Catégorie : Auteurs
Holly Black

Présentation de Holly Black :
Née le 10 novembre 1971 à West Long Branch (dans l’État du New Jersey), Holly Black (née Riggenbach) est une romancière américaine de grand talent. Spécialisée dans la littérature de l’imaginaire destinée à la jeunesse et aux adolescents, elle s’est imposée comme l’une des figures de proue du merveilleux contemporain. Elle a d’ailleurs gagné le surnom de « reine des fées » pour son exploration fascinante et souvent cruelle du Petit Peuple.
Des racines nourries au folklore
Élevée dans une vaste demeure de l’époque victorienne, souvent qualifiée de vétuste, Holly Black grandit bercée par les histoires de fantômes et les contes de fées que lui relate sa mère. Cette atmosphère empreinte de mystère forge durablement son imaginaire. Après des études de lettres à l’université Rutgers achevées en 1994, elle travaille un temps comme rédactrice pour des revues médicales, tout en poursuivant sa passion pour l’écriture et le folklore.
En 2002, elle fait paraître son premier roman, Tithe : Un conte de fées moderne. Cet ouvrage pose les fondations de son style : un savant mélange de monde urbain contemporain et de mythologie celtique, où les fées ne sont guère des créatures bienveillantes, mais des êtres dangereux, manipulateurs et dénués de sens moral.
La renommée mondiale avec Spiderwick
Le grand tournant de sa carrière survient l’année suivante, en 2003, avec la publication du premier volume des Chroniques de Spiderwick, une série conçue de concert avec son ami, le dessinateur Tony DiTerlizzi.
Holly Black y déploie sa vaste érudition en matière de légendes féeriques pour bâtir l’intrigue et le bestiaire du récit. L’histoire des enfants Grace, découvrant un monde magique et souvent effrayant aux abords de leur nouvelle demeure, devient un véritable phénomène d’édition. La saga est traduite dans plus de trente langues, s’écoule à des millions d’exemplaires et bénéficie d’adaptations pour le cinématographe (en 2008) ainsi que pour le petit écran (en 2024).
Le triomphe du Prince cruel et les autres univers
Poursuivant sur sa lancée, Holly Black s’affirme comme un auteur d’une rare fécondité, adepte des travaux à quatre mains. Elle cosigne notamment la série fantastique pour collégiens Magisterium (2014-2018) avec son amie Cassandra Clare.
Toutefois, c’est avec la trilogie Le Peuple de l’air, initiée en 2018 par Le Prince cruel, qu’elle atteint de nouveaux sommets de popularité, portée par un immense succès international et un formidable engouement de la jeunesse. Ce cycle met en scène Jude, une mortelle enlevée dans son enfance pour vivre à la cour suprême des fées, qui doit faire l’apprentissage de la ruse et de la manipulation pour survivre, notamment face à l’arrogant prince Cardan. L’œuvre est unanimement saluée par la critique pour ses intrigues de cour machiavéliques et sa morale tout en nuances.
Un écrivain accompli
Toujours désireuse d’explorer de nouveaux horizons, Holly Black a publié en 2022 son premier roman fantastique destiné à un public plus mûr, Le Livre de la nuit, un récit à suspense reposant sur une magie liée à la manipulation des ombres. Elle a plus récemment enrichi l’univers du Peuple de l’air avec le diptyque L’Héritier trahi (2023).
Au fil de sa carrière, cette femme de lettres a été récompensée par de nombreux prix prestigieux, dont une médaille Newbery Honor, le prix Locus et le prix Andre-Norton. À travers ses romans, Holly Black a profondément dépoussiéré et redéfini l’image des fées dans la littérature contemporaine, prouvant avec brio que le merveilleux pouvait être tout aussi terrifiant que captivant.
Livres de Holly Black :
Les chroniques de Spiderwick :
- Le livre magique (2003)
- La lunette de pierre (2003)
- Le secret de Lucinda (2003)
- L’arbre de fer (2004)
- La colère de Mulgarath (2004)
Contes de Faes modernes :
- L’offrande (2002)
- La valeureuse (2005)
- La quête impossible (2007)
Domelfe :
- L’héritier trahi (2023)
- Le trône du prisonnier (2024)
Le livre de la nuit :
- Le livre de la nuit (2022)
- La voleuse de la nuit (2025)
Le peuple de l’air :
- Le prince cruel (2018)
- Les soeurs perdues (2018)
- Le roi maléfique (2019)
- La reine sans royaume (2019)
- Comment le prince Cardan en est venu à détester les histoires (2020)
Les faucheurs :
- Chat blanc (2010)
- Gant rouge (2011)
- Coeur noir (2012)
Magisterium :
- L’épreuve de fer (2014)
- Le gant de cuivre (2015)
- La clé de bronze (2016)
- Le masque d’argent (2017)
- La tour d’or (2018)
Intégrales :
- Les chroniques de Spiderwick (????)
