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Futurs à gogos par I. Asimov
Fiche de Futurs à gogos
Titre : Futurs à gogos (Tome 3 sur 11 – Asimov présente)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1991
Traduction : C. Califano, J.-P. Pugi, P. K. Rey
Editeur : Presses Pocket
Sommaire de Futurs à gogos :
- Fugue par A. Weiner
- Dinosaures par W. J. Williams
- La petite boutique de magie par B. Sterling
- Apaisement par G. Dozois
- Des vacances mouvementées par A. Jablokov
- Etats de vide par G. Landis
- Yanqui doodle par J. Tiptree Jr
Première page de Fugue
« Ils l’avaient trouvé dans un caisson au fond d’un bar à fugue désaffecté, dans un centre commercial à l’est de la ville.
Il était dans un état très proche de la mort. La transfusion ne le nourrissait plus depuis longtemps, bien qu’elle ait continué à l’alimenter en drogue à fugue.
« C’est du Mémoplus, annonça l’officier de police qui l’avait trouvé dans le caisson.
— Ouais », dit son collègue, le regard fixé sur le vieil homme flottant dans la solution saline. Il était d’une maigreur pénible à voir, et ses cheveux gris étaient collés par plaques sur son crâne. Ses yeux grands ouverts roulaient d’avant en arrière, mais ne regardaient ni la femme policier, ni quoi que ce soit dans la pièce. Il n’y avait pas le moindre doute, l’homme avait l’air infiniment heureux.
Quel dommage de le déranger, pensa-t-elle. Je me demande où il est. Au chaud, peut-être.
Dehors, il faisait moins dix. La seule idée d’avoir à ressortir la faisait frissonner. Une semaine au »
Extrait de : I. Asimov. « Asimov présente – Futurs à gogos. »
Futurs en délire par I. Asimov
Fiche de Futurs en délire
Titre : Futurs en délire (Tome 2 sur 11 – Asimov présente)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1990
Traduction : C. Califano, J.-P. Pugi, P. K. Rey, B. Blanc
Editeur : Presses Pocket
Sommaire de Futurs en délire :
- Le hob par J. Moffett
- Puzzle pour Kristin par J. Morrow
- Trapalanda par C. Sheffield
- Oeil pour oeil par O. Scott Card
- Comptoir commercial par N. Barrett Jr
- Un hiver pour Fermi par F. Pohl
Première page de Le hob
« CE printemps-là, Elphi fut le premier à se réveiller et, presque immédiatement, il eut la primeur d’une grande bouffée d’air fétide. Il se sentait plutôt mal, comme à chaque sortie d’hibernation, et il se traîna hors de sa couche, histoire de voir combien de vieux hobs étaient morts pendant l’hiver.
Dans l’obscurité, il fit le tour de la tanière, incapable d’obtenir de ses membres la coordination nécessaire pour faire de la lumière. Il n’en avait d’ailleurs pas besoin. Les hobs étaient des nocturnes. Et en plus, cela faisait presque cent ans que la bande passait l’hiver dans le même gîte.
Tarn Hole et Hasty Bank étaient étendus côte à côte, profondément endormis. Hodge Hob avait l’air okay… et Broxa… et Scugdale… Ah. Woof Howe Hob était mort. Elphi vérifia l’état de Hart Hall, pour s’assurer qu’un seul d’entre eux était mort, et il retourna en boitant dans son propre lit. Il réfléchit. »
Extrait de : I. Asimov. « Asimov présente – Futurs en délire. »
Futurs sans escale par I. Asimov
Fiche de Futurs sans escale
Titre : Futurs sans escale (Tome 1 sur 11 – Asimov présente)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1990
Traduction : J.-P. Pugi, P. K. Rey, P.-P. Durastanti
Editeur : Presses Pocket
Sommaire de Futurs sans escale :
- En attendant les Olympiens par F. Pohl
- Mes nuits chez Harry par L. Watt-Evans
- Plus près de toi, mon Dieu ! par C. Sheffield
- Insignifiance par W. J. Williams
- Au revoir, Cynthia par P. Murphy
- La lune et Michel-Ange par I. Watson
- Le lupanar ambulant de Ginny Hanches-de-velours par N. Barrett Jr
Première page d’En attendant les Olympiens
« Le jour des deux humiliations »
Si j’écrivais ceci sous forme de roman, j’intitulerais le chapitre où je relate ma dernière journée à Londres : « Le jour des deux humiliations. » Cela se passait fin décembre, juste avant les vacances, et le temps était exécrable : froid, humide, et triste – mais n’ai-je pas précisé où je me trouvais ? Cependant, il régnait une atmosphère de fête ; on venait d’annoncer que les Olympiens arriveraient parmi nous en août prochain et la surexcitation avait atteint son comble. Les taxis étaient pris d’assaut et c’est pourquoi j’arrivai en retard à mon rendez-vous avec Lidia. « Comment était Manahattan ? » m’enquis-je tout en me glissant près d’elle dans le box et en lui accordant un baiser rapide. »
Extrait de : I. Asimov. « Asimov présente – Futur sans escale. »
Destination cerveau par I. Asimov
Fiche de Destination cerveau
Titre : Destination cerveau (Tome 2 sur 2 – Le voyage fantastique)
Auteur : I. Asimov
Date de parution : 1987
Traduction : M. Lebailly
Editeur : Presses Pocket
Première page de Destination cerveau
« — Excusez-moi, mais parlez-vous russe ? chuchota à son oreille une voix de contralto.
