Catégorie : Auteurs
Nathaniel Hawthorne

Présentation de Nathaniel Hawthorne :
Né le 4 juillet 1804 à Salem (Massachusetts) et mort le 19 mai 1864 à Plymouth (New Hampshire), Nathaniel Hawthorne est un romancier et nouvelliste américain. Figure majeure du romantisme américain, son œuvre explore avec acuité les thèmes de la culpabilité, du péché, de la morale puritaine et de la complexité de l’âme humaine.
Le poids de l’héritage puritain
Nathaniel Hawthorne naît sous le nom de Nathaniel Hathorne. Il est le descendant d’une des plus anciennes familles puritaines de la Nouvelle-Angleterre. Son arrière-arrière-grand-père, John Hathorne, fut l’un des juges impliqués dans les tristement célèbres procès des sorcières de Salem en 1692, et le seul à ne jamais s’être repenti de ses actes. Profondément marqué par ce lourd passé familial, le jeune Nathaniel décide, au début de la vingtaine, d’ajouter un « w » à son patronyme (devenant ainsi « Hawthorne ») afin de se dissocier de cet ancêtre compromettant.
Après des études au Bowdoin College (où il se lie d’amitié avec le futur président des États-Unis Franklin Pierce et le poète Henry Wadsworth Longfellow), il retourne à Salem. Il y vit reclus pendant plusieurs années, lisant assidûment et perfectionnant son art de l’écriture.
Premiers écrits et la reconnaissance
Ses débuts littéraires sont discrets. Il publie d’abord un roman à compte d’auteur, Fanshawe (1828), qu’il tente par la suite de détruire, le jugeant médiocre. Il se tourne ensuite vers le format court et publie des nouvelles dans divers magazines. Ces textes sont finalement réunis en 1837 dans un recueil intitulé Contes racontés deux fois (Twice-Told Tales), qui lui vaut les louanges d’Edgar Allan Poe.
Pour subvenir aux besoins de sa famille — il a épousé Sophia Peabody en 1842 —, Hawthorne occupe divers emplois dans les douanes, d’abord à Boston, puis à Salem. Bien que ce travail l’éloigne de l’écriture, il nourrit son observation de la société et de ses contemporains.
La Lettre écarlate et la consécration littéraire
En 1850, après avoir perdu son poste aux douanes de Salem à la suite d’un changement d’administration politique, il publie ce qui deviendra son chef-d’œuvre : La Lettre écarlate (The Scarlet Letter). Ce roman, qui dépeint le destin tragique d’Hester Prynne, une femme condamnée par la société puritaine du XVIIe siècle pour avoir eu un enfant hors mariage, connaît un succès immédiat et foudroyant. Il devient l’un des premiers grands succès d’édition aux États-Unis.
Désormais célèbre, Hawthorne déménage à Lenox, dans le Massachusetts. Il y fait la rencontre de Herman Melville. Une profonde amitié se noue entre les deux hommes, au point que Melville lui dédiera son illustre roman Moby Dick (1851).
Durant cette période faste, Hawthorne publie d’autres œuvres majeures :
- La Maison aux sept pignons (The House of the Seven Gables, 1851) ;
- Val d’Arno ou Le Roman de Blithedale (The Blithedale Romance, 1852).
Le diplomate et les dernières années
En 1853, son ami de longue date, Franklin Pierce, est élu président des États-Unis. Pour le remercier d’avoir rédigé sa biographie de campagne, Pierce nomme Hawthorne consul des États-Unis à Liverpool, en Angleterre. Hawthorne occupe ce poste lucratif de 1853 à 1857.
Après la fin de son mandat, il voyage avec sa famille en France et en Italie, une expérience européenne qui lui inspirera son dernier grand roman achevé, Le Faune de marbre (The Marble Faun, 1860).
De retour aux États-Unis à l’aube de la guerre de Sécession, Hawthorne voit sa santé décliner rapidement. Il peine à écrire et laisse plusieurs manuscrits inachevés. Il s’éteint dans son sommeil le 19 mai 1864, lors d’un voyage dans le New Hampshire en compagnie de Franklin Pierce. Il repose aujourd’hui au cimetière de Sleepy Hollow, à Concord (Massachusetts), sur la célèbre « crête des Auteurs » (Author’s Ridge), non loin de ses contemporains Ralph Waldo Emerson et Henry David Thoreau.
Livres de Nathaniel Hawthorne :
Contes étranges (1876)
L’artiste du beau (1846)
L’image de neige (1930)
La lettre écarlate (1850)
La lettre écarlate (1850)
La vieille fille blanche (1926)
Le livre des merveilles (1852)
Le premier livre des merveilles (1852)
Pour en savoir plus sur Nathaniel Hawthorne :
La page Wikipédia sur N. Hawthorne
La page Noosfere sur N. Hawthorne
La page isfdb de N. Hawthorne
Richard Canal
Présentation de Richard Canal :
Né le 16 août 1953 à Tarascon (Bouches-du-Rhône), Richard Canal est un romancier et nouvelliste français, principalement reconnu pour son œuvre dans le domaine de la science-fiction, bien qu’il ait également exploré le roman noir et le thriller politique. Il est l’une des figures majeures de la science-fiction française des années 1980 et 1990, notamment grâce à son approche singulière du mouvement cyberpunk.
