Catégorie : Livres

 

Révolte des Triffides par John Wyndham

Fiche de Révolte des Triffides

Titre : Révolte des Triffides (Le jour des Triffides – différente traduction)
Auteur : John Wyndham
Date de parution : 1951
Traduction : M. Duino
Editeur : Fleuve noir

Première page de Révolte des Triffides

« Si, comme moi, vous vous étiez éveillé ce mercredi-là avec la sensation instantanée de vous trouver plongé dans une atmosphère de dimanche, tout en sachant pertinemment bien que ce n’est pas Noël ou n’importe quel autre jour de fête officielle, vous auriez pensé vous aussi que quelque chose ne tournait pas rond dans la maison. Huit heures avaient sonné quelque part et rien ne bougeait, rien ne vivait.
Je tendis l’oreille, croyant d’abord avoir mal entendu – car après tout l’erreur pouvait venir de moi, elle devait même venir de moi, cent personnes ensemble ayant plus de mal à confondre les jours qu’une seule – mais non ! Une autre pendule se mit en branle, et de nouveau huit coups retentirent dans les couloirs et les chambres. Cette fois, il n’y avait plus à douter : quelque chose ne tournait pas rond…
C’est à un stupide accident que je dois d’avoir raté la fin du monde. Et aussi, bien sûr, au fait que  »

Extrait de : J. Wyndham. « Révolte des Triffides. »

Les transformés par John Wyndham

Fiche de Les transformés

Titre : Les transformés (Les chrysalides – différente traduction)
Auteur : John Wyndham
Date de parution : 1955
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les transformés

« Quand j’étais petit, je rêvais parfois d’une cité, et c’était étrange car cela commença avant même que je sache ce qu’est une cité. Une ville, nichée dans la courbe d’une large baie bleue, se présentait à mon esprit.
Les immeubles étaient tout à fait différents de ceux que je connaissais. Le trafic, dans les rues, était étrange. Les voitures roulaient sans chevaux. Parfois, il y avait des objets dans le ciel, des objets brillants qui avaient la forme de poissons et qui n’étaient certainement pas des oiseaux.
C’était un endroit superbe, fascinant et, un jour, alors que j’étais encore trop jeune pour être prudent, je demandai à ma sœur aînée, Marie, où pouvait se trouver cette délicieuse cité.
Elle secoua la tête et me dit que cet endroit n’existait point. Pas actuellement. Mais peut-être, suggéra-t-elle, avais-je rêvé d’époques d’un passé depuis longtemps écoulé. Les rêves étaient des choses bizarres et on ne pouvait les expliquer. Il se pouvait donc que ce que je voyais fût une partie du  »

Extrait de : J. Wyndham. « Les transformés. »

La révolte masculiniste par William Tenn

Fiche de La révolte masculiniste

Titre : La révolte masculiniste
Auteur : William Tenn
Date de parution : 1965
Traduction : M. Rolland
Editeur : Denoël

Sommaire de La révolte masculiniste

  • La révolte masculiniste par William Tenn
  • Le règne des fourmis par John Wyndham

Première page de La révolte masculiniste

« Le retour de la Braguette

Les historiens de la période allant de 1990 à 2015 sont en total désaccord sur les causes de la Révolte masculiniste. Aux yeux de certains, il s’agissait d’un séisme sexuel d’envergure nationale prévisible depuis longtemps. D’autres, en revanche, soutiennent qu’un vieux célibataire déclencha le mouvement dans le seul but d’échapper à la faillite, puis assista à sa transformation en un monstre terrifiant qui le dévora tout cru.
Ce P. Édouard Pollybrille, que ses disciples surnommèrent affectueusement « Pépère », fut l’ultime représentant d’une famille qui s’était distinguée depuis des générations dans la confection pour hommes. L’usine Pollybrille ne produisait qu’un seul article, des tuniques polyvalentes pour hommes, et travaillait à plein rendement jusqu’au jour où s’imposa la mode interchangeable. Brusquement, du jour au lendemain semblait-il, l’habillement purement masculin ne trouva plus preneur. »

Extrait de : W. Tenn. « La Révolte masculiniste. »

Des hommes et des monstres par William Tenn

Fiche de Des hommes et des monstres

Titre : Des hommes et des monstres
Auteur : William Tenn
Date de parution : 1970
Traduction : S. Hilling, E. Gille
Editeur : Opta

Sommaire de Des hommes et des monstres :

  • Des hommes et des monstres
  • Sur un lacet de soulier par Theodore Sturgeon

Première page de Des hommes et des monstres

« L’Humanité se composait de 128 personnes. Par le seul jeu de la poussée démographique, cette si vaste horde suffisait depuis longtemps déjà à peupler plus d’une douzaine de tranchées. Des détachements de la Société Mâle occupaient les quatre premiers de ces corridors communicants et y patrouillaient avec tous leurs effectifs, vingt-trois jeunes hommes dans la fleur de l’âge, pleins d’audace et de vivacité. Ils étaient postés à cet endroit-là pour soutenir le premier choc en cas d’attaque dirigée contre l’Humanité, eux, leurs chefs d’escouades et les jeunes initiés qui les servaient.
Arrière-petit-fils était l’un de ces initiés qui apprenaient leur métier d’homme dans cette puissante troupe. Il n’était encore qu’un apprenti guerrier, le garçon de courses, le serviteur de soldats confirmés, aguerris. Mais demain, demain, il serait autre chose…
C’était le jour de son anniversaire. Demain, on l’enverrait accomplir un Vol pour l’Humanité. À son retour – car il reviendrait sans nul doute : Éric était agile, Éric était rusé, oui il reviendrait – le pagne de l’adolescent serait aussitôt remplacé par la ceinture rigide d’un fier guerrier de la Société Mâle. »

