Catégorie : Livres
Consolidation par Peter F. Hamilton

Fiche de Consolidation
Titre : Consolidation (Tome 3 sur 6 – L’aube de la nuit)
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 1997
Traduction : J.D Brèque, P.K Rey
Editeur : Pocket
Première page de Consolidation
« Louise Kavanagh avait l’impression que l’atroce chaleur de l’Estivage avait duré d’interminables et mornes semaines et pas seulement les quatre jours-du-Duc écoulés depuis la dernière et maigre averse. »
C’est l’air qui vient de la cuisine du diable « , disaient les vieilles femmes du comté pour qualifier cette immobilité écrasante et irrespirable qui couvrait les plateaux.
Cela correspondait parfaitement à l’état d’esprit où se trouvait Louise. Elle ne ressentait pas grand-chose ces temps-ci. Apparemment, le destin l’avait condamnée à passer ses journées à ne rien faire, excepté attendre.
En théorie, elle attendait son père, parti à la tête de la milice du comté de Stoke pour aider à réprimer l’insurrection que l’Union démocratique des travailleurs agricoles avait fomentée à Boston. »
Extrait de : P.F Hamilton. « Consolidation – L’aube de la nuit. »
Expansion par Peter F. Hamilton

Fiche de Expansion
Titre : Expansion (Tome 2 sur 6 – L’aube de la nuit)
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 1996
Traduction : J.D Brèque, P.K Rey
Editeur : Pocket
Première page de Expansion
« Assis au bar du Tombereau brisé sur son tabouret habituel, le plus éloigné du bloc audio tonitruant, Graeme Nicholson écoutait Diego Sanigra, de l’équipage du Bryant, se plaindre de la façon dont Colin Rexrew les avait traités. Le Bryant était un vaisseau de transport de colons, arrivé à Lalonde deux jours auparavant, et pas un seul de ses cinq mille cinq cents colons n’avait encore été tiré de l’état tau-zéro. C’était une situation ruineuse, prétendait Sanigra, le gouverneur n’avait pas le droit de s’opposer au débarquement des colons. Et la dépense en énergie pour chaque heure supplémentaire qu’ils passaient en orbite coûtait une fortune. La compagnie rejetterait la responsabilité sur l’équipage, comme toujours. Les salaires en souffriraient, les primes seraient supprimées, les perspectives de promotion réduites, voire anéanties.
Graeme Nicholson répondait par des hochements de tête compatissants tandis que ses naneuroniques enregistraient les récriminations de l’homme dans une cellule mémorielle. »
Extrait de : P.F Hamilton. « Expansion – L’aube de la nuit. »
Emergence par Peter F. Hamilton

Fiche de Emergence
Titre : Emergence (Tome 1 sur 6 – L’aube de la nuit)
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 1996
Traduction : J.D Brèque, P.K Rey
Editeur : Pocket
Première page de Emergence
« Autour du croiseur Frelon, l’espace se déchira en cinq endroits. Durant un instant, quiconque aurait observé les brèches en expansion aurait eu une vision exacte du vide infini. La pseudo-substance structurelle des trous-de-ver était une zone morte absolument dépourvue de photons, d’une obscurité si profonde qu’elle semblait se répandre comme pour envahir l’univers réel. Puis, brusquement, des vaisseaux émergèrent des terminus béants, accélérant à six g, virant sur des trajectoires d’interception. Avec leur beau profil aérodynamique évoquant la forme d’une larme, ils ne ressemblaient pas à l’astronef sphérique de Garissa qu’ils avaient pourchassé à travers les étoiles. Ils étaient plus grands aussi et terriblement puissants. Et vivants.
Confortablement niché dans la capsule de commande étanche et blindée au cœur du Frelon, le capitaine Kyle Prager, qui était en train d’effectuer un banal contrôle d’astronavigation, reçut soudain un message d’alerte d’approche télétransmis par l’ordinateur de vol. Ses naneuroniques relayèrent l’information depuis les grappes de capteurs externes du vaisseau directement à son cerveau. »
Extrait de : P.F Hamilton. « Émergence – L’aube de la nuit. »
Nano par Peter F. Hamilton

