Catégorie : Livres
La petite licorne par A. McCaffrey et M. Ball

Fiche de La petite licorne
Titre : La petite licorne (Tome 1 sur 4 – Acorna)
Auteur : Anne McCaffrey et Margaret Ball
Date de parution : 1997
Traduction : S. Hilling
Editeur : Pocket
Première page de La petite licorne
« Le système de coordonnées espace-temps qu’ils utilisaient n’avait aucun rapport avec la Terre, notre soleil, la Voie lactée, ni aucun autre point de référence que nous pourrions utiliser pour nous diriger et, dans tous les systèmes de coordonnées que nous utilisons, ils sont si loin des limites de nos cartes que jamais personne n’a envisagé d’aller là-bas, même avec la propulsion protonique. Disons donc simplement qu’ils se trouvaient quelque part entre la fin de nulle part et le commencement d’ici, quand leur espace et leur temps arrivèrent à leur terme, et que ce qui avait d’abord été un vaisseau de croisière se transforma en prison de mort. Ils sont comme nous à bien des égards, autres que l’apparence. Ils n’avaient pas envie de mourir s’ils pouvaient l’éviter ; s’ils ne pouvaient pas vivre, ils voulaient au moins mourir dans la paix et la dignité, et non dans une cellule de torture des Khlevii ; et ils auraient joyeusement renoncé à la vie, à la dignité et à tout le reste pour sauver leur enfant, qui ne savait même pas ce qui était sur le point de leur arriver. »
Extrait de : A. McCaffrey et M. Ball. « La petite licorne – Acorna. »
Le tigre africain par P. J. Farmer

Fiche de Le tigre africain
Titre : Le tigre africain
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1970
Traduction : J.-P. Wautier
Editeur : Jean-Claude Lattès
Première page de Le tigre africain
« Ma mère est un singe. Mon père est Dieu. »
Ras Tyger était assis sur une branche, adossé au tronc. Il avait pour tout vêtement une ceinture en peau de léopard, à laquelle était attachée un fourreau de cuir, d’où dépassait le manche d’ivoire d’un poignard. Dans sa main gauche il tenait une flûte en bois.
Je suis le seul homme blanc au monde.
Je viens du Pays des Fantômes.
Il chantait dans la langue des Wantso. Tout en chantant, il tournait la tête sans arrêt, afin de repérer un agresseur éventuel. Il était à dix mètres de la rivière et deux autres arbres seulement le séparaient du village. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le tigre africain. »
Le temps du retour par P. J. Farmer

Fiche de Le temps du retour
Titre : Le temps du retour
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1957
Traduction : B. Blanc, D. Brotot
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le temps du retour
« La femme ne résista pas lorsque le docteur Barker se colla contre elle. Elle n’était pas venue pour résister. Pas encore. Il connaissait ses véritables intentions : elle se laisserait faire un moment, puis se mettrait à crier jusqu’à ce que les hommes qui, sans aucun doute, étaient cachés dans les environs, surgissent et le mettent en état d’arrestation. Ou plutôt : fassent semblant.
Elle le regarda effrontément, les lèvres entrouvertes et dit :
— Pensez-vous que tout ceci soit réel ?
— C’est concret, en tout cas, répondit Leif, et il la fit taire en collant ses lèvres aux siennes.
Elle lui rendit sauvagement son baiser – un peu trop sauvagement pour quelqu’un qui jouait la comédie. Elle en rajoutait. À moins que… Elle prenait peut-être plus de plaisir à son boulot que ne l’auraient désiré ses supérieurs. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le temps du retour. »
Le soleil obscur par P. J. Farmer

Fiche de Le soleil obscur
Titre : Le soleil obscur
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1979
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Première page de Le soleil obscur
« Le soleil se détachait, noir, sur le ciel blafard. Sous la voûte céleste saturée d’astres morts et vivants, de nuages gazeux sombres ou flamboyants et de galaxies, sur la Terre dont le sol recelait les os de sept cent cinquante-quatre millions de générations quand leur poussière n’en balayait pas la surface… Deyv marchait vers son destin.
« On se cherche une compagne et on trouve un dragon », philosophait un proverbe de la tribu, de bon ou de mauvais augure selon que l’on était optimiste ou pessimiste. Les dragons, après tout, n’étaient pas tous antipathiques ; c’était du moins ce qu’espérait le jeune Deyv qui n’en avait jamais vu un seul. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le soleil obscur. »
Le réveil du dieu de pierre par P. J. Farmer

Fiche de Le réveil du dieu de pierre
Titre : Le réveil du dieu de pierre
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1970
Traduction : M. Lodigiani
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le réveil du dieu de pierre
« Il s’éveilla… Aucune idée de l’endroit où il se trouvait !…
À une quinzaine de mètres crépitait un rideau de flammes. La fumée, l’odeur de bois brûlé lui emplissaient les narines et ses yeux se noyèrent de larmes. Quelque part, on échangeait des cris, des hurlements de douleur et de rage.
À l’instant précis où ses yeux s’étaient rouverts, il avait entrevu un morceau de plastique tomber de sous ses bras tendus droits devant lui.
Il sentit un choc léger sur ses genoux et quelque chose glissa le long de ses jambes avant d’atterrir sur le disque de pierre où il était juché.
Il était assis dans un fauteuil… le fauteuil de son bureau ! Le siège reposait sur un énorme trône taillé dans le granit et planté au centre d’une plate-forme ronde en pierre également. La roche portait de larges taches brun-rougeâtre. L’objet qui venait de tomber, c’était une partie du pupitre sur lequel il se penchait précisément au moment de… sa mort ? »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le réveil du dieu de pierre. »
Le privé du cosmos par P. J. Farmer (Kilgore Trout)

