Auteur/autrice : CH91
L’attaque des clans par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de L’attaque des clans
Titre : L’attaque des clans (Tome 28 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : C. Lamy
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’attaque des clans
« Chose curieuse, nombreux sont les membres d’équipage qui semblent appréhender un retour dans notre galaxie-patrie. Thunar Eysbert, notre galactopsychologue, ne considère pas que cette réaction soit forcément un problème. Il croit qu’il s’agit là d’un simple besoin inconscient de protection éprouvé par les astronautes concernés car ils connaissent parfaitement les dangers présentés par le vol de retour. Le fait que ce soient surtout les plus haut gradés qui sont frappés par ce phénomène a l’air de confirmer la théorie d’Eysbert car à part quelques exceptions, seuls les officiers supérieurs et les scientifiques sont au courant des difficultés liées à un trajet dans la Zone Dakkar.
Evidemment, ils savent tous que nous n’avons plus maintenant aucune raison de demeurer dans Gruelfin. La principale station de dématérialisation des Takérans n’existe plus, ce qui rend invraisemblable, pour ne pas dire même impossible, une invasion métasomique de la part de ces Cappins. Presque tous les peuples de Gruelfin ont entre temps reconnu Ovaron comme leur Ganjo authentique. Le retour des Ganjasis au sein de la communauté cappin est depuis longtemps une réalité. Si le Tashlcar Ginkorash est intelligent, il essaiera de conclure la paix avec les Ganjasis. Ovaron a déjà entrepris une tentative dans ce sens, en lui proposant un cessez-le-feu. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « L’attaque des clans – Perry Rhodan. »
L’offensive des collecteurs par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de L’offensive des collecteurs
Titre : L’offensive des collecteurs (Tome 27 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’offensive des collecteurs
« Le Valosar était en train de sombrer.
Tous ceux qui en avaient encore trouvé la possibilité s’étaient enfuis de la grande île.
Il était le seul à y être resté, afin d’exploiter sa chance. Au moment où il pénétra dans la station secrète de contrôle, il savait qu’il risquait sa vie. De graves explosions ébranlaient déjà le sol et les parois.
Il s’arrêta afin de s’orienter. Le Tashkar l’avait promu au rang de nouveau chef suprême de la Marsav. Il avait parfaitement conscience de n’avoir pas droit à la moindre erreur, sous peine d’être châtié sans pitié par Ginkorash, le souverain absolu qui n’avait pas hésité à l’initier lui-même à tous les secrets du mont Motah avant de l’appeler à ses nouvelles fonctions.
Et c’était très bien ainsi !
Il était à présent le seul à pouvoir encore exécuter la commande d’asservissement irréversible qui assurerait au chef des Takérans le contrôle des cent quarante-six mille Collecteurs. S’il parvenait à effectuer cette tâche avant la destruction définitive, il pourrait compter sur la confiance pleine et entière de Ginkorash pour tout le restant de son existence.
Des vibrations parcouraient la petite salle dans laquelle était dissimulé le dispositif. Il n’ignorait pas que l’émetteur komudak de Guvalash avait déjà placé sous influence positronique les Collecteurs qui s’étaient éloignés du Nuage Rouge de Terrosh avant que celui-ci ne se transforme en supernova. Et c’était lui, le nouveau chef de la Marsav fraîchement promu, qui était chargé de les arracher définitivement au pouvoir du faux Ganjo en activant la commande de verrouillage ultime. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « L’offensive des collecteurs – Perry Rhodan. »
Apocalypse pour Takéra par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Apocalypse pour Takéra
Titre : Apocalypse pour Takéra (Tome 26 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : A. Girard
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Apocalypse pour Takéra
« Après avoir été libéré de l’Aryvazone par l’intervention de la Mère Originelle, le Marco Polo avait atterri sur la planète Erysgan et cet événement avait été accueilli par des cris d’allégresse.
Le retour d’Ovaron fut célébré en grande pompe.
— Le Ganjo est revenu ! répétaient à l’envi d’innombrables Ganjasis depuis des jours, comme s’ils ne pouvaient y croire.
Le Cappin retrouvait ses fonctions après deux cent mille ans d’exil, bien qu’il eût commencé par abdiquer et renoncer temporairement à son pouvoir politique en faveur des Ganjators.
