Étiquette : Walther
Tigre par D. Walther

Fiche de Tigre
Titre : Tigre
Auteur : D. Walther
Date de publication : 1988
Editeur : Fleuve noir
Première page de Tigre
« Dans le silence de la nuit, Tigre se laissa glisser le long du mur d’enceinte. Il retomba souplement sur le sol. Respira profondément, huma le vent. Se mit à courir. Tigre aimait la nuit avec la passion des poètes et des tueurs. Il ne revivait que lorsque la lumière du jour se voilait et que de lourdes draperies d’encre recouvraient la ville. Alors seulement il sortait de sa retraite et courait dans l’ombre, à longues enjambées.
Tigre aimait la nuit, la nuit de la ville. Et la nuit lui prêtait ses espaces dérobés, ses labyrinthes, ses masques.
Il s’enfonça dans l’ombre.
Ses vêtements sombres le rendaient quasiment invisible : blouson de cuir noir, pantalon de cuir noir, bottes de cuir noir, gants de cuir noir. Et, masquant à demi son visage, le casque de cuir noir… »
Extrait de : D. Walther. « Tigre. »
Sept femmes de mes autres vies par D. Walther

Fiche de Sept femmes de mes autres vies
Titre : Sept femmes de mes autres vies
Auteur : D. Walther
Date de publication : 1985
Editeur : Denoël
Sommaire de Sept femmes de mes autres vies
- Flagrants Soleils… des canons de la mort… quel Hollandais volant ?
- Bleu cobalt ou en arrière, professeur Serdengestler !
- …Et avec Emyna, sur Dusan ?
- Vanille du corps de Lia
- Intermède sur Javeline
- Ludmilla ou la confrontation
- Trahison en été
Première page de Flagrants Soleils… des canons de la mort… quel Hollandais volant ?
« La tranquillité des arbres et le silence des nuages m’environnent. Je me sens en repos, en paix avec moi-même. Comment exprimer cela ? peut-être ne peut-on définir ce sentiment-là que par une absence de mots. Une absence de mots…
Je suis assis sur la terrasse de la maison, en face de la mer, et la lumière qui faiblit dans le crépuscule éclaire à peine les pages du livre que je suis en train de lire. C’est un épais volume de plus de sept cents pages, une œuvre capitale de la littérature universelle. Un de ces livres dont tous les critiques – ou presque – disent et écrivent qu’il est indispensable de les avoir lus. Des lignes se détachent sur la page de droite : des lignes qui n’occupent que la moitié de l’espace (18 x 10) de papier lavable qui leur est normalement dévolu : le passage que j’étais en train de lire avant que des pensées étrangères ne me traversent l’esprit est un dialogue. Les protagonistes de ce que je sais être une tragi-comédie n’échangent que des phrases courtes, hachées, du style : « … je ne m’attendais pas… », « Cela vous surprend donc tellement ? », « À vrai dire, pas exactement… » Et ainsi de suite, sur toute la hauteur de la page. »
Extrait de : D. Walther. « Sept femmes de mes autres vies. »
Requiem pour demain par D. Walther

Fiche de Requiem pour demain
Titre : Requiem pour demain
Auteur : D. Walther
Date de publication : 1976
Editeur : Marabout
Sommaire de Requiem pour demain
- Antienne au commandeur
- Solstice (aux portes d’Obriariatan)
- Tristes derniers jardins du monde
- Maskakrass
- Les fourches patibulaires
- Maintenant que Friedberg est mort …
- Deux lunes endeuillées pour veiller la planète mourante
- Fragments de la biographie de Vladimir Kostenstko ou un cas désespéré
- Klimax
- Mon cher amour, je suis si loin de toi !
- Deus vel machina ?
- Nocturne en bleu
- Neiges et gel d’amour sur le château du Couchant
- Un vent de furie
Première page de Antienne au commandeur
« astronef quenouille d’absence englué dans la gelée du non-temps semble parfaitement immobile, semble parfaitement mort. Nous approchons rapidement, dérapant sur des rails invisibles, à bout de course. Encore quelques minutes TG et nous saurons peut-être à quoi nous en tenir. Nous sommes tous crispés, les entrailles nouées, on dirait que nous sommes gelés dans notre attente. L’angoisse nous empêche de parler. Encore quelques petites minutes de Temps Galactique et nous connaîtrons peut-être la réponse à la question qui nous dévore : quelle force mystérieuse tapie dans le gouffre de l’espace entraîne nos vaisseaux dans les cavernes du néant. Nous nous tenons debout dans les coursives et nous avons l’impression que le froid du dehors s’insinue dans l’astronef, tapisse de givre les parois luminescentes. C’est une sensation à peine supportable et il faut une longue habitude des courses silencieuses dans les plaines ténébreuses du cosmos pour lutter victorieusement contre la »
Extrait de : D. Walther. « Requiem pour demain. »
Nocturne sur fond d’épées par D. Walther

