Catégorie : Livres
World War Z par Max Brooks

Fiche de World War Z
Titre : World War Z
Auteur : Max Brooks
Date de parution : 2006
Traduction : P. Imbert
Editeur : Le livre de poche
Première page de World War Z
« On lui a donné toutes sortes de noms : la Crise, les Années noires, le Fléau rampant ; et d’autres plus modernes ou plus branchés, comme la Ze Guerre mondiale, voire la Première Guerre Z. A titre personnel, je n’aime pas beaucoup cette dernière appellation, dans la mesure où elle implique une Seconde Guerre Z. Pour moi, cette tragédie reste avant tout la Guerre des Zombies, et si certains s’avisent à critiquer la rigueur scientifique de l’expression, je les mets au défi de trouver mieux pour désigner les créatures qui ont bien failli nous exterminer. Zombie. Un mot terrible, à la puissance d’évocation sans pareille, un mot capable de faire resurgir nos souvenirs les plus intimes, nos angoisses les plus profondes… Souvenirs et angoisses qui forment l’ossature du livre que vous tenez entre vos mains.
Cette somme historique consacrée à la plus grande guerre de tous les temps doit sa genèse à un autre genre de conflit – beaucoup moins important et bien plus personnel -, entre la responsable de la Commission post-traumatique des Nations unies (CPTNU) et moi-même. »
Extrait de : M. Brooks. « World war Z. »
Guide de survie en territoire zombie par Max Brooks

Fiche de Guide de survie en territoire zombie
Titre : Guide de survie en territoire zombie
Auteur : Max Brooks
Date de parution : 2003
Traduction : P. Imbert
Editeur : Le livre de poche
Première page de Guide de survie en territoire zombie
« Les morts sont parmi nous. Zombies, goules, somnambules – appelez-les comme vous voudrez –, jamais l’humanité n’a connu péril plus dangereux (en dehors d’elle-même, bien entendu). Gardons-nous de les considérer comme de simples prédateurs avides de chair humaine. Ce sont avant tout des parasites, que nous hébergeons malgré nous.
Les plus chanceuses de leurs victimes finissent dévorées vivantes, déchiquetées et nettoyées jusqu’aux os. Les autres viennent grossir les rangs de leurs meurtriers, transformées à leur tour en monstres carnivores putrescents. Face à de telles horreurs, les techniques de combat conventionnelles s’avèrent inefficaces. Il en va de même pour les raisonnements conventionnels. Notre science du meurtre, pourtant minutieusement développée et améliorée depuis la nuit des temps, s’avère parfaitement inutile face à un ennemi qui n’est pas « vivant » au sens technique du terme. »
Extrait de : M. Brooks. « Guide de survie en territoire zombie. »
Dévolution par Max Brooks

Fiche de Dévolution
Titre : Dévolution
Auteur : Max Brooks
Date de parution : 2020
Traduction : P. Imbert
Editeur : Calmann Lévy
Première page de Dévolution
« BIGFOOT DÉTRUIT UN VILLAGE. Voilà le titre d’un article qu’on m’a envoyé peu de temps après l’éruption du mont Rainier. J’ai pris ça pour un spam, conséquence inévitable de toutes mes recherches en ligne. À l’époque, je terminais un énième papier sur Rainier, l’analyse exhaustive de ce qui aurait dû être une catastrophe prévisible – et globalement évitable. Comme tout un chacun dans ce pays, il me fallait des faits, pas du sensationnalisme. L’essentiel de la presse s’y tenait, d’ailleurs, parce qu’entre toutes les erreurs humaines liées à l’éruption – les égarements politiques, économiques, logistiques –, c’était l’aspect psychologique, l’hystérie et l’exagération qui avaient fait le plus de victimes. Pourtant, cet e-mail était toujours là, sur l’écran de mon ordinateur portable : BIGFOOT DÉTRUIT UN VILLAGE. »
Extrait de : M. Brooks. « Dévolution. »
Peindre, pêcher & laisser mourir par Peter Heller

