Auteur/autrice : CH91

 

D’écho en échos par Jodi Taylor

Fiche de D’écho en échos

Titre : D’écho en échos (Tome 2 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2013
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de D’écho en échos

« Un des aspects les plus excitants de notre travail est la possibilité qui nous est offerte, en supposant que nous ayons la chance de vivre assez longtemps, de choisir notre dernier saut.

Un de ses aspects les plus frustrants est que, jusqu’à présent, personne n’a vécu assez longtemps pour choisir son dernier saut.

Le dernier saut est censé être une récompense, un moment paisible, la possibilité de vivre un de ses événements historiques préférés – visiter Azincourt peut-être, ou voir Antoine et Cléopâtre descendre le Nil en bateau, ou encore entendre Élisabeth Ire s’adresser à ses troupes à Tilbury. Être témoin d’un événement clé de l’Histoire que l’on aura choisi. Réaliser un rêve, une ambition.

Pour résumer, c’est supposé être une expérience agréable.

Nous ne sommes pas censés être entraînés dans un tourbillon cauchemardesque de sang, de douleur et de terreur.

Nous ne sommes pas censés assister à des scènes de carnage, mutilation, décapitation, ni nous faire arracher la moitié du visage.

Nous ne sommes pas censés mourir dans une capsule inondée de sang, piégés avec un monstre pour l’éternité.

Nous ne sommes pas censés devoir abréger les souffrances de notre meilleure amie, dont le corps lacéré jusqu’à l’os gît sous nos yeux horrifiés.

Nous ne sommes pas censés être abandonnés sans le moindre espoir de revoir un jour le soleil.

Nous ne sommes pas censés vivre quoi que ce soit de ce genre. »

Extrait de : J. Taylor. « Les Chroniques de St Mary – D’Echo en Echos. »

Un monde après l’autre par Jodi Taylor

Fiche de Un monde après l’autre

Titre : Un monde après l’autre (Tome 1 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2013
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Un monde après l’autre

« Il y a deux moments dans ma vie où tout a changé. Des moments où les choses auraient pu aller dans un sens ou dans l’autre. Des moments où j’ai dû faire un choix.
Le premier a eu lieu lorsque, après une nouvelle journée de turbulences à l’école, je me tenais devant ma professeure principale, Mme de Winter. J’avais employé la méthode du silence boudeur et attendais la nouvelle de mon expulsion, ayant depuis longtemps dépassé le stade des trois avertissements. Mais ce n’est jamais arrivé.
À la place, elle m’a dit, avec une curieuse urgence :
— Madeleine, vous ne pouvez pas laisser votre situation familiale définir toute votre vie. Vous êtes intelligente – vous avez des capacités dont vous n’êtes même pas consciente. C’est la seule chance que vous aurez. Je peux vous aider. Vous voulez bien me laisser essayer ?
Personne n’avait jamais essayé de m’aider. Quelque chose s’est éveillé en moi, mais la méfiance et le soupçon ont la vie dure.
— Je peux vous aider, a-t-elle ajouté d’une voix douce. C’est votre dernière chance, Madeleine. Oui ou non ? »

Extrait de : J. Taylor. « Les chroniques de St Mary – Un monde après l’autre. »

Jodi Taylor

Présentation de Jodi Taylor :

Jodi Taylor, native de la cité de Bristol outre-Manche, figure assurément parmi les plumes les plus réjouissantes que le Royaume-Uni ait pu nous offrir dans le domaine des littératures de l’imaginaire. Avant de consacrer pleinement son existence au noble sacerdoce des lettres, cette femme d’esprit œuvra de longues années durant au sein de l’administration du comté du Yorkshire du Nord, veillant avec un soin scrupuleux sur les bibliothèques locales. Ce fut là, à n’en point douter, qu’elle put nourrir son insatiable curiosité pour les vieux grimoires et les méandres de l’Histoire humaine.

Romancière d’un talent tout à fait singulier, elle prit d’abord le parti de la plus grande indépendance pour livrer au monde son premier manuscrit, avant que des éditeurs clairvoyants, frappés par son succès d’estime, ne s’emparent de son œuvre. C’est ainsi que vit le jour le formidable cycle romanesque intitulé « Les Chroniques de St Mary », brillamment inauguré par le récit « Un monde après l’autre ». L’auteur s’y amuse, avec une verve toute britannique, à conter les périlleuses péripéties d’un institut de recherche pour le moins atypique. Ses savants historiens n’y étudient point le passé au travers de chartes poussiéreuses, mais s’y projettent physiquement pour observer les grands événements in situ, bien qu’ils refusent catégoriquement, avec la plus grande véhémence, l’étiquette fantaisiste de voyageurs du temps.

