Catégorie : Livres

 

Les disparus d’Arkham par Guy-Roger Duvert

Fiche de Les disparus d’Arkham

Titre : Les disparus d’Arkham (Tome 2 sur 5 – Les chroniques occultes)
Auteur : Guy-Roger Duvert
Date de parution : 2022
Editeur : Library of Congress

Première page de Les disparus d’Arkham

« Le train ralentit pour enfin s’arrêter dans la gare d’Arkham, tandis que des jets de vapeur recouvraient une partie des quais. Une fois celui-ci stabilisé, les portes des compartiments s’ouvrirent afin de permettre aux passagers d’en descendre.

Lillian Freling fut l’une des premières à sortir, quelques hommes ayant laissé poliment le passage à la jeune femme dont l’élégance trahissait une certaine éducation. Ses longs cheveux blonds bouclés se dissimulaient partiellement derrière un chapeau d’allure plutôt masculine. Outre les traits très doux de son visage, c’étaient ses yeux qui constituaient l’un de ses principaux atouts de séduction. Elle en avait conscience et savait parfaitement en jouer.

Ce fut ainsi avec facilité qu’elle trouva un taxi, jouant sans vergogne de la galanterie des autres voyageurs fraîchement débarqués.

Après que le chauffeur ait déposé des bagages dans le coffre, avant de lui ouvrir la porte latérale du véhicule, elle s’installa à l’intérieur, un petit sourire malicieux éclairant son visage. »

Extrait de : G-R Duvert. « Les Disparus d’Arkham – Les chroniques occultes. »

L’appel d’Am-Heh par Guy-Roger Duvert

Fiche de L’appel d’Am-Heh

Titre : L’appel d’Am-Heh (Tome 1 sur 5 – Les chroniques occultes)
Auteur : Guy-Roger Duvert
Date de parution : 2021
Editeur : Library of Congress

Première page de L’appel d’Am-Heh

« Égypte. Novembre 1933. Du sable à perte de vue. Des dunes se succédant les unes aux autres, sous un soleil de plomb. Seul intrus dans ce paysage vierge, un petit convoi de dromadaires évoluant tranquillement, dirigé par des hommes en djellabas.

Parmi eux, un seul Occidental. Rick Nighy, la quarantaine bien tassée, mal rasé, le visage carré, reprit une gorgée d’eau de sa gourde. Installé sur l’une des montures, il endurait la chaleur comme il le pouvait. L’expédition archéologique avait été organisée en fin d’automne, afin justement d’éviter les grandes chaleurs. Mais le sort semblait être contre l’entreprise. En effet le centre de l’Égypte connaissait des records de chaleur.

Ce n’était pas le premier obstacle rencontré par l’aventurier dans l’organisation de ce périple. Des vols avaient eu lieu dans les entrepôts où avaient été stockées les provisions, plusieurs guides étaient tombés malades et avaient dû être remplacés. »

Extrait de : G-R Duvert. « L’Appel d’Am-Heh – Les chroniques occultes. »

Une odyssée martienne par Stanley G. Weinbaum

Fiche de Une odyssée martienne

Titre : Une odyssée martienne
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution :
Traduction : F. Jackson
Editeur : Coda

Sommaire de Une odyssée martienne :

  • Une odyssée martienne
  • Vallée des rêves
  • Vol sur Titan
  • Planète parasite
  • Esclaves jaunes
  • Les mangeurs de lotus
  • Les lunettes de Pygmalion
  • Le monde des si
  • L’idéal
  • Le défi venu de l’au-delà
  • La planète du doute
  • Red Peri
  • Adaptation ultime
  • La lune folle
  • Mers étouffées
  • Le point de vue
  • Le cairn de la rédemption
  • L’île de Protée
  • Le cercle de zéro
  • Graphique
  • Au bord de l’infini
  • Mers changeantes
  • Révolution de 1950
  • La planète aux marées
  • La verte lueur de la mort
  • Poèmes

Les mondes du Si par Stanley G. Weinbaum

Fiche de Les mondes du Si

Titre : Les mondes du Si
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution : 2013
Traduction : M. Madouraud, N. Dudon
Editeur :

Sommaire de Les mondes du Si :

  • Les mondes du Si
    • Les mondes du Si
    • L’idéal
    • Le point de vue
  • La vallée des rêves

Première page de Les mondes du Si

« M’arrêter sur la route de l’aéroport de Staten Island, dans le but de donner un coup de fil, fut une grossière erreur, car j’aurais pu m’y prendre autrement. Mais le bureau se montra affable. « Nous retiendrons le vaisseau cinq minutes à votre intention, » m’assura l’employé. « C’est le mieux que nous puissions faire. »
Aussi retournai-je en courant à mon taxi, et nous gagnâmes le troisième niveau pour foncer sur le Staten Bridge, telle une comète entraînant à sa suite un arc-en-ciel d’argent. Je devais être à Moscou à vingt heures, pour l’ouverture de l’appel d’offre sur le tunnel de l’Oural. Le gouvernement avait requis la présence d’un représentant de chaque soumissionnaire, toutefois la société aurait dû s’abstenir de m’envoyer – moi, Dixon Wells – même si la N.J. Wells Corporation, pour ainsi dire, « est » mon père. »