Fiche de Peindre, pêcher & laisser mourir
Titre : Peindre, pêcher & laisser mourir
Auteur : Peter Heller
Date de parution : 2014
Traduction : C. Leroy
Editeur : Actes Sud
Première page de Peindre, pêcher & laisser mourir
« Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour, je tirerais sur un homme. Que je deviendrais père. Que je vivrais si loin de la mer.
Enfant, on imagine parfois sa vie future, à quoi elle ressemblera.
Jamais je n’aurais cru que je deviendrais peintre. Que je pourrais créer un monde et y pénétrer pour m’y perdre. Que l’art serait une chose que je ne pourrais pas ne pas pratiquer.
Mon père à moi était bûcheron. Un très doux, qui ne s’est jamais battu avec personne.
Jamais je n’aurais cru que ma fille serait aussi belle et forte que ma mère. Ni qu’elle ne la connaîtrait jamais. Ou qu’un après-midi au Boxcar à Taos je descendrais un Jim Beam au fond d’une bière et que Lauder Simms serait assis sur le tabouret d’à côté à s’envoyer une vodka tonic, sans doute sa quatrième ou cinquième, dans un bruit qui me ferait dresser les poils sur la nuque, posant sans cesse ses yeux humides sur nous. »
Extrait de : P. Heller. « Peindre, pêcher et laisser mourir. »
Le guide par Peter Heller

Fiche de Le guide
Titre : Le guide
Auteur : Peter Heller
Date de parution : 2021
Traduction : C. Leroy
Editeur : Actes Sud
Première page de Le guide
« Ce premier après-midi, il déposa son paquetage et son sac sur la lirette du bungalow et sauta dans un short en nylon. Il glissa un paquet de plombs anglais et une petite boîte de mouches dans ses poches de poitrine, puis sortit la canne à pêche Winston cinq poids du pickup et l’assembla. Ses bottes séchaient sur la banquette arrière, il enfila des chaussettes en laine, laça ses bottes et se passa autour du cou le cordon auquel pendaient son coupe-fil, une bobine, des forceps et du gel de flottaison. Il faisait juste assez chaud et il préférait y aller sans cuissardes. L’eau serait gelée, mais il était seul : il n’aurait pas à rester dans l’eau pendant des heures à côté d’un client en train de lancer. Il se déplacerait rapidement.
Ce qu’il fit. Il commença par la grande fosse sombre qui s’étirait au pied du bungalow et se dirigea vers l’amont. Une couvée d’éphémères s’élevait au-dessus du courant plus lent près de la berge. Des baetis. »
Extrait de : P. Heller. « Le Guide. »
La rivière par Peter Heller

Fiche de La rivière
Titre : La rivière
Auteur : Peter Heller
Date de parution : 2019
Traduction : C. Leroy
Editeur : Actes Sud
Première page de La rivière
« Ils adoraient pagayer dans l’orage. Grâce à la jupe, ils se sentaient en sécurité dans le canoë tant qu’ils ne prenaient pas d’obstacle par le flanc, et qu’ils restaient loin des ombres et des bruits sur la berge. La boussole était inutile tant qu’ils faisaient en sorte que les déferlantes leur arrivent par la hanche de bâbord. Ils pouvaient se prendre beaucoup d’eau, mais un chavirement loin de la rive les tuerait, si bien qu’ils prenaient soin d’aborder les vagues de biais. Ils pagayaient à genoux pour maintenir un centre de gravité bas. C’était épuisant. Puis le vent retomba d’un coup comme étouffé, le lac se fit d’huile en moins d’une heure et ils eurent l’impression de flotter dans le brouillard. Ils se mouvaient dans un nuage lui-même mouvant d’où seuls quelques mètres d’eau noire étaient visibles quelle que soit la direction, et le brouillard pâle dériva en haillons comme de la fumée récalcitrante. L’eau murmurait autour de la carène et, dans l’esprit de Wynn, possédait un lustre pareil à de la rayonne. Ils se seraient crus dans un rêve ; Wynn pensa à un roman de Poe où des naufragés sont attirés vers le pôle Sud et où le courant qui les entraîne devient de plus en plus chaud et calme au fur et à mesure de leur avancée. »
Extrait de : P. Heller. « La Rivière. »
La pommeraie par Peter Heller

