Étiquette : Presses de la cité

 

Les marteaux de Vulcain par P. K. Dick

Fiche de Les marteaux de Vulcain

Titre : Les marteaux de Vulcain
Auteur : P. K. Dick
Date de parution : 1960
Traduction : M. Bénâtre
Edition : Presses de la cité

Première page de Les marteaux de Vulcain

« Arthur Pitt perçut la présence de la populace dès qu’il eut quitté les bureaux de l’Union Terrestre. Il traversa la rue, s’arrêta au coin, près de sa voiture, et alluma une cigarette. Tout en ouvrant la portière et en serrant étroitement son porte-documents sous le bras, il observa la foule.
Ils étaient bien cinquante ou soixante : des gens de la ville, ouvriers et petits commerçants, employés de bureau insignifiants aux lunettes cerclées d’acier, mécaniciens et camionneurs, quelques ménagères, un épicier avec son tablier blanc. L’habituelle, la toujours semblable petite classe moyenne.
Pitt se glissa derrière le tableau de bord, saisit le micro et appela son supérieur, le directeur pour l’Amérique du Sud. »

Extrait de : P. K. Dick. « Les marteaux de Vulcain. »

Un milliard d’années plus tard par R. Silverberg

Fiche d’Un milliard d’années plus tard

Titre : Un milliard d’années plus tard
Auteur : R. Silverberg
Date de parution : 1968
Traduction : P. Arnaud
Editeur : Presses de la cité

Première page d’Un milliard d’années plus tard

« Quelque part dans l’hyper-espace. 11 août 2375.
 
Lorie, je ne sais quand tu prendras connaissance de cette lettre. Te parviendra-t-elle jamais ? Je peux aussi bien décider d’effacer le cubimessage dès que j’aurai fini de l’enregistrer. Ou peut-être oublierai-je de te le donner quand je serai de retour de cette aventure.
Ce n’est pas seulement parce que je suis un vidj déséquilibré, ce qui par ailleurs ne fait aucun doute. Mais plusieurs années auront passé avant que je ne puisse te donner ces lettres, et ce que je te dis maintenant ne semblera plus très important ni intéressant. Comme de toute façon j’ai ces cubimessages, pourquoi ne pas tout y graver pour toi, faire un enregistrement de ce que je fais et de ce qui m’arrive ici ?
Je pense qu’il serait convenable de t’appeler ce soir sur le réseau du téléphone intergalactique pour te souhaiter un heureux anniversaire, puisque nous avons vingt-deux ans aujourd’hui. »

Extrait de : R. Silverberg. « Un milliard d’années plus tard. »

Les avaleurs de vide par N. Spinrad

Fiche de Les avaleurs de vide

Titre : Les avaleurs de vide
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1979
Traduction : J. Martinache
Editeur : Presses de la cité

Première page de Les avaleurs de vide

« Depuis des siècles qu’ils errent dans l’espace en quête d’une planète habitable, les vagabonds du Trek se sont presque accoutumés à vivre suspendus dans l’immensité interstellaire.
Presque. Car l’espoir ne les a pas quittés de découvrir un jour dans cet univers vide et sans vie le nouvel Éden qui remplacera le monde que leurs ancêtres ont assassiné : la Terre.
À bord des vaisseaux-torche, la Grande Migration sillonne l’abîme infini, précédée par des éclaireurs, les AVALEURS DE VIDE, qui, eux connaissent l’insupportable vérité… »

Extrait de : N. Spinrad. « Les avaleurs de vide. »

La dernière croisière du Dragon-Zéphyr par N. Spinrad

Fiche de La dernière croisière du Dragon-Zéphyr

Titre : La dernière croisière du Dragon-Zéphyr
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1982
Traduction : J. Guiod
Editeur : Presses de la cité

