Catégorie : Livres
L’oiseau bleu par Maurice Maeterlinck

Fiche de L’oiseau bleu
Titre : L’oiseau bleu
Auteur : Maurice Maeterlinck
Date de parution : 1909
Editeur :
Première page de L’oiseau bleu
« Le théâtre représente l’intérieur d’une cabane de bûcheron, simple, rustique, mais non point misérable. – Cheminée à manteau où s’assoupit un feu de bûches. – Ustensiles de cuisine, armoire, huche, horloge à poids, rouet, fontaine, etc. – Sur une table, une lampe allumée. – Au pied de l’armoire, de chaque côté de celle-ci, endormis, pelotonnés, le nez sous la queue, un Chien et une Chatte. – Entre eux deux, un grand pain de sucre blanc et bleu. – Accrochée au mur, une cage ronde renfermant une tourterelle. – Au fond, deux fenêtres dont les volets intérieurs sont fermés. – Sous l’une des fenêtres, un escabeau. – À gauche, la porte d’entrée de la maison, munie d’un gros loquet. – À droite, une autre porte. – Échelle menant à un grenier. – Également à droite, deux petits lits d’enfant, au chevet desquels, sur deux chaises, des vêtements se trouvent soigneusement pliés. »
Extrait de : M. Maeterlinck. « L’Oiseau bleu. »
Territoires de l’inquiétude 3 par Alain Dorémieux

Fiche de Territoires de l’inquiétude 3
Titre : Territoires de l’inquiétude 3
Auteur : Alain Dorémieux
Date de parution : 1991
Traduction :
Editeur : Denoël
Sommaire de Territoires de l’inquiétude 3 :
- Mange-moi par R. R. McCammon
- Les visiteurs par J. Dann
- Oeil pour oeil par C. L. Grant
- Le suif et la corde par J.-P. Hubert
- L’homme en noir par L. Tuttle
- L’embouteillage par H. Slesar
- Le styx coule à l’envers par D. Simmons
- La mort lasse par T. Di Rollo
- Dernières volontés par B. Stableford
- L’été de temps à autre par C. L. Grant
- A tombeau ouvert par J. R. Lansdale
- La maison du peintre par A. Duguël
- Le fil de la vie par S. Gallagher
- La mort est différente par L. Goldstein
- La maison près du bayou par S. R. Tem
La colonne infernale par Gaston Leroux

Fiche de La colonne infernale
Titre : La colonne infernale
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1916
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de La colonne infernale
« La chaleur de ces premiers jours d’août était accablante.
Par les fenêtres entrouvertes du vieux château, la clameur d’un peuple en délire entrait, venait réjouir les oreilles des courtisans casqués, bottés, éperonnés, des dames en toilette de demi-gala, attendant dans la salle des Colonnes Leurs Majestés pour se former en cortège et se rendre dans la grand-salle à manger où devait être servi le dîner de ce glorieux jour.
Par-delà le Lustgarten et le pont de l’Empereur-Guillaume gardé par ses Victoires, toute la vie grondante de la Königstrasse et d’Unter den Linden, toute la fureur belliqueuse de Berlin se traduisait dans ce cri retenu tant d’années au fond des gorges teutonnes : Nach Paris ! Nach Paris ! »
Extrait de : G. Leroux. « La colonne infernale. »
Le sept de trèfle par Gaston Leroux

Fiche de Le sept de trèfle
Titre : Le sept de trèfle
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1921
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de Le sept de trèfle
« – Lottie ! Tu ne vas pas bientôt « sortir de ton duvet », bedide feignante ! Veux-tu que je t’étouffe avec ta baillasse ? C’est une vraie « loche » c’t’enfant-là ! Tiens ! v’là pour t’apprendre à « faire ton rond » à quatre heures du matin bassées !…
Et deux gifles bien appliquées, suivies d’un gémissement de terreur, remuèrent l’ombre au fond du taudis.
Un bec de gaz fut parcimonieusement allumé ; à sa lueur falote et sifflante, les objets d’alentour sortirent de la nuit… un réceptacle des plus bizarres, où s’entassaient des assortiments de costumes romantiques, mêlés à des défroques modernes, des cottes de mailles pendues aux murs avec de vieux habits ; dans un coin, des armures toutes droites figuraient trop bien des fantômes de chevaliers pour la terreur des courtes nuits de la petite Lottie. »
Extrait de : G. Leroux. « Le sept de trèfle. »
Tue-la-mort par Gaston Leroux

