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Les magiciens des mondes oubliés par Jimmy Guieu

Fiche de Les magiciens des mondes oubliés

Titre : Les magiciens des mondes oubliés (Tome 23 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1994
Editeur : Vaugirard

Première page de Les magiciens des mondes oubliés

« L’homme était petit, brun et d’une minceur qui confinait à la sécheresse. Ses cheveux coupés très courts commençaient à se clairsemer aux abords de l’occiput, un peu comme la tonsure d’un moine, bien que son visage quelconque, qui n’exprimait aucune émotion identifiable, ressemblât plutôt à celui d’un malfrat. Ses yeux sombres, surmontés de sourcils rectilignes, fixaient sans les voir les trois individus en blouse blanche qui entouraient le fauteuil sur lequel il était attaché par les lanières de métal.
— Il est prêt, annonça le professeur Neïlkar.
Celui-ci était un vieil homme, même selon les critères du XXIVe siècle. Un organisme sain, un mode de vie à l’écart des excès et les progrès de la science médicale lui avaient permis d’atteindre l’âge respectable de cent soixante-quinze ans, ce qui faisait de lui l’un des doyens de l’Humanité. En dépit de cette longévité exceptionnelle, il conservait toutes ses facultés — ce qu’attestait le fait qu’il continuât à diriger le département de psychotechnologie de l’Institut de Recherche et de Criminologie Appliquée de Paris, alors que sa nomination à ce poste remontait à près d’un siècle. »

Extrait de : J. Guieu. « Les magiciens des mondes oubliés – Blade et Baker. »

Les maudits d’Hertzvane par Jimmy Guieu

Fiche de Les maudits d’Hertzvane

Titre : Les maudits d’Hertzvane (Tome 22 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1993
Editeur : Vaugirard

Première page de Les maudits d’Hertzvane

« William Baker sortait de plus de deux heures d’entretien avec l’expert-comptable de la B and
B C°, dont les locaux occupaient trois étages d’une tour de verre, en plein cœur de Paris. Entretien au cours duquel il n’avait pas compris le tiers des explications et des chiffres avancés, mais d’où il ressortait que la société d’import-export qu’il dirigeait avec Ronny Blade, Andy Sherwood et Red Owens avait fait globalement un bénéfice de plusieurs millions de crédits galactiques… avant impôt. Après le passage des différentes taxes et prélèvements obligatoires divers, chacun des « honorables associés » toucherait tout de même quelques piécettes de bénéfices !

Décidément plus à l’aise sur les planètes nouvellement colonisées que dans la jungle épaisse des textes fiscaux, Will décida d’aller rendre visite à un vieil ami, histoire d’oublier tout ce qu’il n’avait pas compris des propos de son expert-comptable et surtout tout ce qu’il avait trop bien compris : la B and B C° enrichissait la Confédération, tout en permettant généreusement de « survivre » à ceux qui payaient de leur personne à sa tête. »

Extrait de : J. Guieu. « Les maudits d’Hertzvane – Blade et Baker. »

Les albinos de Sulifüss par Jimmy Guieu

Fiche de Les albinos de Sulifüss

Titre : Les albinos de Sulifüss (Tome 21 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1993
Editeur : Vaugirard

Première page de Les albinos de Sulifüss

« Le Maraudeur, orgueil de la flotte commerciale de la Baker Blade Import Export Co, s’éleva
lentement au-dessus du spatioport de Niextra. En quelques secondes, sa masse imposante ne fut plus qu’un point noir dans le ciel vert de l’unique ville de la petite planète, dernier membre en date de la confédération interstellaire de l’empire terrien.
Les affaires avaient été bonnes, et la nourriture locale surprenante. La seule ombre au tableau, en fait, venait de cette bagarre qui avait opposé l’équipage du Maraudeur à celui du Dragon Rouge, un vaisseau appartenant à une firme concurrente, dans un bar des bas-fonds. Blade et Baker, les fondateurs de la B and B Co, se trouvaient alors sur l’autre face de Niextra, en train d’inspecter un territoire qu’ils songeaient à acquérir, et ni Red Owens, ni Andy Sherwood, les deux vieux baroudeurs avec qui ils s’étaient associés, n’avaient songé à reculer face aux provocations grossières de leurs adversaires. »

Extrait de : J. Guieu. « Les Albinos de Sulifuss – Blade et Baker. »

Le poison de Thogar’Min par Jimmy Guieu

Fiche de Le poison de Thogar’Min

Titre : Le poison de Thogar’Min (Tome 20 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1993
Editeur : Vaugirard