Un parcours entre informatique et continent africain
Scientifique de formation, Richard Canal a mené de front sa carrière d’écrivain et celle d’universitaire. Docteur en informatique, il a été maître de conférences et a enseigné cette discipline pendant une quinzaine d’années à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, au Sénégal. Il a ensuite poursuivi sa carrière d’enseignant-chercheur en France, à l’université Toulouse-III-Paul-Sabatier.
Son long séjour en Afrique de l’Ouest a constitué un bouleversement personnel et esthétique qui a profondément influencé son œuvre littéraire.
Une science-fiction singulière : le « cyberpunk africain »
Richard Canal entre sur la scène de la science-fiction française au milieu des années 1980, publiant d’abord des nouvelles dans diverses revues et anthologies. Son premier roman, La Malédiction de l’éphémère, paraît en 1986.
Il se distingue rapidement par une fusion très originale : l’hybridation des thématiques technologiques du cyberpunk (réseaux informatiques, intelligences artificielles, implants virtuels) avec les mythes, les paysages et la culture de l’Afrique noire. Cette approche culmine dans ce qui est souvent qualifié de « trilogie africaine », comprenant :
- Aube noire (1989) ;
- Swap-swap (1990) ;
- Ombres blanches (1993).
À travers ces textes, il dépeint des futurs sombres et foisonnants où la haute technologie cohabite avec la magie traditionnelle et l’animisme, offrant une alternative rafraîchissante aux décors urbains nord-américains ou japonais habituellement associés au genre.
Reconnaissance et évolution vers le roman policier
Le talent de Richard Canal a été couronné par plusieurs distinctions prestigieuses dans le domaine des littératures de l’imaginaire :
- Le grand prix de l’Imaginaire (catégorie Nouvelle) en 1988 pour Animale ;
- Le prix Julia-Verlanger en 1994 pour son roman Les Voix de l’ombre.
Outre son cycle africain, il est l’auteur d’œuvres de science-fiction remarquées comme La Légende de l’amas d’Amasis (1993) ou encore Cyberillusions (1998).
Au tournant des années 2000, l’auteur délaisse peu à peu la science-fiction pure pour s’orienter vers la littérature générale, le thriller et le roman noir. Des ouvrages comme Bicyclette noire (2006) ou La Route de Mandalay (2007) s’éloignent de l’anticipation pour explorer d’autres atmosphères et d’autres continents (comme l’Asie du Sud-Est), tout en conservant la plume poétique et l’intérêt pour l’altérité qui caractérisent l’ensemble de sa bibliographie.
Livres de Richard Canal :
Animamae :
- Les ambulances du rêve (1987)
- La légende étoilée (1987)
- Les voix grises du monde gris (1987)
Aube noire (1994)
Cristalhambra (2023)
Deloria (2006)
Equinoxes (2020)
Gandhara (2018)
L’équilibre du mal (2019)
La guerre en ce jardin (1991)
La malédiction de l’éphémère (1996)
Le cimetière des papillons (1995)
Les paradis piégés (1997)
Ombres blanches (1993)
Swap-Swap (1990)
Upside down (2020)
Pour en savoir plus sur Richard Canal :
La page Wikipédia sur R. Canal
La page Noosfere sur R. Canal
La page isfdb de R. Canal
Philippe Guy
Présentation de Philippe Guy :
Né le 12 septembre 1955 en France, Philippe Guy est un écrivain français principalement connu pour sa modeste mais notable contribution à la littérature de science-fiction. Son œuvre romanesque est intimement liée à l’une des collections les plus emblématiques de la science-fiction francophone populaire : la collection « Anticipation » des éditions Fleuve Noir.
À l’instar de nombreux auteurs français de l’imaginaire des années 1980 et 1990, Philippe Guy a exploré les thèmes classiques de la science-fiction à travers le format court et percutant qu’exigeait le Fleuve Noir. Sa bibliographie, très resserrée, se compose de trois romans publiés sur une période de près de dix ans au sein de cette même collection :
- Cocons (1987) : Publié sous le numéro 1524 de la quatrième série de la collection « Anticipation ».
- Dernière tempête (1989) : Publié sous le numéro 1696.
- Phalènes (1996) : Publié sous le numéro 1977. Ce roman s’inscrit dans la toute dernière époque de la collection historique du Fleuve Noir (laquelle s’arrêtera définitivement l’année suivante, en 1997).
Écrivain particulièrement discret, la carrière de Philippe Guy dans le domaine de la science-fiction se limite aujourd’hui à cette trilogie de publications. Il demeure néanmoins une figure répertoriée par les spécialistes et les collectionneurs de littérature populaire, en tant que témoin d’une époque foisonnante de l’édition de genre en France.