Presque tous les responsables de la longue expédition aventureuse se trouvaient en cet instant à bord du vaisseau amiral terranien. On y savourait l’air pur d’Erysgan, toutes écoutilles ouvertes.
Ovaron, Roi Danton et Rhodan se tenaient sur la rampe d’accès à un hangar ventral et regardaient la surface de la planète. Assis dans des fauteuils légers autour d’une table garnie de verres et de gobelets qui planait paisiblement sur son champ antigrav, les trois hommes discutaient à voix basse. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Apocalypse pour Takéra. »
Les Farrogs d’Erysgan par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Les Farrogs d’Erysgan
Titre : Les Farrogs d’Erysgan (Tome 25 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J. Gérard
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les Farrogs d’Erysgan
« Le visage de l’amiral Farro avait l’air d’un masque de marbre gris. Ses yeux bleu clair se voilèrent un bref instant quand le dernier nuage de gaz brûlant se dissipa dans l’espace.
Je me détournai rapidement et me concentrai sur les contrôles lorsque je vis céder son vernis d’impassibilité. L’officier n’avait pas besoin de savoir que je l’avais observé au moment où le dernier vaisseau de sa flotte d’élite était anéanti par les unités du cerveau-robot. Il ne comprendrait jamais que la mort de ses meilleurs hommes ne m’émouvait pas particulièrement.
Peut-être, s’il avait su qui j’étais en réalité…
Mais c’était là mon secret, et je ne le divulguerais pas sans nécessité impérative. Mes noms étaient aussi nombreux que les vies que j’avais vécues. Je m’appelais pour l’heure Ervelan, mais dans cinquante ans au plus tard, je devrais endosser une nouvelle identité si je voulais préserver ce secret.
— Combien de temps encore, Ervelan ? me demanda soudain Farro. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les Farrogs d’Erysgan – Perry Rhodan. »
Au nom du ganjo par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Au nom du ganjo
Titre : Au nom du ganjo (Tome 24 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M Vannereux
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir
Première page de Au nom du ganjo
« La nouvelle du départ de Florymonth des quartiers de l’équipage et de son intrusion dans le centralcom se répandit comme une tramée de poudre dans tout le navire, accroissant encore davantage la nervosité ambiante. Des rassemblements eurent spontanément lieu sur huit des ponts, et on exigea la capture immédiate de l’étranger. De nombreux astronautes se portèrent volontaires pour participer à la traque. Une demi-douzaine d’officiers se rendirent en personne sur la passerelle pour protester contre les décisions du Stellarque.
La créature, elle, se dirigeait déjà en se dandinant vers les vastes salles des machines. Les Terraniens tendus, dans l’expectative, suivaient sa progression.
Dans le poste de commandement, les rapports de situation s’enchaînaient sans discontinuer.
La tâche n’était pas aisée pour Rhodan et Ovaron, qui ne s’étaient toujours pas déterminés pour entraver les déplacements de l’intrus. Les membres de l’état-major, hormis Atlan et les mutants, étaient partisans de mesures radicales. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Au nom du Ganjo – Perry Rhodan. »
Replay par Ken Grimwood

Fiche de Replay
Titre : Replay
Auteur : Ken Grimwood
Date de parution : 1986
Traduction : F. & G. Casa
Editeur : Points
Première page de Replay
« Jeff Winston était en train de téléphoner à sa femme quand il mourut.
— Il nous faut… venait-elle de dire.
Il ne l’entendit jamais expliquer ce qu’il leur fallait, parce que quelque chose de lourd parut s’abattre sur sa poitrine et chassa tout l’air de ses poumons. Le combiné lui tomba des mains et fendit le presse-papier de verre sur son bureau.
Une semaine plus tôt, elle avait prononcé les mêmes paroles ou presque :
— Sais-tu ce qu’il nous faudrait, Jeff ?
Et il y avait eu un arrêt – pas infini, pas définitif comme cet arrêt de mort, mais cependant un vide palpable, un intervalle de temps. Il était assis à la table de la cuisine, dans ce que Linda se plaisait à appeler le «coin breakfast », bien que ce ne fût nullement un espace séparé mais une petite table de formica avec deux chaises coincées entre le côté gauche du réfrigérateur et le devant du séchoir à linge. Linda était en train de hacher des oignons sur le plan de travail quand elle avait parlé, et peut-être étaient-ce les larmes au coin de ses yeux qui avaient déclenché les pensées sombres de Jeff et prêté à la question de Linda plus d’importance qu’elle-même ne lui en accordait.