Première page de Le poison de Thogar’Min

« De faibles vibrations secouaient le puissant vaisseau de ligne interstellaire Bourlingueur II alors que celui-ci inversait ses tuyères de propulsion, afin de ralentir, comme la planète verte Thogar’min grossissait sur le radarscope du poste de contrôle. L’astronef évoluait dans l’espace normal depuis une vingtaine d’heures après une plongée subspatiale qui, elle, avait
duré plus d’une semaine.
Le gigantesque spationef « haut de gamme » pouvait accueillir douze cents voyageurs, dont deux cents passagers « de luxe » logés au premier pont, ainsi qu’un millier de touristes, fonctionnaires et colons voyageant en seconde et troisième classes, au demeurant très confortables. Il transportait également plusieurs centaines de tonnes de fret.
Toutes les cabines avaient été louées en raison de la notoriété dont jouissait le Bourlingueur II, notoriété qui ne se démentissait pas à l’usage. Disposés tout le long du bâtiment et d’accès facile, des élévateurs ronronnaient en permanence, amenant à chaque pont leur cortège bruyant et animé de passagers. »

Extrait de : J. Guieu. « Le poison de Thogar’Min – Blade et Baker. »

Le serpent dieu de Joklun-N’Ghar par Jimmy Guieu

Fiche de Le serpent dieu de Joklun-N’Ghar

Titre : Le serpent dieu de Joklun-N’Ghar (Tome 19 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1992
Editeur : Vaugirard

Première page de Le serpent dieu de Joklun-N’Ghar

« L’espace était vide à cette distance de l’étoile jaune, pas plus grosse que le Soleil, qui constituait l’un des plus lointains bastions de l’empire terrien interstellaire, vaste confédération dont le gouvernement central administrait un demi-millier de systèmes.

Soudain, l’espace ne fut plus vide. Un objet, minuscule à l’échelle cosmique, venait de surgir du néant : le Maraudeur, puissant astro-cargo de la Baker Blade Import Export Co. Aux commandes se tenait son flamboyant commandant, Red Owens, dont le mauvais caractère était réputé des bouges de Rigel III à ceux de N’itan Hoor

— Réémersion parfaite, apprécia Ronny Blade en levant son verre de R’Toox dont la surface était encore creusée d’un vortex lévogyre. Mais je ne comprendrai jamais pourquoi le mouvement qui se crée dans les liquides lors d’une résurgence est inverse de celui consécutif à une plongée.

— Simple question de logique, intervint William Baker, son associé au sein de la B. and B. Co. Ce mouvement traduit le changement d’état qui se produit alors. »

Extrait de : J. Guieu. « Le serpent Dieu de Joklun-Ghar – Blade et Baker. »

Les rebelles de N’harangho par Jimmy Guieu

Fiche de Les rebelles de N’harangho

Titre : Les rebelles de N’harangho (Tome 18 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1992
Editeur : Vaugirard

Première page de Les rebelles de N’harangho

« La décélération brutale du petit astronef de tourisme qu’il avait loué jeta Andy Sherwood au bas de la couchette de relaxation ; sa chute entraîna celle de la jeune femme qu’il tenait dans ses bras. Il jura, tandis qu’elle poussait un petit cri de frayeur. Ils se retrouvèrent l’un et l’autre sur le plancher rugueux de la cabine, Sherwood sur le dos et Anand’ha affalée sur lui.
L’éclairage s’était arrêté en même temps et ce fut dans une complète pénombre qu’ils se relevèrent.
— Que se passe-t-il ? demanda-t-elle, tout en se pressant peureusement contre lui.
— J’suis sûr que cette foutue saleté de foutu transmetteur fait encore des siennes.
Sherwood rajusta son justaucorps Miss Man en tissu léger vert foncé et chaussa ses bottines avant de se diriger vers la porte de la cabine.
— Mais les moteurs sont en panne ! couina Anand’ha.
— Belle perspicacité, chérie !
Il laissa la porte de la cabine ouverte ; elle le suivit en courant, raflant au passage ses chaussures rouges, mais sans songer à reboutonner son corsage.
— Attends-moi !
— Où veux-tu que j’aille ? »

Extrait de : J. Guieu. « Les rebelles de N’harangho – Blade et Baker. »

Trafic interstellaire par Jimmy Guieu

Fiche de Trafic interstellaire

Titre : Trafic interstellaire (Tome 17 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard

Première page de Trafic interstellaire

« Le disque vert orange de Tzula — ou Antarès II —, la seconde planète du système antarien, rapetissait graduellement dans l’espace. L’auréole diaphane de son atmosphère — parfaitement respirable pour les humains ou pour leurs homologues humanoïdes appartenant à d’autres espèces pensantes — commençait à dessiner un anneau lumineux, dégradé à sa périphérie. Déjà, Antarès, le soleil pourpre géant, semblait lui aussi s’éloigner, perdre insensiblement son aveuglante clarté, déconcertante au milieu de ce vide d’une noirceur d’encre.
Le Star Rider, astronef-cargo-mixte affecté de longue date aux liaisons commerciales entre la Terre et Antarès II, avait décollé deux heures plus tôt. Sa masse trapue, inélégante, terne — « rafistolée comme une vieille baderne », raillaient les mauvaises langues — avait quitté à seize heures locale l’astrodrome de Krolg-City, la capitale planétaire de Tzula…
Krolg-City, cette vaste métropole ultramoderne édifiée par les pionniers terriens, au début du XXIIe siècle, et qui tenait son nom des Krolgs, les autochtones de cette planète. »

