Catégorie : Livres
L’ordinateur qui semait le désordre par Philippe Ébly

Fiche de L’ordinateur qui semait le désordre
Titre : L’ordinateur qui semait le désordre (tome 18 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1988
Editeur : Hachette
Première page de L’ordinateur qui semait le désordre
« Minute ! dit le professeur Auvernaux. Quand on entreprend quelque chose, il faut toujours le faire sérieusement. Si vous voulez vous intéresser à notre expérience, il faut d’abord bien la comprendre. Et pour cela, il faut que je vous explique ce qu’est un xion.
— Un… quoi ? demanda Serge.
— Un x-i-o-n. Le mot est assez récent, et il est normal que vous ne l’ayez jamais entendu. Un xion, c’est ce qu’on appelle une particule élémentaire.
— Quelque chose comme l’électron ? »
Le garçon qui venait de parler ainsi était mince et souple, avec des cheveux d’un blond très clair et le teint bronzé de ceux qui vivent beaucoup au grand air. Il connaissait le professeur Auvernaux depuis longtemps, et n’hésitait jamais à poser une question.
« Oui. Ou comme le positon et le neutron. Si vous voulez comprendre ce que sont ces particules, essayez de penser à une bille minuscule. Assez petite pour être invisible à l’œil nu. »
Extrait de ; P. Ebly. « L’ordinateur qui semait le désordre – Les conquérants de l’impossible. »
Les parias de l’an 2187 par Philippe Ébly

Fiche de Les parias de l’an 2187
Titre : Les parias de l’an 2187 (tome 17 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1986
Editeur : Hachette
Première page de Les parias de l’an 2187
« Non ! grommela Thibaut. Ça ne va pas. On perd son temps. Il n’y a pas un chat, par ici. »Le garçon qui venait de parler ainsi pouvait avoir dix-sept ans. Il avait des cheveux noirs mal peignés, de grands yeux noirs et l’air énergique. Au premier coup d’œil, on le devinait robuste et sûr de lui. Il haussa les épaules et conclut, d’un ton décidé :« Rien à faire ! Il faut descendre. »Ils étaient quatre adolescents — trois garçons et une fille — qui suivaient un sentier à flanc de montagne, quelque part dans les monts d’Auvergne. Il avait plu pendant une partie de la matinée et, au-dessous d’eux, les vallées se noyaient encore dans la brume. L’endroit semblait désert, peuplé seulement d’arbustes et de pierres moussues. Un des autres garçons s’assit sur un rocher, et dit à mi-voix :« Ça fait déjà longtemps qu’on trotte ainsi… Est-ce qu’on ne pourrait pas s’arrêter quelque part ? »
Celui-là s’appelait Xolotl, et c’était un authentique Indien de la Sierra Madre. Il avait parlé d’une voix tranquille, sans colère et sans impatience, mais on voyait qu’il était fatigué. »
Extrait de : P. Ebly. « Les parias de l’an 2187 – Les conquérants de l’impossible. »
2159 – La fin des temps troublés par Philippe Ébly

Fiche de 2159 – La fin des temps troublés
Titre : 2159 – La fin des temps troublés (tome 16 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1985
Editeur : Hachette
Première page de 2159 – La fin des temps troublés
« L’Ère Industrielle (de 1860 à 2067)
Chacun sait que, sur la Terre, l’industrie a commencé à se développer vraiment aux environs de 1860. Pendant les deux cents années qui ont suivi, les hommes ont toujours construit de nouvelles usines, mis en œuvre de nouveaux moyens de transport, et augmenté le confort de chacun. Tout cela consommait, bien entendu, de l’énergie, toujours plus d’énergie.
On a d’abord brûlé du charbon. Puis, ayant appris à distiller le pétrole, on a brûlé du gas-oil, du mazout, de l’essence et du kérosène. Toujours davantage, car on avait besoin, chaque année, de plus d’énergie. Et chaque fois qu’on alimentait ainsi un moteur ou un brûleur, on produisait un peu de dioxyde de carbone – ce gaz que les chimistes, dans leur jargon, appellent du CO² »
Au début de l’Ere Industrielle, les arbres et les plantes ont réussi à absorber tout le CO² : que l’homme fabriquait ainsi. Ensuite, avec les années, on a brûlé toujours plus de houille, plus d’essence, et plus de kérosène. Les forêts, les prairies et les jardins n‘ont plus suffi à transformer tout le dioxyde de carbone. »
Extrait de : P. Ebly. « La fin des temps troublés – Les conquérants de l’impossible. »
La grande peur de l’an 2117 par Philippe Ébly