Fiche de Nocturne sur fond d’épées
Titre : Nocturne sur fond d’épées
Auteur : D. Walther
Date de publication : 2007
Editeur : Eons fantasy
Première page de Nocturne sur fond d’épées
« L’univers est une vaste machine aux rouages complexes. La multitude de races intelligentes qui sont nées, qui ont vécu quelques griffures de la durée, puis sont mortes dans des cataclysmes foudroyants, des guerres, des épidémies, ou tout simplement d’ennui, de vieillesse, de désespoir, toutes ces races (plus ou moins) douées d’intelligence ont peuplé le vide de leur angoisse de dieux et de démons ; ont essayé de savoir QUEL PRINCIPE, QUEL DIEU OU QUEL DÉMON étaient à l’origine de l’univers créé, quel était le moteur de ce mécanisme géant, emporté sans but (?) à travers la nuit glacée de l’espace et du temps.
Quelques chercheurs particulièrement tenaces, parvenus au bout de longs et patients efforts, avaient mis un terme à leur existence. Mais sans rien confier à leurs semblables des résultats de leurs travaux.
Mécanique, la Création demeure également manichéenne, tandis que d’un bord à l’autre de la nuit de gel et de flamme se heurtent les épées de la Lumière et de l’Ombre. »
Extrait de : D. Walther. « Nocturne sur fond d’épées. »
Mais l’espace … mais le temps … par D. Walther

Fiche de Mais l’espace … mais le temps …
Titre : Mais l’espace … mais le temps …
Auteur : D. Walther
Date de publication : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Mais l’espace … mais le temps …
« Ceci est l’histoire de la quête qu’entreprit Anjak Devister parmi les étoiles. En ce temps-là, les hommes vivaient dispersés sur un grand nombre de planètes, les unes claires et ensoleillées avec de larges espaces fertiles, les autres balayées par des vents impitoyables brassant des océans délétères, et qu’il avait fallu terraformer à grand-peine pour y enfoncer les mèches gigantesques susceptibles de leur arracher leurs richesses naturelles.
Anjak Devister était loin de posséder les qualités requises pour faire un bon astronaute ; nerveux et velléitaire, il s’était placé dès son plus jeune âge en marge d’une société soigneusement structurée dont les individus obéissaient à de strictes et inéluctables consignes. Il lui arrivait ainsi plus qu’à son tour d’enfreindre les lois, et plusieurs »
Extrait de : D. Walther. « Mais l’espace… Mais le temps… »
Les quatre saisons de la nuit par D. Walther

Fiche de Les quatre saisons de la nuit
Titre : Les quatre saisons de la nuit
Auteur : D. Walther
Date de publication : 1980
Editeur : Néo
Sommaire de Les quatre saisons de la nuit
- Printemps
- Anamorphose de Franz K.
- Eté
- Vers l’arrière-saison de la nuit
- Automne
- Hiver
Première page de Printemps – Mets ta main dans la mienne, mon amour …
« — Je ne puis croire que… je veux dire, je ne sais pas… Ecoutez, Reuter, nous nous connaissons depuis de longues années et je ne vais pas y aller par quatre chemins comme avec un… malade ordinaire. Votre histoire, avouez-le, ne tient pas debout.
— Je vous ai apporté la lettre.
— Très bien, déclara le Docteur Pereira, dans ce cas-là, je ne puis faire autre chose que la lire. Mais pour l’amour de Dieu, Lionel, cessez de vous agiter ainsi !
L’interpellé rougit — ce qui lui arrivait fréquemment — et consentit à s’installer plus commodément dans un des fauteuils de cuir noir. Son ami le regarda par-dessus ses lunettes cerclées d’or et soupira :
— Qu’attendez-vous pour me donner cette lettre ? »
Extrait de : D. Walther. « Les quatre saisons de la nuit. »
Le veilleur à la lisière du monde par D. Walther

