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Naufragés des galaxies par Jean-Gaston Vandel

Fiche de Naufragés des galaxies

Titre : Naufragés des galaxies (Tome 1 sur 3 – Départ pour l’avenir)
Auteur : Jean-Gaston Vandel
Date de parution : 1954
Editeur : Fleuve noir

Première page de Naufragés des galaxies

« Dans sa cabine personnelle, à bord du spatiojet Galax qu’il commandait depuis bientôt trois ans, Flint laissa errer ses yeux sur le décor luxueux qui l’entourait. Cette ambiance d’un confort raffiné était indispensable pour un homme dont les responsabilités quotidiennes auraient fait reculer les caractères les mieux trempés. Dans un sens, ce luxe irritait Flint, car la sollicitude apparente des ingénieurs qui avaient construit le Galax ne reposait sur aucun sentiment humain, elle était uniquement motivée par le souci du rendement : le commandant du vaisseau étant un facteur essentiel et délicat, il fallait l’entourer des mêmes soins que les moteurs, les instruments de navigation ou les dispositifs de sécurité. Une machine parmi les autres, voilà comment l’armement intersidéral considérait Flint. Ni plus ni moins. »

Extrait de : J.-G. Vandel. « Naufragés des galaxies – Départ pour l’avenir. »

Jean-Gaston Vandel

Présentation de Jean-Gaston Vandel :

Jean-Gaston Vandel n’est pas un auteur unique, mais un pseudonyme collectif utilisé par deux écrivains belges prolifiques : Jean Libert et Gaston Vandenpanhuyse. Ce duo a marqué la littérature de science-fiction francophone des années 1950 et 1960, en particulier grâce à leurs romans publiés aux éditions Fleuve Noir dans la célèbre collection Anticipation.

Une collaboration fructueuse

Libert et Vandenpanhuyse, tous deux nés en 1913 à Bruxelles, ont partagé une passion commune pour la science-fiction. Ensemble, ils ont créé une œuvre abondante et variée, explorant des thèmes récurrents de la SF : voyages interstellaires, rencontres avec des extraterrestres, sociétés futures dystopiques ou utopiques. Leurs romans, souvent teintés d’aventure et d’espionnage, ont su captiver un large public.

Un succès critique et commercial

Leur roman le plus célèbre, « Bureau de l’invisible », a obtenu le Grand Prix du Roman de Science-Fiction en 1955, consacrant ainsi leur talent. Ce succès leur a ouvert les portes d’une reconnaissance internationale, plusieurs de leurs œuvres étant traduites en anglais, allemand, néerlandais, italien, espagnol et portugais.

Au-delà de Vandel

Il est important de noter que Libert et Vandenpanhuyse n’ont pas limité leur collaboration au pseudonyme de Jean-Gaston Vandel. Ils ont également signé sous d’autres noms de plume, tels que Paul Kenny, pour explorer d’autres genres littéraires, notamment le roman policier et l’espionnage.

Un héritage durable

Bien que les deux auteurs aient quitté ce monde (Libert en 1995 et Vandenpanhuyse en 1981), leur œuvre continue d’inspirer de nombreux lecteurs et auteurs. Jean-Gaston Vandel reste une figure emblématique de la science-fiction francophone, témoignant d’une époque où l’imaginaire scientifique était en pleine effervescence.

En résumé, Jean-Gaston Vandel est bien plus qu’un simple nom. C’est le fruit d’une collaboration fructueuse entre deux écrivains belges passionnés, qui ont su laisser une empreinte indélébile dans le paysage de la science-fiction.

Livres de Jean-Gaston Vandel :

Départ pour l’avenir :

Les chevaliers de l’espace :

Les vitaliens :

Agonie des civilisés (1953)
Alerte aux robots ! (1952)
Attentat cosmique (1953)
Bureau de l’invisible (1955)
Frontières du vide (1953)
Incroyable futur (1953)
La foudre anti-D (1956)
Le soleil sous la mer (1953)
Le troisième bocal (1956)
Les titans de l’énergie (1955)
Pirate de la science (1953)
Territoire robot (1954)

Pour en savoir plus sur Jean-Gaston Vandel :

La page Wikipédia de J.-G. Vandel
La page Noosfere de J.-G. Vandel
La page isfdb de J.-G. Vandel

Prélude à l’espace par A. C. Clarke

Fiche de Prélude à l’espace

Titre : Prélude à l’espace
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1951
Traduction : A. Jager, J. G. Vandel
Editeur : Fleuve noir

Première page de Prélude à l’espace

« Dirk Alexson repoussa son livre, se leva et escalada les quelques marches qui menaient au pont d’observation. C’était encore trop tôt pour apercevoir la Terre, mais la fin prochaine du voyage le surexcitait tellement qu’il ne parvenait pas à se concentrer. Parvenu auprès des hublots étroits et incurvés ménagés dans le bord d’attaque de la grande aile, il eut sous les yeux la masse amorphe de l’océan.
Il n’y avait absolument rien à voir ; de cette altitude, même les plus violentes tempêtes de l’Atlantique auraient été invisibles. Dirk contempla quelques instants la grisaille de cette morne étendue, puis il se dirigea vers le répétiteur de radar destiné aux passagers.
Le trait de lumière pivotant sur l’écran commençait déjà à éveiller des faibles échos à la limite de sa portée. La terre était là, à trois cents kilomètres devant eux et à seize au-dessous, une terre que Dirk n’avait encore jamais vue bien qu’elle lui semblât quelquefois plus proche de lui que son pays natal.  »

Extrait de : A. C. Clarke. « Prélude à l’espace. »

Les sables de Mars par A. C. Clarke

Fiche de Les sables de Mars

Titre : Les sables de Mars (Tome 1 sur 3 – Trilogie de l’espace)
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1951
Traduction : A. Jager, J.-G. Vandel
Editeur : Bragelonne

Première page de Les sables de Mars

« — Alors, c’est la première fois que vous grimpez là-haut ? s’enquit le pilote en se penchant nonchalamment en arrière.
Son siège balança sur son pivot, tandis que l’homme se croisait les mains derrière la nuque d’une manière insouciante qui n’avait rien pour rassurer son passager.
— Oui, répondit Martin Gibson, sans quitter des yeux son chronomètre égrenant les secondes.
— Je m’en doutais. Vous n’avez jamais dit l’exacte vérité dans vos romans ; c’est un non-sens que de parler d’évanouissement sous l’effet de l’accélération. Pourquoi les gens écrivent-ils de telles sornettes ? C’est mauvais pour les affaires.
— Je m’excuse, répliqua Gibson, mais je crois que vous faites allusion à mes premiers romans. Les voyages interplanétaires n’existaient pas encore, à l’époque, et je devais faire appel à mon imagination. »

Extrait de : A. C. Clarke. « Trilogie de l’espace – Les Sables de Mars. »