Au plus profond de la forêt (2015)
Coldtown (2013)
Eleanor (2014)
Zombies contre licornes (2010)
Pour en savoir plus sur Holly Black :
La page Wikipédia sur H. Black
La page Noosfere sur H. Black
La page isfdb de H. Black
Tony DiTerlizzi

Présentation de Tony DiTerlizzi :
Né le 6 septembre 1969 à Los Angeles (Californie) et ayant grandi en Floride, Tony DiTerlizzi est un auteur et illustrateur américain incontournable dans le domaine de la littérature de l’imaginaire pour la jeunesse. Reconnu pour son trait fin et détaillé, souvent comparé à celui des grands illustrateurs de l’époque victorienne et édouardienne, il a connu une consécration mondiale grâce à la saga cocréée avec Holly Black : Les Chroniques de Spiderwick.
Des jeux de rôle aux premiers succès en littérature
Avant de se consacrer pleinement à l’édition jeunesse, Tony DiTerlizzi entame sa carrière dans les années 1990 en tant qu’illustrateur pour des jeux de rôle prestigieux. Il marque de son empreinte visuelle l’univers de Donjons et Dragons (notamment le célèbre cadre de campagne Planescape) ainsi que le jeu de cartes à collectionner Magic : L’Assemblée.
Au début des années 2000, il décide de se tourner vers la littérature pour enfants. Il écrit et illustre son premier album, Jimmy Zangwow’s Out-of-This-World Moon-Pie Adventure (2000), puis illustre brillamment le poème classique de Mary Howitt, Le Garde-manger de la sorcière (The Spider and the Fly, 2002), un travail minutieux en noir et blanc qui lui vaut la prestigieuse médaille Caldecott Honor.
Le triomphe des Chroniques de Spiderwick
C’est en 2003 que la carrière de Tony DiTerlizzi bascule définitivement avec la parution du premier tome des Chroniques de Spiderwick (The Spiderwick Chronicles), une série de romans de low fantasy cocréée avec son amie, l’écrivaine Holly Black.
La saga raconte l’histoire de trois enfants — les jumeaux Jared et Simon, et leur sœur aînée Mallory Grace — qui emménagent dans une vieille demeure délabrée, le domaine de Spiderwick. Ils y découvrent le Livre de terrain d’Arthur Spiderwick, un guide recensant les créatures magiques (fées, gobelins, trolls, sylphes) qui peuplent secrètement notre monde.
L’implication de Tony DiTerlizzi dans cette œuvre va bien au-delà de la simple illustration. Il participe activement à l’élaboration de l’univers et de l’intrigue. Néanmoins, ce sont ses dessins qui confèrent à la série son identité si particulière : inspiré par des artistes comme Arthur Rackham ou John Bauer, DiTerlizzi donne vie à un bestiaire féerique à la fois fascinant, poétique et parfois effrayant.
Composé de cinq tomes dans sa série principale (publiés entre 2003 et 2004), le cycle connaît un succès fulgurant. Vendu à des millions d’exemplaires et traduit dans une trentaine de langues, il redéfinit la fantasy pour la jeunesse du début du XXIᵉ siècle. L’univers s’étend avec une série dérivée, Au-delà du monde de Spiderwick (2007-2009), et de magnifiques hors-séries encyclopédiques comme le Livre de terrain lui-même.
L’impact de l’œuvre est tel qu’elle est adaptée à plusieurs reprises, d’abord au cinéma en 2008 dans un film produit par Paramount Pictures, puis en série télévisée en 2024.
L’après-Spiderwick : la science-fiction avec WondLa
Fort de ce succès planétaire, Tony DiTerlizzi ne se repose pas sur ses lauriers et décide d’explorer la science-fiction. Entre 2010 et 2014, il écrit et illustre seul la trilogie À la recherche de WondLa (The Search for WondLa).
Cette saga suit les aventures d’Eva Neuf, une jeune fille élevée dans un sanctuaire souterrain par un robot, qui se retrouve forcée d’explorer une Terre futuriste, métamorphosée et peuplée d’extraterrestres, pour retrouver d’autres humains. Mêlant habilement le merveilleux à la science-fiction classique (dans la lignée de L’Île au trésor ou du Magicien d’Oz), WondLa confirme le talent de conteur de DiTerlizzi. Cette œuvre innovante intégrait même à l’époque des éléments de réalité augmentée, permettant aux lecteurs d’interagir avec les illustrations.
Artiste complet, Tony DiTerlizzi a su créer, tout au long de sa carrière, des ponts entre le texte et l’image, imposant son esthétique raffinée comme une référence incontournable de la littérature de l’imaginaire moderne.
Livres de Tony DiTerlizzi :
Les chroniques de Spiderwick :
- Le livre magique (2003)
- La lunette de pierre (2003)
- Le secret de Lucinda (2003)
- L’arbre de fer (2004)
- La colère de Mulgarath (2004)
Intégrales :
- Les chroniques de Spiderwick (????)
Pour en savoir plus sur Tony DiTerlizzi :
La page Wikipédia sur T. DiTerlizzi
La page Noosfere sur T. DiTerlizzi
La page isfdb de T. DiTerlizzi
Philip Pullman

Présentation de Philip Pullman :
Né le 19 octobre 1946 à Norwich (Angleterre), Philip Pullman est un écrivain britannique de renommée mondiale. S’il a écrit pour tous les âges, il est mondialement célèbre pour ses œuvres de littérature de l’imaginaire destinées à la jeunesse et aux jeunes adultes, au premier rang desquelles figure la trilogie À la croisée des mondes (His Dark Materials).
