Catégorie : Livres

 

L’appel du coucou par Robert Galbraith

Fiche de L’appel du coucou

Titre : L’appel du coucou (Tome 1 sur 5 – Cormoran Strike)
Auteur : Robert Galbraith
Traduction : F. Rosso
Date de parution : 2013
Editeur : Grasset

Première page de L’appel du coucou

« La rue bruissait d’une agitation fébrile, comme envahie par un essaim de mouches bourdonnantes. Des photographes étaient massés derrière les barrières gardées par la police, tenant en équilibre leurs appareils au museau protubérant, leur souffle s’élevant dans l’air en une vapeur blanche. La neige tombait, dense et régulière, sur les couvre-chefs et sur les épaules, et des doigts gantés essuyaient les lentilles. De temps à autre ils tuaient le temps en faisant retentir quelques déclics, prenant un cliché de plus de la tente en toile blanche dressée au bord de la chaussée, de l’entrée du grand immeuble en brique rouge et du balcon au dernier étage d’où le corps était tombé.
Derrière les paparazzi pressés les uns contre les autres étaient stationnés des camions blancs surmontés d’énormes paraboles satellite, et des journalistes discutaient entre eux, certains dans des langues étrangères, tandis qu’autour d’eux s’affairaient des ingénieurs du son casqués. Entre deux prises, les reporters battaient la semelle en se réchauffant les mains autour de gobelets brûlants qui provenaient du café de la rue voisine. »

Extrait de : R. Galbraith. « L’Appel du Coucou – Cormoran Strike. »

Panique dans le temps par François Richard-Bessière

Fiche de Panique dans le temps

Titre : Panique dans le temps
Auteur : François Richard-Bessière
Date de parution : 2005
Editeur : Rivière blanche

Première page de Panique dans le temps

« Noir.

Tout noir.

Le noir total, absolu, palpable, épais comme l’ouverture d’un gouffre sans fond. Un léger bruit, feutré, mécanique et une lumière orangée percent tout à coup les ténèbres insondables.

Un deuxième cliquetis déclenche une lumière blanche à la lueur vive. La nuit recule, mais pas suffisamment pour que l’œil humain puisse apercevoir quoique que ce soit. L’oreille, par contre, pourrait entendre une musique étrange, irréelle, une « musique » d’ordinateur aux sonorités d’un autre monde. Le son s’amplifie au fur et à mesure que d’autres lumières s’allument.

À présent, on distingue un entrelacs compliqué d’appareils, de machines, certaines gigantesques.

L’impression de voir défiler un générique fantastique : celui de la création du monde !

La salle est à présent éclairée, nimbée de lueurs orange, blanches, violettes et rouge sombre. On remarque que les appareils sont garnis de cadrans compliqués où brillent les chiffres verts des compteurs digitaux. Un passage cintré s’illumine à son tour, et une autre salle, puis une autre encore. »

Extrait de : F. Richard-Bessière. « Panique dans le temps. »

Recrues pour le régent par Karl Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Recrues pour le régent

Titre : Recrues pour le régent (Tome 17 sur 27 – Perry Rhodan #2 (Atlan et Arkonis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.H Osterrath
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir

Première page de Recrues pour le régent

« Julian Tifflor était certain de n’avoir jamais vu ces deux hommes dépenaillés qui braquaient sur lui un radiant à canon court.

Il n’avait pas peur. Evaluant la situation, il décida qu’il ne pouvait, pour l’instant, rien faire d’autre que de se tenir tranquille. La rue de Goshun où se trouvait le restaurant dans lequel il venait de dîner était large et bien éclairée, mais vide de passants à cette heure tardive. Quelques autos glissaient sur les voies-guides, trop loin pour que leurs occupants prêtent attention à leur groupe.

De ce fait, les choses se présentaient assez mal pour le colonel. Il avait été l’un des derniers clients ; les autres, pour autant qu’il s’en souvînt, ne semblaient pas près d’avoir terminé leur repas. Inutile donc de compter que quelqu’un sortirait à temps pour effrayer les deux voyous. Des blousons noirs, probablement, qui s’étaient embusqués au voisinage d’un restaurant à trois étoiles, dans l’espoir de rançonner une victime au portefeuille bien garni. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Recrues pour le Régent. »

La revanche du régent par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de La revanche du régent

Titre : La revanche du régent (Tome 16 sur 27 – Perry Rhodan #2 (Atlan et Arkonis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.H Osterrath
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir

Première page de La revanche du régent

« A l’instant de la réémersion, le major Paul Brackett vit passer une ligne verte en dents de scie sur l’écran de l’oscillographe. Encore sous le coup de la souffrance consécutive à chaque transition, il n’en comprit pas moins aussitôt la signification et faillit céder à la panique.
Le Rigel, croiseur de bataille de l’Astromarine terrienne, ralliait la base d’Elgir, au voisinage de la zone d’interférence, là où une faille cosmique s’ouvrait sur l’univers des Droufs. Chargé de matériel à destination de Hadès, il avait, à l’aide de ses transmetteurs, envoyé sa cargaison à bon port. La manœuvre dura plusieurs heures, au cours desquelles la moitié des huit cents hommes d’équipage n’avait cessé de surveiller l’espace, redoutant l’apparition de quelques-uns des navires arkonides assurant le blocus dans ces parages et prêts à repousser toute incursion des Droufs à travers les vortex.
Le Régent ignorait l’existence d’Elgir en tant que base terrienne et devait continuer de l’ignorer; pour cela, les unités naviguant entre Elgir et la zone d’interférence, distante seulement de quelques années-lumière, ne négligeaient aucune mesure de sécurité pour échapper à l’attention de ses escadres. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – La revanche du regent. »

L’errant de l’éternité par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de L’errant de l’éternité

Titre : L’errant de l’éternité (Tome 15 sur 27 – Perry Rhodan #2 (Atlan et Arkonis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.H Osterrath
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’errant de l’éternité

« Par sa faible gravité — 0,35 — la planète rappelait Mercure. Présentant toujours la même face à son soleil, il en résultait, entre la fournaise diurne et le froid absolu de la nuit, une zone crépusculaire de quatre-vingts kilomètres de large, que balayaient de furieuses tornades.
Les Terriens la nommaient Hadès. Ils y avaient construit une base secrète où, dans d’immenses grottes creusées au désintégrateur, les transmetteurs de matière ne cessaient d’amener vivres, armes et munitions.
Une base secrète à moins d’une heure-lumière de Siamed XVI, planète capitale des Droufs.
Un sourire indéfinissable sur les lèvres, Perry Rhodan observait un écran du poste central qui lui montrait la surface inhospitalière de Hadès. Des générateurs grondaient en sourdine, fournissant chaleur et lumière ; l’air, dans la vaste salle circulaire, était agréablement tiède. Le dallage de métal vibrait imperceptiblement. Loin en sous-sol, les Swoons avaient leurs ateliers, travaillant sans relâche à parfaire le camouflage de la station, l’entourant d’un invisible réseau d’énergie quintidimensionnelle. Les transmetteurs en action émettaient en effet certains échos que les Droufs auraient pu détecter : ce réseau en absorbait jusqu’à la moindre trace. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – L’errant de l’eternite. »

Les soleils de Siamed par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les soleils de Siamed

Titre : Les soleils de Siamed (Tome 14 sur 27 – Perry Rhodan #2 (Atlan et Arkonis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.H Osterrath
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les soleils de Siamed

« Ils étaient plus affairés que des abeilles, plus obstinés que des loups du Grand Nord sur la piste d’un élan épuisé. 

Ils travaillaient sans hâte apparente, mais avec efficacité, suivant un plan d’ensemble où chacun, savant, officier ou marin, avait sa place exacte, sa tâche à accomplir.   

C’était un va-et-vient incessant, dans un fracas de machines et de coups de marteau, tel qu’on peut le voir sur un chantier astronaval d’importance planétaire.  

Une heure plus tôt, Michels, l’ingénieur en chef du chantier XIV, m’avait, avec autant de diplomatie que de fermeté, prié de quitter la coupole supérieure du nouveau croiseur cuirassé, le Kubilaï-Khan ; je n’y faisais que gêner son équipe. Je m’étais donc éloigné, quelque peu froissé, d’ailleurs : qui donc avait, sinon moi, étudié pendant des jours la meilleure manière de démonter le transmetteur fictif, qui se trouvait jusque-là à bord du vieux Ganymède, pour en équiper le Kubilaï-Khan ? »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Les Soleils de Siamed. »

La moisson de Myrtha VII par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de La moisson de Myrtha VII

Titre : La moisson de Myrtha VII (Tome 13 sur 27 – Perry Rhodan #2 (Atlan et Arkonis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.H Osterrath
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir

Première page de La moisson de Myrtha VII

« Les Elmes les avaient ramenés à leurs tentes, au flanc de la colline dominant la jungle. Quelques heures plus tard, ils étaient retournés chercher Gunter Chellish qui, sur les bords du grand fleuve, les attendait patiemment. Ce dernier occupa la tente laissée libre par Paschen.

Plusieurs jours s’écoulèrent dans le calme. Chellish se révéla un compagnon serviable, toujours de bonne humeur ; les soupçons que Milligan nourrissait à son égard se dissipaient quelque peu. Mullon commençait lui aussi à croire qu’ils avaient trouvé là une recrue de choix ; il conservait toutefois le pistolet que le jeune homme lui avait remis avec tant de désinvolture. Il ne pouvait en effet se permettre de courir un risque quelconque : dans leur situation, la moindre faute serait sans doute fatale.