— Sais-tu ce qu’il nous faudrait, Jeff ?
Il était censé répondre « Quoi donc, ma chérie ? » d’un ton distrait, dénué d’intérêt, sans lever les yeux de l’article d’Hugh Sidey sur la présidence, dans Time. Mais Jeff n’était pas distrait ; il se moquait des élucubrations de Sidey comme d’une guigne. En fait, il était plus concentré, plus aux aguets, qu’il ne l’avait été depuis très longtemps. Il ne dit donc rien pendant quelques instants ; il regarda seulement les fausses larmes dans les yeux de Linda et songea à tout ce qui leur manquait à tous les deux. »
Extrait de : K. Grimwood. « Replay. »
Ken Grimwood

Présentation de Ken Grimwood :
Kenneth Milton Grimwood, qui vit le jour à l’aube du printemps de l’année 1944 dans la lointaine contrée de l’Alabama, plus précisément en la bourgade de Dothan, compte parmi les plumes les plus attachantes et singulières des littératures de l’imaginaire d’outre-Atlantique. Avant d’embrasser pleinement la noble carrière des lettres, cet esprit curieux, qui avait fait ses humanités au célèbre collège de Bard, s’illustra de longues années durant sur les ondes hertziennes, officiant comme journaliste et directeur de l’information radiophonique dans la bouillonnante métropole de Los Angeles.
S’il se fit d’abord la main avec quelques ouvrages d’excellente facture, usant même à l’occasion du pseudonyme d’Alan Cochran pour s’essayer à d’autres genres, c’est indubitablement avec la parution de son chef-d’œuvre, « Replay », dans la seconde moitié des années quatre-vingt, qu’il s’attira les faveurs d’un vaste public et les prestigieux suffrages de la critique, glanant notamment l’illustre prix World Fantasy. Dans ce récit vertigineux, Ken Grimwood s’empare avec une habileté diabolique d’un vieux rêve de l’humanité : celui de l’éternel retour et de la seconde chance. En narrant les pérégrinations du sieur Jeff Winston, foudroyé par une crise cardiaque à l’âge mûr pour s’éveiller à nouveau dans son corps d’étudiant des années soixante, conservant par devers lui la prescience de l’avenir, l’auteur brosse une fresque bouleversante sur le regret, les caprices du destin et la quête éperdue de sens.
Loin des froides spéculations de la science-fiction technicienne, la prose de ce romancier se distingue par une humanité vibrante. En mêlant habilement les concepts métaphysiques aux interrogations existentielles de nos sociétés modernes, il sut instiller dans ses fictions une inébranlable soif de vivre, comme en témoigne également son ouvrage « Into the Deep », formidable plaidoyer écologique s’intéressant à la sagacité des cétacés.
La destinée, hélas souvent prompte aux ironies tragiques, voulut que ce brillant conteur connût une fin funestement semblable à celle du héros qui fit sa gloire. Ken Grimwood fut en effet prématurément emporté par un mal de cœur, à l’orée de l’été 2003, dans la douceur de Santa Barbara, alors même qu’il s’attelait, dit-on, à rédiger une suite à son grand œuvre. Par la grâce de sa plume poétique et mélancolique, il nous lègue un de ces romans rares qui ne cessent de hanter les mémoires, démontrant avec éclat que le récit d’anticipation possède toute la noblesse requise pour sonder les tourments et les grandeurs de l’âme humaine.