Une jeunesse voyageuse et une vocation d’enseignant
Fils d’un pilote de la Royal Air Force, Philip Pullman connaît une enfance marquée par les voyages. Après le décès de son père dans un accident d’avion alors qu’il n’a que sept ans, sa mère se remarie et la famille s’installe en Australie, puis au pays de Galles. Ces déracinements successifs nourrissent très tôt son imagination.
De retour en Angleterre pour ses études supérieures, il intègre l’Exeter College de l’université d’Oxford, où il obtient un diplôme en littérature anglaise en 1968. Il se tourne ensuite vers l’enseignement. Pendant une douzaine d’années, il est professeur dans divers collèges (les middle schools britanniques) avant de devenir maître de conférences au Westminster College d’Oxford, où il enseigne la littérature victorienne et le conte populaire. C’est durant ses années d’enseignement qu’il commence à écrire, en adaptant notamment des pièces de théâtre pour ses élèves.
La consécration : À la croisée des mondes
S’il publie ses premiers romans dès les années 1970 et se fait remarquer dans les années 1980 avec la série des enquêtes de Sally Lockhart, un cycle se déroulant à l’époque victorienne, c’est en 1995 que sa carrière prend un tournant décisif.
Il publie Les Royaumes du Nord (Northern Lights), le premier tome de la trilogie À la croisée des mondes. Ce chef-d’œuvre de la fantasy suit le parcours initiatique de la jeune Lyra Belacqua dans un univers parallèle. L’œuvre se poursuit avec La Tour des anges (The Subtle Knife, 1997) et se clôt avec Le Miroir d’ambre (The Amber Spyglass, 2000).
Inspirée par le poème épique Le Paradis perdu de John Milton, la saga se distingue par sa profondeur philosophique et scientifique, abordant des thèmes complexes tels que la théologie, la physique quantique, le passage à l’âge adulte et le libre arbitre. L’œuvre est souvent perçue comme une réponse humaniste et laïque au cycle du Monde de Narnia de C. S. Lewis, Pullman assumant une critique virulente des dérives dogmatiques des religions institutionnalisées (symbolisées par le « Magisterium »).
Un univers en expansion et des adaptations à succès
Le succès d’À la croisée des mondes est colossal. L’œuvre s’écoule à des dizaines de millions d’exemplaires et donne lieu à de nombreuses adaptations : au théâtre, au cinéma (avec le film À la croisée des mondes : La Boussole d’or en 2007) et en série télévisée (coproduite par la BBC et HBO entre 2019 et 2022).
Ne souhaitant pas abandonner ce riche univers, Philip Pullman entreprend l’écriture d’une nouvelle trilogie, La Trilogie de la Poussière (The Book of Dust), dont les événements encadrent chronologiquement la première saga. Les deux premiers tomes, La Belle Sauvage (2017) et La Communauté des esprits (The Secret Commonwealth, 2019), prolongent ses réflexions sur l’obscurantisme et la liberté de pensée.
Reconnaissance et engagements
Considéré comme l’un des plus grands auteurs britanniques contemporains, Philip Pullman a accumulé les récompenses les plus prestigieuses. En 2001, Le Miroir d’ambre devient le tout premier livre pour enfants à remporter le prix Whitbread du livre de l’année. En 2005, il reçoit le prix commémoratif Astrid-Lindgren, souvent considéré comme le prix Nobel de la littérature de jeunesse.
Défenseur acharné de la littérature, des bibliothèques publiques et de la liberté d’expression, il est fait chevalier (devenant ainsi Sir Philip Pullman) en 2019 par la reine Élisabeth II pour services rendus à la littérature. Son œuvre, foisonnante et engagée, continue de fasciner des lecteurs de toutes les générations en les invitant à la réflexion critique et à l’émerveillement.
Livres de Philip Pullman :
À la croisée des mondes :
- Les royaumes du nord / La boussole d’or (1995)
- La tour des anges (1997)
- Le miroir d’ambre (2000)
- Lyra et les oiseaux (2003)
- Il était une fois dans le nord (2008)
- Les collectionneurs (2014)
- Serpentine (2020)
Sally Lockhart :
- La malédiction du rubis (1985)
- Le mystère de l’étoile polaire (1986)
- La vengeance du tigre (1991)
- La princesse de Razkavie (1994)
Trilogie de la poussière :
- La belle sauvage (2017)
- La communauté des esprits (2019)
- Le champ de roses
La mécanique du diable (1996)
Le papillon tatoué (1992)
Pour en savoir plus sur Philip Pullman :
La page Wikipédia sur P. Pullman
La page Noosfere sur P. Pullman
La page isfdb de P. Pullman
Joseph Delaney

Présentation de Joseph Delaney :
Né le 25 juillet 1945 à Preston (Lancashire) et mort le 16 août 2022, Joseph Delaney est un écrivain anglais principalement connu pour ses œuvres de fantasy et de fantastique destinées à la jeunesse. Il a marqué des générations de lecteurs à travers le monde avec sa célèbre saga L’Épouvanteur (The Wardstone Chronicles).
De l’enseignement à la littérature
Avant de connaître le succès littéraire, Joseph Delaney mène une longue carrière dans l’enseignement. Après avoir exercé divers métiers, il devient professeur d’anglais, puis enseigne les études cinématographiques et médiatiques au Blackpool Sixth Form College.
