Étiquette : Simak
Les fleurs pourpres par C. D. Simak

Fiche de Les fleurs pourpres
Titre : Les fleurs pourpres
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1965
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Opta / Galaxie
Sommaire de Les fleurs pourpres
- Les fleurs pourpres
- Mercenaire par C. van de Vet
- La maison à mi-chemin par R. Silverberg
Premières pages de Les fleurs pourpres
« Il y avait un camion derrière moi. Un semi-remorque qui fonçait à toute allure. Sur ce tronçon, la vitesse était limitée à 70 ― on était encore en agglomération ― mais à une heure aussi matinale, qui eût fait attention aux panneaux ?
Je cessai de penser au camion. Je n’allais pas bien loin : à moins de 2 kilomètres, au Johnny’s Motor Court, le motel où Alf Peterson et ses cannes à pêche m’attendaient. Et puis, j’avais autre chose en tête. Cette histoire de téléphone, en particulier. Qui m’avait donc appelé ? Il y avait eu trois voix. Des voix bizarres. Pourtant j’avais l’impression que ce n’en était qu’une seule dont le timbre changeait. Et que si je réussissais à déterminer la voix de base, le mystère serait éclairci. Autre problème : Gerald Sherwood et les plans qui naissaient tout armés dans sa tête. Et Stiffy me suppliant de ne pas « les » laisser employer la bombe. J’allais oublier l’enveloppe aux quinze cents dollars ! »
Extrait de : C. D. Simak. « Les fleurs pourpres. »
Les épaves de Tycho par C. D. Simak

Fiche de Les épaves de Tycho
Titre : Les épaves de Tycho
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1961
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Les épaves de Tycho
- Les épaves de Tycho
- Bouillon de culture
- La littérature des sphères
Première page de Les épaves de Tycho
« Tout allait bien. Pas beaucoup de rentrées d’argent, naturellement. On en gagne très rarement, à moins de réussir le gros coup, et il n’y en a pas beaucoup qui y arrivent. Mais assez pour que le syndicat se contente de laisser courir son investissement. Pas très satisfait, bien sûr, mais donnons sa chance au gosse. Ils me considèrent toujours comme un gosse, et pourtant j’ai vingt-sept ans.
Il faudrait peut-être que j’explique d’abord le syndicat. Ça vous a un air important, dur, mais ça ne l’est pas vraiment. C’est rien qu’une bande de gens de mon vieux petit village natal de Millville, qui ont réuni un peu de leurs économies pour qu’un gosse qui avait pris un coup de lune puisse monter là-haut et tenter sa chance. Notez que j’ai quand même dû me donner bien du mal pour les persuader, c’est compréhensible, car ce ne sont que des provinciaux, des petites gens, et conservateurs. »
Extrait de : C. D. Simak. « Les épaves de Tycho. »
Les enfants de nos enfants par C. D. Simak

Fiche de Les enfants de nos enfants
Titre : Les enfants de nos enfants
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1974
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël
Première page de Les enfants de nos enfants
« Bentley Price, photographe de l’agence de Presse du Globe, venait de poser un steak sur le gril et en surveillait la cuisson, installé dans une chaise longue, une boîte de bière à la main, quand sous un chêne, s’ouvrit une porte, d’où sortirent des gens.
Plus rien n’étonnait Price depuis bien des années. De cruelles expériences lui avaient appris qu’il fallait s’attendre à l’exceptionnel et ne pas s’en émouvoir. Il photographiait l’extraordinaire, le bizarre, le violent, puis tournait les talons et repartait, parfois précipitamment, car avec des agences concurrentes comme l’A.P. ou l’U.P.I., un photographe de presse ambitieux ne pouvait se permettre de perdre son temps ; et si les directeurs des services photographiques n’étaient certes pas des individus redoutables, la sagesse demandait souvent qu’on évitât de les mettre de mauvaise humeur. »
Extrait de : C. D. Simak. « Les enfants de nos enfants. »
Le principe du loup-garou par C. D. Simak