Livres de Philippe Guy :
Cocons (1987)
Dernière tempête (1989)
Phalènes (1966)
Pour en savoir plus sur Philippe Guy :
La page Wikipédia sur P. Guy
La page Noosfere sur P. Guy
La page isfdb de P. Guy
Philippe Randa

Présentation de Philippe Randa :
De son vrai nom Philippe-André Duquesne, Philippe Randa est né le 23 décembre 1960 à Montargis (Loiret). Il est un écrivain, éditeur et chroniqueur politique français, connu à la fois pour ses débuts dans la littérature de genre et pour son engagement militant à l’extrême droite.
Il est le fils du romancier René Duquesne, célèbre sous le pseudonyme de Peter Randa (un auteur extrêmement prolifique des éditions Fleuve Noir). Si Philippe Randa a d’abord marché dans les traces littéraires de son père, il s’est par la suite forgé un parcours éditorial et politique qui lui est propre.
Les débuts littéraires : l’héritage du roman de genre
Au début des années 1980, après le décès de son père, Philippe Randa se lance lui aussi dans l’écriture de romans populaires. Il intègre les éditions Fleuve Noir où il publie une vingtaine de romans dans la célèbre collection « Anticipation ». Parmi ses titres de science-fiction notables, on trouve :
- Les Écologistes de combat (1982) ;
- Folle Meffa (1982) ;
- La Planète noire de Lothar (1982) ;
- Le Réveil des dieux (1983).
Outre la science-fiction, il écrit des romans policiers (collection « Spécial Police » au Fleuve Noir). Sous divers pseudonymes, il explore également d’autres genres populaires aux Presses de la Cité, publiant des romans d’espionnage (sous le nom de Paul Vence) et des romans érotiques (sous le nom d’Urbain Sarrel).
Dès la fin des années 1980, il commence à instiller ses convictions politiques dans ses œuvres de fiction, comme l’illustre son roman Poitiers demain (1987), une dystopie d’extrême droite mettant en scène la libération d’une France occupée.
L’éditeur et l’engagement à l’extrême droite
Au cours des années 1990, Philippe Randa délaisse la fiction populaire pour se consacrer pleinement à la politique, à l’histoire et à l’édition.
Militant dans sa jeunesse au sein du GUD (Groupe union défense) puis au Front national (où il figure sur une liste lors d’élections municipales), il choisit de poursuivre son action politique par le biais de l’édition. Il crée ou dirige plusieurs structures éditoriales qui deviennent des références dans les milieux nationalistes et de l’extrême droite radicale :
- L’Æncre (librairie parisienne et maison d’édition fondée en 1996) ;
- Dualpha (créée en 1997) ;
- Déterna.
Ces maisons d’édition se spécialisent dans la publication et la réédition de textes historiques, d’essais politiques, et de mémoires d’auteurs classés à l’extrême droite ou liés à l’histoire de la collaboration et de l’Algérie française.
Chroniqueur et essayiste
Ancien auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), Philippe Randa est également l’auteur de très nombreux essais, dictionnaires et documents historiques.
Personnalité très active dans la sphère médiatique de la droite radicale, il dirige le site EuroLibertés et a régulièrement animé ou participé à des émissions sur des médias alternatifs comme TVLibertés (notamment les émissions « Bistrot Liberté » ou « Synthèse »).
Aujourd’hui, il reste principalement connu non plus comme le romancier de science-fiction de ses débuts, mais comme l’un des éditeurs et idéologues les plus actifs de l’extrême droite française contemporaine.
Livres de Philippe Randa :
Apocalypse Yankee :
- Mon pote, le martien… (1983)
- Camarade Yankee ! (1985)
- U.S. go home… go, go ! (1987)
Lex Buri :
- Les fusils d’Ekaistos (1981)
- Les conjurés de Shargol (1982)
- La démone de Karastan (1983)
- Metamorphosa (1986)
Pirates de l’espace :
- Les contrebandiers du futur (1985)
- Le diable soit avec nous ! (1986)
- Les sirènes d’Almadia (1987)
Aléas à travers le temps (1983)
Baroud pour le genre humain (1987)
Baroud sur Bolkar (1982)
Clash à Zagora (1983)
Folle Meffa (1982)
L’expérience du grand cataclysme (1981)
La planète noire de Lothar (1982)
Le mal d’Ibrator (1988)
Le palais du Roi Phédon (1981)
Le réveil des dieux (1981)
Les écologistes de combat (1982)
Mission sur Terre (1981)
Périls sur Mu (1988)
Pour en savoir plus sur Philippe Randa :
La page Wikipédia sur P. Randa
La page Noosfere sur P. Randa
La page isfdb de P. Randa
Alain Billy

Présentation de Alain Billy :
Alain Billy (1947-) occupe une place singulière dans l’histoire de la littérature de genre en France. S’il est reconnu par la critique pour la finesse de ses nouvelles, il est surtout, pour des générations de lecteurs, l’un des auteurs emblématiques des collections « Angoisse » et « Anticipation » des éditions Fleuve Noir.