Passionné depuis toujours par l’écriture, il profite de son temps libre pour rédiger des histoires. Ses débuts sont pourtant discrets : en 1997, il publie son premier roman, un thriller de science-fiction intitulé Mercer’s Whore, sous le pseudonyme de J. K. Haderack. L’ouvrage ne rencontre pas le succès escompté, mais Delaney persévère.
Le phénomène planétaire de L’Épouvanteur
La consécration arrive en 2004 avec la publication sous son vrai nom de L’Apprenti épouvanteur (The Spook’s Apprentice). Ce roman pose les bases d’un univers sombre et envoûtant, fortement inspiré par les légendes et les paysages de sa région natale, le Lancashire. On y suit les aventures du jeune Thomas Ward, septième fils d’un septième fils, placé en apprentissage auprès de John Gregory, un « épouvanteur » chargé de protéger la région contre les sorcières, gobelins et autres créatures des ténèbres.
La série s’impose rapidement comme un classique contemporain de la dark fantasy pour adolescents. Composée de treize tomes dans son arc principal, elle s’est vendue à des millions d’exemplaires à travers le monde et a été traduite dans plus de trente langues. L’univers s’est ensuite enrichi de plusieurs cycles dérivés, dont Chronique de la lame-étoile (The Starblade Chronicles) et Frère Wulf (Brother Wulf).
Adaptations et autres œuvres
Le succès de la saga attire l’attention d’Hollywood. En 2014, le premier tome est librement adapté au cinéma sous le titre Le Septième Fils (Seventh Son), réalisé par Sergueï Bodrov, avec un casting prestigieux réunissant notamment Jeff Bridges, Julianne Moore et Ben Barnes.
S’il a consacré l’essentiel de sa carrière à l’univers de Thomas Ward, Joseph Delaney s’est également illustré avec d’autres séries, à l’image de la trilogie Arena 13 (2015-2017), mêlant dystopie et combats de gladiateurs dans un monde futuriste, et du roman indépendant Aberrations (2018).
L’héritage d’un conteur
Joseph Delaney s’éteint le 16 août 2022 des suites d’une longue maladie, à l’âge de 77 ans. Il laisse derrière lui une œuvre colossale, saluée pour son atmosphère horrifique savamment dosée, son folklore foisonnant et ses personnages complexes. En initiant des millions de jeunes lecteurs aux frissons de la littérature fantastique, il s’est imposé comme l’un des auteurs britanniques incontournables du XXIᵉ siècle.
Livres de Joseph Delaney :
Aberrations :
- Le réveil des monstres (2018)
- L’avertissement de la sorcière (2019)
Arena 13 :
- Arena 13 (2015)
- La proie (2017)
- Le guerrier (2018)
Frère Wulf :
- L’enlèvement de l’épouvanteur (2020)
- Le fléau de Tulpan (2021)
- Le dernier épouvanteur (2022)
- L’avènement de l’obscur (2022)
L’épouvanteur :
- L’apprenti-épouvanteur (2004)
- La malédiction de l’épouvanteur (2005)
- Le secret de l’épouvanteur (2006)
- Le combat de l’épouvanteur (2007)
- L’erreur de l’épouvanteur (2008)
- Le sacrifice de l’épouvanteur (2009)
- Le cauchemar de l’épouvanteur (2010)
- Le destin de l’épouvanteur (2011)
- Grimalkin et l’épouvanteur (2011)
- Le sang de l’épouvanteur (2012)
- Le pacte de Sliter (2012)
- Alice et l’épouvanteur (2013)
- La revanche de l’épouvanteur (2013)
- Thomas Ward l’épouvanteur (2014)
- La résurrection de l’épouvanteur (2016)
- L’héritage de l’épouvanteur (2017)
Le cachot de la sorcière (2009)
Pour en savoir plus sur Joseph Delaney :
La page Wikipédia sur J. Delaney
La page Noosfere sur J. Delaney
La page isfdb de J. Delaney
Jean-Marc Ligny

Présentation de Jean-Marc Ligny :
Né le 13 mai 1956 à Paris, Jean-Marc Ligny est un écrivain français majeur dans les domaines de la science-fiction et du fantastique. Auteur d’une quarantaine de romans, il s’est distingué par sa capacité à explorer de multiples sous-genres de l’imaginaire, avant de devenir l’une des figures de proue de la science-fiction écologique en France.
Les débuts et l’exploration du cyberpunk
Jean-Marc Ligny fait son entrée dans le paysage littéraire en 1978 en publiant sa première nouvelle au sein de l’anthologie Futurs au présent dirigée par Philippe Curval. L’année suivante paraît son premier roman, Temps blancs, une œuvre à la narration expérimentale et éclatée.
Dans les années 1990, il s’impose sur la scène francophone en s’appropriant le genre du cyberpunk. Son roman Inner City, publié en 1996, dresse le portrait sombre et poisseux d’une société urbaine à la dérive. Cet ouvrage marquant lui vaut de remporter le prestigieux Grand Prix de l’Imaginaire en 1997. En 1999, son roman d’anticipation Jihad, qui décrit une France tombée aux mains d’un régime fasciste, est récompensé par le prix Rosny aîné.
