin était poussé dans ses derniers retranchements. C’était pourtant le cas. Il avait traversé la moitié du continent pour cette consultation. C’était son ultime espoir d’atteindre le but majeur de sa vie ; voilà ce à quoi tout se résumait. Tout.
Le visage d’Andrew était uni et inexpressif – bien qu’un observateur pénétrant eût pu s’imaginer déceler une pointe de mélancolie dans son regard. Il avait les cheveux lisses, châtains, assez fins, et on eût dit qu’il venait de se raser de près : ni barbe, ni moustache, ni aucune affection du visage. Ses vêtements étaient de bonne coupe, simples et de bon goût, d’un rouge-violet velouté comme couleur dominante ; mais ils étaient nettement passés de  »

Extrait de : I. Asimov et R. Silverberg. « Tout sauf un homme. »

L’enfant du temps par I. Asimov et R. Silverberg

Fiche de L’enfant du temps

Titre : L’enfant du temps
Auteur : I. Asimov et R. Silverberg
Date de parution : 1991
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pocket

Première page de L’enfant du temps

« La neige était arrivée pendant la nuit, saupoudrant le paysage, fine comme de la brume, portée par le vent d’ouest. Elle avait dû venir de très loin. L’odeur de la mer y était encore présente et la chaleur du soleil matinal la faisait monter au-dessus de l’immense toundra triste.

Nuage d’Argent avait vu la mer, longtemps avant, quand il était enfant et que le Peuple chassait encore sur les terres de l’ouest. La mer était immense, obscure, toujours en mouvement, capable de luire — comme un étrange feu liquide

— quand le soleil tombait dessus sous un certain angle. S’y aventurer, c’était la mort; la contempler, c’était un enchantement. Il ne la reverrait plus, il le savait. Les Autres tenaient maintenant les terres côtières, et le Peuple reculait, se rapprochant chaque année un peu plus du, lieu où naît le soleil. Et même si les Autres venaient à disparaître aussi brusquement qu’ils étaient apparus, Nuage d’Argent  »

Extrait de : I. Asimov et R. Silverberg. « L’Enfant Du Temps. »

Futurs tous azimuts par I. Asimov

Fiche de Futurs tous azimuts

Titre : Futurs tous azimuts (Tome 5 sur 11 – Asimov présente)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1992
Traduction : M. Ssossé, A. Mousnier-Lompré, C. Califano, J. Guiod, P.-P. Durastanti
Editeur : Presses Pocket

Sommaire de Futurs tous azimuts :

  • La dernière caravane par C. Willis
  • Lieserl par K. J. Fowler
  • Un hublot sur l’été par J. Moffet
  • Conte d’une nuit d’hiver par M. Swanwick
  • Les infos de minuit par L. Goldstein
  • Quelques rides sur la mer de Dirac par G. A. Landis
  • Un peu de lavande par M. Lindholm

Première page de La dernière caravane

« En sortant de Tempe, je vis un chacal mort sur la route. Je circulais sur la voie la plus rapide, tout à gauche de Van Buren, à dix voies de lui. Ses longues pattes allongées étaient dissimulées par son corps. Pendant une minute, je crus que c’était un chien.
Cela faisait bien quinze ans que je n’avais pas vu d’animal sur la route. Évidemment, ils ne pouvaient pas franchir les rambardes de sécurité et la plupart des multivoies étaient clôturées. De plus, la majorité des gens prenait soin de leurs animaux.
Le chacal devait probablement être l’animal familier de quelqu’un. Cette partie de Phoenix était plutôt résidentielle, et même après tout ce qui s’était passé, les gens continuaient à croire qu’ils pouvaient transformer ces sales charognards en animaux de compagnie. Ce n’était pas une raison pour avoir heurté celui-ci et, pire encore, pour l’avoir abandonné sur place. C’était un délit de heurter un animal et un délit supplémentaire de ne pas le signaler. Mais qui que soit le coupable, il était déjà loin. »

Extrait de : I. Asimov. « Asimov présente – Futurs tous azimuts. »

Futurs pas possibles par I. Asimov

Fiche de Futurs pas possibles

Titre : Futurs pas possibles (Tome 4 sur 11 – Asimov présente)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1991
Traduction : A. Mousnier-Lompré, J.-P. Pugi, P.-P. Durastanti, S. Jacquot, J. Guiod, M. Ssossé
Editeur : Presses Pocket

Sommaire de Futurs pas possibles :

