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Oniria par Jimmy Guieu

Fiche de Oniria

Titre : Oniria
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1962
Editeur : Presses de la cité

Première page de Oniria

« Un éclair lointain jeta sa clarté blafarde sur l’étrange paysage. Mais pouvait-on qualifier de paysage cette étendue morne et sans frontière ? Cette sorte de lande sur le sol de laquelle flottait une brume blanchâtre ? Le ciel gris-noir, très bas, semblait faire corps avec ce lieu désertique. Un jour crépusculaire baignait la lande qu’un éclair pâle et fugitif avait un instant tirée de la pénombre. Les écharpes de brume moutonnaient parfois, faiblement agitées par le souffle d’un vent léger, ni chaud ni froid. Un vent que l’on ne « sentait » pas et dont on ne constatait la présence que par les lents mouvements de ce brouillard qui stagnait au-dessus du sol.

A l’horizon, la lande et le ciel se confondaient en une barre sombre. L’anémique lueur d’un éclair découpa au lointain une ville aux édifices insolites. Mais une seconde plus tard, la fulgurante vision s’évanouit, submergée par la grisaille de cette aube inquiétante et sans fin. Maintenant, à l’horizon où la mystérieuse cité avait cessé d’exister, apparaissait un point mobile. Très doucement, d’abord, une musique étrange s’éleva, égrenant des flots d’harmonie ponctués parfois par une note grave qui se répercutait en échos assourdis et ouatés. »

Extrait de : J. Guieu. « Oniria. »

Nos « maîtres » les extraterrestres par Jimmy Guieu

Fiche de Nos « maîtres » les extraterrestres

Titre : Nos « maîtres » les extraterrestres
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1992
Editeur : Presses de la cité

Première page de Nos « maîtres » les extraterrestres

« Panorama ultra-condensé — quarante-cinq années se sont écoulées depuis la mémorable observation de Kenneth Arnold (1947) qui fit naître l’expression « soucoupes volantes », pudiquement rebaptisées OVNI, de UFO (Unidentified Flying Objects) ; à partir de ce sigle allait être créé le néologisme « ufologie », d’où découle « ufologue ».
Phase I. Durant les premières années de cette recherche (car l’on ne peut parler de « science » des OVNI) se multiplient les témoignages de personnes parfaitement équilibrées affirmant avoir vu un ou plusieurs « objets » mystérieux évoluer dans le ciel. Sous quelque latitude que ce soit, des analogies, des invariants, des concordances se dégagent : il ne peut donc s’agir d’hallucinations.
Phase II. Au début des années 50, l’on commence à recueillir les témoignages sur les atterrissages des disques volants. La notion vague « d’objets » cède maintenant la place à cette « identification » évidente… que les officiels et la communauté scientifique combattront désormais sans désemparer ! »

Extrait de : J. Guieu. « Nos « Maîtres » les Extraterrestres. »

Commandos de l’espace par Jimmy Guieu

Fiche de Commandos de l’espace

Titre : Commandos de l’espace (Tome 8 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1955
Editeur : Presses de la cité

Première page de Commandos de l’espace

« Fohag, le chef de l’astrobase des Commandos de l’Espace, disposa devant lui, sur la console de lecture magnétique, une quinzaine de cristaux-mémoires en forme de pyramides lactescentes.
De sa main quadridigitée, il saisit l’un de ces cristaux et, la pointe dirigée vers le bas, l’introduisit dans le réceptacle de lecture tout en mettant le contact à la vidéo tridimensionnelle dont l’écran bombé surmontait l’appareil. Des signes, symboles, chiffres défilèrent : Mission Hogounn/Injya sur planète T 27 (voir rapport systématique s/catalogue chronologique année 1954/T27, Référence VNK.3759-D.9.G.1) Les premières images apparurent…
Hogounn considéra la tache floue qui venait de se former sur le radarscope de son vaisseau. Installé devant le tableau de bord, il manipula avec dextérité une molette hexagonale, fit glisser deux curseurs pour, ensuite, poser ses mains à plat sur le métal anodisé de la console tout en poussant un soupir. »

Extrait de : J. Guieu. « Commandos de l’espace – Jean Kariven. »

L’homme de l’espace par Jimmy Guieu

Fiche de L’homme de l’espace

Titre : L’homme de l’espace (Tome 6 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1954
Editeur : Presses de la cité