Une figure incontournable de la cli-fi (fiction climatique)
Au fil des années, l’œuvre de Jean-Marc Ligny prend un tournant résolument politique et écologique, s’inscrivant dans ce que l’on nomme la climate fiction ou cli-fi. En 2006, il publie Aqua™, un roman choc décrivant la lutte d’un petit pays africain contre une multinationale pour l’accès à l’eau potable dans un monde ravagé par le réchauffement climatique. Le livre rencontre un immense succès critique et rafle de multiples récompenses : le prix Bob-Morane, le prix Julia-Verlanger, le prix Rosny aîné et le prix Une autre Terre.
Il prolonge cette réflexion désenchantée sur l’avenir de la Terre avec des œuvres toujours plus noires et réalistes. En 2012 paraît Exodes, un roman magistral décrivant l’emballement climatique terminal de notre planète, qui se voit honoré du prix européen des Utopiales en 2013. Cette fresque sur la fin de l’humanité sera suivie par d’autres œuvres s’inscrivant dans la même veine post-apocalyptique et écologique, comme Semences (2015).
Un imaginaire riche et protéiforme
Si l’anticipation sombre est sa marque de fabrique, Jean-Marc Ligny a su prouver sa polyvalence. Il s’est aventuré avec succès dans le space opera avec Les Oiseaux de lumière (coécrit avec Mandy), qui obtient le prix Tour Eiffel en 2001. Le fantastique et le mysticisme occupent également une place de choix dans son œuvre. Passionné par les cultures autochtones et par la musique, il s’inspire de la mythologie aborigène dans Yurlunggur et puise directement dans l’univers musical du groupe Dead Can Dance pour écrire La mort peut danser (1994).
Jean-Marc Ligny est par ailleurs un auteur très actif dans le domaine de la littérature pour la jeunesse. En s’adressant aux nouvelles générations, il continue de transmettre, par le prisme du merveilleux et de la science-fiction, ses réflexions sur la société, la technologie et la préservation de notre environnement.
Livres de Jean-Marc Ligny :
Inner city :
- Inner city (1996)
- Razzia
La saga d’Oap Tao :
- Rasalghethi (1990)
- Apex M57 (1990)
- Bérénice (1990)
Les chroniques des nouveaux mondes :
- Le voyageur solitaire (1991)
- Un été à Zedong (1991)
- Albatroys 1 (1991) / Survivants des arches stellaires (2010)
- Albatroys 2 (1991)
- Les oiseaux de lumière (2001)
Les voleurs de rêves :
- Les semeurs de mirages (1989)
- L’art du rêve (1989)
- A la recherche de faërie (1989)
- Labyrinthe de la nuit (1989)
- Hypnos et Psyché (1989)
- Traqueur d’illusions (1990)
Monsieur Nemo et l’éternité :
- L’aiglon à deux têtes (2005)
- La dame blanche (2005)
Succubes :
Trilogie climatique :
Intégrales :
- Chimères (1998)
- La saga d’Oap Täo (1990)
- Les chroniques des nouveaux mondes (????)
Biofeedback (1979)
Cyberkiller (1993)
D.A.R.K. (1988)
Des yeux dans le ciel (1992)
Dix légendes des âges sombres (2021)
Dreamworld (1988)
Furia ! (1982)
Green war (2010)
Jihad (1998)
Kriegspiel (1988)
La mort peut danser (1994)
Le cinquième est dément (2000)
Mal-mort (2010)
Temps blancs (1979)
Yurlunggur (1987)
Pour en savoir plus sur Jean-Marc Ligny :
La page Wikipédia sur J.-M. Ligny
La page Noosfere sur J.-M. Ligny
La page isfdb de J.-M. Ligny
Samuel Dharma

Présentation de Samuel Dharma :
Né le 22 octobre 1963 à Paris, Thomas Bauduret est un écrivain, nouvelliste et traducteur français. Au cours de sa carrière, cet auteur prolifique a utilisé plusieurs pseudonymes pour signer ses œuvres, les plus connus étant Patrick Eris et Samuel Dharma. Il s’illustre principalement dans les genres de la science-fiction, du fantastique, du roman policier et du cyberpunk.
Un traducteur incontournable
Avant même d’être reconnu pour ses propres écrits, Thomas Bauduret (souvent sous le nom de Patrick Eris) mène une carrière de traducteur extrêmement riche. Il a traduit de très nombreux auteurs anglo-saxons pour le public francophone, parmi lesquels Clive Barker, Graham Joyce, Jack Higgins, Graham Masterton ou encore John Gwynne.
Il est particulièrement célèbre dans le domaine de la littérature de l’imaginaire et de la jeunesse, puisqu’il a assuré la traduction de la série Bobby Pendragon de D. J. MacHale, des novélisations des épisodes II et III de Star Wars, ainsi que des vingt tomes de la saga Les Apprentis Jedi (écrite par Dave Wolverton et Jude Watson).
L’auteur aux multiples identités
Sous le pseudonyme de Samuel Dharma, il a publié plusieurs textes dès la fin des années 1980, notamment au sein des mythiques éditions Fleuve Noir. On lui doit par exemple :
- Mickey meurtre (1986), paru dans la collection « Espionnage » ;
- Nécromancies (1988), paru dans la célèbre collection « Anticipation » ;
- Le Chemin d’ombres (1989).
