Étiquette : Opta
Rhapsodie noire par Brian Stableford
Fiche de Rhapsodie noire
Titre : Rhapsodie noire (Tome 2 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1973
Traduction : B. Martin
Editeur : Galaxie / Opta
Sommaire de Rhapsodie noire
- Rhapsodie noire
- Le grand voyage par K. Vonnegut Jr
- Lulungomeena par G. R. Dickson
Première page de Rhapsodie noire
« J’ai passé deux longues années sur un monde sinistre gravitant autour d’un soleil froid, à la frange du Courant d’Alcyon. Il y avait de l’air, de l’eau, et une végétation tout juste suffisante pour me maintenir en vie. J’avais donc eu de la chance. Mais de la malchance aussi. Mon vaisseau était détruit, mon associé avait péri et même avec le blip qui appelait sans cesse à l’aide, la situation avait un aspect désespéré. Ces deux années m’ont fait plus de mal que la moitié d’une vie passée dans l’espace. Les probabilités d’existence d’un spationaute ne sont pas telles que deux années puissent en être perdues sans que cela compte.
Bien peu de choses pour m’occuper sur ce roc, sinon la nécessité de continuer à vivre et de relever la croix marquant la tombe de Lapthorn chaque fois que le vent la renversait ; et c’était fréquent. J’avais certes des souvenirs, mais il n’est pas dans ma nature d’y puiser grand réconfort et je les considérais comme des fantômes qui venaient me hanter.
Et puis le vent se mit à me parler. Je l’écoutais. »
Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Rhapsodie Noire. »
Le courant d’Alcyon par Brian Stableford
Fiche de Le courant d’Alcyon
Titre : Le courant d’Alcyon (Tome 1 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1972
Traduction : B. Martin
Editeur : Galaxie / Opta
Sommaire de Le courant d’Alcyon
- Le courant d’Alcyon
- Le belier de Judas par S. Merwin Jr
Première page de Le courant d’Alcyon
« C’est sur un monde dont j’ignore le nom, au flanc d’une grande montagne, que s’est posée la Javeline. Des rocs noirs arrondis, trop lourds pour qu’un homme puisse les déplacer, l’entourent de toutes parts. J’ai colmaté les fentes de son enveloppe métallique avec de la boue et de la glaise, mais elle n’a plus de porte. L’intérieur n’est pas trop endommagé… la chambre des machines et les ailerons de queue sont totalement démolis, mais les quartiers d’habitation restent en bon état. N’eût été le fait qu’elle gît sur le flanc, alors qu’elle a été construite pour reposer sur la queue, ce serait encore confortable. Mais qui a jamais réussi à dormir dans une couchette à la verticale ?
Une croix s’érige au-dessus du sol à trente ou quarante mètres de la nef. La tombe de Lapthorn. Pas très profonde, cette fosse, car il n’y a guère de terre entre les faces de la roche implacable. La croix est souvent à terre, comme si le vent avait la faculté de la retrouver et de l’arracher du sol. Lapthorn »
Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Le Courant d’Alcyon. »
La troisième mission par Brian Stableford
Fiche de La troisième mission
Titre : La troisième mission (Tome 3 sur 6 – Daedalus)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1977
Traduction : F. Maillet
Editeur : Galaxie / Opta
Première page de La troisième mission
« Je sortis de la maison par la porte de derrière, qui n’était fermée que par un loquet. Je suppose que c’était ce qu’on appelait l’« entrée des fournisseurs ». J’étais content de la trouver. Sortir par la fenêtre manque tellement de dignité ! La porte donnait sur une partie du jardin – le potager – qui avait le bon goût de ne pas être visible de l’allée principale, étant conçu à des fins utilitaires plutôt que décoratives. Je progressai en direction du nord, parmi les choux et les haricots grimpants, jusqu’à ce que je puisse obliquer vers l’est sans ravager les plantations.
Je mis une centaine de mètres entre la maison et moi avant d’allumer ma lampe de poche. Au premier et au deuxième étage, plusieurs fenêtres laissaient encore passer des traits de lumière derrière leurs rideaux tirés. Se coucher tôt n’était pas une habitude universelle par ici… »
Extrait de : B. Stableford. « Daedalus – La Troisième mission. »
Le seul critique par Brian Stableford
Fiche de Le seul critique
Titre : Le seul critique (Tome 2 sur 6 – Daedalus)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1977
Traduction : N. Atchkhan, J. Polanis
Editeur : Galaxie / Opta
Première page de Le seul critique
« Je ramassai les cartes et me mis à les battre sans grande conviction, me demandant si j’allais pouvoir extirper une dernière dose d’enthousiasme compétitif de mon cerveau turgide. Cela semblait improbable.