Extrait de : W. Tenn. « Des Hommes et des Monstres. »

Collector par William Tenn

Fiche de Collector

Titre : Collector
Auteur : William Tenn
Date de parution :
Traduction : B. Martin, A. Rosenblum, P. Billon, F. Straschitz, J. Parsons, M. Rolland, C. Renard, M. Battin, M. Deutsch, E. Gille, F.-M. Watkins
Editeur :

Sommaire de Collector :

  • Bernie le Faust
  • Paiement d’avance
  • Descente au pays des morts
  • Comment fut découvert Morniel Mathaway
  • Conflits interplanétaires
  • Vénus est un monde fait pour l’Homme
  • Droit d’asile
  • Drôles de locataires
  • Jeu d’enfant
  • La génération de Noé
  • La gloire refusée
  • La libération de la terre
  • La révolte masculiniste
  • La ruée vers l’est
  • Le choix d’un monde
  • Le déserteur
  • Le farceur
  • Le monstre aux yeux plats
  • Un système non-P
  • Le tout et la partie
  • Les escargots de Bételgeuse
  • Les hommes dans les murs
  • Moi, moi et moi
  • Un flirgleflipologue de génie
  • Un monde en chocolat
  • Vénus et les sept sexes
  • Votre tout-puissant serviteur
  • Winthrop aimait trop le XXVe siècle

Première page de Bernie le Faust

« C’est comme ça que m’appelle Ricardo. Moi, je ne sais ce que je suis au juste.
J’étais assis dans mon petit bureau de deux mètres sur trois. Je lisais les annonces de vente d’excédents de guerre du gouvernement, en essayant de voir où je pourrais me faire un bon petit dollar et où je n’aurais que des emmerdes.
Alors la porte s’est ouverte. Ce petit mec, avec sa gueule sale et son costume tropical dégueulasse et tout fripé, est entré dans le bureau, il a toussoté et il m’a dit :
« Cela vous intéresserait-il d’en acheter un de vingt pour cinq seulement ? »
Et voilà. Rien de plus, rien de moins.
« De quoi ? » j’ai fait en le frimant de la tête aux pieds. »

Extrait de : W. Tenn. « Collector. »

Les chrysalides par John Wyndham

Fiche de Les chrysalides

Titre : Les chrysalides
Auteur : John Wyndham
Date de parution : 1955
Traduction : C. et L. Meistermann, M. Hubert
Editeur : Terre de brume

Première page de Les chrysalides

« Lorsque j’étais petit, je rêvais parfois d’une ville – ce qui était étrange parce que cela commença avant que je sache ce qu’est une ville. Mais cette ville, nichée dans la courbe d’une grande baie azurée, pénétrait dans mon esprit. Je voyais les rues, les bâtisses qui les bordaient, le rivage, et même les bateaux dans le port ; pourtant, de mon vivant je n’avais alors vu ni mer ni bateau…

Et les bâtiments ne ressemblaient pas du tout à ceux que je connaissais. La circulation dans la rue était étrange : des chariots qui roulaient sans chevaux pour les tirer ; et dans le ciel apparaissaient parfois des objets, des objets en forme de poissons qui n’étaient assurément pas des oiseaux.

La plupart du temps, c’est de jour que je voyais cet endroit merveilleux, mais, de temps en temps, c’était la nuit, alors que les lampes brillaient comme un collier de vers luisants le long du rivage, et certaines paraissaient être des étincelles qui dérivaient dans l’eau ou dans l’air. »

Extrait de : J. Wyndham. « Les chrysalides. »

Le village des damnés par John Wyndham

Fiche de Le village des damnés

Titre : Le village des damnés (Les coucous de Midwich)
Auteur : John Wyndham
Date de parution : 1959
Traduction : A. Veillon
Editeur : Denoël

Première page de Le village des damnés

« défense d’entrer à Midwich

Un des plus grands bonheurs de ma femme a été d’épouser un homme né un 26 septembre. Sans cela, nous aurions sûrement passé la nuit du 26 au 27 chez nous à Midwich, ce qui eût entraîné des conséquences qui, Dieu merci, lui ont été épargnées.
Comme c’était mon anniversaire, et que d’autre part il se trouvait que la veille j’avais reçu et signé un contrat avec un éditeur américain, nous partîmes dans la matinée du 26 pour fêter à Londres l’une et l’autre circonstance. Ce fut charmant. Quelques visites utiles, homard au Chablis chez Wheeler, ensuite au spectacle, pour voir la dernière invention d’Ustinov, et après un souper fin, le retour à l’hôtel où Janet, ma femme, ne manqua pas de s’extasier sur le confort de la salle de bains, ce qu’elle fait toujours hors de chez elle.
Sans nous presser, le lendemain, nous rentrâmes à Midwich. Un arrêt chez l’épicier à Trayne, qui est notre centre de ravitaillement le plus proche. Nous reprîmes ensuite la route principale traversant le  »