Première page de L’homme de l’espace

« Au volant du break Ford Escort havane, loué pour les vacances dès son arrivée à Los Angeles, le docteur Jean Kariven conduisait en décontracté, habitué à cet excellent modèle dont la réplique l’attendait au parking de l’aéroport de Roissy. Mais pour l’heure, il ne songeait aucunement à sa voiture personnelle non plus qu’au retour au bercail. A ses côtés, le géophysicien Michel Dormoy et, sur le siège arrière, l’ethnographe Robert Angelvin fumaient tranquillement une cigarette.
Depuis huit jours, les trois amis goûtaient aux joies de la détente en parcourant du nord au sud et de l’est à l’ouest ce merveilleux pays qu’est la Californie.
— Cela nous change passablement des glaces antarctiques aussi bien que du Tibet, soupira Michel Dormoy en jetant un coup d’oeil aux Yuccas et aux palmiers qui commençaient à sillonner la route menant à Los Angeles.
Au cours de ces dernières années, effectivement, les trois explorateurs avaient vécu nombre d’aventures mouvementées. Attachés à l’IMSA (Institut mondial des Sciences avancées), leurs travaux et odyssées leur avaient valu une célébrité méritée. »

Extrait de : J. Guieu. « L’Homme de l’espace – Jean Kariven. »

Nous les martiens par Jimmy Guieu

Fiche de Nous les martiens

Titre : Nous les martiens (Tome 3 sur 12 – Jean Kariven)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1954
Editeur : Presses de la cité

Première page de Nous les martiens

« Le professeur Klamok, un robuste vieillard au visage empreint de bonté, cessa de scruter l’écran d’un télescope électronique. D’un geste las, il se passa la main dans ses cheveux argentés. Ses traits, à peine ridés, reflétaient une grande fatigue. Il ferma les yeux lentement et, pendant quelques minutes, s’abandonna à une sombre méditation.
Maïko, son jeune assistant, que ses brillantes recherches en astrophysique avaient déjà promu au rang de savant, le considéra avec anxiété. Il n’osait pas interrompre la pause de son maître.
En collaboration avec d’autres organismes scientifiques, tous deux travaillaient depuis plusieurs mois, avec acharnement, sur un problème capital.
Le professeur Klamok ouvrit ses yeux rougis par l’insomnie et leva la tête vers son assistant. Ils échangèrent-une grimace significative.
— Mauvais, n’est-ce pas ? hasarda Maïko.
— Pire ! soupira le vieillard en manipulant le sélecteur d’un téléviseur. »

Extrait de : J. Guieu. « Nous les martiens – Jean Kariven. »

Les yeux de l’épouvante par Jimmy Guieu

Fiche de Les yeux de l’épouvante

Titre : Les yeux de l’épouvante (Tome 19 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1977
Editeur : Presses de la cité

Première page de Les yeux de l’épouvante

« Régine Véran s’assura que tout était en ordre et soigneusement rangé sur son bureau. Dans son sac de voyage bourré à craquer, elle glissa deux stylo-billes supplémentaires et, une fois encore, fit l’inventaire de son fourre-tout : appareil photographique, flash électronique, optiques diverses, filtres, bobines de films.
Elle prêta distraitement l’oreille à la sonnerie du téléphone qui retentissait dans le bureau voisin du sien, celui de Gilles Novak, et poursuivit son inspection. Satisfaite, elle referma le sac, jeta un coup d’oeil à sa montre-bracelet et, avec un petit soupir d’impatience, se rassit pour composer le numéro de Charles Floutard à Marseille.
L’on décrocha à l’autre bout du fil et Régine, riant sous cape, prit un accent étranger parfaitement anonyme qu’un linguiste eût eu bien du mal à identifier :
— Monsieur Charles Floutard ?
— Lui-même, madame. »

Extrait de : J. Guieu. « Les yeux de l’Epouvante – Gilles Novak. »

La lumière de Thot par Jimmy Guieu

Fiche de La lumière de Thot

Titre : La lumière de Thot (Tome 18 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1977
Editeur : Presses de la cité

Première page de La lumière de Thot

« Le bureau de Régine Véran était encombré de clichés photographiques, de boîtes de films, de piles d’épreuves et de négatifs en instance de classement. La photographe, compagne de Gilles Novak, le directeur de la revue LEM, L’Etrange et le Mystérieux dans le monde… et ailleurs, était occupée à coller le texte de la légende au dos d’un cliché lorsque la sonnerie du téléphone retentit.
— J’ai M. Jean-Pierre Dutheil sur la une, mademoiselle Véran, prévint Jeanne, la secrétaire de direction. Vous le prenez ou je le passe à M. Novak ?
— Passez-le-moi. M. Novak est trop occupé.
Un déclic et la jeune femme blonde reconnut la voix amicale de ce confrère niçois.
— Bonjour, Régine. Il paraît que ton seigneur et maître est en conférence ? Ainsi on me brime ! On bafoue la province ! On se dérobe !
La photographe rit de la boutade et se justifia :
— Gilles collationne les épreuves de LEM qui partent tout à l’heure chez l’imprimeur — c’est le numéro double des vacances. »