Extrait de : J. Guieu. « Trafic Interstellaire – Blade et Baker. »

Les destructeurs par Jimmy Guieu

Fiche de Les destructeurs

Titre : Les destructeurs (Tome 4 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1963
Editeur : Vaugirard

Première page de Les destructeurs

« Les pistes balisées de l’astroport civil de New York dessinaient dans la nuit d’étranges motifs géométriques, barrés au nord par le double sillon lumineux — écarlate — du cosmodrome militaire des forces spatiales.
Deux aérobus intercontinentaux se croisèrent à distance ; l’un venait de décoller et l’autre, perdant de l’altitude, obéissait pour atterrir aux consignes de la tour de contrôle dont la coupole luminescente la faisait ressembler à un champignon fabuleux.
Dans la fraîcheur de cette nuit de mai 2377, tout au bout de la piste n° 5, se dressait l’ogive d’un cargo — le Maraudeur II — bâtiment de commerce conçu pour les lointaines randonnées interstellaires et propriété d’un certain Red Owens. Présentement, ce dernier dormait du sommeil du juste, dans son appartement de Jersey City et ne se doutait guère du singulier remue-ménage qui se déroulait autour de son vaisseau.
Hérissé de projecteurs, un portique-grue avait été amené proche du Maraudeur et sa flèche, ses treuils et ses palans achevaient de débarquer une partie de la cargaison entreposée dans ses soutes. »

Extrait de : J. Guieu. « Les Destructeurs – Blade et Baker. »

Les forbans de l’espace par Jimmy Guieu

Fiche de Les forbans de l’espace

Titre : Les forbans de l’espace (Tome 3 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1963
Editeur : Vaugirard

Première page de Les forbans de l’espace

« Trois ou quatre passagers seulement s’attardaient encore au bar des premières, à bord du Bourlingueur. Récemment mis en service sur la ligne Terre-Bêta Centauri, le luxueux astronef, dans une demi-heure, allait aborder l’atmosphère de Kendalhoa, cinquième planète du système « Agénien ». La plupart des voyageurs avaient donc regagné leurs cabines afin de boucler leur dernière valise.
Juchés sur les hauts tabourets du bar américain, Ronny Blade et William Baker fumaient paisiblement une cigarette en dégustant un Pernod Tonic additionné de R’ Toox, léger euphorisant très « in » d’un bout à l’autre de l’Empire.
Propriétaires de la Baker-Blade Import-Export Company et, de surcroît, administrateurs du Comité d’expansion du commerce extérieur, les deux hommes d’affaires avaient bien trop l’habitude des randonnées spatiales pour se laisser gagner par la fièvre qui, régulièrement, s’emparait des passagers au moment de toucher un monde lointain. Fin prêts depuis la matinée, leurs bagages, confiés aux soins du service spécialisé, seraient débarqués et transportés au Kosmos-Palace de Kendalhoa où leurs chambres étaient retenues. »

Extrait de : J. Guieu. « Les Forbans de l’espace – Blade et Baker. »

La chair sous les ongles par François Sarkel

Fiche de La chair sous les ongles

Titre : La chair sous les ongles
Auteur : François Sarkel
Date de parution : 1990
Editeur : Vaugirard

Première page de La chair sous les ongles

« Il avait encore aux oreilles le bruit de la terre tombant sur le cercueil. Dans son souvenir, l’enterrement de sa mère se résumerait probablement à ce bruit-là, à l’image de ce curé rabougri déambulant en marmonnant dans une église presque vide et à cette douleur lancinante due à des chaussures neuves qu’il lui avait fallu supporter. Il n’avait pas été vraiment triste, s’était plutôt senti absent, incapable de s’intégrer réellement à ce qui se déroulait sous ses yeux. Il avait été seul à déposer une couronne, seul à suivre le corbillard.

Sa petite Visa avait maintenant réintégré le garage qu’elle ne quittait que rarement et son lourd pardessus pendait au portemanteau du vestibule. Il s’était laissé tomber sur une des chaises de la cuisine et, bras ballants, comme hébété, promenait son regard autour de lui sans parvenir à fixer son attention sur quelque chose. Il se sentait épuisé, prisonnier d’un corps épais qui lui était étranger et qu’il avait l’impression de ne plus être jamais capable d’animer. »

Extrait de : F. Sarkel. « La chair sous les ongles. »