Première page de La dernière croisière du Dragon-Zéphyr

« JE suis Genro Kane Gupta, Vacuo-Capitaine du Dragon-Zéphyr, et peut-être est-ce là mon ultime récit. Par la force des choses, c’est également l’histoire du Vacuo-Pilote Dominique Alia Wu, mais elle a rejoint le Grand Unique, et je ne possède ni l’adresse me permettant de présenter son point de vue dans le style romanesque de la fin du XXe siècle, ni l’intuition susceptible de me dicter le sens que doit prendre son histoire.
Ce récit n’est donc censé refléter que ma propre conscience. Certes, j’ai une connaissance si claire de mes imperfections en tant qu’instrument subjectif que, loup de mer aux temps anciens plutôt que Vacuo-Capitaine au Second Âge des Étoiles, j’eusse été cruellement tenté d’adopter le style littéraire connu sous le nom de « Livre de bord », grâce auquel des capitaines moins versés que moi-même dans l’art du conteur ont pu jeter sur le papier des descriptions laconiques d’événements quotidiens et tout relater, de la position du navire aux incidents les plus tragiques, dans la même prose, égale, stylisée et objective. »

Extrait de : N. Spinrad. « La dernière croisière du Dragon-Zéphyr. »

La der des ders par N. Spinrad

Fiche de La der des ders

Titre : La der des ders
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1985
Traduction : J. Guiod
Editeur : Presses de la cité

Première page de La der des ders

« Six semaines avant le jour des élections, Elmer Powell, le célèbre organisateur de sondages, reçut un appel téléphonique d’un fonctionnaire anonyme de l’ambassade du Koram, qui lui fit une proposition à laquelle il ne comprit pas grand-chose, mais qu’il pouvait encore moins refuser.
Hassan al Korami désirait une consultation privée, pour laquelle il offrirait à Powell l’équivalent d’un million de dollars dans la devise de son choix.
Il n’y avait qu’une condition : Hassan voulait lui parler sur-le-champ, ce qui signifiait que Powell devait s’envoler dans moins de vingt-quatre heures pour Koramibad. C’était à prendre ou à laisser.
Powell accepta, bien entendu. Trois heures plus tard, une limousine de l’ambassade du Koram l’attendait devant son bureau de Washington : malgré la circulation, il ne lui fallut qu’une heure et demie pour gagner l’aéroport international de Dulles. »

Extrait de : N. Spinrad. « La der des der. »

Le tery par F. P. Wilson

Fiche de Le tery

Titre : Le tery
Auteur : F. P. Wilson
Date de parution : 1973
Traduction : P. Sabathé
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le tery

« LES phrases chantaient dans sa tête comme une litanie, revenant sans cesse, lui interdisant toute autre pensée.
 
Une pleine planète de chrétiens
C’est trop beau pour être vrai
Plus cruelle sera la déception.

 
Mais il n’y croyait pas vraiment. Une partie seulement de son esprit se refusait à espérer. Chaque nouveau pas qu’il faisait en direction de la chapelle accroissait la sourde excitation qu’il sentait monter en lui depuis son arrivée sur la planète.
La Fédération l’avait découverte peu de temps auparavant. Sa colonie initiale s’était divisée pour donner le jour à deux civilisations d’importance inégale. Isolés sur leur grande île, les Doués – ou quelque chose comme ça – avaient refusé tout échange avec le reste de l’humanité. »

Extrait de : F. P. Wilson. « Le Tery. »

Le rat blanc par C. Priest

Fiche de Le rat blanc

Titre : Le rat blanc
Auteur : C. Priest
Date de parution : 1972
Traduction : N. Gouyé
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le rat blanc

« J’ai la peau blanche. Les cheveux châtain clair. Les yeux bleus. Je mesure un mètre quatre-vingts. Je m’habille de façon plutôt classique veste sport, pantalon de velours à côtes, cravate de tricot. Je mets des lunettes pour lire, plus par affectation d’ailleurs que par nécessité. Je fume la cigarette, modérément. Il m’arrive de boire de l’alcool. Je ne crois pas en Dieu ; je ne vais pas à l’église ; je ne vois aucun inconvénient à ce que d’autres y aillent. Quand je me suis marié, j’étais amoureux de ma femme. J’aime beaucoup ma fille Sally. Je n’ai pas d’ambitions politiques. Je m’appelle Alan Whitman. »