Fiche de La grande peur de l’an 2117
Titre : La grande peur de l’an 2117 (tome 15 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1983
Editeur : Hachette
Première page de La grande peur de l’an 2117
« LE LABORATOIRE était très calme. On n’entendait rien d’autre que le ronronnement d’une pompe à vide – quelque part sous une table. C’était un bruit régulier, très doux, trop léger pour déranger l’homme qui travaillait en face des grandes fenêtres, penché sur un microscope.
Puis quelqu’un frappa à la porte – deux coups rapprochés, bien nets – et l’homme cria, sans lever les yeux :
« Entrez ! »
La porte s’ouvrit à demi, et un garçon – de dix-sept ans se glissa dans la pièce. Il était mince et souple, avec des cheveux d’un blond très clair, et le teint bronzé de ceux qui vivent beaucoup au grand air. Tout de suite, il dit :
« Bonjour, monsieur Clermont. »
L’homme leva la tête, un peu surpris de voir que son visiteur était seul. »
Extrait de : P. Ebly. « La grande peur de l’an 2117 – Les conquérants de l’impossible. »
Le matin des dinosaures par Philippe Ébly

Fiche de Le matin des dinosaures
Titre : Le matin des dinosaures (tome 14 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1982
Editeur : Hachette
Première page de Le matin des dinosaures
« C’est un mardi soir que tout a commencé – et pourtant, c’était un jour exactement pareil aux autres, un jour où rien ne devait arriver, semblait-il.
Serge lisait, ce soir-là, et sa lecture l’intéressait assez peu. Il avait déjà levé les yeux deux ou trois fois, comme s’il voulait abandonner son livre – ou comme si quelque chose d’autre attirait son attention. Puis il demanda, à mi-voix :
« C’est quoi, ça ? »
Cette question vague, qui était lancée dans le vide et qui semblait ne s’adresser à personne, trouva sans peine son destinataire. Un garçon aux cheveux noirs, couché sur une peau d’ours qui écoutait un disque – Thibaut. Le garçon répondit aussitôt, sans lever la tête :
« La Symphonie héroïque.
— De Beethoven ? demanda Serge.
— Oui. Bien sûr. »
Serge ne dit plus rien pendant une longue minute. »
Extrait de : P. Ebly. « Le matin des dinosaures – Les conquérants de l’impossible. »
Le naufragé des étoiles par Philippe Ébly

Fiche de Le naufragé des étoiles
Titre : Le naufragé des étoiles (tome 13 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1980
Editeur : Hachette
Première page de Le naufragé des étoiles
« Et TES YEUX, Serge ?
— ils sont tout à fait guéris, professeur. Ce n’était vraiment pas grave. »
Le garçon qui venait de répondre ainsi pouvait avoir dix-sept ans. Il avait des cheveux blonds, de ce blond très clair qu’on voit surtout dans le Nord de l’Europe, et il portait des lunettes solaires – de ce type particulier dont les verres s’éclaircissent dans une pièce obscure. Et tout de suite, il ajouta :
Ce n’était qu’une conjonctivite, sans aucune complication. Ça peut arriver à tout le monde.
— Bien sûr ! Mais tu portes quand même des lunettes ?
— Oui. Je dois éviter toute lumière trop forte. C’est une simple précaution, rien de plus.
— Parfait ! »
Le professeur Auvernaux prit une feuille de papier sur son bureau, et la parcourut des yeux distraitement, comme s’il pensait à autre chose. C’était un homme de quarante ou quarante-cinq ans, dont les tempes grisonnaient déjà. Il posa la feuille et regarda, l’un après, l’autre, les trois garçons qui étaient assis en face de lui. Puis il demanda :
« En somme, cette conjonctivite ne vous empêcherait pas de partir ?
— Sûrement pas, professeur ! »
Extrait de : P. Ebly. « Le naufragé des étoiles – Les conquérants de l’impossible. »
S.O.S. Léonard de Vinci par Philippe Ébly