Fiche de Nano
Titre : Nano (Tome 3 sur 3 – Greg Mandel)
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 1995
Traduction : S. Doke
Editeur : Milady
Première page de Nano
« Suzi chia le cafard frankenstein dans la cuvette des toilettes puis poussa sur la poignée de la chasse d’eau, brièvement pour limiter la chute.
Elle se concentra sur l’icone neural qui semblait planer à la périphérie de sa conscience et rassembla ses pensées en une séquence d’instructions distincte.
Activer lien sensoriel et contrôle directionnel, ordonna-t-elle à son bioprocesseur implanté.
Lorsqu’elle ferma les yeux, l’image fantomatique transmise par les rétines sensibles à l’infrarouge du cafard s’intensifia jusqu’à sa résolution optimale. Elle ressentit un instant de désorientation alors qu’elle interprétait les données visuelles qui lui parvenaient par la fibre optique branchée dans son coccyx. C’était un fouillis confus de topologie de Möbius, de couleur rouge, rose et noire, une circonvolution à travers laquelle des lunes vertes tombaient. Le cafard s’accrochait au fond de la conduite, sous une douche de gouttes provenant de la descente des toilettes. Des graphiques directionnels se surimposèrent à l’image, comme sur l’écran de commande d’un pilote d’avion. »
Extrait de : P.F Hamilton. « Nano – Greg Mandel. »
Quantum par Peter F. Hamilton

Fiche de Quantum
Titre : Quantum (Tome 2 sur 3 – Greg Mandel)
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 1994
Traduction : T. Arson, S. Doke
Editeur : Milady
Première page de Quantum
« On était le troisième jeudi de janvier, et après une quinzaine de crachins quotidiens la première véritable tempête de la mousson anglaise était prévue pour la fin de l’après-midi. L’anneau des plates-formes que la compagnie Event Horizon maintenait en orbite basse autour de la Terre avait observé sa formation dans l’Atlantique, à l’ouest du Portugal : le choc de fronts thermiques, la combinaison propice de la température et de l’humidité. Les amplificateurs photoniques multispectres surveillaient les volutes tourmentées de nuages qui s’étiraient vers l’Angleterre, gagnant en puissance et en vitesse. Les chaînes satellitaires avaient commencé à diffuser le bulletin d’alerte météo aux infos du matin. Dans tout le pays, aussi bien dans les zones rurales que les centres urbains, les gens se hâtaient de renforcer leur logis, rentraient les animaux à l’abri et protégeaient de leur mieux les cultures.
Si les plates-formes s’étaient concentrées sur le comté de Rutland alors que l’aube se levait, tout observateur aurait eu l’attention attirée à son extrémité est, là où le grand réservoir en « Y » de Rutland Water reflétait le splendide scintillement d’un rose mordoré du soleil. »
Extrait de : P.F Hamilton. « Quantum – Greg Mandel. »
Mindstar par Peter F. Hamilton

Fiche de Mindstar
Titre : Mindstar (Tome 1 sur 3 – Greg Mandel)
Auteur : Peter F. Hamilton
Date de parution : 1993
Traduction : T. Arson
Editeur : Milady
Première page de Mindstar
« Des météorites striaient le ciel nocturne comme une averse de neige fondue incandescente, et leur scintillement intense créait des traits éblouissants sur l’image que l’amplificateur photonique envoyait aux nerfs optiques de Greg Mandel.
Il était suspendu à une aile furtive Westland, à cinq cents mètres au-dessus de Purser’s Hill, à l’ouest de Kettering. Et il descendait en lentes spirales. Le vent qui tambourinait contre la membrane produisait des harmoniques graves à peine audibles.
L’objectif au sol était la maison d’un petit fermier : des murs de pierres non taillées envahis par de la végétation grimpante d’un vert olive, avec de grosses fleurs écarlates ici et là. Le toit de chaume était à moitié pourri et dévoré par les ondulations bleuâtres de la moisissure. Un panneau solaire de deux mètres carrés y avait été fixé.
Greg atterrit à une centaine de mètres en contrebas du cottage, et le rétropropulseur donna son maximum pour freiner l’élan naturel de l’aile. Il mit moins de trois mètres pour s’immobiliser. »
Extrait de : P.F Hamilton. « Mindstar – Greg Mandel. »
L’impasse-temps par Dominique Douay

Fiche de L’impasse-temps
Titre : L’impasse-temps
Auteur : Dominique Douay
Date de parution : 1980
Editeur : Denoël
Première page de L’impasse-temps
« Marie me quittait. Marie m’avait déjà quitté ; pour elle, je n’étais déjà plus qu’un souvenir gris et rose, couleur de carte postale pour conscrit de la Grande Guerre. Je le lisais dans ses yeux. Les paroles étaient inutiles.
« Je suis très triste, tu sais, se crut-elle pourtant obligée de dire.
— Erreur. » Le ton badin que j’affectais ne correspondait pas à mon humeur. Pas exactement. « Ce que tu prends pour de la tristesse, c’est une forme de pitié. Tu as pris ta décision, et… Bon, cette décision, quand tu as commencé à l’envisager, ça a peut-être été une sorte de déchirement, mais maintenant tu as dépassé ce stade, sinon tu aurais attendu encore un peu. C’est humain. On cherche tous à souffrir le moins possible… Seulement moi, tu penses que je n’étais pas préparé à cette nouvelle, alors tu as mal en songeant à la douleur que je dois éprouver. »
Ses lourdes boucles châtaines oscillèrent, amplifiant son geste de dénégation. Bien sûr, elle ne pouvait pas être d’accord avec ma vision des choses. Trop terre à terre. Il lui fallait le chant rauque et doux d’un violoncelle, je lui offrais le rapport froid et distancié d’un clinicien. »
Extrait de : D. Douay. « L’Impasse-Temps. »
L’échiquier de la création par Dominique Douay

