Catégorie : Livres
Nouvelles de la mère patrie par Dmitry Glukhovsky

Fiche de Nouvelles de la mère patrie
Titre : Nouvelles de la mère patrie
Auteur : Dmitry Glukhovsky
Date de parution : 2010
Traduction : D.E Savine, J. Vanidze
Editeur : L’Atalante
Sommaire de Nouvelles de la mère patrie :
- From hell
- Tout a un prix
- Prothèse
- Panspermie
- Avant l’accalmie
- Une bonne action
- A chacun son destin
- Les informations qui comptent
- Parois ils reviennent…
- Utopia
- Une pour tous
- Apparition
- Toucher le fond
- Deus ex machina
- Pas de ce monde
- Avant et après
Première page de From hell
« — Mikhaïl Semenovitch ! Professeur Stein ! Réveillez-vous ! Il faut que vous voyiez ça…
L’assistant secouait le professeur en le tenant fermement par l’épaule.
Ce dernier émit un son inarticulé et lui tourna le dos. Il n’y avait rien à voir dans cette folle expédition à la manque. Rien d’autre que des moucherons avides de sang, capables de dévorer une vache entière en dix minutes. Rien d’autre que des moustiques de la taille d’un molosse, de la sueur et de la vodka. Sans oublier la poussière, la boue et la caillasse.
Quelle idée d’y être allé à l’âge de la retraite !
— D’gage, lança-t-il à son assistant.
— Mikhaïl Semenovitch, insista l’autre. Mikhaïl Semenovitch ! Le foret s’est engouffré sous terre ! Et nous avons trouvé quelque chose !
Le professeur ouvrit les yeux. La toile de la tente laissait filtrer les premiers rayons du soleil levant. Près de lui, gisaient une boîte d’analgésiques, un verre à vodka grossier ainsi que son épais cahier aux pages noircies de calculs théoriques. Une fois l’expédition terminée, il serait quitte pour les hacher menu, les assaisonner d’huile et les bâfrer. Que de temps gâché ! Car si jamais Stein avait l’audace de présenter ses théories devant l’Académie des sciences, ses adversaires lui introduiraient ce cahier dans le corps à leur manière. Par voie rectale. »
Extrait de : D. Glukhovsky. « Nouvelles de la mère patrie. »
L’avant-poste par Dmitry Glukhovsky

Fiche de L’avant-poste
Titre : L’avant-poste
Auteur : Dmitry Glukhovsky
Date de parution : 2022
Traduction : R. Pache
Editeur : Robert Laffont
Première page de L’avant-poste
« — Qu’est-ce qu’il y a, de l’autre côté du pont ?
Egor doit bien poser la question pour la millième fois… et il ne s’en lasse pas, car la réponse est chaque fois différente.
L’immense pont s’enfonce dans une vase glauque, dans un épais brouillard empoisonné, s’y dissout peu à peu et disparaît complètement à une vingtaine de mètres de la rive. Parfois, le vent souffle sur ce magma, pour tenter de le disperser. Sans succès.
Le voile verdâtre ne se soulève qu’à peine, et derrière lui, on voit la même chose : des rails rouillés, des poutres et des poutrelles rouillées, envahies par quelque chose de rouge qui ressemble à des algues sans être des algues ; quelque chose qui ondule, qu’il y ait du vent ou qu’il n’y en ait pas.
Le brouillard ne peut être dissipé, parce qu’il monte du fleuve. Le brouillard est la respiration même du fleuve, lent, écumeux… malade.
On ne voit pas non plus le fleuve depuis la rive : l’endroit où les piliers bétonnés du pont s’enfoncent est dissimulé par la brume. En revanche, on l’entend, même à travers le brouillard – ses bruits de déglutition, ses clapotis, ses gargouillis. »
Extrait de : D. Glukhovsky. « L’Avant-poste. »
Futu.re par Dmitry Glukhovsky

Fiche de Futu.re
Titre : Futu.re
Auteur : Dmitry Glukhovsky
Date de parution : 2013
Traduction : D.E Savine
Editeur : L’Atalante
Première page de Futu.re
« L’ascenseur, c’est un engin formidable, me dis-je. Et les raisons de s’en extasier sont légion.
En voyageant à l’horizontale, on sait toujours où l’on va arriver ; mais, lors d’un déplacement vertical, on peut se retrouver n’importe où.
Des directions, il n’y en a que deux : vers le haut et vers le bas, mais il est impossible de prévoir le spectacle que révéleront les vantaux coulissants à leur ouverture. Des zoos infinis de bureaux et leurs employés enfermés dans des cages, un paysage champêtre idyllique aux pâtres insouciants, des fermes de sauterelles, un hangar où se dresse une Notre-Dame solitaire et décrépite, des quartiers pauvres nauséabonds où chacun dispose de mille centimètres carrés pour vivre, une piscine au bord de la Méditerranée ou tout simplement des entrelacs de couloirs de service étriqués. Certains niveaux sont accessibles à tout un chacun, sur d’autres les ascenseurs n’ouvrent pas leurs portes par hasard, d’autres encore sont ignorés de tous, à l’exception des concepteurs des tours.
Les tours sont assez hautes pour percer les nuages, et leurs racines, qui plongent dans la terre, sont encore plus démesurées. Les chrétiens affirment que certains ascenseurs de la tour qui se dresse à l’emplacement du Vatican font des allers-retours vers l’Enfer et que d’autres offrent une ligne directe vers le Paradis. »
Extrait de : D. Glukhovsky. « Futu.re. »
Metro 2035 par Dmitry Glukhovsky

