Catégorie : Livres
Les eaux acides par Robin Hobb

Fiche de Les eaux acides
Titre : Les eaux acides (Tome 2 sur 8 – Les cités des anciens)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2010
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion
Première page de Les eaux acides
« ACCOUDÉ AU BASTINGAGE, Leftrin se redressa pour regarder sur le quai la procession qui se dirigeait vers le Mataf. Était-ce l’envoi de Trell ? Il se gratta la barbe et secoua la tête. Deux portefaix poussaient des brouettes chargées de coffres pesants, deux autres les suivaient avec un objet de la taille d’une armoire, et derrière eux venait un homme vêtu de façon plus appropriée pour un thé à Terrilville que pour un périple en gabare sur le fleuve du désert des Pluies : il portait une longue veste bleu marine par-dessus un pantalon gris tourterelle, des bottes noires, et il allait nu-tête. Il avait l’air en bonne forme, à la manière d’un homme qui jouit d’une solide constitution mais n’a jamais acquis la carrure d’un métier particulier ; seule une canne lui encombrait les mains. « Celui-là, il n’a pas travaillé un seul jour dans toute sa vie », se dit Leftrin.
La femme à son bras paraissait au moins avoir cherché à s’habiller de manière pratique : un chapeau à bord protégeait son visage, et Leftrin supposa que la résille qui y était attachée servait à la défendre contre les insectes. »
Extrait de : R. Hobb. « Les Eaux Acides – Les cités des anciens. »
Dragons et serpents par Robin Hobb
Fiche de Dragons et serpents
Titre : Dragons et serpents (Tome 1 sur 8 – Les cités des anciens)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2010
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion
Première page de Dragons et serpents
« Ils venaient de très loin, mais, maintenant qu’ils arrivaient, les années de voyage s’effaçaient déjà de son esprit, remplacées par l’urgence du présent. Sisarqua ouvrit la gueule et tordit le cou ; le serpent de mer avait peine à rassembler ses pensées. Il y avait des années qu’elle n’avait pas complètement quitté l’élément liquide, et elle n’avait pas senti la terre sèche sous son corps depuis son éclosion sur l’île des Autres. Elle était bien loin aujourd’hui du sable brûlant et des eaux chaudes de l’île ; l’hiver tombait sur les épaisses forêts qui bordaient le fleuve, et la berge boueuse sous ses anneaux était dure et abrasive ; dans l’air froid, ses branchies séchaient trop vite. Elle n’y pouvait rien, hormis travailler plus rapidement. Elle enfonça la gueule dans l’énorme rigole et la ressortit pleine d’un mélange d’argile veinée d’argent et d’eau. Elle rejeta sa grande tête en arrière et avala la bouchée crissante, froide et bizarrement délicieuse. Une autre goulée, une autre déglutition, une autre et une autre. »
Extrait de : R. Hobb. « Dragons et serpents – Les cités des anciens. »
Prisonnier du plasma par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Prisonnier du plasma
Titre : Prisonnier du plasma (Tome 24 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir
Première page de Prisonnier du plasma
« Cent ans plus tôt, la chose aurait paru inconcevable, démente mais maintenant, en octobre 2113, on pouvait d’un seul pas franchir la distance séparant Arkonis du Système Solaire, soit plus de 30 000 années-lumière.
Un seul pas et la Voie lactée était pratiquement traversée.
Naturellement, ce n’était possible que là où se trouvait un transmetteur de matière. Dans le cas présent, Rhodan et son compagnon avaient sauté – ou plus exactement marché d’Arkonis III à Mars. Les Arkonides, maintenant alliés aux Terriens, avaient installé sur les deux planètes, des stations de transmetteurs. Le Theodoric, nef amirale de Perry Rhodan, était resté sur Arkonis III pour y être armé en vue de la prochaine mission.
Dans le vaste hall d’enregistrement de Port-Mars, Reginald Bull qui accompagnait
Rhodan résuma :
— Tout comme autrefois sur la Terre. Un vol de Londres à Paris était plus court que le trajet de l’aéroport à l’hôtel. De nos jours on a plus vite fait de traverser la moitié de la Galaxie que d’aller de Mars à la Terre. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Prisonnier du plasma. »
Opération surprise par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Opération surprise
Titre : Opération surprise (Tome 23 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir
Première page de Opération surprise
« Le chronographe du Theodoric marquait le 2 août 2113. Il était 16 h 51, temps standard. Deux heures plus tôt, Perry Rhodan était passé à bord de la nef composite bioposi avec Kule-Tats, le biologiste arra, et le roboticien Van Moders.