Les débuts : le maître de l’étrange et de l’angoisse
C’est au début des années 1970 qu’Alain Billy impose sa plume. Il devient l’un des auteurs phares de la célèbre collection « Angoisse » (la collection au loup-garou), où il déploie un imaginaire marqué par une atmosphère lourde et un sens aigu du mystère.
- En 1974, il publie Les Fruits sataniques, un récit qui explore les zones d’ombre de la psyché et du surnaturel.
- Il enchaîne avec des titres marquants comme L’Orchidée rouge de madame Shan (1975) et Le Souffle de lune (1975). Ces ouvrages se distinguent par un style plus travaillé et une sensibilité plus onirique que la production standard du genre à l’époque.
L’ère de l’anticipation et le cycle du Bateleur
Au tournant des années 1980, il bascule vers la collection « Anticipation », où il explore une science-fiction plus spéculative et aventureuse, souvent teintée de merveilleux.
- Le Rideau de glace (1981) et Parasol 27 (1982) témoignent de sa capacité à créer des mondes aux concepts originaux.
- C’est à cette période qu’il lance l’un de ses projets les plus ambitieux, le cycle du Bateleur, dont le premier tome, Le Peintre des orages (1984), installe un univers riche en couleurs et en métaphores.
- Avec Maaga-la-Scythe (1985), il explore les codes de la planet opera avec une héroïne forte, confirmant son goût pour les récits de voyage et d’exotisme lointain.
La consécration littéraire
Parallèlement à ses romans de collection, Alain Billy mène une carrière de nouvelliste exigeant. Ce travail sur la forme courte culmine en 1987 lorsqu’il reçoit le Grand Prix de l’Imaginaire pour Le Temps du passage. Ce prix vient récompenser un auteur qui a su concilier l’efficacité de la littérature populaire et l’exigence stylistique.
Un style
Le style d’Alain Billy se reconnaît à sa capacité à mêler le réalisme et l’insolite. Ses romans ne sont jamais de simples récits d’action ; ils sont imprégnés d’une mélancolie et d’une recherche esthétique qui lui ont permis de survivre à la disparition des collections de poche historiques.
Livres de Alain Billy :
Le bateleur :
- Le peintre des orages (1993)
- Parasol 27 (1994)
L’orchidée rouge de madame Shan (1988)
Le rideau de glace (1987)
Le souffle de lune (1989)
Les fruits sataniques (1993)
Maaga-la-Scythe (1988)
Pour en savoir plus sur Alain Billy :
La page Wikipédia sur A. Billy
La page Noosfere sur A. Billy
La page isfdb de A. Billy
Joëlle Wintrebert
Présentation de Joëlle Wintrebert :
Joëlle Wintrebert, née le 29 septembre 1949 à Toulon, est une romancière, nouvelliste, anthologiste et traductrice française. Reconnue comme l’une des plumes les plus importantes de l’imaginaire hexagonal, elle a su imposer une œuvre où se mêlent l’exigence stylistique, l’engagement féministe et une réflexion profonde sur la biologie et les structures sociales.
Des débuts entre journalisme et édition
Après des études de lettres et de cinéma à Nice puis à Paris, Joëlle Wintrebert s’oriente vers le journalisme spécialisé. Elle collabore à des revues emblématiques de la culture de l’imaginaire, telles que Horizons du Fantastique ou Fiction.
Sa carrière prend une dimension éditoriale importante lorsqu’elle assure la direction de l’anthologie Univers entre 1982 et 1985 (chez J’ai lu), un poste clé qui lui permet de promouvoir une science-fiction moderne et audacieuse.
Une œuvre au cœur du vivant et du politique
Dès ses premiers textes, Joëlle Wintrebert se distingue par une approche « biologique » de la science-fiction. Elle s’intéresse aux mutations, à la manipulation génétique et aux rapports de force entre les sexes.
Ses romans majeurs incluent :
- Les Olympiades de l’imaginaire (1980) : Son premier roman, qui explore les dérives d’une société du spectacle et du sport poussée à l’extrême.
- Chromoville (1983) : Une œuvre marquante décrivant une cité souterraine régie par une hiérarchie stricte basée sur les couleurs, abordant les thèmes de l’oppression et de la révolte.
- Pollen (2002) : Souvent considéré comme son chef-d’œuvre, ce roman met en scène une société gynarchique sur la planète Ocre, explorant avec finesse les questions d’identité, de reproduction et d’écologie. Cet ouvrage lui a valu le prix Rosny aîné.
La littérature de jeunesse et le fantastique
Joëlle Wintrebert a également mené une carrière prolifique dans la littérature pour la jeunesse, où elle aborde avec la même exigence des thèmes complexes. Elle y explore le fantastique, l’histoire ou le futurisme, notamment avec des titres comme L’Enfant du lagon (1987) ou la série des Nunwick.