Albert Jonas Morrison se redressa sur son siège. La salle était plongée dans l’obscurité et, depuis un moment, il ne suivait plus les graphiques qu’un écran d’ordinateur présentait avec insistance sur l’estrade.
Il avait dû sommeiller un peu. À sa droite, lorsqu’il s’était assis, il y avait un homme. Quand cet homme s’était-il changé en femme ? Ou bien quand s’était-il levé et avait-il été remplacé par elle ?
Morrison s’éclaircit la voix et dit :
— Vous m’avez adressé la parole, madame ?
Il la voyait mal dans la demi-obscurité, et les éclairs lumineux de l’écran ne faisaient qu’empirer les choses. Il distingua des cheveux bruns et raides plaqués autour du crâne et couvrant les oreilles, sans aucune recherche. »
Extrait de : I. Asimov. « Le voyage fantastique – Destination cerveau. »
La chose au coeur du monde par D. Brin
Fiche de La chose au coeur du monde
Titre : La chose au coeur du monde (Tome 1 sur 2 – Terre)
Auteur : D. Brin
Date de parution : 1990
Traduction : M. Demuth
Editeur : Presses Pocket
Première partie de La chose au coeur du monde
« PLANÈTE
D’abord vint une supernova, qui éblouit l’univers dans un éclat bref et prodigue avant de refluer en nuages tortueux et multispectraux d’atomes nouvellement créés. Des remous tourbillonnants se mirent en spirale jusqu’à ce que l’un d’eux s’embrase – une étoile qui naissait.
Le soleil vierge était entouré de jupes tournoyantes de poussière et d’électricité. Des gaz, des roches et des fragments d’un peu de tout tombaient dans les plis, se concentrant en vagues grumeaux… des planètes.
Un tout petit monde de rien tournait à mi-distance. Il avait des caractéristiques modestes :
— masse : à peine suffisante pour attirer un ou deux astéroïdes de passage ;
— lunes : une seule, laissée par une collision sauvage, mais assez grosse pour provoquer des marées importantes ;
— rotation : suffisante pour susciter des vents qui brassent l’atmosphère fumante ;
— densité : un bouillon qui s’est concentré et séparé, produisant une surface de scories peu prometteuse ;
— température : la chaleur était l’unique voix de la planète, très faible, submergée dans le soleil ardent.
De toute façon, que peut donc dire une planète à l’univers, dans le cri ténu de l’infrarouge ?
« Cela existe », répétait-elle sans fin. « Cela est une pierre condensée, irradiant à près de cent cinquante degrés, insignifiante à l’échelle des étoiles. »
« Ce grain, cette miette existe. »
Simple déclaration à un cosmos indifférent – la signature d’un monde de roche, souillé de flaques salées crachées par les vents enfumés.
Mais alors, quelque chose de nouveau bougea dans ces flaques. C’était insignifiant – une simple décoloration çà et là. Mais, à partir de ce moment, la voix changea. Subtilement, son timbre varia, encore faible et indistinct, semblant dire néanmoins :
« Je… suis… »
Extrait de : D. Brin. « Terre – La chose au coeur du monde. »
Eternité société anonyme par R. Sheckley
Fiche d’Eternité société anonyme
Titre : Eternité société anonyme
Auteur : R. Sheckley
Date de parution : 1959
Traduction : D. Haas, B. Zimet
Editeur : Presses Pocket
Première page d’Eternité société anonyme
« En réfléchissant, après coup, aux circonstances de sa mort, Thomas Blaine se prit à regretter qu’elles n’aient pas été plus intéressantes. Pourquoi sa mort avait-elle été si insipide, si banale, si ordinaire ? Il n’aurait pas pu périr dans un typhon, sous les griffes d’un tigre ou sur le flanc d’une montagne battue par les vents ?
Il faut croire qu’il n’était pas destiné à mourir de façon spectaculaire mais à connaître une mort rapide, vulgaire, indolore et un peu répugnante. Tout dans sa vie avait préfiguré cette mort ; ce qui n’était qu’un vague soupçon dans l’enfance et s’était précisé pendant ses études était devenu une implacable certitude à l’âge de trente-deux ans.