Huit heures plus tôt, la bataille entre les flottes alliées et les astronefs des robots avait cessé, provisoirement.
Toutes les nefs composites qui avaient pénétré dans l’amas stellaire, galacto-périphérique, M-13 avaient à la même seconde non seulement cessé de tirer mais s’étaient aussi immobilisées. Depuis cette minute historique, elles se trouvaient éparpillées entre les étoiles d’Arkonis mais étaient protégées par leurs champs de relativité réglés sur le temps présent. Seule la nef composite où se trouvait Rhodan ne disposait plus de son champ protecteur qui permettait un décalage temporel dans le futur allant jusqu’à dix heures. En ouvrant le grand sas, le téléporteur Tako Kakuta avait ainsi déconnecté l’écran protecteur. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Operation surprise. »
Médiation protoplasmique par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Médiation protoplasmiques
Titre : Médiation protoplasmique (Tome 22 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir
Première page de Médiation protoplasmique
« La masse brun grisâtre banda ses muscles, gonfla son corps informe et flotta lentement vers la surface du liquide nutritif.
— Là-haut il se passe quelque chose, dit-elle.
Quelqu’un qu’elle ne pouvait voir, car elle ne possédait pas d’yeux, lui répondit:
— Oui, un chaos assez considérable.
Mais la masse guettait d’autres réactions; en vain.
— Ah ! pensa-t-elle, ils en ont encore sorti un.
— Oui. Ils sont allés le chercher pendant qu’il dormait. J’ai entendu ses cris de peur.
— Un jour, nous connaîtrons tous le même sort. Mais… de quoi peut-il donc s’agir là-haut?
— Si je fouille le contenu de mon conscient, j’arrive à la conclusion que les Terriens sont mêlés à cela.
— Oui, c’est exact. Partout où l’ordre des choses est dérangé, il y a des Terriens derrière.
Ses muscles se relâchèrent. Elle retomba au fond du récipient. Terriens ou pas, elle ne pouvait de toute façon rien y changer. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Mediation protoplasmique. »
Les astres noirs par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les astres noirs
Titre : Les astres noirs (Tome 21 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les astres noirs
« Harlek se tenait devant la douche de la cabine. Un terrible rugissement m’avait éveillé. Irrité, je regardai le nouveau serviteur que Perry Rhodan m’avait affecté pour remplacer un robot peu fidèle.
Rhodan pensait qu’il ne viendrait jamais à l’idée d’un garçon aussi inoffensif que Harlek de me faire du tort. Perry avait par là exprimé l’essentiel ; mais il avait passé sous silence les particularités spécifiques de Harlek.
Je me tournai sur le côté et décidai de dormir encore une heure au moins. L’activité sur le satellite terrien de détection Maso-VI était épuisante, surtout pour un empereur arkonide.
Un grondement de tonnerre retentit. Je sursautai en maugréant. Harlek avait sorti sa langue à ressort, longue de quarante centimètres, et la tenait sous l’eau bouillante de la douche tout en criant de sa voix de basse.
— Arrête ! hurlai-je pour couvrir le vrombissement. Harlek… arrête !
Le Zitroosien rentra sa langue. La nature l’avait conçue pour la capture d’insectes et autres animaux. Je ne comprenais donc pas pourquoi Harlek plongeait cet organe sensible dans l’eau bouillante de préférence. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Les Astres Noirs. »
La bataille de Panotol par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de La bataille de Panotol
Titre : La bataille de Panotol (Tome 20 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir
Première page de La bataille de Panotol
« Par ses recherches, le roboticien Van Moders avait acquis une bonne réputation dans les milieux spécialisés. Malgré son jeune âge, vingt-deux ans seulement, il comptait parmi les scientifiques de pointe dans le domaine de la robotique. Des collègues envieux racontaient qu’il avait trop d’imagination. Les autres regrettaient de ne pas en avoir autant. L’étendue de ses connaissances et capacités ne faisait aucun doute.