Extrait de : J. Guieu. « La lumière de Thot – Gilles Novak. »

La stase achronique par Jimmy Guieu

Fiche de La stase achronique

Titre : La stase achronique (Tome 17 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1975
Editeur : Presses de la cité

Première page de La stase achronique

« Devant le capharnaüm que recelait ce grenier, le brocanteur souleva d’un centimètre sa casquette pour se gratter le crâne, dubitatif :
— Sais pas ce que je peux récolter d’intéressant là-dedans, ma bonne dame. Y a bien ces deux fauteuils et cette commode, mais faudrait les rafistoler et la main-d’œuvre coûte cher. Tout le reste, ça vaut pas un pfenning.
La vieille dame triste, vêtue de noir, soupira :
— Je vais quitter Marseille et aller vivre en Corse ; je ne veux plus rester dans cette maison qui me rappelle trop mon pauvre mari. Débarrassez-moi de tout cela et faites-moi un prix.
Le brocanteur ne paraissait guère enchanté :
— Je vous l’ai dit, madame Calcattucci, ça vaut presque rien. Et puis, y a des trucs que je pourrai tout juste revendre au prix du métal, comme ce machin-là… Quoi c’est, au juste ? Il
désignait un parallélépipède chromé de la taille d’une boîte à chaussures dont l’une des faces, en matière plastique transparente, révélait un mécanisme extrêmement complexe. Des organes mobiles, des leviers, des manettes garnissaient le dessus et l’une des parois avec, en diagonale, de petits cylindres brillants qui pouvaient s’enfoncer, ainsi que le vérifiait le brocanteur en manipulant ces éléments au hasard. Selon qu’il actionnait un cylindre ou l’un ou l’autre des éléments mobiles, le boîtier faisait entendre un faible bourdonnement et s’auréolait alors d’une lueur mauve, verte, bleue ou carminée. »

Extrait de : J. Guieu. « La stase Achronique – Gilles Novak. »

Le maître du temps par Jimmy Guieu

Fiche de Le maître du temps

Titre : Le maître du temps (Tome 14 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1974
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le maître du temps

« Maistre Maurice, le propriétaire du restaurant La Table du Graal, à Aix-en-Provence, raccrocha et garda un instant la main sur le combiné. Il n’était que 18 h 30 et la clientèle ne se présenterait pas avant une heure. Rien n’était prévu d’exceptionnel pour ce soir-là, ni dîner-débat, ni cocktail de vernissage et Maistre Maurice aurait pu, sans difficulté, s’absenter, confier son établissement au maître d’Hôtel, mais une intuition l’incita à rester et il composa le numéro d’Alain Le Kern.
Il obtint presque immédiatement le géomancien-analyste :
— Bonsoir, Alain. Maurice à l’appareil. Gilles Novak a dû certainement te parler de Gorg et de ses… « associés  » ?
A l’autre bout du fil, son interlocuteur observa un court silence. Evidemment, il était au courant des dramatiques événements vécus quelques mois plus tôt par Gilles Novak, Régine et le portraitiste Charles Floutard en compagnie de Gorg, Mart, Lorna et Cynthia, ces agents temporels venus du futur. »

Extrait de : J. Guieu. « Le maitre du temps – Gilles Novak. »

Les germes du chaos par Jimmy Guieu

Fiche de Les germes du chaos

Titre : Les germes du chaos (Tome 12 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1973
Editeur : Presses de la cité

Première page de Les germes du chaos

« La trentaine, brun, souriant volontiers, mais d’un sourire généralement désabusé, Jacques Portier, d’une discrète élégance avec son complet sombre et sa cravate bleu nuit, déambulait parmi la foule du Tout-Paris venue au vernissage de l’exposition des œuvres de Kerlam, dans la galerie Jérôme Outheuil, sur l’avenue Matignon.
Peintre de talent, au graphisme remarquable (orienté vers une forme de surréalisme que d’aucuns qualifiaient avec justesse de « réalisme fantastique »), Kerlam était en soi un « personnage ». Solidement charpenté, la barbe fournie, line abondante chevelure poivre et sel, il parlait d’une voix douce, rayonnait de bonté, de sagesse et son regard, parfois, semblait pénétrer au tréfonds de l’âme humaine.
Parmi l’assistance, devant les cimaises ou le buffet garni, Jacques Portier cherchait à reconnaître les célébrités des arts, de la littérature ou de la politique honorant de leur présence ce vernissage de qualité. »

Extrait de : J. Guieu. « Les germes du chaos – Gilles Novak. »