Fiche de L’échiquier de la création
Titre : L’échiquier de la création
Auteur : Dominique Douay
Date de parution : 1976
Editeur : J’ai lu
Première page de L’échiquier de la création
« La nuit, d’abord. Déserte, insondable. Puis une soudaine apparition. Un homme dans une bulle noire. Seul. Nu, le crâne rasé, immobile.
Mort :
une liqueur d’un jaune malsain, couleur de terre et de sanie, s’écoule de la bouche, des narines, des yeux réduits à deux orifices béants, trace un réseau de fines rigoles sur son torse glabre.
Mort :
la peau – ne pas se fier aux apparences ; la bulle noire ne renferme pas seulement l’effigie, l’image pétrifiée d’un homme ; ne seraient cette étrange immobilité et les signes évidents d’une décomposition accélérée, rien ne permettrait d’affirmer qu’il s’agit d’un cadavre plutôt que d’un robuste quadragénaire endormi ou simplement perdu dans ses pensées.
la peau souple et luisante, comme huilée, se soulève par endroits. Des cloques se forment, bubons frémissants dont la rapide multiplication achève de rendre inidentifiables les traits de l’homme au crâne rasé. »
Extrait de : D. Douay. « L’Échiquier de la création. »
Eclipse ou le printemps de Terre XII par Dominique Douay
Fiche de Eclipse ou le printemps de Terre XII
Titre : Eclipse ou le printemps de Terre XII
Auteur : Dominique Douay
Date de parution : 1975
Editeur : Opta
Première page de Eclipse ou le printemps de Terre XII
« L’ÉVÉNEMENT / 1
« Mon capitaine ? »
« Qu’est-ce qui m’a foutu un abruti pareil ? Pourquoi as-tu coupé la communication ? »
« Moi ? Mais je n’ai… »
« Suffit ! Je n’ai pas de temps à perdre pour le moment. Repasse-moi le Q.G. Et en vitesse ! »
Le même dialogue, à quelques variantes près, sur tous les mondes régis par Mars II.
LES TÉMOINS / 1 – FLIPPE
(L’orphelinat militaire d’Europe-Ouest. L’École.)
Pour Flippe, un jour comme les autres. Il se lève à la première sonnerie, chahute un peu avec ses compagnons de dortoir. Le surveillant accourt, distribue des coups de badine… Rien que de très banal. Le seul incident notable se situe au cours des exercices physiques. »
Extrait de : D. Douay. « Éclipse ou le printemps de Terre XII. »
Week end à Zuydcoote par Robert Merle

Fiche de Week end à Zuydcoote
Titre : Week end à Zuydcoote
Auteur : Robert Merle
Date de parution : 1949
Editeur : Le livre de poche
Première page de Week end à Zuydcoote
« Le soleil brillait toujours sur les deux files de voitures abandonnées qui, à perte de vue, flanquaient les deux côtés de la rue. Maillat remarqua tout en marchant une très belle Mercury kaki. Elle avait dû appartenir à un général : elle portait encore un fanion. Deux soldats y dormaient. Ils avaient démantelé le dossier du siège avant, l’avaient rabattu en arrière, et étendus de tout leur long sur les coussins, dormaient côte à côte, les mains ouvertes, avec un air de satisfaction profonde. Maillat entendit un bruit de roues sur les pavés, et au même instant, un petit charreton, poussé par un biffin, débouchait sur sa droite. Une femme y était étendue, jambes en avant. Sa robe, retroussée presque jusqu’au ventre, laissait voir deux cuisses roses et grasses qui, à chaque mouvement du charreton, tremblaient dans une espèce de danse obscène.
Le charreton tourna, grinçant de ses deux roues sur les pavés inégaux, s’engagea dans la rue que suivait Maillat, et arriva à sa hauteur. La femme avait les yeux fixes et un grand trou noir à la tempe. Ses cuisses n’arrêtaient pas de
trembloter à chaque cahot. »
Extrait de : R. Merle. « Weekend à Zuydcoote. »