Extrait de : S.G Weinbaum. « Les Mondes Du Si / La Vallée des Rêves. »

Le nouvel Adam par Stanley G. Weinbaum

Fiche de Le nouvel Adam

Titre : Le nouvel Adam
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution : 1939
Traduction : F. Jackson
Editeur : Coda

Première page de Le nouvel Adam

« ANNA HALL MOURUT AUSSI FLEGMATIQUEMENT QU’ELLE avait vécu ; elle mourut en couches de façon peu imaginative, ce qui lui épargna peut-être quelques souffrances maternelles, car son étrange fils survécut. L’austère John Hall, homme d’un certain âge, ne gaspilla pas ses ressources émotionnelles en vains regrets ou futiles récriminations au sujet de l’enfant. La vie était rude et sans pitié ; on prenait sans discuter ce qui venait. Hall accepta le nouveau-né et lui donna le nom de son propre père, le vieil Edmond.

Ce fut sans doute un rarissime accident des gènes et des déterminants qui produisit Edmond Hall : un bébé malingre, aux jambes droites dès la naissance, aux yeux bizarrement brillants. Pourtant, le détail anatomique le plus singulier, celui dont la vue fit bougonner l’alerte Docteur Lindquist, concernait ses mains, dont chaque doigt, fin et minuscule, possédait une articulation supplémentaire. Repliant son pouce à trois phalanges sur ses doigts qui en comportaient quatre, il formait un curieux petit poing qu’il fixait sans pleurer d’un regard gris jaune. »

Extrait de : S.G Weinbaum. « le nouvel adam. »

La flamme noire par Stanley G. Weinbaum

Fiche de La flamme noire

Titre : La flamme noire
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution : 1939
Traduction : G.-H. Gallet
Editeur : Albin Michel

Première page de La flamme noire

« Hull Tarvish ne regarda qu’une fois en arrière, et cela seulement quand il fut au détour du chemin. La petite chaumière de pierre qui avait été sa maison restait là-bas, comme il l’avait vue un million de fois, encadrée dans les cèdres. Sa mère le guettait encore, et deux de ses jeunes frères le regardaient partir vers la vallée. Il leva la main en signe d’adieu puis il l’abaissa, en réfléchissant qu’aucun d’eux ne le voyait plus maintenant. Sa mère était rentrée et les deux gamins avaient aperçu un lapin. Il tourna la tête et descendit la pente, s’éloignant d’Ozarky.
Il passa près de l’endroit où avait été le grand chemin de fer des Anciens. Ce n’étaient plus maintenant que deux bandes rouillées et une rangée de traverses pourries. Auprès, se trouvait un tas de pierres moussues qui avait été un vieux bâtiment au temps d’avant les Siècles des Ténèbres, quand Ozarky faisait partie de l’ancien État du Missouri. »

Extrait de : S.G Weinbaum. « La Flamme Noire. »

Autonome par Annalee Newitz

Fiche de Autonome

Titre : Autonome
Auteur : Annalee Newitz
Date de parution : 2017
Traduction : G. Goullet
Editeur : Denoël

Première page de Autonome

« 1er juillet 2144

L’étudiante n’arrêtait pas de travailler sur son exercice et cela allait la tuer. Les médecins eurent beau lui injecter des tranquillisants, elle resta assise, les doigts recourbés comme en train de taper encore et encore sur un clavier. Les antiobsédants ne firent pas davantage effet, la modification de ses niveaux de sérotonine non plus. Cela ne ressemblait ni à un problème de dissociation mentale ni à des hallucinations : l’étudiante était parfaitement cohérente, mais persistait à réimplémenter des sous-routines de système d’exploitation pour son devoir de programmation. Elle survécut uniquement parce que les médecins réussirent à lui glisser une sonde d’alimentation dans le nez pendant qu’elle était attachée.