Loin de la stricte austérité académique, la prose de Jodi Taylor s’inscrit dans la grande tradition de la littérature d’évasion. Elle mêle avec allégresse un humour féroce et irrésistible, de nobles sentiments romanesques et de frénétiques scènes d’action qui n’auraient sans doute pas déplu aux illustres maîtres du feuilleton. Par son refus des convenances pesantes, cet exceptionnel écrivain a su bâtir un univers foisonnant dont on ne compte plus aujourd’hui le nombre de volumes, s’assurant par-delà les frontières les suffrages enthousiastes d’un très vaste public.

Par son regard espiègle sur nos annales et son indéniable maîtrise du rebondissement fantastique, Jodi Taylor aura su redonner au merveilleux historique ses lettres de noblesse. Elle démontre avec éclat, livre après livre, qu’il demeure possible de bousculer les genres établis et d’explorer les paradoxes temporels tout en divertissant l’esprit avec la plus grande des vivacités.

Livres de Jodi Taylor :

La police du temps :

Les chroniques de St Mary :

Pour en savoir plus sur Jodi Taylor :

La page Wikipédia sur J. Taylor
La page Noosfere sur J. Taylor
La page isfdb de J. Taylor

Romans extraordinaires par René Barjavel

Fiche de Romans extraordinaires

Titre : Romans extraordinaires
Auteur : René Barjavel
Date de parution : 1995
Editeur : Omnibus

Sommaire de Romans extraordinaires :

  • Ravage
  • Le voyageur imprudent
  • Le diable l’emporte
  • Colomb de la Lune
  • La nuit des temps
  • Le grand secret
  • Le prince blessé et autres nouvelles
  • La tempête

Aladin et Sinbad par Piers Anthony et J. R. Rain

Fiche de Aladin et Sinbad

Titre : Aladin et Sinbad (Tome 2 sur 3 – Le retour d’Aladin)
Auteur : Piers Anthony et J. R. Rain
Date de parution : 2011
Traduction :
Editeur :

Première page de Aladin et Sinbad

«  Tu es quoi ? » ai-je demandé, abasourdi.
« Je suis enceinte », répondit Jewel. « Je savais que je n’aurais pas dû guérir ton impuissance. Cela ne mène qu’à des ennuis. »
Soudain, tout semblait clair : elle était enceinte ! C’était une excellente nouvelle à plusieurs égards. D’abord, cela signifiait que j’aurais à nouveau un héritier de sang. Ensuite, cela expliquait son comportement étrange et difficile de ces derniers temps. Elle s’était mise à manger des choses bizarres, et ses sautes d’humeur étaient devenues déconcertantes. « C’est formidable », dis-je d’une voix faible.
« Naturellement, je ne serai pas à ta disposition pour le lit pendant toute cette période », dit-elle. « Je dois protéger le bébé. Tu devras te contenter de concubines. »
« Mais je suis impuissant avec les concubines ! » ai-je protesté. « Tu es la seule avec qui je peux avoir des rapports. »
J’étais impuissant depuis la mort de ma première femme et de mon fils, jusqu’à ce que Jewel prenne soin de moi, pour ainsi dire. C’était l’amour dont j’avais besoin. »

Extrait de : P. Anthony + J.R Rain. « Aladin et Sindbad. »

L’ombre d’un soldat par Francis Berthelot

Fiche de L’ombre d’un soldat

Titre : L’ombre d’un soldat (Tome 1 sur 9 – Rêve du démiurge)
Auteur : Francis Berthelot
Date de parution : 1994
Editeur : France Loisirs

Première page de L’ombre d’un soldat

« Que la neige tombe sur le passé ou sur le présent, elle a la classe des grandes mystificatrices. La semaine avant Noël, les nuages qui s’amoncelaient sur Montaiguière (1 250 habitants) sont passés insensiblement du blanc à l’ocre sale. Puis, d’un coup, ils ont viré à une espèce de vert-de-gris, rappelant moins la feuille de l’olivier que la crasse des convois militaires. Dans les profondeurs, on a vu se profiler le spectre des bombardiers et des chars. Mais au moment où leur ombre allait recouvrir la garrigue, le ciel a crevé en flocons diaphanes, comme pour tout lénifier, l’inquiétude des bêtes, la mémoire des hommes, et renvoyer dans les limbes les secrets malséants.