Fiche de Metro 2035
Titre : Metro 2035 (Tome 3 sur 3 – Metro)
Auteur : Dmitry Glukhovsky
Date de parution : 2015
Traduction : D.E Savine
Editeur : L’Atalante
Première page de Metro 2035
« — C’est interdit, Artyom.
— Ouvre. Allez, ouvre, je te dis.
— Le chef de la station a dit… Il a dit de ne laisser sortir personne.
— Tu me prends pour un imbécile, c’est ça ? Qui ça, personne ? Comment ça, personne ?
— J’ai des ordres, moi ! En vue de protéger la station… contre les radiations… je ne dois pas ouvrir. J’ai reçu des ordres. Tu comprends ?
— C’est Soukhoï qui t’a donné cet ordre ? Mon père adoptif ? Allez, ouvre.
— Je vais me faire taper sur la tête par ta faute, Artyom…
— Eh bien, je vais le faire moi-même puisque tu ne le peux pas.
— Allô… Sanseïtch… Je vous appelle du poste de garde… Y a votre Artyom qui est là. Qu’est-ce que j’en fais ? D’accord. On attend.
— T’as fait ton petit rapport, hein ? Bravo, Nikita. T’as cafté. Dégage ! C’est pas ça qui va m’arrêter. Je remonterai de toute façon ! »
Extrait de : D. Glukhovsky. « Métro 2035. »
Metro 2034 par Dmitry Glukhovsky

Fiche de Metro 2034
Titre : Metro 2034 (Tome 2 sur 3 – Metro)
Auteur : Dmitry Glukhovsky
Date de parution : 2009
Traduction : D.E Savine
Editeur : L’Atalante
Première page de Metro 2034
« Année 2034.
Le monde gît en ruine. L’humanité est presque annihilée. Les radiations rendent les décombres des mégapoles inhabitables et par-delà leurs limites, à en croire les ouï-dire, s’étendent à l’infini des terres calcinées et de profondes forêts à la faune et à la flore mutées. Nul ne peut décrire ce qui s’y trouve avec certitude.
La civilisation s’éteint. La mémoire de la grandeur passée de l’humanité se pare de fables pour devenir légende. Plus de vingt ans ont passé depuis que le dernier avion s’est arraché du tarmac. Les rails rongés de rouille ne mènent nulle part. Les grands projets architecturaux, jamais achevés, retombent en poussière. Les ondes sont silencieuses et les officiers des communications n’entendent que du bruit blanc quand ils balayent les fréquences sur lesquelles hurlaient jadis New York, Paris, Tokyo et Buenos Aires.
Vingt petites années seulement depuis que c’est arrivé, mais l’homme n’est plus le maître des lieux sur Terre. Des organismes engendrés par les radiations sont bien mieux adaptés que lui pour vivre dans ce nouvel environnement. L’ère de l’humanité s’achève. »
Extrait de : D. Glukhovsky. « Métro 2034. »
Metro 2033 par Dmitry Glukhovsky

Fiche de Metro 2033
Titre : Metro 2033 (Tome 1 sur 3 – Metro)
Auteur : Dmitry Glukhovsky
Date de parution : 2007
Traduction : D.E Savine
Editeur : L’Atalante
Première page de Metro 2033
« — C’est quoi, ce bruit ? Hé, Artyom ! Jette un œil !
À contrecœur, Artyom quitta sa place près du feu et, rabattant sur sa poitrine la mitraillette qui lui pendait en bandoulière, se dirigea vers les ténèbres. À la limite de l’espace éclairé, il fit jouer bruyamment le levier d’armement et cria d’une voix rauque :
— Halte ! Qui va là ?
Dans l’obscurité devant lui, d’où s’échappaient encore une minute plus tôt des bruissements étranges et des borborygmes assourdis, résonnèrent distinctement des pas précipités. Quelqu’un battait en retraite vers les profondeurs du tunnel, effrayé par la voix enrouée d’Artyom et le cliquetis de l’arme. Sans attendre, le jeune homme retourna près du feu et lança à Piotr Andreïevitch :
— Bah, j’ai vu personne. Il n’a rien dit. Il s’est barré.
— Quelle buse ! On t’a dit : pose pas de questions, tire ! Comment tu veux savoir à qui t’as affaire ? C’est peut-être les Noirs qui rappliquent.
— Non… Je ne pense pas que le truc était humanoïde… Les pas résonnaient trop bizarrement… J’aurais reconnu des pas humains, tout de même ! Et puis, si ç’avait été les Noirs, est-ce qu’on les a vus fuir ne serait-ce qu’une seule fois ? »
Extrait de : D. Glukhovsky. « Metro 2033. »
Intégrale Z par Max Brooks