Karen m’observait. Elle était à l’aise, complètement réveillée. J’étais trop complètement réveillé, et pas tellement à l’aise.
— Vous voulez encore jouer ? demandai-je.
Elle ne voulait pas. Elle secoua la tête.
— Vous feriez bien de dormir un peu, dit-elle. Il faut que je sois ici. J’ai des quarts de huit heures pendant la traversée, et je n’ai besoin de personne pour me tenir compagnie. Savez-vous quelle heure il est ?
Mes yeux se tournèrent vers l’horloge, sur laquelle ils posèrent un regard vide.
— Non, lui dis-je. Honnêtement, je n’en sais rien. Je lis ce que marquent les aiguilles, sans y voir la moindre signification. Comment cela peut-il »
Extrait de : B. Stableford. « Daedalus – Le seuil critique. »
L’énigme de Floria par Brian Stableford
Fiche de L’énigme de Floria
Titre : L’énigme de Floria (Tome 1 sur 6 – Daedalus)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1976
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Galaxie / Opta
Première page de L’énigme de Floria
« C’était la fin de septembre, les arbres se débarrassant de leurs feuilles inutiles, se dénudant pour l’hiver avec l’aide d’un vent pressé et nerveux. Un homme et un adolescent marchaient le long de la rivière. L’eau était noire, trouble et, malgré les vagues qui en agitaient la surface, elle semblait lourde et paresseuse. Les deux rives, où les arbres frêles vivaient chichement en dépit des ombres qui les privaient de soleil pendant la plus grande partie de la journée, étaient bordées de hauts murs de béton lisse. La ville, où les immeubles aux nombreuses fenêtres s’épanouissaient sur les toits de labyrinthes de catacombes, se lançait à l’assaut du ciel. Son grondement atteignait la profonde ravine où coulait la rivière, mais il était lointain, étouffé. L’endroit où l’homme et son fils marchaient appartenait à un monde ancien, oublié : un monde où l’intimité demeurait.
L’homme portait un manteau et ses mains étaient enfoncées dans ses poches tandis qu’il rentrait la tête dans les épaules sous l’effet des rafales de vent froid. »
Extrait de : B. Stableford. « Daedalus – L’énigme de Floria. »
Les souterrains de l’enfer par Brian Stableford
Fiche de Les souterrains de l’enfer
Titre : Les souterrains de l’enfer (Tome 1 sur 3 – Asgard)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1982
Traduction : E. C. L. Meistermann
Editeur : Galaxie / Opta
Première page de Les souterrains de l’enfer
« Si j’avais possédé une conscience sociale plus développée, les événements qui se déroulèrent sur Asgard auraient pu prendre une tournure très différente. En fait – c’est du moins ce que l’on m’a assuré – l’avenir à long terme de la race humaine a peut-être été affecté (pour le pire) par mon absence de charité. Cette pensée me rassérène beaucoup, et je suis sûr qu’elle contient pour nous tous une certaine morale. Tel n’est pourtant point mon but en racontant cette histoire : je n’ai rien à faire des fables à dessein moral.
Peut-être les choses auraient-elles été différentes si l’appel n’était pas arrivé au beau milieu de la nuit. Personne n’est d’humeur sereine lorsqu’on l’arrache au sommeil aux alentours de 12,87 heures, standard métrique. Je n’ai qu’un téléphone mural, inaccessible de mon lit : il me faut me dépêtrer de mon sac et traverser la pièce en titubant. »
Extrait de : B. Stableford. « Asgard – Les souterrains de l’enfer. »
La vallée magique par Edmond Hamilton
Fiche de La vallée magique
Titre : La vallée magique
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1970
Traduction : B. Martin
Editeur : Opta
Première page de La vallée magique
« LE RÊVE INSOLITE
Eric Nelson avait l’impression qu’une voix étrange parlait à son esprit, dans son sommeil alourdi d’alcool, dans cette misérable auberge d’un village chinois de la frontière.
– Dois-je tuer, petite sœur ?
C’était une voix mentale, non articulée ; son cerveau la percevait non par les oreilles, mais sans intermédiaire.
Et elle n’était pas humaine. Ses vibrations avaient une qualité si particulière qu’elles lui hérissaient l’esprit, même pendant son rêve.