Son style, souvent qualifié de sensuel et précis, se déploie aussi dans le domaine de la fantasy historique et du fantastique, avec des ouvrages tels que Le Créateur de chimères.
Une autrice multi-récompensée
Le talent de Joëlle Wintrebert a été salué par les prix les plus prestigieux du genre en France. Elle est l’une des rares autrices à avoir remporté le Grand Prix de l’Imaginaire à plusieurs reprises, tant pour ses nouvelles que pour ses romans ou ses traductions.
Engagée, elle a souvent pris position pour une meilleure reconnaissance des femmes dans les littératures de l’imaginaire, dénonçant les plafonds de verre et les stéréotypes de genre au sein du milieu littéraire.
Postérité et influence
Aujourd’hui, Joëlle Wintrebert demeure une figure de référence. Son œuvre, qui refuse le manichéisme et privilégie l’exploration des zones grises de l’âme humaine et de l’évolution des sociétés, continue d’influencer les nouvelles générations d’auteurs de science-fiction française. Elle réside actuellement dans le sud de la France, où elle poursuit son travail de création.
Livres de Joëlle Wintrebert :
Olympiades :
- Les olympiades truquées (1980)
- Bébé miroir (1980)
Chromoville (1984)
La créode et autres récits futurs (2010)
La fille de Terre Deux (1987)
Le créateur chimérique (1988)
Les maîtres-feu (1983)
Nunatak (1983)
Pollen (2002)
Te retrouver (2020)
Pour en savoir plus sur Joëlle Wintrebert :
La page Wikipédia sur J. Wintrebert
La page Noosfere sur J. Wintrebert
La page isfdb de J. Wintrebert
Roger Facon

Présentation de Roger Facon :
Roger Facon, né le 20 janvier 1950 à Monchecourt (Nord), est un écrivain, essayiste et nouvelliste français. Son œuvre, singulière et prolifique, se situe à la croisée des chemins entre le roman noir le plus âpre, la littérature fantastique et l’étude de l’ésotérisme.
Un auteur issu du « terrain »
La trajectoire littéraire de Roger Facon est indissociable de sa carrière professionnelle. Inspecteur de police (puis commandant) au sein de la Sûreté urbaine, il a puisé dans son expérience quotidienne une matière brute pour ses récits policiers. Cette authenticité lui a permis de s’imposer dans les années 1980 comme l’une des voix marquantes de la collection « Engrenage » aux éditions du Fleuve Noir.
Son roman le plus célèbre de cette période, On achève bien les flics (1984), témoigne de cette vision désenchantée et sans concession du milieu policier, teintée d’un humour noir caractéristique.
La passion de l’insolite et de l’alchimie
Parallèlement à ses « polars », Roger Facon développe une fascination profonde pour l’imaginaire, le fantastique et les sociétés secrètes. Érudit et curieux, il explore les zones d’ombre de l’histoire et de la culture. Il devient un spécialiste reconnu de thématiques liées à l’alchimie, à Fulcanelli ou encore aux mystères de Rennes-le-Château.
Cette quête de sens se reflète dans ses nombreux essais et romans fantastiques, où il mêle souvent des recherches documentaires rigoureuses à une narration fictionnelle. On lui doit notamment des travaux sur Jules Verne envisagé sous l’angle de l’ésotérisme, comme dans Jules Verne et le mystère de la chambre noire.
Un ancrage régional fort
Fier de ses racines septentrionales, Roger Facon a consacré une part importante de son travail à la région Nord-Pas-de-Calais. Il a exploré les légendes locales, les faits divers historiques et les secrets cachés des villes de sa région à travers des ouvrages tels que :
- Histoires secrètes du Nord-Pas-de-Calais ;
- Le Douai des magiciens.
Il a également collaboré à de nombreuses revues spécialisées (comme Horizons du Fantastique) et a dirigé plusieurs anthologies, contribuant activement à la vie littéraire de sa région et à la promotion des genres de l’imaginaire.
Une œuvre polymorphe
Roger Facon est l’auteur de plus de soixante-dix ouvrages. Sa bibliographie est un dédale où se croisent :
- Le roman noir : avec des titres comme Le Condé déconne ou La Mort d’un flic.
- L’essai ésotérique : explorant les Rose-Croix ou les secrets de l’alchimie.
- La science-fiction et le fantastique : souvent publiés chez des éditeurs spécialisés comme Rivière Blanche.
Reconnaissance
Membre de la Société des gens de lettres et actif au sein de divers cercles littéraires et historiques, Roger Facon est aujourd’hui considéré comme un auteur « culte » pour une partie du lectorat, apprécié pour son style direct, sa vaste culture de l’occulte et son refus des étiquettes monolithiques. Il continue de naviguer entre l’ombre des commissariats et la lumière obscure des grimoires, restant l’un des observateurs les plus atypiques de la littérature française contemporaine.