Extrait de : C. Priest. « Le rat blanc. »

La grande caravane par F. Leiber

Fiche de La grande caravane

Titre : La grande caravane
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1978
Traduction : C. Jayat
Editeur : Presses de la cité

Sommaire de La grande caravane

  • Le jour du docteur Kometevsky
  • La grande caravane
  • La forêt enchantée
  • Lune mortelle
  • L’orbite tapis-de-neige
  • Le vaisseau lève l’ancre à minuit

Première page de Le jour du docteur Kometevsky

« — Tout est prédit dans ce livre ! Il y est même annoncé que notre siècle verra s’opérer une incroyable permutation des corps célestes.
Céleste Wolver leva les yeux avec mauvaise grâce sur l’ouvrage que son amie Madge Carnap brandissait comme un drapeau. Le titre en avait été gommé par le temps mais il était encore lisible : La Danse des Planètes. Le papier, d’une vilaine couleur brune, révélait que le volume avait été imprimé au XXe siècle. Sa peau décrépite et sèche évoquait celle d’une vieille sorcière. Céleste imagina une femme ridée par le temps, échappée de l’Âge de la Dernière Folie pour venir porter la guerre et la haine au sein d’un monde devenu raisonnable, réprima un frisson et se rapprocha de Théodore, son époux, qui répondait à Madge d’une voix calme :
— N’importe qui peut avoir l’air d’un prophète. »

Extrait de : F. Leiber. « La grande caravane. »

Alternatives par F. Leiber

Fiche d’Alternatives

Titre : Alternatives
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1945
Traduction : O. Sabathé-Ricklin
Editeur : Presses de la cité

Première page d’Alternatives

« LA QUATRIÈME synchromie de Hoderson déployait son dernier mouvement en une frémissante aurore boréale de verts et de bleus, achevant de narrer l’antique légende de l’« Yggdrasil » – cet arbre qui plonge ses racines à la fois dans le ciel, dans l’enfer et dans la terre des géants pétrifiés ; des serpents rongent les racines de l’arbre tandis que les dieux luttent pour le préserver.
Transcrit en ondes lumineuses par le génie de Hoderson et interprété par le plus grand colori-orchestre du monde, le mythe de la terreur fondamentale, du mystère et de la pourriture, tenait encore une fois le public sous son emprise. »

Extrait de : F. Leiber. « Alternatives. »

Lumière cendrée par A. C. Clarke

Fiche de Lumière cendrée

Titre : Lumière cendrée (Tome 3 sur 3 – Trilogie de l’espace)
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1955
Traduction : G. Bernier
Editeur : Presses de la cité

Première page de Lumière cendrée

« Le monorail perdait de la vitesse à mesure qu’il gagnait les hauteurs et sortait des plaines basses. Sadler s’attendait à tout moment à voir apparaître le soleil. La ligne d’obscurité se déplaçait si lentement qu’un homme aurait pu suivre au pas sa progression et stabiliser le soleil à l’horizon, jusqu’à son arrêt forcé par l’épuisement. À ce niveau, elle semblait se glisser de si mauvaise grâce que plus d’une heure s’écoulait avant que le dernier segment éblouissant disparût sous le limbe de la lune pour faire place à la longue nuit lunaire.
Sadler traversait cette longue nuit, cette contrée que les premiers pionniers avaient conquise deux siècles auparavant, à une bonne vitesse moyenne de cinq cents kilomètres à l’heure. En dehors d’un conducteur avachi, dont l’unique tâche semblait consister à servir des tasses de café sur demande, les  »

Extrait de : A. C. Clarke. « Trilogie de l’espace – Lumière cendrée. »