Moders avait attiré l’attention du Stellarque Perry Rhodan: au cours de ses recherches sur le plasma nerveux des bioposis, il avait bâti une théorie audacieuse selon laquelle la matière biologique dont les bioposis étaient dotés leur permettait d’apprendre. On savait que ce produit artificiel aux fonctions biologiques déclenchait des sentiments et donnait aux bioposis un faux monde affectif, et l’on supposait qu’il fallait chercher dans le plasma nerveux la raison pour laquelle les biorobots positoniques s’attaquaient à toute vie organique. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – la bataille de Panotol. »
Le captif du futur par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le captif du futur
Titre : Le captif du futur (Tome 19 sur 29 – Perry Rhodan #3 (Les Bioposis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M.J Dubourg
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le captif du futur
« Depuis quelque temps, Ole Hannussen, chef du département de biostructure de Terrania, ne s’étonnait plus des visites du mulot-castor Les Mirettes, qui s’était baptisé lui-même L’Emir. Pas plus que de la manière dont le mulot se déplaçait d’une pièce à l’autre. Il se contenta donc de lever les yeux quand l’air brasilla devant lui et que L’Emir surgit soudain.
— Eh bien, petit, c’est encore toi ?
Ole Hannussen n’attendait pas de réponse. Il s’était repenché sur ses bandes perforées, lisant les symboles codés et prenant connaissance des dernières analyses de l’ordinateur positonique de son département.
L’Emir demanda sans façon :
— Du nouveau sur ces ignobles robots, Ole ?
— L’Emir, je te croyais capable de lire les pensées, répondit Hannussen sans lever les yeux. Alors pourquoi cette question ?
Le mulot-castor répliqua avec une franchise choquante :
— Parce que je t’aime bien, Ole, et que je sais me tenir.
Hannussen éclata franchement de rire. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Le Captif du Temps. »
Adieux et retrouvailles par Robin Hobb

Fiche de Adieux et retrouvailles
Titre : Adieux et retrouvailles (Tome 7 sur 7 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2003
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion
Première page de Adieux et retrouvailles
« La pratique chalcédienne qui consiste, pour un propriétaire, à marquer ses esclaves d’un tatouage particulier est née d’une mode en vogue dans la noblesse. À l’origine, elle ne concernait que les sujets les plus précieux, ceux qu’on prévoyait de garder toute leur vie ; cette coutume s’est généralisée, semble-t-il, lorsque sire Grart et sire Porte, puissants aristocrates de la cour chalcédienne, ont commencé à faire assaut de fortune. Bijoux, chevaux et esclaves servaient alors d’étalon à la richesse, et sire Grart a décidé de faire marquer de façon ostensible toutes ses montures et ses domestiques asservis, dont des colonnes entières l’escortaient lors de ses sorties. On raconte que le seigneur Porte, à l’imitation de son concurrent, entreprit alors d’acheter des centaines d’esclaves à bas prix, sans valeur particulière, comme des artisans ou des érudits, dans le seul but de les tatouer de son sceau et de les exhiber. »
Extrait de : R. Hobb. « Adieux et retrouvailles – L’assassin royal. »
L’homme noir par Robin Hobb

Fiche de L’homme noir
Titre : L’homme noir (Tome 6 sur 7 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2003
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion
Première page de L’homme noir
« La « forgisation » constitue peut-être l’arme la plus efficace que les Outrîliens employèrent contre nous pendant la guerre des Pirates rouges. Si la technique nous en reste inconnue à ce jour, les effets n’en sont que trop familiers à beaucoup. Le terme qui la désigne vient du village de Forge, bourgade minière qui la première subit cet abominable fléau : des Pirates rouges attaquèrent de nuit et tuèrent ou prirent en otage la majorité de la population ; dans une demande de rançon qu’ils envoyèrent au château de Castelcerf, ils exigeaient de l’or sous peine de relâcher les prisonniers. Cette sommation n’avait aucun sens aux yeux du roi Subtil, alors souverain, et il refusa de payer. Alors, mettant leur menace à exécution, les pirates rendirent la liberté aux captifs apparemment indemnes et reprirent la mer le soir même.
Toutefois on s’aperçut bientôt que, par quelque magie mystérieuse, les villageois n’étaient plus eux-mêmes. Ils se rappelaient leur identité et la famille à laquelle ils appartenaient, mais ne semblaient plus y attacher d’importance ; ils avaient perdu tout sens moral, ne songeaient plus qu’à satisfaire leurs besoins immédiats et n’hésitaient pas à voler, tuer et violer pour y parvenir. »
Extrait de : R. Hobb. « L’homme noir – L’assassin royal. »