Livres de Roger Facon :
Divine entreprise (1988)
La Flandre insolite (1981)
La planète des femmes (1987)
Le lion des Flandres (2013)
Les compagnons de la lune blême (1992)
Les serviteurs de la force (1988)
Par le sabre des Zinjas (1987)
Vercingétorix et les mystères gaulois (1983)
Pour en savoir plus sur Roger Facon :
La page Wikipédia sur R. Facon
La page Noosfere sur R. Facon
La page isfdb de R. Facon
Roland C. Wagner

Présentation de Roland C. Wagner :
Roland Charles Wagner, né le 6 septembre 1960 à Bab El Oued (Algérie française) et mort le 5 août 2012 dans un accident de la route en France, était l’un des auteurs de science-fiction les plus prolifiques et les plus primés de sa génération. Écrivain, traducteur, critique et parolier, il a marqué la « SF » française par son humour, son érudition et son amour pour la culture rock.
Des débuts précoces et une œuvre foisonnante
Rapatrié d’Algérie en 1962, il grandit en France et commence à publier des nouvelles dès l’âge de 15 ans dans des fanzines. Sa carrière professionnelle décolle dans les années 1980. Très vite, son style se distingue par une capacité à mêler une science-fiction rigoureuse (le space opera) à une approche plus légère, souvent teintée de psychédélisme et d’ironie.
Il se fait connaître du grand public avec le cycle des Futurs Mystères de Paris, entamé en 1996. Cette série met en scène Tem, un détective privé doté du pouvoir d’invisibilité, évoluant dans un Paris futuriste après une catastrophe appelée « la Grande Coupure ».
La psychohistoire et les grands cycles
Inspiré par l’œuvre d’Isaac Asimov mais s’en distanciant par une approche plus sociologique et humaine, Wagner développe son propre concept de « psychohistoire ». Ses récits explorent souvent la manière dont les mythes et les idées façonnent le destin de l’humanité.
Le chef-d’œuvre : « Rêves de Gloire »
En 2011, il publie Rêves de Gloire, considéré comme son testament littéraire et son œuvre la plus aboutie. Ce roman uchronique monumental imagine une Algérie où la guerre d’indépendance a pris une tournure différente, intégrant des éléments de culture hippie, de rock et de politique-fiction.
L’ouvrage connaît un succès critique et public exceptionnel, raflant la quasi-totalité des récompenses du genre l’année suivante : le prix Rosny aîné, le Grand Prix de l’Imaginaire, le prix Julia-Verlanger et le prix ActuSF de l’uchronie.
Un homme de culture et de musique
Au-delà de ses romans, Roland C. Wagner était un traducteur reconnu (notamment de Jack Vance, Norman Spinrad ou Catherine Asaro) et un membre actif de la communauté de la science-fiction. Grand amateur de rock, il était le parolier et le chanteur du groupe Brain Damage, illustrant son désir constant de créer des ponts entre la littérature et les autres formes d’art.
Postérité
Sa disparition brutale en 2012 a laissé un grand vide dans le paysage littéraire français. Roland C. Wagner laisse derrière lui une œuvre caractérisée par une profonde humanité, une méfiance envers les dogmes et une imagination sans cesse renouvelée. Il reste l’un des rares auteurs français à avoir su concilier l’exigence intellectuelle de la science-fiction dite « à idées » avec une verve narrative populaire et accessible.
Livres de Roland C. Wagner :
Futur proche :
- Le serpent d’angoisse (1987)
- Le paysage déchiré (1989)
- Les derniers jours de mai (2014)
Images rémanentes :
- Le rêveur des terres agglutinées (1990)
- L’autoroute de l’aube (1990)
La singé gravite au 21 :
Les derniers jours de mai :
- Un navire ancré dans le ciel (1989)
- La mort marchait dans les rues
Les futurs mystères de Paris :
- La balle du néant (1996)
- Les ravisseurs quantiques (1996)
- L’odyssée de l’espèce (1997)
- L’aube incertaine (1997)
- Tekrock (1999)
- Toons (2000)
- Babaluma (2002)
- Kali Yuga (2003)
- Mine de rien (2006)
Poupée aux yeux morts :
- La mémoire des pierres (1988)
- Prisons intérieures (1988)
- Les futurs mystères de Paris (1988)
Rêves de gloire :
Intégrales :
- Histoire du futur proche (2021)
- La sinsé gravite au 21 (1991)
- Les futurs mystères de Paris (????)
- Poupée aux yeux morts (????)