Fiche de Le privé du cosmos
Titre : Le privé du cosmos
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1974
Traduction : I. Tate
Editeur : Jean-Claude Lattès
Première page de Le privé du cosmos
« L’univers, voyageur…
Cite-moi une chose, une seule, qui soit aussi vaste. Non, ne cherche pas. Parcours-le en tous sens. À chaque escale, dans chaque port que tu toucheras, la légende de Simon Wagstaff, le Pèlerin de l’Espace, sera au rendez-vous.
Même sur les sols lointains qu’il n’a jamais foulés, on célèbre sa mémoire, et, dans l’ombre des tavernes, on fredonne sa ballade. Tradition et folklore ont enflé ce mythe aux dimensions des dix milliards de mondes habitables. Au dernier recensement, les feuilletons télévisés colportaient ses aventures dans les chaumières d’un million de planètes, et peut-être davantage… »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le privé du cosmos. »
Le masque vide par P. J. Farmer

Fiche de Le masque vide
Titre : Le masque vide
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1981
Traduction : D. Haas
Editeur : Presses Pocket
Première page de Le masque vide
« Le Bolg les tue tous, sauf un ! »
C’était à peine un murmure ; un souffle, un chuintement. Une ombre sous-marine dotée d’une voix aurait pu avoir ce timbre.
Puis la voix se mit à tonitruer, telle celle d’un géant hurlant dans le ciel, ou comme une fusée qui aurait détoné à son oreille. Une fusée qui l’aurait propulsé loin, très loin dans la grisaille. Il était précipité dans les profondeurs d’un puits dont les parois miroitantes fuyaient obliquement, loin de lui, sans pour autant disparaître à sa vue.
Ramstan n’avait jamais connu pareille épouvante.
Il s’abîmait dans une lumière crépusculaire, bousculant au passage deux géants nus, deux corps masculins mais asexués, pendus la tête en bas à des chaînes fixées à leurs chevilles par des bracelets. Harut et Marut ? Les anges déchus, ainsi condamnés au supplice éternel pour n’avoir pas eu pitié des enfants d’Adam et Ève ? »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le masque vide. »
Le livre d’or par P. J. Farmer

Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science-fiction
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1980
Traduction : R. Lathière, P. Billon, A. Rosenblum, J.-P. Pugi, B. Martin, J. Chambon
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Totem et tabou
- L’homme des allées
- Prométhée
- L’ombre de l’espace
- Du fond de la chauffe
- La voix du sonar dans mon appendice vermiforme
- Chassé-croisé dans le monde du mardi
- Papa travaille …
- Après la chute de King Kong
- Fragments sauvés des ruines de mon esprit
Première page de Totem et tabou
« Ce jour-là, Minou Phelynn en vint à l’ultimatum. « Tu as le choix, Jay, » dit-elle à son fiancé. « Ce sera l’alcool ou moi. »
Jay Martiney comprit tout de suite qu’elle parlait sérieusement. Il n’y avait qu’à voir l’expression durcie de son visage triangulaire et l’éclat de ses yeux verts fendus en amandes. Il tenta pourtant une dernière justification. « Voyons, ma chatte, je ne suis tout de même pas un alcoolique ! Un buveur poids léger, tout au plus. Poids moyen, si tu veux. »
Minou eut un rictus ironique qui découvrit de petites dents très pointues et deux canines extraordinairement longues. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le livre d’or de la science-fiction. »
Le fleuve de l’éternité par P. J. Farmer

Fiche de Le fleuve de l’éternité
Titre : Le fleuve de l’éternité (l’intégrale)
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1971
Traduction :
Editeur : Robert Laffont
Sommaire de Le fleuve de l’éternité
- Le monde du fleuve
- Le bateau fabuleux
Première page de Le monde du fleuve
« Sa femme l’avait tenu dans ses bras comme si cela pouvait empêcher la mort d’approcher. Il s’était écrié : « Mon Dieu, c’est la fin ! »
La porte de la chambre s’était entrouverte. Il avait vu à l’extérieur un dromadaire géant, noir, et entendu le tintement des grelots que le vent brûlant du désert agitait contre le harnais. Un énorme visage noir surmonté d’un turban était apparu dans l’encadrement de la porte. L’eunuque avait franchi le seuil, un gigantesque cimeterre à la main, en se déplaçant comme sur un nuage. La Mort, qui détruit les plaisirs et extermine les sociétés, était enfin venue le prendre.
Vide et obscurité. Il ne savait même pas que son cœur avait cessé de battre pour l’éternité. Ténèbres et néant. »
Extrait de : P. J. Farmer. « Le fleuve de l’éternité. »
De l’autre côté du miroir par Lewis Carroll
Fiche de De l’autre côté du miroir
Titre : De l’autre côté du miroir
Auteur : Lewis Carroll
Date de parution : 1872
Traduction :
Editeur : Feedbooks
Première page de De l’autre côté du miroir
« Ce qu’il y a de sûr, c’est que la petite chatte blanche n’y fut pour rien : c’est la petite chatte noire qui fut la cause de tout. En effet, il y avait un bon quart d’heure que la chatte blanche se laissait laver la figure par la vieille chatte (et, somme toute, elle supportait cela assez bien) ; de sorte que, voyez-vous, il lui aurait été absolument impossible de tremper dans cette méchante affaire.
Voici comment Dinah s’y prenait pour laver la figure de ses enfants : d’abord, elle maintenait la pauvre bête en lui appuyant une patte sur l’oreille, puis, de l’autre patte, elle lui frottait toute la figure à rebrousse-poil en commençant par le bout du nez. »
Extrait de : Lewis Carroll. « De l’autre côté du miroir. »