  • Dilemme par C. Willis
  • Jouvence par R. Silverberg
  • Le cyborg sur la montagne par G. A. Effinger
  • Le jour où les ours ont découvert le feu par T. Bisson
  • Les cours de Xanadu par C. Sheffield
  • Loterie macabre par S. P. Somtow
  • Tel un serpent qui mue par J. Tiptree Jr

Première page de Dilemme

«  NOUS voudrions voir le Dr Asimov », dit le robot bleu argenté.
— Le Dr Asimov est en conférence », dit Susan. « Il va falloir prendre rendez-vous. » Elle se tourna vers l’ordinateur et appela l’éphéméride.
— Je savais que nous aurions d’abord dû téléphoner », dit le robot verni au robot blanc. « Le Dr Asimov est l’auteur le plus célèbre du XXe siècle, et à présent du XXIe, et donc, il doit être extrêmement occupé.
— Je peux vous donner un rendez-vous à quatorze heures trente le vingt-quatre juin, dit Susan, ou bien à dix heures le quinze août.
— Le vingt-quatre juin est dans cent trente-cinq jours », dit le robot blanc. Il avait une grande croix rouge peinte sur le torse et une bouteille d’oxygène accrochée au dos.
— Il faut que nous le voyions aujourd’hui », dit le robot bleu argenté en se penchant sur le bureau. »

Extrait de : I. Asimov. « Asimov présente – Futurs pas possibles. »

Saison de gloire par D. Brin

Fiche de Saison de gloire

Titre : Saison de gloire
Auteur : D. Brin
Date de parution : 1993
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Milady

Première page de Saison de gloire

« Vingt-six mois avant son deuxième anniversaire, Maïa apprit la vraie différence entre l’été et l’hiver.
Ce n’était pas une simple question de temps. Ça n’avait rien à voir avec les éclairs de chaleur qui crépitaient dans le mât des navires au mouillage dans les eaux de Port Sanger ni même avec la lumière cruelle de Wengel, si distincte des autres étoiles. La différence était plus personnelle.
— J’peux plus jouer avec toi, décréta un jour d’un ton moqueur Sylvina, sa demi-sœur. Parce que t’as un père !
— C’est p-pas vrai ! bégaya Maïa, indignée par ce terme qu’elle savait être vaguement péjoratif.
La rebuffade fusa, plus glaciale que le vent du pôle.
— Si, c’est vrai ! T’as un père, sale var !
— Eh ben, t’es une var, toi aussi !
— Moi, je suis une vraie Lamaï, comme mes sœurs, mes mamans et mes grands-mamans ! s’esclaffa sèchement l’autre. Alors que toi, t’es née en été. T’es hu-nique, var ! »

Extrait de : D. Brin. « Saison de gloire. »

La jeune fille et les clones par D. Brin

Fiche de La jeune fille et les clones

Titre : La jeune fille et les clones
Auteur : D. Brin
Date de parution : 1993
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmallion

Première page de La jeune fille et les clones

« Vingt-six mois après son deuxième anniversaire, Maïa apprit la vraie différence entre l’été et l’hiver.
Ce n’était pas une simple question de temps. Ça n’avait rien à voir avec les éclairs de chaleur qui crépitaient dans le mât des navires au mouillage dans les eaux de Port Sanger ni même avec la lumière cruelle de Wengel, si distincte des autres étoiles. La différence était plus personnelle.
— J’peux plus jouer avec toi, décréta un jour d’un ton moqueur Sylvina, sa demi-sœur. Parce que t’as un père !
— C’est p-pas vrai ! bégaya Maïa, indignée par ce terme qu’elle savait être vaguement péjoratif.
La rebuffade fusa, plus glaciale que le vent du pôle.
— Si, c’est vrai ! T’as un père, sale var !
— Eh ben, t’es une var, toi aussi !
— Moi, je suis une vraie Lamaï, comme mes sœurs, mes mamans et mes grands-mamans ! s’esclaffa sèchement l’autre. Alors que toi, t’es née en été. T’es hu-nique, var ! »

Extrait de : D. Brin. « La jeune fille et les clones. »

Les rives du crépuscule par Michaël J. Moorcock

Fiche de Les rives du crépuscule

Titre : Les rives du crépuscule
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1966
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de Les rives du crépuscule

« QUAND elle apprit à son père qu’elle était enceinte, il réagit ainsi : « Il va falloir se débarrasser du fœtus. » Mais presque aussitôt, une idée fascina son esprit morbide et introverti : laisser la grossesse aller à son terme ; alors, il mit le bras autour des douces épaules de sa fille et lui murmura : « Néanmoins, il est mal d’ôter la vie, étant donné surtout sa rareté dans notre région du monde. Voyons si l’enfant parvient à vivre après la naissance. Que la nature décide… »
 