Fiche de S.O.S. Léonard de Vinci
Titre : S.O.S. Léonard de Vinci (tome 12 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1979
Editeur : Hachette
Première page de S.O.S. Léonard de Vinci
« Il était à peu près cinq heures du matin, et le ciel commençait à pâlir à l’est. Deux camions étaient arrêtés dans une prairie, tout près d’une petite route de campagne, quelque part entre Côme et Milan. Loin dans le nord, on devinait dans l’ombre les premiers contreforts des Alpes. Au sud, s’étendait la vaste plaine qui forme presque toute la Lombardie.
A quelques pas des camions, quatre hommes achevaient d’assembler un énorme électro-aimant. Ils avaient travaillé toute la nuit, mal éclairés par deux ou trois ampoules électriques qui donnaient une lumière assez pauvre – comme si l’on tenait à ce que cet électro-aimant ne soit pas trop visible. Le montage était presque entièrement terminé. Il restait encore quelques câbles à raccorder.
Un peu à l’écart, trois garçons bavardaient avec un gros homme qui pouvait avoir cinquante-cinq ou soixante ans. Cet homme était vraiment très gros – au point d’en être difforme – mais il n’était pas ridicule. Il avait une autorité naturelle et semblait sûr d’être obéi partout. Il s’appelait Omegna, et il était professeur à l’université de Milan. C’était lui qui dirigeait le travail des quatre ouvriers, en donnant un ordre bref de temps en temps. »
Extrait de : P. Ébly. « S.O.S. Léonard de Vinci – Les conquérants de l’impossible. »
Le robot qui vivait sa vie par Philippe Ébly

Fiche de Le robot qui vivait sa vie
Titre : Le robot qui vivait sa vie (tome 11 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1978
Editeur : Hachette
Première page de Le robot qui vivait sa vie
« C’était dans le Vercors, au début de juillet.
Il y avait un petit restaurant au bord de la route – cette longue route de montagne qui part de Saint-Jean-en-Royans, domine la Combe Laval dans toute sa longueur, traverse de bout en bout la forêt de Lente, et va rejoindre enfin Vassieux-en-Vercors. Le restaurant était à l’entrée de la forêt, tout près du carrefour des Autarets. Il avait un aspect tranquille, et l’on y mangeait à bon marché. Comme il faisait beau, quelques touristes déjeunaient au dehors, sous la tonnelle. Trois garçons de seize ou dix-sept ans étaient assis à l’une des tables, et venaient d’entamer leur repas.
À quelques pas d’eux, un homme d’une quarantaine d’années, avec un visage d’intellectuel, au front largement dégarni, aux tempes qui commençaient à grisonner, avait fini de manger. Il avait commandé un café et l’avait bu, très lentement. »
Extrait de : P. Ebly. « Le robot qui vivait sa vie – Les conquérants de l’impossible. »
L’île surgie de la mer par Philippe Ébly

Fiche de L’île surgie de la mer
Titre : L’île surgie de la mer (tome 10 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1977
Editeur : Hachette
Première page de L’île surgie de la mer
« Nous nous arrêtons devant l’immeuble. Nous le regardons avec un peu d’étonnement, et nous hésitons tous les trois.
« Crois-tu vraiment que c’est ici ? » demande Thibaut.
À sa façon de poser la question, on comprend qu’il veut dire : « C’est n’importe où, mais sûrement pas ici. » Je fouille dans mes poches, et j’en sors une feuille de bloc-notes où mon père a inscrit une adresse. Je réponds :
« Nous sommes à Bordeaux, et c’est la rue Pelleport. Regarde le numéro de la maison. C’est bien ici. Pas d’erreur. »
Thibaut jette un coup d’œil sur le papier, et hausse les épaules. Nous sommes en face d’un immeuble de trois étages, assez ancien et plutôt délabré. On y entre par une porte cochère, dont un battant est entrebâillé. Xolotl s’avance et passe la tête à l’intérieur. »
Extrait de : P. Ébly. « L’ile surgie de la mer – Les conquérants de l’impossible. »
La voûte invisible par Philippe Ébly

Fiche de La voûte invisible
Titre : La voûte invisible (tome 9 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1976
Editeur : Hachette
Première page de La voûte invisible
« IL ÉTAIT à peu près dix heures, et fêtais seul chez moi. J’achevais de ranger des papiers, quand il y eut un coup de sonnette. Discret, mais bien net. Je n’attendais personne ce jour-là, surtout à ce moment de la soirée. Je suis allé ouvrir, bien entendu.
C’était un garçon de dix-sept ans, mince et très blond, qui semblait hésiter, comme s’il comprenait qu’il était un peu tard pour une visite de ce genre.
« Bonsoir, dit-il. Je ne vous dérange pas ?
— Bonsoir, Serge. Tu ne me déranges pas du tout… Entre ! »
Je l’avais rencontré en Suisse, quelques mois plus tôt. Il était en vacances dans le Valais, avec ses deux compagnons habituels, et nous avions sympathisé tout de suite. Depuis lors, je les avais revus trois ou quatre fois, mais aujourd’hui Serge était seul. »
Extrait de : P. Ebly. « La voute invisible – Les conquérants de l’impossible. »