Sous son autre grand pseudonyme littéraire, Patrick Eris, il explore les frontières du roman noir, du thriller et du cyberpunk. Il s’est notamment fait remarquer avec Fils de la Haine (2005), un thriller futuriste nerveux paru chez Rivière Blanche, ou encore avec le roman fantastique L’Autobus de minuit (2001). Il a également participé à l’écriture de romans pour la série Blade, Voyageur de l’Infini (sous le nom de plume collectif Jeffrey Lord), en collaboration avec l’auteur Nemo Sandman.
Un acteur engagé du monde de l’édition et de la scène
Outre l’écriture et la traduction, Thomas Bauduret s’investit activement dans le monde éditorial. En 2007, il devient coéditeur au sein des éditions Malpertuis, une structure indépendante spécialisée dans le fantastique et l’horreur, où il contribue à faire découvrir de nouvelles voix ou à traduire des œuvres inédites.
L’auteur se distingue également par son approche vivante de la littérature. Depuis 2013, il est membre du collectif The Deep Ones, un groupe réunissant des écrivains de l’imaginaire et des musiciens, qui propose des lectures de textes en public accompagnées de créations musicales originales. Cette démarche souligne la volonté de l’auteur de faire sortir la littérature de son cadre strictement imprimé pour lui offrir une dimension sonore et théâtrale.
Livres de Samuel Dharma :
Comme une odeur de tombeau (1990)
Le chemin d’ombres (1989)
Nécromancies (1988)
Traqueur (1988)
Pour en savoir plus sur Samuel Dharma :
La page Wikipédia sur S. Dharma
La page Noosfere sur S. Dharma
La page isfdb de S. Dharma
Jean-Claude Dunyach

Présentation de Jean-Claude Dunyach :
Né le 17 juillet 1957 à Toulouse, Jean-Claude Dunyach est un romancier, nouvelliste et anthologiste français. Figure incontournable des littératures de l’imaginaire en France depuis les années 1980, il a la particularité d’avoir mené de front une carrière d’écrivain primé et un parcours professionnel d’ingénieur au sein de l’industrie aéronautique.
L’ingénieur toulousain venu à la littérature
Diplômé en mathématiques et en informatique, Jean-Claude Dunyach entre comme ingénieur à l’Aérospatiale (aujourd’hui Airbus) à Toulouse, où il effectue l’essentiel de sa carrière. Ce bagage scientifique rigoureux irrigue son œuvre littéraire, lui permettant de s’inscrire naturellement dans la tradition de la hard science-fiction, tout en y mêlant une forte dimension poétique et humaniste.
Il commence à publier ses premiers textes de science-fiction au début des années 1980. Dès 1984, son talent est récompensé par le prestigieux Grand Prix de l’Imaginaire pour sa nouvelle Les Raccordeurs.
Les étoiles cosmiques et les grands succès romanesques
Si Jean-Claude Dunyach est un maître incontesté de la forme courte, il bâtit également de vastes univers romanesques. En 1991, il publie Étoiles mortes, un space opera foisonnant et inventif dans lequel l’humanité découvre d’immenses créatures cosmiques sillonnant l’univers, qu’elle tente d’explorer ou de coloniser.
En 1999, il prolonge cet univers fascinant en coécrivant Étoiles mourantes avec son ami et complice littéraire, l’écrivain Ayerdhal. Ce roman ambitieux, salué par la critique, remporte conjointement le prix Tour Eiffel de science-fiction (1999) et le prix Ozone. Parmi ses autres romans notables figure également Voleurs de silence (1992), lauréat du prix Rosny aîné.
Un nouvelliste prolifique à la renommée internationale
C’est sans doute dans l’exercice de la nouvelle que Jean-Claude Dunyach exprime le mieux l’étendue de son talent. Il en a publié plus d’une centaine, rassemblées dans plusieurs recueils majeurs tels que Autoportrait de l’auteur en coureur de fond (1992), Dix jours sans voir la mer (2000), ou encore Le Clin d’œil du héron (2016).
Ses nouvelles, qui explorent des thématiques allant de la biotechnologie aux paradoxes temporels, souvent teintées d’humour et d’ironie, ont dépassé les frontières francophones. Il est en effet l’un des rares auteurs de SF français à être régulièrement traduit et publié en anglais (notamment aux États-Unis avec le recueil The Night Orchid), mais aussi en italien, russe, espagnol ou bulgare.
Un acteur engagé du milieu littéraire et musical
Outre l’écriture, Jean-Claude Dunyach s’investit activement pour la promotion des littératures de l’imaginaire. Il a dirigé de nombreuses anthologies, notamment la célèbre anthologie périodique Escales, et exerce ponctuellement des activités de directeur de collection pour des maisons d’édition telles que Bragelonne ou L’Atalante.
Esprit curieux et créatif, ses talents ne se limitent pas à la littérature de science-fiction : passionné de musique, il est également auteur de chansons et a écrit de nombreux textes de variété française, illustrant la polyvalence et la richesse d’une plume qui compte parmi les plus respectées de l’imaginaire francophone.