– Non, Tark ! Tu devais surveiller, pas tuer ! Non… pas encore ! »
Extrait de : E. Hamilton. « La Vallée Magique. »
Hors de l’univers par Edmond Hamilton
Fiche de Hors de l’univers
Titre : Hors de l’univers
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1975
Traduction : B. Martin
Editeur : Opta
Sommaire de Hors de l’univers
- Hors de l’univers
- Les voleurs d’étoiles
- Conflit de soleils
- Les voleurs d’étoiles
- Au sein de la nébuleuse
- Les meneurs de comètes
- Le nuage cosmique
Première page de Hors de l’univers
« L’essaim de l’espace
Le plancher s’inclina soudain sous moi et m’expédia contre la cloison de métal de la pièce quand tout le vaisseau se mit à tournoyer follement en plein espace. Durant l’instant qui suivit, je n’eus que la brève vision des parois, du plafond et du sol qui se renversaient autour de moi tandis que je m’efforçais en vain de me raccrocher à quelque objet. Au même moment, j’aperçus par le hublot les autres nefs de notre flottille qui plongeaient de même en tous sens derrière nous. Puis, quand les girations sauvages de l’engin se ralentirent, je me redressai maladroitement, sortis de la salle et m’engageai dans l’escalier étroit pour faire irruption dans la petite chambre de pilotage aux parois transparentes où mes deux étranges lieutenants se tenaient aux commandes.
« Korus Kan ! Jhul Din ! » m’écriai-je. « Vous cherchez la catastrophe pour tout le monde ? »
Ils se tournèrent vers moi et me saluèrent. »
Extrait de : E. Hamilton. « Hors de l univers – Les voleurs d’étoiles. »
Les loups des étoiles par Edmond Hamilton
Fiche de Les loups des étoiles
Titre : Les loups des étoiles – l’intégrale
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1971
Traduction : R. Chomet
Editeur : Opta
Sommaire de Les loups des étoiles
- L’arme de nulle part
- Les mondes interdits
- La planète des loups
Première page de L’arme de nulle part
« Les étoiles l’observaient et il lui sembla qu’elles murmuraient : « Meurs, Loup des étoiles. Ta course s’achève ici. »
Il gisait en travers du siège de pilotage, un voile noir lui embrumait l’esprit tandis que sa blessure au flanc l’élançait et le brûlait. Il n’était cependant pas inconscient et comprit que son petit vaisseau venait d’émerger de l’hyperespace, qu’il y avait des choses qu’il devait faire. Mais cela ne servait à rien, absolument à rien…
« Lâche la rampe, Loup des étoiles. Laisse-toi mourir. »
Dans un recoin de son cerveau, Morgan Chane se rendait bien compte que ce n’étaient pas les étoiles qui s’adressaient à lui. C’était plutôt une partie de lui-même qui voulait encore vivre et qui l’aiguillonnait, l’exhortant à reprendre la lutte. Pourtant, combien il était tentant de se laisser aller ; tout serait tellement plus facile. Mais il savait trop combien sa mort réjouirait ses chers amis et compatriotes. L’esprit à la dérive de Chane se raccrocha à cette idée. Finalement, cela suscita en lui une sourde colère et une résolution nouvelle. Il n’avait pas l’intention de leur faire ce plaisir. »
Extrait de : E. Hamilton. « Les Loups des étoiles – l’intégrale. »
La maison au bord du monde par W. H. Hodgson
Fiche de La maison au bord du monde
Titre : La maison au bord du monde
Auteur : W. H. Hodgson
Date de parution : 1946
Traduction : J. Parsons
Editeur : Opta
Sommaire de La maison au bord du monde
- Les canots du « Glen Carrig »
- La maison au bord du monde
- Les pirates fantômes
Première page de Les canots du « Glen Carrig »
« La Terre de la Solitude
Cela faisait à présent cinq jours que nous nous trouvions à bord de ces canots et que nous n’apercevions aucune terre. Et puis, le matin du sixième jour, on entendit le maître d’équipage, qui commandait la chaloupe de sauvetage, crier qu’il y avait au loin, à bâbord, quelque chose qui aurait pu être une terre ; mais c’était très bas sur l’horizon et il était impossible de dire si c’était une terre ou un nuage du matin. Cependant, comme cela faisait renaître un peu d’espoir dans nos cœurs, nous avons trouvé, malgré la fatigue, la force de ramer dans cette direction et, au bout d’une heure, nous pouvions constater qu’il s’agissait bien, en effet, du rivage d’un pays plat. »
Extrait de : W. H. Hodgson. « La Maison au bord du Monde. »