Fiche de Le veilleur à la lisière du monde
Titre : Le veilleur à la lisière du monde
Auteur : D. Walther
Date de publication : 1985
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le veilleur à la lisière du monde
« Au début du siècle, le professeur Percival Lowell entreprit un long travail d’observation devant le mener à la localisation de la neuvième planète du système solaire. Rappelons que Neptune avait été découverte en 1846 grâce aux efforts de John C. Adams, Urbain-Jean-Joseph Le Verrier et Johann Gottfried Galle. Mais le professeur Lowell mourut en 1916, laissant ses travaux inachevés bien que révélateurs de l’existence plus que probable d’un neuvième monde au-delà de Neptune.
Quatorze ans après la disparition de Percival Lowell, un autre astronome, Clyde Tombaugh, localisa enfin la planète capricieuse sur des clichés pris dans la constellation des Gémeaux. Cette découverte décisive eut lieu au mois de mars 1930 à l’observatoire de Flagstaff (Arizona). La nouvelle fille du Soleil ne se trouvait qu’à 6° de la position supputée par le professeur Lowell. Pour rendre hommage au défunt astronome, la neuvième planète du système solaire fut baptisée Pluton, les deux premières lettres rappelant les initiales du découvreur malchanceux. »
Extrait de : D. Walther. « Le veilleur à la lisière du monde. »
Le rêve du scorpion par D. Walther

Fiche de Le rêve du scorpion
Titre : Le rêve du scorpion et autres cauchemars
Auteur : D. Walther
Date de publication : 1987
Editeur : Néo
Sommaire de Le rêve du scorpion
- Le rêve du scorpion
- Battements d’ailes
- La vitre du penseur-homme
- Les cartographes du désert bleu
- La nuit où la Grande Cloaque débordera …
- Arcadie : soleil blanc
- Catharsis
- Les nouveaux travailleurs de la mer
- Le labyrinthe du Dr. Manus Hand
Première page de Le rêve du scorpion
« Jorge Luis était assis dans son fauteuil préféré, tenant sa canne entre ses mains déformées par l’arthrite. Ses yeux morts cherchaient, au-delà des murs, des reflets et des ombres.
« Vois-tu, me dit-il, nous avons eu beaucoup de chance de découvrir cette planète, toi et moi. Combien de chances avions-nous de tomber sur un astre comme celui-ci ? Une sur mille, sur un million, sur un milliard ? »
Je souris.
Il avait réalisé son rêve.
Il avait trouvé le monde qui contenait tous les livres. Ou plus exactement le monde qui contenait tous les autres.
Il allait mourir, ici, sur cette planète inconnue, dans ce mausolée ténébreux. Il le savait.
Nous étions partis tous les deux à la recherche d’un monde plus accueillant que la Terre rongée par l’acide et la décomposition et nous avions couru les routes de la nuit. »
Extrait de : D. Walther. « Le rêve du scorpion et autres cauchemars. »
La terre sans souffrance par D. Walther

Fiche de La terre sans souffrance
Titre : La terre sans souffrance
Auteur : D. Walther
Date de publication : 1995
Editeur : Fleuve noir
Première page de La terre sans souffrance
« Le capitão Rubem Bandeira suait sang et eau. Surtout de l’eau, qui emportait en rigoles malodorantes des moustiques écrasés, aussi avides de sang que des poissons-tigres. Les soldats qui composaient le détachement ne parlaient pas, ne ronchonnaient même plus.
Malgré l’assurance du caboclo1 Wilson Fonseca, le capitaine avait l’impression qu’on s’était fourvoyé. Ses hommes et lui étaient bel et bien perdus, et les téléphones portatifs n’émettaient que de lugubres grésillements : pas moyen d’entrer en communication avec le reste du bataillon des Forces spéciales opérationnelles.
Cette zone de la forêt amazonienne avait été classée « à déboiser », ce qui signifiait, dans le langage savamment codé d’une certaine administration, que la loi des banques et des transnationales, et notamment celle du senhor Beat Rädli, prenait force de… loi. »
Extrait de : D. Walther. « La Terre sans souffrance. »
La pugnace révolution de Phagor par D. Walther

Fiche de La pugnace révolution de Phagor
Titre : La pugnace révolution de Phagor
Auteur : D. Walther
Date de publication : 1984
Editeur : Fleuve noir
Première page de La pugnace révolution de Phagor
« Le monde n’avait pas toujours été ce qu’il était devenu.
Longtemps avant la dictature sanglante des Oligarques, en des temps où les diverses nations de la planète menaient une existence non pas paisible – qui dans la Galaxie pouvait prétendre à une paix durable, universelle ? – mais tout simplement « vivable », oui, avant cette dictature effroyable, omnipotente, sauvagement arbitraire, des Maîtres plus cléments avaient donné leur essor à quelques civilisations judicieusement réparties sur les continents et dans les archipels de la planète.
Mais ces civilisations ne pouvaient subsister sans le soutien des Maîtres ; elles se tenaient sur le tranchant du sabre, au-dessus d’un volcan toujours prêt à déborder. Vinrent d’autres Maîtres, moins sages, moins réfléchis : les Hommes, les Lems. Des créatures très différentes mais d’une égale intolérance. »
Extrait de : D. Walther. « La pugnace révolution de Phagor. »