Aventurier des étoiles (2014)
Ce qui n’est pas nommé (2019)
Celui qui bave et qui glougloute (1999)
Cette crédille qui nous ronge (1991)
Chroniques du désespoir (1991)
H.P.L. 1890-1991 (1995)
L. G. M. (2010)
La chanson de Jimmy (2003)
La dernière charge de la morve d’or (1989)
La saison de la sorcière (2003)
Le chant du cosmos (1999)
Le nombril du monde (1997)
Le pacte des esclavagistes (2000)
Le temps du voyage (2005)
Les étoiles solitaires (2024)
Les psychopompes de Klash (1990)
Musique de l’énergie (2000)
Par la noirceur des étoiles brisées (2011)
Pax Americana (2005)
Un ange s’est pendu (1988)
Pour en savoir plus sur Roland C. Wagner :
La page Wikipédia sur R. C. Wagner
La page Noosfere sur R. C. Wagner
La page isfdb de R. C. Wagner
Philippe Lemaire

Présentation de Philippe Lemaire :
Philippe Lemaire, né le 1er octobre 1963 à Cherbourg, est un artiste pluridisciplinaire français. Tour à tour illustrateur, auteur de bandes dessinées et romancier, il s’est imposé comme une figure originale de la littérature fantastique contemporaine, mêlant souvent l’histoire, le mythe et l’horreur.
Un parcours singulier
La vie de Philippe Lemaire est jalonnée d’expériences qui ont nourri son univers créatif. Petit-fils d’un gardien de cimetière, il travaille pendant dix ans, à partir de 1983, comme ordonnateur de pompes funèbres à Cherbourg. Cette confrontation précoce avec la mort et le rituel funéraire imprégnera durablement ses thématiques littéraires.
Après cette période, il change radicalement de voie en devenant propriétaire du bar-restaurant le Dakota et en créant un club de billard dans sa ville natale, des activités qu’il mène durant une décennie. C’est à partir de 2007, une fois installé dans l’Orne, qu’il se consacre pleinement à sa passion pour la création artistique.
L’exploration du mythe de Dracula
L’un des piliers de son œuvre est son travail autour de la figure du vampire. Fasciné par le personnage historique de Radu Dracula (frère de Vlad l’Empaleur), il lui consacre une saga ambitieuse amorcée en 2011. Ce cycle, composé de six romans, revisite le mythe en l’ancrant dans une réalité historique et fantastique sombre.
Il prolonge cette exploration en 2017 avec un second cycle intitulé Moras, la malédiction, où il réalise une fusion audacieuse entre le western et le récit de vampires post-apocalyptique.
Une œuvre aux multiples facettes
Philippe Lemaire ne se limite pas au roman ; il est également reconnu pour ses talents d’illustrateur et de dessinateur de bandes dessinées. Son style graphique, souvent en accord avec ses textes, renforce l’immersion dans ses récits d’épouvante.
Parmi ses publications notables, on peut citer :
- Radu Dracula (Cycle de 6 romans) ;
- Stryges (publié chez Rivière Blanche dans la collection « Noire ») ;
- Résurrection (2020) ;
- Tarzan : Une incursion dans le roman d’aventure classique, démontrant sa capacité à s’approprier des icônes de la culture populaire.
Un auteur du genre « Noir » et « Fantastique »
Collaborateur régulier des éditions Rivière Blanche et de la revue Lune Écarlate, Philippe Lemaire est un auteur prolifique de nouvelles et de romans où le fantastique reste son sujet de prédilection. Son œuvre se caractérise par une atmosphère souvent pesante et une grande maîtrise des codes du genre, héritée tant de ses lectures classiques que de son expérience personnelle atypique.
Il est aujourd’hui considéré comme l’un des auteurs les plus actifs de la scène fantastique française, continuant d’explorer les zones d’ombre de l’imaginaire à travers ses écrits et ses illustrations.
Livres de Philippe Lemaire :
Radu Dracula :
- … Ceci est mon sang (2011)
- Que cette coupe s’éloigne de moi (2012)
- L’un de vous me livrera (2013)
- Jésus, fils de David, aie pitié de moi (2015)
- Je ne te renierai pas (2016)
- Que celui qui peut comprendre, comprenne (2017)
Pour en savoir plus sur Philippe Lemaire :
La page Wikipédia sur P. Lemaire
La page Noosfere sur P. Lemaire
La page isfdb de P. Lemaire
Robert Anthony Salvatore

Présentation de Robert Anthony Salvatore :
Robert Anthony Salvatore, né le 20 janvier 1959 à Leominster (Massachusetts), est l’un des auteurs de fantasy les plus prolifiques et les plus vendus au monde. Il est principalement célèbre pour avoir donné vie à l’une des figures les plus emblématiques de la littérature de genre : l’elfe noir Drizzt Do’Urden.
Une vocation née de la lecture
R. A. Salvatore se destine initialement à une carrière dans l’informatique, mais sa trajectoire bascule durant ses études au Fitchburg State College. En 1978, la lecture du Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien agit comme une révélation. Il change alors de cursus pour se consacrer aux communications et à la littérature anglaise.
Il commence à écrire sérieusement au début des années 1980 et soumet le manuscrit de son premier roman, L’Éclat de cristal (The Crystal Shard), aux éditions TSR (alors propriétaires de la licence Donjons et Dragons).
La naissance d’une icône : Drizzt Do’Urden
Publié en 1988, L’Éclat de cristal rencontre un succès immédiat. Bien que le personnage principal soit censé être le barbare Wulfgar, c’est un personnage secondaire qui captive les lecteurs : Drizzt Do’Urden, un rôdeur elfe noir (drow) ayant renié la cruauté de son peuple souterrain pour vivre à la surface.