Pourtant, banale ou pas, la mort de l’homme reste l’événement le plus marquant de sa vie. Blaine repensait à la sienne avec une intense curiosité. Il »
Extrait de : R. Sheckley. « Eternité société anonyme. »
Les casseurs de monde par M. Zimmer Bradley
Fiche de Les casseurs de monde
Titre : Les casseurs de monde (Tome 31 sur 33 – Ténébreuse – Après les Comyns)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1971
Traduction : S. Hilling
Editeur : Presses Pocket
Première page de Les casseurs de monde
« CASSEURS DE MONDES, INC.
Bien entendu, ils portaient officiellement un tout autre nom. Mais celui-là leur allait comme un gant, et ces hommes le savaient, qui montaient la longue série d’escalators conduisant aux bureaux isolés du dernier étage.
Ils étaient deux, un grand et un petit, avec ce visage banal qui est un label de qualité chez les policiers, les détectives et les espions. La chirurgie esthétique sert le plus souvent à embellir les gens ; mais dans leur cas elle s’était attachée à dépersonnaliser – un observateur avisé aurait pu s’en convaincre en devinant sur leurs visages les traces imperceptibles de son travail. Un travail subtil, mais radical. Ils se fondaient dans la foule, n’importe quelle foule, ce qui, en soi, était une prouesse : leur peau n’était ni blanche ni noire, et ils n’auraient détonné dans aucune foule, qu’elle soit de type africain ou de type Scandinave. Parmi des Massaï ou des pygmées – s’il s’en était encore trouvé sur Terre –, ces deux hommes auraient bien évidemment attiré l’attention. Mais en cette ère de brassages raciaux, où les extrêmes du phénotype humain avaient disparu à jamais, personne ne les remarquait. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Ténébreuse – Après les Comyns – Les casseurs de mondes. »
Projet Jason par M. Zimmer Bradley
Fiche de Projet Jason
Titre : Projet Jason (Tome 25 sur 33 – Ténébreuse – L’âge de Régis Hastur)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1962
Traduction : S. Hilling
Editeur : Presses Pocket
Première page de Projet Jason
« QUAND je fus bien réveillé, je pensai d’abord que j’étais seul. J’étais allongé sur un canapé en cuir, dans une chambre nue et blanche aux immenses fenêtres, composées alternativement de briques de verre et de vitres claires. Par les vitres claires, je voyais des pics enneigés qui, à travers les briques de verre, n’étaient plus que des ombres vagues.
L’habitude et le souvenir mirent des noms sur tout cela. La chambre nue, les rayons orangés du grand soleil, les montagnes lointaines. Mais, assis derrière un bureau de verre, un homme m’observait. Je le voyais pour la première fois.
C’était un homme mûr, plutôt replet, avec des sourcils roux et une couronne de cheveux de même teinte qui ceinturait un crâne chauve et rose. Il portait une blouse blanche d’uniforme ; sur sa poche-poitrine et sa manche, un caducée proclamait qu’il faisait partie du Service Médical du Q.G. Civil de la Cité du Commerce Terrienne. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Ténébreuse – L’âge de Régis Hastur – Projet Jason. »
L’héritage d’Hastur par M. Zimmer Bradley
Fiche de L’héritage d’Hastur
Titre : L’héritage d’Hastur (Tome 24 sur 33 – Ténébreuse – L’âge de Régis Hastur)
Auteur : M. Zimmer Bradley
Date de parution : 1975
Traduction : S. Hilling
Editeur : Presses Pocket
Première page de L’héritage d’Hastur
« PASSÉ le col, les cavaliers découvrirent, au-delà de l’antique cité de Thendara, l’astroport des Terriens. Immense et tentaculaire, choquant et bizarre, il s’étendait à leurs pieds comme une étrange tumeur. Les bâtiments de la Cité du Commerce, entre la vieille ville et l’astroport, marquaient la cicatrice.
Régis Hastur, qui chevauchait lentement au milieu de son escorte, trouva l’astroport moins répugnant qu’on le lui avait dit à Nevarsin. Il avait le charme austère des tours d’acier et des immeubles blancs comme neige, réservés à des usages inconnus. Ce n’était pas un cancer sur la face de Ténébreuse, mais un vêtement insolite et qui n’était pas sans beauté.
La tour centrale du nouveau quartier général se dressait juste en face du Château Comyn, de l’autre côté de la vallée. Disposition malencontreuse. Le haut gratte-ciel et l’antique château semblaient se défier comme deux géants prêts au combat. »
Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Ténébreuse – L’âge de Régis Hastur – L’héritage d’Hastur. »