Planté au fin fond de la Drôme, le village élance ses maisons à l’assaut d’une colline que couronne le château d’une légendaire duchesse, morte sous la Révolution. Les miniatures qu’elle peignait et un martyre dont on frémit encore furent les titres de gloire de cette dame. Mais en cette fin 1953, elle n’est plus qu’une statue de bronze, au socle entouré de quatre fontaines, trônant sur la Grand-Place. Et ses froides épaules, son front glacé, ne tressaillent même plus sous les flocons qui les recouvrent. »

Extrait de : F. Berthelot. « Le rêve du Démiurge – L’ombre d’un soldat. »

Histoire ancienne – l’intégrale par Isaac Asimov

Fiche de Histoire ancienne – l’intégrale

Titre : Histoire ancienne – l’intégrale
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1965, 1966, 1967
Traduction : C. Jacquet,
Editeur : Les belles lettres

Sommaire de Histoire ancienne – l’intégrale :

  • Les égyptiens
  • Les grecs
  • La république romaine
  • L’empire romain

Coffret collector : La servante écarlate & Les testaments par Margaret Atwood

Fiche de Coffret collector : La servante écarlate & Les testaments

Titre : Coffret collector : La servante écarlate & Les testaments
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution :
Traduction : M. Albaret-Maatsch
Editeur : Robert Laffont

Sommaire de Coffret collector : La servante écarlate & Les testaments :

  • La servante écarlate
  • Les testaments

La femme comestible par Margaret Atwood

Fiche de La femme comestible

Titre : La femme comestible
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 1969
Traduction : M. Albaret-Maatsch
Editeur : Robert Laffont

Première page de La femme comestible

« Vendredi en me levant j’étais en forme, je le sais ; je me sentais même plus relax que d’habitude. En allant prendre mon petit déjeuner à la cuisine, je suis tombée sur Ainsley qui était mal lunée : elle m’a dit qu’elle s’était tapé une sale soirée, la veille, qu’il n’y avait que des étudiants en chirurgie dentaire, et que ça l’avait tellement déprimée qu’elle s’était soûlée pour se consoler.

« Tu n’imagines pas à quel point c’est lourd d’avoir à subir trente-six fois les mêmes conversations sur la bouche des gens, m’a-t-elle expliqué. C’est quand je leur ai décrit un abcès que je me suis farci un jour qu’ils ont le plus réagi. Ils en bavaient littéralement. En principe, les mecs ne regardent pas que tes dents, bon sang. »

Elle avait la gueule de bois, ce qui m’a mise de bonne humeur – par ricochet, je me sentais en parfaite santé –, alors je lui ai préparé un verre de jus de tomate, rapidement suivi d’un Alka-Seltzer, et ponctué ses jérémiades de divers bruits compatissants.

« Comme si je n’avais pas ma dose au bureau », a-t-elle soupiré. »

Extrait de : M. Atwood. « La femme comestible. »

Faire surface par Margaret Atwood

Fiche de Faire surface

Titre : Faire surface
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 1972
Traduction : M.-F. Girod
Editeur : Robert Laffont

Première page de Faire surface

« Me voici de nouveau, mais j’ai du mal à le croire, sur cette route sinueuse qui laisse derrière elle le lac où se meurent les bouleaux blancs, la maladie monte du sud, et ils louent maintenant des hydravions. Cependant, l’on est encore près des limites de la ville ; nous ne l’avons pas traversée, elle a suffisamment grandi pour avoir sa déviation, c’est ça le succès.

Je ne l’ai jamais considérée comme une ville mais comme l’ultime ou le premier avant-poste, cela dépendait de la direction que nous prenions, entassement de remises, de boîtes et une rue principale avec un cinéma, le itz, le oyal, le R rouge court-circuité, et deux restaurants où l’on servait d’identiques hamburgers grisâtres, plâtrés d’une sauce boueuse et de petits pois en boîte, noyés, blafards comme des yeux de poisson, avec des frites imbibées de graisse. Commande un œuf poché, disait ma mère, d’après les bords on peut juger s’il est frais.

C’est dans l’un de ces restaurants qu’avant ma naissance mon frère s’était glissé sous la table et promenait ses mains le long des jambes de la serveuse ; cela se passait pendant la guerre et elle portait des bas de rayonne orange et brillants, il n’en avait jamais vu auparavant, ma mère n’en avait pas de ce genre. Une autre année, nous avons franchi en courant un trottoir de cette ville, pieds nus dans la neige, car nous ne possédions pas de chaussures, nous les avions usées pendant l’été. Dans la voiture nous avons gardé nos pieds enveloppés dans des couvertures. Nous faisions semblant d’être blessés. Mon frère disait que les Allemands nous avaient fait sauter les pieds à coups de fusil. »

Extrait de : M. Atwood. « Faire surface. »