Entre-temps, il s’efforçait d’établir un mode de communication avec les Azurés ; durant plusieurs heures chaque jour, il s’entretenait avec eux, si l’on pouvait du moins nommer cela un entretien, essayant de comprendre le sens de leurs variations de couleur et des sifflements qu’ils émettaient. Leur usage de la télépathie lui restait malheureusement lettre morte. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – La moisson de Myrtha VII. »

Les ambassadeurs d’Aurigel par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les ambassadeurs d’Aurigel

Titre : Les ambassadeurs d’Aurigel (Tome 12 sur 27 – Perry Rhodan #2 (Atlan et Arkonis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : F. Koebel
Date de parution : 1963
Editeur :

Première page de Les ambassadeurs d’Aurigel

« — Je suis inquiet, insista Wee-Nii de sa petite voix aiguë. Pourquoi le vaisseau a-t-il cessé d’émettre ?

Celui qui venait de parler mesurait presque deux mètres cinquante et était très mince. Son apparence indiquait qu’il appartenait à la classe privilégiée qu’est la noblesse. Seuls les nobles qui n’avaient jamais effectué de travaux physiques pouvaient atteindre une telle taille et être aussi svelte. La nature ne permettait pas à ceux qui devaient travailler dur de grandir jusqu’à deux mètres tout en maintenant leur tour de taille en dessous de soixante centimètres.

L’individu à qui s’adressait Wee-Nii était de la même stature : Fij-Gul, Officier de la Flotte Aérienne de Son Excellence le Roi-Président. Il était plutôt jeune et apparemment peu enclin à partager les préoccupations de son compagnon.

— Qu’aurait-il pu arriver ? demanda Fij-Gul sur un ton quelque peu moqueur. L’émetteur a pu se casser ou quelque chose de ce genre. Je ne crois pas qu’il y ait motif à s’en faire. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Les ambassadeurs d’Aurigel. »

L’agonie d’Atlantis par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de L’agonie d’Atlantis

Titre : L’agonie d’Atlantis (Tome 11 sur 27 – Perry Rhodan #2 (Atlan et Arkonis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.H Osterrath
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’agonie d’Atlantis

« C’était un monde sans horizon, fruit d’une inconcevable technique.

Très haut au-dessus de moi, à la limite d’un écran protecteur presque invisible, le globe de feu d’un soleil artificiel suivait infailliblement sa route. Sur Délos, ainsi que Perry Rhodan avait nommé cette planète errante, tout fonctionnait avec une implacable précision. Une race galactique très ancienne avait laissé là le témoignage tangible de sa puissance ; celle du Grand Empire, si fier à mon époque de sa haute civilisation, m’apparaissait soudain, en comparaison, dérisoire et combien dépassée !

Comme toujours au souvenir des Trois-Planètes, je sentis monter en moi une vague de nostalgie ; et pourtant, à mieux analyser mes sentiments, je dus m’avouer que mes regrets de la patrie perdue se faisaient désormais moins amers.

À un kilomètre de là, une sphère gigantesque masquait le paysage, se détachant sur le ciel d’un bleu de rêve où flottaient paresseusement quelques bancs de nuages déliés et nacrés, comme peints par un artiste soucieux de parfaire l’harmonie d’un tableau ; n’était-ce d’ailleurs pas le cas, en un sens ? »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – L’agonie d’Atlantis. »

Délos a disparu par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Délos a disparu

Titre : Délos a disparu (Tome 10 sur 27 – Perry Rhodan #2 (Atlan et Arkonis))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.H Osterrath
Date de parution : 1962
Editeur : Fleuve noir

Première page de Délos a disparu

« Dans une des soutes du Drusus, la chaloupe C-238 attendait, parée pour l’appareillage.

Sur les écrans d’observation, un anneau de brouillard apparut, laiteux d’abord, puis d’une luminosité qui masqua bientôt les étoiles, cercle de feu bordant la fenêtre ouverte sur un autre monde. Dans le poste central du croiseur, le colonel Sikermann venait de brancher le chronoclaste.

Cinq hommes se trouvaient à bord de la chaloupe, impassibles en apparence. Ils savaient pourtant que leur retour dans l’univers normal, et leur vie même, allaient dépendre du bon fonctionnement de l’appareil. Rhodan, le menton appuyé sur les mains, leva la tête en entendant bourdonner le télécom. Il brancha la communication ; le large visage de Sikermann apparut sur l’écran.

— Quand vous voudrez, commandant.

— Bien, colonel. Nous appareillerons dans douze minutes. À 20 h 45, heure du bord. Donnez les ordres nécessaires aux servants de la catapulte ; je tiens à avoir les mains libres. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – Delos a disparu. »