Extrait de : J. Wyndham. « Le Village Des Damnés: Les Coucous De Midwich. »

Le temps cassé par John Wyndham

Fiche de Le temps cassé

Titre : Le temps cassé
Auteur : John Wyndham
Date de parution : 1956
Traduction : E. Gille
Editeur : Denoël

Sommaire de Le temps cassé :

  • Chronoclasme
  • Le temps du repos
  • Météore
  • Survie
  • Les lunettes de Pawley
  • Numéro opposé
  • De Caïphe à Pilate
  • Stupides martiens
  • Circuit de compassion
  • Fleur sauvage

Première page de Chronoclasme

« Le jour où j’entendis parler de Tavia pour la première fois, l’allusion fut assez confuse et ne retint guère mon attention. Un monsieur d’un certain âge, un étranger, m’aborda un matin dans la grand-rue de Plyton. Il souleva son chapeau, s’inclina – avec peut-être un soupçon d’exotisme – et se présenta poliment :
— Je me nomme Donald Gobie, docteur Gobie. Je vous serais très reconnaissant, sir Gerald, s’il vous était possible de me consacrer quelques minutes. Je suis vraiment désolé de vous déranger, mais il s’agit d’une affaire assez urgente et d’une importance considérable.
Je le regardai attentivement.
— Il doit y avoir quelque erreur, lui dis-je. Je n’ai pas le moindre titre de noblesse.
Il sembla déconcerté.
— Mon Dieu. Je suis absolument désolé. Mais quelle ressemblance… j’étais tout à fait sûr de m’adresser à sir Gerald Lattery. »

Extrait de : J. Wyndham. « Le temps cassé. »

Le règne des fourmis de John Wyndham

Fiche de Le règne des fourmis

Titre : Le règne des fourmis
Auteur : John Wyndham
Date de parution : 1956
Traduction : D. Hersant
Editeur : Denoël

Sommaire de Le règne des fourmis

  • La révolte masculiniste par William Tenn
  • Le règne des fourmis par John Wyndham

Première page de Le règne des fourmis

« Il n’y avait rien d’autre que moi. Je restais suspendue, hors du temps et de l’espace, dans un vide où nulle force ne s’exerçait, où ne régnaient ni lumière ni ténèbres. J’étais une entité, mais je n’avais pas de forme ; j’avais conscience d’exister, mais je n’éprouvais pas de sensations ; j’étais douée d’un esprit, mais non d’une mémoire. Je me demandais si ce… néant était mon âme, et il me semblait que je m’étais toujours posé cette question et que je continuerais à me la poser éternellement…
Puis, pour une raison ou une autre, l’impression d’éternité se dissipa. Je me rendis compte qu’une force s’exerçait sur moi, me contraignait à me déplacer, et l’impression d’infini que j’avais ressentie se dissipa à son tour. Rien ne me prouvait que je me déplaçais. Je savais simplement que j’étais attirée vers quelque chose ou quelqu’un et j’en étais heureuse : c’était ce que je souhaitais. Je n’avais pas  »

Extrait de : J. Wyndham. « Le Règne des fourmis. »

Le péril vient de la mer par John Wyndham

Fiche de Le péril vient de la mer

Titre : Le péril vient de la mer
Auteur : John Wyndham
Date de parution : 1958
Traduction : H. Couppie
Editeur : Denoël

Première page de Le péril vient de la mer

« L’iceberg le plus proche paraissait échoué pour de bon. Les vagues, avec tout l’élan de l’Atlantique derrière elles, se brisaient contre lui comme sur un roc. Au-delà se dressaient d’autres formes massives, également échouées par la marée descendante, et qui surgissaient telles des montagnes immaculées. Çà et là, les plus petites d’entre elles flottaient encore et, poussées par le vent et par le courant, remontaient la Manche. Ce matin-là, j’ai eu l’impression que nous n’avions jamais encore vu autant d’icebergs à la fois. Je me suis attardé à contempler ces falaises d’un blanc aveuglant surplombant la mer bleue.
« Je crois que je vais faire le récit de tout ce qui est arrivé, ai-je dit.
— Un long exposé, qui raconterait tout ? Un livre ? a demandé Phyllis.
— Ma foi, je ne crois pas qu’on l’imprime jamais, sous couverture glacée et reliure toile. Mais tout de même, ce serait un livre.
— Je suppose qu’un livre est toujours un livre, même si l’auteur et sa femme sont les seuls à le lire.
— D’autres qu’eux pourraient bien le lire. Il me semble que c’est une chose à faire. Après tout, nous en savons aussi long que n’importe qui sur toute  »

Extrait de : J. Wyndham. « Le péril vient de la mer. »