Fiche de Tue-la-mort
Titre : Tue-la-mort
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1920
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de Tue-la-mort
« Ce jour-là, l’express du Dauphiné était en retard d’une heure et demie. Les voyageurs qui en étaient descendus se précipitaient dans la cour de la gare pour y prendre la diligence qui faisait le service entre cette dernière station et les chemins de fer du Sud. Le conducteur, le bonhomme Rango, dont la face s’illuminait de tout l’alcool consommé pour charmer les loisirs d’une longue attente, les avertit :
– Mes braves gens, nous manquerons sûrement la correspondance du Sud et vous serez obligés de coucher à l’auberge du Petit-Chaperon-Rouge.
Ceci posé, il se cligna de l’œil à lui-même, exprimant ainsi son intime satisfaction de l’effet qu’il n’avait point manqué de produire ; de fait, pendant que, retourné vers ses bêtes impatientes qui agitaient leurs sonnailles, le conducteur semblait ne s’apercevoir de rien, il y avait derrière lui des protestations et de la consternation. »
Extrait de : G. Leroux. « Tue-la-mort. »
Confitou par Gaston Leroux

Fiche de Confitou
Titre : Confitou
Auteur : Gaston Leroux
Date de parution : 1917
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Première page de Confitou
« — Comment va Mme Raucoux-Desmares, mon cher maître ? On ne la voit plus !
— Elle est un peu souffrante, répondit évasivement le célèbre professeur Raucoux-Desmares à la petite Mme Lavallette qu’il avait croisée dans le vestibule de son fameux institut de Saint-Rémy-en-Valois, transformé, sur son initiative, en hôpital militaire ; et il hâta le pas vers la sortie.
Il venait de passer encore une nuit blanche, car le dernier train du Nord avait laissé à Saint-Rémy une douzaine de grands blessés qui avaient dû être opérés d’urgence. Depuis trois jours il n’avait pas dormi huit heures ; et comme il allait être cinq heures du matin et qu’on attendait d’autres blessés à onze heures, il n’avait pas de temps à perdre. Son repos aurait dû être aussi précieux aux autres qu’à lui-même. C’est sans doute ce qu’il aurait désiré que la petite Mme Lavallette comprît bien ; mais elle courut derrière lui.
— Mon cher maître ! mon cher maître ! Je tiens à vous dire… »
Extrait de : G. Leroux. « Confitou. »
La princesse des airs tome 2 par Gustave Le Rouge

Fiche de La princesse des airs tome 2
Titre : La princesse des airs tome 2
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1902
Editeur : BeQ
Première page de La princesse des airs tome 2
« Alban Molifer, depuis quelques jours, avait totalement délaissé les travaux de l’aéroscaphe.
Il errait maintenant des heures entières le long de la rivière qui, sortant du petit lac, allait tomber à l’extrémité sud du plateau, d’une hauteur de plusieurs centaines de mètres, en formant une cataracte grandiose.
Bien des fois l’aéronaute s’était arrêté auprès de cette cataracte, d’où s’élevait un panache de vapeur, et s’était absorbé dans ses songeries.
Cette eau écumante, dont le bruit retentissait majestueusement dans la solitude, était sans doute le point de départ d’un des grands fleuves asiatiques. Après avoir roulé le long des pentes abruptes de l’Himalaya, après avoir traversé les régions glacées de la Mandchourie et du Thibet, le fleuve allait arroser les plaines fertiles, les villes féeriques de l’empire chinois.
Ah ! si l’on avait pu franchir les quelques centaines de mètres qui séparaient le plateau du fleuve navigable que la cataracte formait certainement à son arrivée dans la vallée ! »
Extrait de : G. Le Rouge. « La Princesse des airs, tome II. »
La princesse des airs tome 1 par Gustave Le Rouge