Face à cet engouement, Salvatore consacre une grande partie de sa carrière à explorer le destin de Drizzt à travers plusieurs dizaines de romans, notamment avec La Trilogie de l’elfe noir (préquelle narrant les origines du héros) et la longue série La Légende de Drizzt. L’auteur a su transformer un univers de jeu de rôle en une saga épique et psychologique, traitant de thèmes comme le racisme, l’honneur et l’amitié.
Incursion dans la galaxie Star Wars
En 1999, Salvatore est choisi par Lucasfilm pour inaugurer la série Le Nouvel Ordre Jedi avec le roman Vecteur Prime (Vector Prime). Ce livre provoque une immense polémique au sein de la communauté des fans de Star Wars car, sur instruction de la production, Salvatore y raconte la mort d’un personnage historique de la saga : Chewbacca. Malgré les critiques acerbes de certains lecteurs, le roman est un immense succès commercial.
Autres univers et contributions aux jeux vidéo
S’il est indissociable des Royaumes Oubliés, Salvatore a également créé ses propres univers originaux :
- La Saga des guerres démoniques (The DemonWars Saga) : Un cycle de fantasy situé dans le monde de Corona, salué pour son système de magie original basé sur des pierres précieuses.
- Les Chroniques de Ynis Aielle : Une autre incursion réussie dans la fantasy épique.
L’influence de Salvatore s’étend aussi au monde du jeu vidéo. Il a notamment contribué à l’écriture de l’univers du jeu de rôle d’action Kingdoms of Amalur: Reckoning (2012), pour lequel il a rédigé des milliers d’années d’histoire et de légendes.
Un style axé sur l’action et l’émotion
Le succès de R. A. Salvatore repose sur sa capacité unique à chorégraphier les scènes de combat. Ses descriptions de duels et d’affrontements de masse sont d’une précision quasi cinématographique, fruit de sa passion pour les arts martiaux et l’escrime. Parallèlement, il apporte une profondeur émotionnelle constante à ses personnages, rendant ses récits accessibles et attachants au-delà du simple cadre de la fantasy traditionnelle.
Aujourd’hui, avec plus de trente millions d’exemplaires vendus et des traductions dans de nombreuses langues, Robert Anthony Salvatore demeure un pilier incontournable de la littérature de l’imaginaire.
Livres de Robert Anthony Salvatore :
Demon Wars :
- L’éveil du démon (1996)
- L’esprit du démon (1998)
- L’apôtre du démon (1999)
- Mortalis (2000)
Saga des lances :
- Le bois aux elfes (1993)
- La dague volée (1994)
- Le retour du tueur de dragons (1995)
Star Wars :
- Vecteur prime (1999)
- L’attaque des clones (2002)
Les Royaumes Oubliés :
Trilogie de l’Elfe noir :
- Terre natale (1990)
- Terre d’exil (1990)
- Terre promise (1991)
Trilogie du retour aux sources :
- Les revenants du fond du gouffre (1992)
- La nuit éteinte
- Les compagnons du renouveau
Trilogie du Val Bise :
- L’éclat de cristal (1988)
- Les torrents d’argent (1989)
- Le joyau du Halfelin (1990)
L’héritage du Drow :
- L’héritage (1992)
- Nuit sans étoiles (1993)
- L’invasion des ténèbres (1994)
- Une aube nouvelle (1996)
Paths of Darkness :
- Lame furtive (1998)
- L’épine dorsale du monde (1999)
- La mer des épées (2001)
Mercenaires :
- Serviteur du cristal (2000)
- La promesse du roi sorcier (2005)
- La route du patriarche (2006)
Lames du chasseur :
- Les milles orques (2002)
- Le drow solitaire (2003)
- Les deux épées (2004)
Transition :
- Le roi orque (2007)
- Le roi pirate (2008)
- Le roi fantôme (2009)
Neverwinter :
- Gauntlgrym (2010)
- Neverwinter (2011)
- La griffe de Charon (2012)
- Le dernier seuil (2013)
La fracture :
- Les compagnons (2013)
Codex des compagnons :
- La nuit du chasseur (2014)
- L’avènement du roi (2014)
- La vengeance du nain (2015)
Retour à Gauntlgrym :
La pentalogie du clerc :
- Cantique (1991)
- A l’ombre des forêts (1992)
- Les masques de la nuit (1992)
- La forteresse déchue (1993)
- Chaos cruel (1994)
La guerre des araignées :
- Dissolution (2005)
- Insurrection (2005)
- Condamnation (2006)
- Extinction (2006)
- Annihilation (2006)
- Résurrection (2007)
Intégrales :
- Collector (????)
Pour en savoir plus sur Robert Anthony Salvatore :
La page Wikipédia sur R. A. Salvatore
La page Noosfere sur R. A. Salvatore
La page isfdb de R. A. Salvatore