Livres de Jean-Claude Dunyach :
Etoiles mortes :
- Nivôse (1991)
- Aigue-marine (1991)
- Voleurs de silence (1992)
Le jeu des sabliers :
- Le temple de chair (1987)
- Le temple d’os (1988)
Nouvelles :
- La station de l’Agnelle (2000)
- Dix jours sans voir la mer (2000)
- Déchiffrer la trame (2001)
- Les nageurs de sable (2003)
- Le temps, en s’évaporant (2005)
- Séparations (2007)
- Les harmoniques célestes (2011)
- Le clin d’oeil du héron (2016)
Troll :
- L’instinct du troll (2015)
- L’enfer du troll (2017)
- L’empire du troll (2021)
Intégrales :
- Etoiles mortes (????)
Autoportrait (1986)
Escales 2000 (1999)
Etoiles mourantes (1999)
La guerre des cercles (1995)
Roll over, Amundsen ! (1993)
Trois hourras pour Lady Évangeline (2019)
Trolls & Licornes (2015)
Pour en savoir plus sur Jean-Claude Dunyach :
La page Wikipédia sur J.-C. Dunyach
La page Noosfere sur J.-C. Dunyach
La page isfdb de J.-C. Dunyach
Yves Frémion

Présentation de Yves Frémion :
Né le 14 juin 1947 à Lyon, Yves Frémion (de son nom complet Yves Frémion-Danet) est un écrivain, critique, anthologiste et homme politique français. Personnalité aux multiples casquettes, il s’est illustré tout au long de sa carrière dans des domaines aussi variés que la science-fiction, l’histoire de la bande dessinée, la presse satirique et l’engagement écologiste.
L’homme de lettres et la science-fiction
Passionné par les littératures de l’imaginaire, Yves Frémion joue un rôle prépondérant dans l’édition de la science-fiction en France dans les années 1970 et 1980. Il crée et dirige la revue Univers aux éditions J’ai Lu, où il publie de nombreux auteurs francophones et internationaux.
En tant qu’écrivain, il est l’auteur d’une œuvre abondante comprenant des romans, des nouvelles et des essais, utilisant parfois divers pseudonymes. Il est d’ailleurs récompensé par le prestigieux prix Rosny aîné en 1990 pour sa nouvelle Rêves de sable, châteaux de sang.
Une figure incontournable de la bande dessinée et de l’humour
Yves Frémion est également reconnu comme l’un des grands spécialistes de la bande dessinée et du dessin d’humour en France. Pendant des décennies, il collabore à des magazines emblématiques tels que Charlie Mensuel, L’Écho des savanes et surtout Fluide glacial, où il tient des chroniques et met en lumière le patrimoine du neuvième art.
Soucieux de préserver la mémoire de l’image imprimée, il fonde et anime la revue trimestrielle Papiers Nickelés, consacrée à l’histoire de la bande dessinée et de l’imagerie populaire. Son goût pour l’absurde, la satire et l’érudition décalée le conduit tout naturellement à devenir Régent du très sérieux — et pataphysique — Collège de ‘Pataphysique.
L’engagement politique et écologiste
En parallèle de ses activités littéraires et journalistiques, Yves Frémion mène une longue carrière politique marquée par son engagement en faveur de l’écologie politique. Membre historique du parti Les Verts (devenu par la suite Europe Écologie Les Verts), il exerce plusieurs mandats électoraux.
Il siège ainsi au Parlement européen en tant que député de 1991 à 1994. Par la suite, il est élu conseiller régional d’Île-de-France, mandat qu’il occupe durant deux législatures (de 1998 à 2010). Au sein de l’hémicycle régional, il s’investit particulièrement dans les questions culturelles, la défense de la liberté d’expression et la protection de l’environnement.
Aujourd’hui, Yves Frémion demeure un esprit libre de la scène intellectuelle française, continuant d’œuvrer pour la reconnaissance des arts populaires et la préservation de la mémoire culturelle alternative.
Livres de Yves Frémion :
Le tueur (1998)
Octobre, octobres (1977)
Rêves de sable, châteaux de sang (1986)
Ronge (1988)
Territoires du tendre (1982)
Tongre (1986)
Pour en savoir plus sur Yves Frémion :
La page Wikipédia sur Y. Frémion
La page Noosfere sur Y. Frémion
La page isfdb de Y. Frémion
Jean-Marie Parent
Présentation de Jean-Marie Parent :
Ancien journaliste et professeur des écoles établi à Loches, en Touraine, Jean-Marie Parent est un auteur français dont l’œuvre éclectique navigue entre l’étude de l’ésotérisme, les mystères historiques, le roman et la défense du patrimoine linguistique.
Une collaboration fructueuse autour de l’occulte et des sociétés secrètes
Dans les années 1980, Jean-Marie Parent se fait connaître par sa longue collaboration avec l’écrivain et ancien officier de police Roger Facon. Ensemble, ils explorent les marges de l’histoire, les sociétés secrètes et les phénomènes occultes. Leurs recherches aboutissent à la publication de plusieurs ouvrages à la frontière du fantastique, de l’enquête historique et de l’ésotérisme, notamment :
- Sectes et sociétés secrètes aujourd’hui : le complot des ombres (1980) ;
- Les Meurtres de l’occulte (1981) ;
- Gilles de Rais et Jacques Cœur : la conspiration des innocents (1984), paru dans la célèbre collection « Les Énigmes de l’univers » chez Robert Laffont ;
- Vercingétorix et les mystères gaulois (1984).