Fiche de La pommeraie
Titre : La pommeraie
Auteur : Peter Heller
Date de parution : 2019
Traduction : C. Leroy
Editeur : Actes Sud
Première page de La pommeraie
« Ma mère faisait partie du mouvement des néoruraux. Elle avait eu cette idée : s’installer avec moi, sa fille de six ans, dans une cabane au milieu d’une pommeraie en déshérence à quelques kilomètres d’une large rivière du Vermont. Par “déshérence” j’entends que les arbres n’avaient pas été entretenus depuis des années, étaient chétifs et tordus, avaient cédé du terrain aux hautes herbes qui nous arrivaient à la taille, à de jeunes pousses d’épicéas, de peupliers, de bouleaux et d’érables. Un certain nombre d’entre eux étaient morts et avaient fini par tomber, frappés par la foudre et brisés par les tornades errantes qui, bizarrement, touchaient ces collines toutes les quelques années.
Alimenté par un ruisseau, l’étang au fond de la pommeraie s’était à moitié envasé, mais avait encore assez d’eau pour recevoir les visites de castors géants qui me semblaient aussi gros que des ours et beaucoup plus méchants. Dans la pile de livres pour enfants qu’Hayley avait emportée, il y avait Winnie et Corduroy, deux oursons qui étaient toujours gentils. »
Extrait de : P. Heller. « La Pommeraie. »
La constellation du chien par Peter Heller

Fiche de La constellation du chien
Titre : La constellation du chien
Auteur : Peter Heller
Date de parution : 2012
Traduction : C. Leroy
Editeur : Actes Sud
Première page de La constellation du chien
« Je laisse tourner la Bête, je garde des réserves d’Avgas 100, j’anticipe les attaques. Je ne suis pas si vieux, je ne suis plus si jeune. Dans le temps, j’aimais pêcher la truite plus que tout au monde ou presque.
Mon nom, c’est Hig, un nom un seul. Big Hig, si vous en voulez un autre.
Si je me suis déjà réveillé en larmes au milieu d’un rêve, et je ne dis pas que c’est arrivé, c’est parce qu’il ne reste plus une truite, plus une. La truite mouchetée, arc-en-ciel, fario, fardée, dorée, plus une.
C’en est fini du tigre, de l’éléphant, des grands singes, du babouin, du guépard. De la mésange, de la frégate, du pélican (gris), de la baleine (grise), de la tourterelle turque. Je n’ai pas pleuré jusqu’à ce que la dernière truite remonte le courant sans doute en quête d’une eau plus froide. »
Extrait de : P. Heller. « La Constellation Du Chien. »
Céline par Peter Heller

Fiche de Céline
Titre : Céline
Auteur : Peter Heller
Date de parution : 2017
Traduction : C. Leroy
Editeur : Actes Sud
Première page de Céline
« Il y avait du soleil et du vent, les coquelicots viraient à l’orange sur les pentes qui menaient au cap, fondus dans de larges bandes de lupins bleus. Le Pacifique, presque noir, blanchissait au pied des falaises tout au long de Big Sur. Comme il aimait ce paysage. Il remonta la bretelle de son sac à dos sur son épaule. Depuis que Jence était mort à la guerre c’était la seule chose qu’il aimait vraiment. Joli butin pour aujourd’hui, aussi, une pleine poignée de cailloux de jade ramassés dans la crique en contrebas. Il s’arrêta pour reprendre son souffle. Le sentier était raide, par ici, les rochers pareils à des marches, et il avait les jambes de son pantalon trempées jusqu’aux cuisses, lourdes. Encore une seconde, puisque cet après-midi il n’était pas pressé.
En entendant le cliquetis du roc et des voix, il leva les yeux vers le sentier et vit la famille. La petite fille courait presque en descendant. Elle portait une robe d’été jaune et bleu qui rappelait un peu ces falaises fleuries, et elle criait. Ce devait être sa mère juste derrière, qui essayait de la rattraper, essayait de regarder où elle posait les pieds qu’elle avait chaussés de sandales de cuir, les bras écartés comme des ailes pour garder l’équilibre. »
Extrait de : P. Heller. « Céline. »
Le gouffre mortel par Jean de La Hire et René Brantonne

Fiche de Le gouffre mortel
Titre : Le gouffre mortel (Tome 12 sur 12 – Les 3 scouts)
Auteur : Jean de La Hire et René Brantonne
Date de parution : 1954
Editeur : Editions du Carquois
Première page de Le gouffre mortel