Livres de Ken Grimwood :
Replay (1986)
Pour en savoir plus sur Ken Grimwood :
La page Wikipédia sur K. Grimwood
La page Noosfere sur K. Grimwood
La page isfdb de K. Grimwood
Tout sur le zéro par Pierre Bordage

Fiche de Tout sur le zéro
Titre : Tout sur le zéro
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2017
Editeur : Au diable Vauvert
Première page de Tout sur le zéro
« La bille roule, roule, roule, saute, rebondit, change de trajectoire, atterrit dans la case du zéro, Paul a tout misé sur le zéro, ses derniers vingt euros, une chance sur trente-sept, sept cent vingt euros de gain, mille trois cents euros dilapidés en à peine deux heures ce soir, ses deux cartes ont crevé les plafonds de retrait, il s’est promis que, si la chance lui souriait, il prendrait ses sept cent vingt euros et ficherait le camp comme un voleur, comme on saute d’un navire en train de sombrer, pour une fois ne pas partir les poches vides, promesse d’alcoolique, il sait très bien qu’il les rejouera, qu’il tentera de se refaire, qu’il défiera de nouveau la roulette mécanique comme on provoque les dieux, qu’il perdra, comme d’habitude, jusqu’au dernier sou, parce qu’il ne peut pas s’arrêter, qu’il ne peut pas se contenter des portes de sortie honorables entrebâillées par le destin, combien de fois est-il reparti dans la nuit avec ce sentiment désespérant d’avoir été renié, déshérité, expulsé, pas de veine, vraiment, quelque chose, une félonie du logiciel, va savoir, a fait dévier la bille au dernier moment, sentiment de s’être renié lui-même surtout, pourquoi, pourquoi ne pas s’être enfui quand il en était encore temps, avec quelques billets dans la poche et la sensation finalement acceptable de ne pas avoir été entièrement rincé, vidé de son argent, de sa substance, mais l’acceptable ne le rassasie pas, l’acceptable est le lot de ces joueurs occasionnels, les joueurs du week-end, qui misent un ou deux euros pendant des heures et s’en repartent le torse bombé, leurs vingt euros de gain en poche comme un trophée conquis de haute lutte, tiens, la bille saute de la case zéro et s’en va atterrir dans la case voisine, le 26, pourquoi n’a-t-il rien misé sur le 26 ? »
Extrait de : P. Bordage. « Tout sur le zéro. »
Sang mentir par Pierre Bordage et Anelise Jousset

Fiche de Sang mentir
Titre : Sang mentir
Auteur : Pierre Bordage et Anelise Jousset
Date de parution : 2020
Editeur : Flammarion
Première page de Sang mentir
« Odeline aura bientôt quinze ans.
Elle se sent petite et voudrait être grande, elle se sent grande et voudrait être petite. Les pensées fusent, s’entrechoquent, rebondissent comme des balles de squash sur les parois de son crâne. Du squash, elle n’en fait plus depuis qu’elle a compris qu’elle ne serait jamais une championne. Idem pour le piano, et toutes les activités extrascolaires qu’elle a à peine effleurées du bout des doigts ou des pieds (deux mois de foot, un an de kung-fu, un an de danse, six mois de patinage artistique…)
Chaque fois, son père a soupiré : aucune persévérance. Chaque fois, elle s’est enfermée dans sa chambre une heure ou deux. Son père ne lui pardonne rien et lui accorde tout, sa mère lui pardonne tout et ne lui accorde rien. Ils n’ont personne d’autre à couver. Fille unique, elle se sent fille inique. Elle leur en veut énormément, elle ne sait pas toujours pourquoi. Presque jamais pourquoi. »
Extrait de : P. Bordage + A. Jousset. « Sang mentir. »
Résonances par Pierre Bordage
Fiche de Résonances
Titre : Résonances
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2015
Editeur : J’ai lu
Première page de Résonances
« La voix musicale du détecteur a brisé le silence de la cabine.
« Cibles localisées. »
J’ai soupiré et embrassé l’horizon du regard par la baie vitrée convexe du transatm. J’ai d’abord cru à une fausse alerte avant de discerner l’essaim entre les stries et les nuages rougeâtres : une mince ligne sombre qui bientôt se scinderait en plusieurs tronçons pour s’abattre sur l’astroport.
« Ces saloperies de dragons se pointent plus tôt que d’habitude », a grommelé La Perche.
J’ai jeté un regard en coin au canonnier. Plus de cinq années locales que nous faisions équipe, plus de cinq années à supporter ses grognements, ses grossièretés, ses jérémiades, ses parfums écœurants, son hygiène défaillante, sa barbe négligée, ses cheveux fous, sa maigreur maladive, ses aphorismes en tous genres, ses combinaisons constellées de taches, ses bottes crottées et ses micro-siestes. Mais il n’existait probablement pas de meilleur équipier : doté d’un sang-froid à toute épreuve, il déployait une adresse diabolique quand il s’agissait de descendre les créatures qui, tous les deux mois environ, fondaient sur l’astroport. »
Extrait de : P. Bordage. « Résonances. »