Ses parents étaient scandalisés. Ils habitaient un quartier huppé de Calgary et avaient toujours donné à leur fille les meilleurs remèdes disponibles sur le marché. Comment son esprit pourrait-il avoir un problème ? »

Extrait de : A. Newitz. « Autonome. »

Le fabricant de diamants par Herbert G. Wells

Le fabricant de diamants - H. G. Wells

Fiche de Le fabricant de diamants

Titre : Le fabricant de diamants
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 1894
Traduction : Mais-Encore.fr
Editeur : Mais-Encore.fr

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Le Fabricant de diamants — H. G. Wells
Nouvelle publiée en 1894, aujourd’hui dans le domaine public.
Traduction française : Mais-Encore.fr

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Première page de Le fabricant de diamants

« Des affaires m’avaient retenu dans Chancery Lane jusqu’à vingt et une heures et, sentant un début de mal de crâne, je n’avais aucune envie de me divertir ni de prolonger mon travail. La portion de ciel que laissaient entrevoir les hautes falaises de cet étroit goulet de circulation laissait présager une nuit sereine ; je résolus donc de descendre vers l’Embankment pour reposer mes yeux et me rafraîchir les idées en observant les lumières bigarrées se refléter sur le fleuve. La nuit est, sans commune mesure, le meilleur moment pour arpenter cet endroit : une obscurité salvatrice dissimule la saleté des eaux, et les lumières de cette époque de transition — rouge vif, orange éclatant, jaune de gaz et blanc électrique — se détachent sur des silhouettes ombragées déclinant toutes les nuances possibles entre le gris et le pourpre profond. À travers les arches du pont de Waterloo, une centaine de points lumineux dessinent la courbe de l’Embankment, et, au-dessus de son parapet, les tours de Westminster se dressent, d’un gris chaud sur fond de nuit étoilée. Le fleuve noir s’écoule, seul un rare clapotis venant rompre son silence et troubler le reflet des lumières qui flottent à sa surface. »

Extrait de : H. G. Wells. « Le Fabricant de diamants. »

L’homme gris par Herbert G. Wells

L'homme gris - H. G. Wells

Fiche de L’homme gris

Titre : L’homme gris
Auteur : Herbert G. Wells
Date de parution : 1895
Traduction : Mais-Encore.fr
Editeur : Mais-Encore.fr

Téléchargement (prix libre)

L’Homme gris — H. G. Wells
Nouvelle publiée en 1895, aujourd’hui dans le domaine public.
Traduction française : Mais-Encore.fr

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Première page de L’homme gris

«  Je vous ai déjà parlé de la nausée et de la confusion qui accompagnent le voyage dans le temps. Et cette fois-ci, je n’étais pas correctement assis sur la selle, mais de côté et de manière instable. Pendant un temps indéterminé, je me suis agrippé à la machine alors qu’elle balançait et vibrait, sans du tout prêter attention à ma trajectoire ; et lorsque j’ai réussi à poser à nouveau les yeux sur les cadrans, j’ai été stupéfait de voir où j’étais arrivé. Un cadran enregistre les jours, un autre les milliers de jours, un autre les millions, et un autre encore les milliers de millions. Or, au lieu d’inverser la position des leviers, je les avais poussés de manière à avancer avec eux, et quand j’ai regardé ces indicateurs, j’ai constaté que l’aiguille des milliers tournait aussi vite que la trotteuse d’une montre — vers l’avenir. Très prudemment, car je me souvenais de ma précédente chute la tête la première, j’ai commencé à inverser mon mouvement. Les aiguilles rotatives tournèrent de plus en plus lentement, jusqu’à ce que celle des milliers semble immobile et que celle des jours ne soit plus une simple brume sur sa graduation. Ralentissant encore, le brouillard gris autour de moi devint plus distinct, et les contours estompés d’une étendue vallonnée et déserte devinrent visibles. »

Extrait de : H. G. Wells. «  L’Homme gris. »

Zombie ball par Paolo Bacigalupi

Fiche de Zombie ball

Titre : Zombie ball
Auteur : Paolo Bacigalupi
Date de parution : 2013
Traduction : S. Doke
Editeur : Au diable Vauvert

Première page de Zombie ball

« Perdre craint.

Ne laissez personne vous dire que ça forme le caractère ou ce genre de conneries, ça craint. Ça craint quand quelqu’un te bat. Ça craint d’avoir bossé aussi dur pour rien. Ça craint de ne pas pouvoir frapper la balle comme on le voudrait, de ne pas la relancer comme on l’espère – il y a des milliers de choses qui craignent quand on perd.

Mais ça craint encore plus quand tu es coincé sur le banc de touche par 38° poisseux d’humidité, quand la température ressentie est de 48°, que tu dégoulines de transpiration et que ton équipe perd – pas parce que tu crains au baseball, mais parce que ton entraîneur, M. Cocoran, craint au baseball.

M. Cocoran refuse de t’écouter quand tu lui dis qu’il se trompe dans l’ordre des batteurs. Il aime les frappes violentes et il adore les joueurs qui abattent les balles, visent le grillage et tout ça, et il ne comprend pas l’utilité pour le coureur d’atteindre la base. Il connaît que dalle au baseball.

Mais, vous savez ce qui craint encore plus dans le fait de perdre ?

Savoir qu’on est celui qui va se faire engueuler. »

Extrait de : P. Bacigalupi. « Zombie ball. »