Fiche de Intégrale Z
Titre : Intégrale Z
Auteur : Max Brooks
Date de parution : 2013
Traduction : P. Imbert
Editeur : Orbit
Sommaire de Intégrale Z :
- World War Z, une histoire orale de la Guerre des Zombies
- Closure, limited et autres histoires de zombies
- Guide de survie en territoire zombie (Ce livre peut vous sauver la vie)
World War Z par Max Brooks

Fiche de World War Z
Titre : World War Z
Auteur : Max Brooks
Date de parution : 2006
Traduction : P. Imbert
Editeur : Le livre de poche
Première page de World War Z
« On lui a donné toutes sortes de noms : la Crise, les Années noires, le Fléau rampant ; et d’autres plus modernes ou plus branchés, comme la Ze Guerre mondiale, voire la Première Guerre Z. A titre personnel, je n’aime pas beaucoup cette dernière appellation, dans la mesure où elle implique une Seconde Guerre Z. Pour moi, cette tragédie reste avant tout la Guerre des Zombies, et si certains s’avisent à critiquer la rigueur scientifique de l’expression, je les mets au défi de trouver mieux pour désigner les créatures qui ont bien failli nous exterminer. Zombie. Un mot terrible, à la puissance d’évocation sans pareille, un mot capable de faire resurgir nos souvenirs les plus intimes, nos angoisses les plus profondes… Souvenirs et angoisses qui forment l’ossature du livre que vous tenez entre vos mains.
Cette somme historique consacrée à la plus grande guerre de tous les temps doit sa genèse à un autre genre de conflit – beaucoup moins important et bien plus personnel -, entre la responsable de la Commission post-traumatique des Nations unies (CPTNU) et moi-même. »
Extrait de : M. Brooks. « World war Z. »
Guide de survie en territoire zombie par Max Brooks

Fiche de Guide de survie en territoire zombie
Titre : Guide de survie en territoire zombie
Auteur : Max Brooks
Date de parution : 2003
Traduction : P. Imbert
Editeur : Le livre de poche
Première page de Guide de survie en territoire zombie
« Les morts sont parmi nous. Zombies, goules, somnambules – appelez-les comme vous voudrez –, jamais l’humanité n’a connu péril plus dangereux (en dehors d’elle-même, bien entendu). Gardons-nous de les considérer comme de simples prédateurs avides de chair humaine. Ce sont avant tout des parasites, que nous hébergeons malgré nous.
Les plus chanceuses de leurs victimes finissent dévorées vivantes, déchiquetées et nettoyées jusqu’aux os. Les autres viennent grossir les rangs de leurs meurtriers, transformées à leur tour en monstres carnivores putrescents. Face à de telles horreurs, les techniques de combat conventionnelles s’avèrent inefficaces. Il en va de même pour les raisonnements conventionnels. Notre science du meurtre, pourtant minutieusement développée et améliorée depuis la nuit des temps, s’avère parfaitement inutile face à un ennemi qui n’est pas « vivant » au sens technique du terme. »
Extrait de : M. Brooks. « Guide de survie en territoire zombie. »
Dévolution par Max Brooks

Fiche de Dévolution
Titre : Dévolution
Auteur : Max Brooks
Date de parution : 2020
Traduction : P. Imbert
Editeur : Calmann Lévy
Première page de Dévolution
« BIGFOOT DÉTRUIT UN VILLAGE. Voilà le titre d’un article qu’on m’a envoyé peu de temps après l’éruption du mont Rainier. J’ai pris ça pour un spam, conséquence inévitable de toutes mes recherches en ligne. À l’époque, je terminais un énième papier sur Rainier, l’analyse exhaustive de ce qui aurait dû être une catastrophe prévisible – et globalement évitable. Comme tout un chacun dans ce pays, il me fallait des faits, pas du sensationnalisme. L’essentiel de la presse s’y tenait, d’ailleurs, parce qu’entre toutes les erreurs humaines liées à l’éruption – les égarements politiques, économiques, logistiques –, c’était l’aspect psychologique, l’hystérie et l’exagération qui avaient fait le plus de victimes. Pourtant, cet e-mail était toujours là, sur l’écran de mon ordinateur portable : BIGFOOT DÉTRUIT UN VILLAGE. »
Extrait de : M. Brooks. « Dévolution. »