Fiche de La princesse des airs tome 1
Titre : La princesse des airs tome 1
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1902
Editeur : BeQ
Première page de La princesse des airs tome 1
« À Saint-Cloud, dans son vaste cabinet de travail, dont les quatre fenêtres donnaient sur le parc, et qu’encombrait un pêle-mêle d’appareils électro-thérapiques, de flacons et de livres, le célèbre docteur Rabican était, depuis plus d’une heure, en grande conférence avec un de ses anciens clients, un gymnasiarque devenu aéronaute, et nommé Alban Molifer. Le fils du docteur, le jeune Ludovic Rabican, qui écoutait derrière la porte, et collait, de temps en temps, son œil au trou de la serrure, ne pouvait, malgré ses louables efforts, attraper que des lambeaux de conversation. Il savait qu’Alban, que son père avait, autrefois, guéri, grâce à une opération d’une hardiesse merveilleuse, s’occupait alors, dans le plus grand secret, de la construction d’un aérostat, conçu suivant des données toutes nouvelles. »
Extrait de : G. Le Rouge. « La Princesse des airs, tome I. »
La guerre des vampires par Gustave Le Rouge

Fiche de La guerre des vampires
Titre : La guerre des vampires (Tome 2 sur 2 – Robert Darvel)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1909
Editeur : BeQ
Première page de La guerre des vampires
« – Vous ne sauriez croire, monsieur Georges Darvel, dit le naturaliste Ralph Pitcher, combien votre arrivée fera plaisir à mes amis, le capitaine Wad et l’ingénieur Bolenski ! Ils vous attendent avec la plus vive impatience. Si vous saviez combien nous avons eu de peine à vous découvrir.
– J’en suis encore à me demander comment vous y êtes parvenus.
– C’est une lettre de vous, déjà ancienne, trouvée dans les papiers de votre frère, après la catastrophe de Chelambrun, qui nous a mis sur la voie.
– C’est la dernière que je lui avais écrite, murmura tristement le jeune homme : depuis, je suis sans nouvelles…
– Ne vous désolez pas ainsi ; rien n’est encore définitif ; tout ce que peuvent la science humaine et la puissance de l’or sera mis en œuvre pour le sauver, s’il en est encore temps, je vous le jure ! »
Extrait de : G. Le Rouge. « La guerre des vampires – Robert Darvel »
Le prisonnier de la planète Mars par Gustave Le Rouge

Fiche de Le prisonnier de la planète Mars
Titre : Le prisonnier de la planète Mars (Tome 1 sur 2 – Robert Darvel)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1908
Editeur : BeQ
Première page de Le prisonnier de la planète Mars
« – Personne n’est encore venu me demander, mistress Hobson ?
– Personne.
– Il n’est venu aucune lettre pour moi ?
– Aucune.
Mistress Hobson, propriétaire de la taverne à l’enseigne des Armes de l’Écosse, n’était pas bavarde de son naturel. Malgré le désir qu’avait son interlocuteur d’entrer en conversation, elle lui fit comprendre d’un petit mouvement sec et décidé qu’elle n’avait nullement envie de perdre son temps en paroles inutiles.
Installée derrière son comptoir, encadrée de pintes d’étain, d’énormes tranches de rosbif saignant, de petits barils de conserves et de flacons de pickles, elle était gravement occupée, en attendant l’heure du thé, à compter sa recette du matin et à disposer en tas égaux les pièces d’un shilling et de six pence qui remplissaient son tiroir-caisse. »
Extrait de : G. Le Rouge. « Le prisonnier de la planète Mars – Robert Darvel. »