Ces textes témoignent d’un intérêt profond pour les coulisses de l’histoire (Templiers, Rose-Croix, etc.) et s’inscrivent dans une veine littéraire qui mêle investigation journalistique et littérature de l’imaginaire.
Un auteur ancré en Touraine
Après cette période orientée vers le mysticisme et l’histoire occulte, Jean-Marie Parent poursuit une carrière plus personnelle. Fortement ancré dans sa région, il est membre actif de Signature Touraine, une association qui promeut les auteurs locaux et la littérature en région Centre-Val de Loire.
En tant qu’écrivain indépendant, il publie divers romans, essais et ouvrages de réflexion. Il se distingue notamment par son engagement pour la préservation de la langue française. Dans son ouvrage ESPRIT es-tu là ?, il prend position contre l’hégémonie de ce qu’il nomme le « globish anglo-saxon », qu’il perçoit comme une menace pour la richesse, la diversité et l’identité de la culture francophone.
Aujourd’hui, sa bibliographie compte plus d’une douzaine de projets éditoriaux, reflétant la curiosité intellectuelle d’un auteur aux multiples facettes.
Livres de Jean-Marie Parent :
La Flandre insolite (1981)
Les serviteurs de la force (1988)
Vercingétorix et les mystères gaulois (1983)
Pour en savoir plus sur Jean-Marie Parent :
La page Wikipédia sur J.-M. Parent
La page Noosfere sur J.-M. Parent
La page isfdb de J.-M. Parent
Claude-Jacques Legrand
Présentation de Claude J. Legrand :
Né le 7 avril 1928 à Nice et mort le 1^er^ mai 2009 à Rougé (Loire-Atlantique), Claude-Jacques Legrand est un romancier, nouvelliste et scénariste de bande dessinée français. Principalement rattaché aux littératures de l’imaginaire (science-fiction, fantastique, heroic fantasy), il a profondément marqué l’histoire de la bande dessinée de genre en France, en particulier durant l’âge d’or des éditions Lug.
De la photographie aux scénarios de bande dessinée
Avant de se tourner vers l’écriture et l’édition, Claude-Jacques Legrand mène une première carrière dans le domaine artistique. Il exerce en effet la profession de photographe de mode, puis devient directeur artistique pour différentes maisons de disques.
C’est dans les années 1970 que sa carrière prend un tournant décisif. Les éditions lyonnaises Lug, dirigées par Marcel Navarro, souhaitent développer des créations originales pour concurrencer le succès grandissant des comics américains (comme les super-héros Marvel ou Conan le Barbare). Legrand, qui est notamment le traducteur français des aventures de Conan, se voit confier la création de nombreux personnages et scénarios pour remplir les pages des magazines de l’éditeur.
Un créateur d’univers prolifique
Au cours des années 1970, principalement dans les pages des revues Futura (lancée en 1972) et Kabur (1975), il scénarise un nombre impressionnant de séries devenues cultes pour toute une génération de lecteurs. Parmi ses créations les plus célèbres, on compte :
- Kabur : Une saga d’heroic fantasy ouvertement inspirée de Conan le Barbare, dessinée par l’Italien Luciano Bernasconi.
- Jaleb le télépathe et Larry Cannon : Séries de science-fiction mises en images par Annibale Casabianca.
- La Brigade temporelle : Dessinée par Edmond Ripoll.
- Jeff Sullivan : Également en collaboration avec Luciano Bernasconi.
Il scénarise par ailleurs la revue Waki, un récit post-apocalyptique précurseur, paru en 1974.
Le nouvelliste et le romancier
En parallèle de son impressionnant travail de scénariste de bande dessinée, Claude-Jacques Legrand écrit de nombreuses nouvelles de science-fiction. Celles-ci, souvent teintées d’humour et rappelant parfois le style de Robert Sheckley, sont d’abord publiées dans les fascicules des éditions Lug (pour meubler l’espace entre deux bandes dessinées), mais trouvent aussi leur place dans de prestigieuses revues comme Fiction ou Lunatique.
Sur le plan romanesque, son œuvre est plus restreinte mais néanmoins saluée. Il publie trois romans :
- La Virée (1988) : Un roman policier publié dans la célèbre collection Spécial Police du Fleuve Noir.
- Projet Nouvelle-Vénus (1988) : Un roman d’anticipation, paru la même année au Fleuve Noir.
- Les Créateurs de futurs (2005) : Une œuvre ambitieuse sur le thème des univers parallèles, publiée par les éditions Rivière Blanche.
Après sa mort en 2009, les éditions Rivière Blanche rendront hommage à son travail en compilant ses nouvelles en deux recueils majeurs : Le Dernier Homme de chair (2010) et Projet Point-final (2011). Claude-Jacques Legrand demeure aujourd’hui une figure respectée et incontournable pour les passionnés de la bande dessinée populaire franco-italienne et de la science-fiction française.
Livres de Claude J. Legrand :
Projet Nouvelle-Vénus (1988)
Pour en savoir plus sur Claude J. Legrand :
La page Wikipédia sur C. J. Legrand
La page Noosfere sur C. J. Legrand
La page isfdb de C. J. Legrand