Fiche de Le principe du loup-garou
Titre : Le principe du loup-garou
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1967
Traduction : S. Hilling
Editeur : Denoël
Première page de Le principe du loup-garou
« La créature s’arrêta, tapie sur le sol, fixant devant elle les minuscules points lumineux qui brillaient doucement dans l’obscurité.
La créature gémit, effrayée et mal à l’aise.
Le monde était beaucoup trop chaud et humide, l’obscurité, trop épaisse. Les plantes étaient trop nombreuses et trop grandes. L’atmosphère était violemment agitée, et la végétation emplissait l’air de gémissements d’agonie. Au loin, il y avait comme de vagues flamboiements, ou éclatements de lumière, qui pourtant n’éclairaient pas la nuit, et, plus loin encore, quelque chose se plaignait en longs grondements sourds. Et il y avait de la vie, plus de vie qu’aucune planète n’était en droit d’avoir, – mais une vie inférieure et stupide, qui parfois ne dépassait pas un niveau d’existence purement végétative, petits amas de matière n’ayant d’autre pouvoir que celui de réagir faiblement à certains stimuli. »
Extrait de : C. D. Simak. « le principe du loup-garou. » Apple Books.
Le pèlerinage enchanté par C. D. Simak

Fiche de Le pèlerinage enchanté
Titre : Le pèlerinage enchanté
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1975
Traduction : C. Saunier
Editeur : Denoël
Première page de Le pèlerinage enchanté
« Le lutin, domicilié sous les chevrons du toit, épiait le moine qui, de sa cachette, épiait lui-même le jeune clerc. Le lutin haïssait le moine, ayant de bonnes raisons pour cela. Le moine ne haïssait personne et n’aimait personne, étant fanatique et ambitieux. Le clerc volait ce qui semblait être un manuscrit qu’il avait trouvé caché dans la reliure d’un livre.
Il était tard. Le silence régnait dans la bibliothèque. Quelque part, une souris grattait furtivement un mur. La bougie posée sur le bureau devant lequel se tenait penché le jeune clerc, coulait, donnait une faible lumière.
Le clerc prit le manuscrit et le glissa sous sa chemise. Puis il referma le livre et le remit sur le rayon. Il éteignit la bougie avec le pouce et l’index. Un pâle clair de lune brillant à travers les hautes fenêtres qui atteignaient presque les grosses poutres du plafond éclaira l’intérieur de la bibliothèque de sa lumière spectrale. »
Extrait de : C. D. Simak. « Le Pélerinage Enchanté. »
Le pêcheur par C. D. Simak

Fiche de Le pêcheur
Titre : Le pêcheur
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1961
Traduction : J. Rosenthal
Editeur : J’ai lu
Première page de Le pêcheur
« LA FUITE
Vint enfin le moment où l’Homme fut prêt à admettre que l’espace lui était interdit. Pour la première fois, il avait soupçonné le fait, le jour où Van Allen avait découvert les ceintures de radiations qui encerclaient la Terre, lorsque les techniciens du Minnesota capturaient les protons solaires au moyen de ballons. Mais l’Homme s’était nourri si longtemps de ses rêves que, mis en face de la brutale réalité, il ne put se résoudre à les voir disparaître sans tenter un dernier effort.
C’est ainsi qu’il poursuivit ses essais et persévéra dans ses tentatives, même après que des astronautes furent morts pour en prouver la futilité. L’Homme était trop fragile pour affronter l’espace. Il mourait trop facilement. Il succombait, soit aux radiations primaires jaillies du soleil, soit aux radiations secondaires auxquelles le métal de son vaisseau donnait naissance. »
Extrait de : C. D. Simak. « Le pêcheur. »
Le livre d’or par C. D. Simak

Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science fiction
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1985
Traduction : N. Dudon, L. Murail, N. Zimmermann, R. Durand
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Le créateur
- Courtoisie
- L’immigrant
- Steve et les mi-êtres
- Le dernier gentleman
- L’épidémie
- L’ordinateur qui aimait les étoiles
Première page de Le créateur
« Ceci est écrit pendant les derniers jours, alors que la Terre tourne à la lisière de l’éternité, et se rapproche du soleil moribond où ses deux compagnons intérieurs du système solaire ont déjà plongé dans un embrasement de mort. Le Crépuscule des Dieux est déjà de l’Histoire. Et notre planète dérive vers cet oubli d’où rien n’échappe, et auquel le Temps lui-même peut être voué dans le Jugement cosmique final.
Accomplissant sa marche de mort le long des corridors des cieux, la vieille Terre tourne plus lentement sur son axe. Les jours se sont allongés tandis qu’elle se traîne tristement vers la tombe, vêtue pour tout linceul des lambeaux de son ancienne atmosphère. »
Extrait de : C. D. Simak. « Le livre d’or de la science fiction. »
Le dernier cimetière par C. D. Simak

Fiche de Le dernier cimetière
Titre : Le dernier cimetière
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1972
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Denoël
Première page de Le dernier cimetière
« S’étendant à perte de vue dans la lumière du matin, Terre Dernière était d’une beauté à couper le souffle. Les longues rangées de monuments dorés par le soleil s’alignaient dans la vallée et couvraient toutes les collines. L’herbe, tondue et soignée avec art, évoquait un tapis d’émeraude cachant complètement la terre où elle plongeait ses racines. Les cyprès bordant les allées entre les tombes émettaient une musique douce et gémissante.
— Ça vous prend là, déclara le commandant de bord du vaisseau funèbre.
Il se frappa la poitrine, pour me montrer exactement où cela le prenait. Ce type était un crétin.
— On se souvient de la Terre Mère, me dit-il, durant les années d’exil, le temps que l’on passe dans l’espace ou sur d’autres planètes. On la revoit comme si on y était. Et puis on atterrit, on ouvre le »
Extrait de : C. D. Simak. « Le dernier cimetière. »
Le chemin de l’éternité par C. D. Simak

Fiche de Le chemin de l’éternité
Titre : Le chemin de l’éternité
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1986
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Première page de Le chemin de l’éternité
« New York
Le câble atteignit son destinataire à Singapour. Il me faut un type capable de passer au travers. Il était signé Jay Corcoran. Boone sauta dans le premier avion.
À Kennedy, sitôt franchie la douane, il trouva le chauffeur de Corcoran qui l’attendait. L’homme prit son sac et le précéda vers une fastueuse conduite intérieure.
Il avait plu, le ciel semblait s’éclaircir. Installé comme un pacha sur la luxueuse banquette, Boone regardait de tous ses yeux. À quand remontait son dernier séjour à Manhattan ? Dix ans, plus de dix ans.
Ils n’avaient pas atteint l’immeuble de Corcoran qu’une nouvelle averse s’abattait. Le chauffeur alla chercher son sac dans le coffre et ouvrit un grand parapluie. »
Extrait de : C. D. Simak. « Le chemin de l’éternité. »
La réserve des lutins par C. D. Simak

Fiche de La réserve des lutins
Titre : La réserve des lutins
Auteur : C. D. Simak
Date de parution : 1968
Traduction : B. Kamir
Editeur : Denoël
Première page de La réserve des lutins
« Solidement installé derrière son bureau, l’inspecteur Drayton attendait. C’était un homme au visage décharné, qui paraissait avoir été taillé dans un bois noueux. Ses yeux étaient des pointes de silex qui parfois semblaient lancer des étincelles, ce qui était chez lui une preuve de mécontentement et de contrariété.
Mais Peter Maxwell savait qu’un tel homme ne s’abandonnerait jamais à la colère. Elle serait contenue par une volonté de fer. C’était exactement, se dit-il, la situation qu’il aurait voulu éviter et cela avait été trop espérer. Il n’était pas arrivé à sa destination prévue six semaines auparavant et il se doutait que cela entraînerait certaines réactions sur la Terre. Il n’avait pas sérieusement pensé pouvoir rentrer discrètement chez lui.
Et là, en face de ce policier, il n’avait qu’à garder son calme. Il s’adressa à lui : »
Extrait de : C. D. Simak. « La Réserve des Lutins. »