Ils habitaient une tour baroque dans la région crépusculaire. Vieille de plusieurs siècles, toute de fibre de verre et d’acier, cette tour, œuvre d’un architecte néonaturaliste, présentait des lignes asy »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Les rives du crépuscule. »

Le dragon de l’épée par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le dragon de l’épée

Titre : Le dragon de l’épée (Tome 3 sur 3 – Erekosë)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1986
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Presses Pocket

Première page de Le dragon de l’épée

« L’homme s’appelait Ulrich von Bek et il s’était échappé d’un camp en Allemagne, du nom de Sachsenwald. Son crime était d’être chrétien et d’avoir tenu des propos antinazis. On l’avait relâché (grâce à des amis bien intentionnés) en 1938. En 1939, sa tentative pour tuer Hitler ayant échoué, il avait échappé à la Gestapo en pénétrant dans le royaume où nous nous trouvions tous deux. Je l’appelais le Maaschanheem, mais lui disait simplement les Marches du Milieu. Il fut surpris que je connaisse le monde qu’il avait quitté. « Vous avez plutôt l’aspect d’un guerrier du Nibelungenlied ! dit-il. Et vous parlez cet allemand bizarrement archaïque qui semble être la langue des environs. Pourtant, vous dites être venu initialement d’Angleterre ? »
Je ne voyais pas l’intérêt de trop lui en dire sur ma vie de John Daker, ni de mentionner que j’étais né dans un monde où Hitler avait été vaincu. J’avais appris depuis longtemps que de telles révélations »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Erekosë – Le dragon de l’épée. »

Les guerriers d’argent par Michaël J. Moorcock

Fiche de Les guerriers d’argent

Titre : Les guerriers d’argent (Tome 2 sur 3 – Erekosë)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1970
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Presses Pocket

Première page de Les guerriers d’argent

« D’UNE TERRE RESSUSCITÉE

JE connais le chagrin, je connais l’amour et je crois connaître la mort, bien qu’on me dise immortel. On m’a dit que j’ai un destin, mais lequel ? Être toujours emporté çà et là par les marées du hasard ? Exécuter des actes dérisoires ? Je n’en sais pas davantage.
Je portai le nom de John Daker, et peut-être bien d’autres encore. Puis je m’appelai Erekosë, le Champion Éternel, et j’exterminai la race humaine parce qu’elle avait trahi ce que je considérais comme mes idéaux, parce que j’aimais une femme d’une autre race, une race que je jugeais plus noble et dont les membres se nommaient les Xénans. Cette femme s’appelait Ermizhad et elle ne pourrait jamais me donner d’enfants.
Et, ayant exterminé ma race, j’étais heureux.
Avec Ermizhad et son frère Arjavh, je gouvernais les Xénans, ce peuple plein de grâce qui existait sur Terre bien avant que l’humanité vînt rompre son harmonie. »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Erekosë – Les guerriers d’argent. »

Le champion éternel par Michaël J. Moorcock

Fiche de Le champion éternel

Titre : Le champion éternel (Tome 1 sur 3 – Erekosë)
Auteur : Michaël J. Moorcock
Date de parution : 1970
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Presses Pocket

Première page de Le champion éternel

« UN APPEL À TRAVERS LE TEMPS

ENTRE l’état de veille et le sommeil, nous avons souvent l’impression d’entendre des voix, des bribes de conversations, des expressions prononcées avec un accent étrange. Parfois, nous essayons d’accorder notre esprit afin d’en entendre plus, mais nous n’y parvenons que rarement. Ces illusions sont appelées hallucinations hypnagogiques – amorces de rêves que nous ferons plus tard dans notre sommeil.
Il y avait une femme. Un enfant. Une ville. Un métier. Un nom : John Daker. Un sentiment de frustration. Un besoin d’accomplissement. Même si je les aimais. Je sais que je les aimais.
C’était l’hiver. Malheureux, couché dans un lit froid, je regardais la lune par la fenêtre. Je ne me rappelle plus mes pensées exactes. Elles portaient sur la condition de mortel et la futilité de l’existence humaine, sans aucun doute. Puis, entre la veille et le sommeil, je commençai à entendre chaque soir des voix… »

Extrait de : M. J. Moorcock. « Erekosë – Le champion éternel. »