Catégorie : Livres
Fondation foudroyée par Isaac Asimov
Fiche de Fondation foudroyée
Titre : Fondation foudroyée (Tome 6 sur 7 – Fondation)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1982
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Gallimard
Première page de Fondation foudroyée
« Je n’en crois rien, bien sûr », dit Golan Trevize sur les marches devant le palais Seldon, tout en contemplant la cité qui étincelait au soleil.
Terminus était une planète tempérée avec une forte proportion de masses océaniques. L’instauration du contrôle climatique n’avait fait que la rendre plus confortable encore – et considérablement moins attrayante, estimait souvent Trevize.
« Je n’en crois pas un mot », répéta-t-il avec un sourire. Et ses dents blanches et régulières étincelèrent dans son visage juvénile.
Son compagnon, et collègue au conseil, Munn Li Compor – il avait adopté un second prénom au mépris de toutes les traditions de Terminus – hocha la tête, mal à l’aise. « Qu’est-ce que tu ne crois pas ? Que nous avons sauvé la cité ? »
Extrait de : I. Asimov. « Fondation – Fondation foudroyée. »
Seconde Fondation par Isaac Asimov
Fiche de Seconde Fondation
Titre : Seconde Fondation (Tome 5 sur 7 – Fondation)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1953
Traduction : P. Billon
Editeur : Gallimard
Première page de Seconde Fondation
« Il y aurait bien d’autres choses à dire sur le Mulet et son Empire que ne le fait l’Encyclopédie, mais la plupart s’écartent des préoccupations qu’elle s’est tracées. Le but principal de l’article est d’étudier les conditions économiques qui provoquèrent l’ascension du « Premier Citoyen de l’Union » – titre officiel du Mulet – et les conséquences économiques découlant de cet événement.
Si, à quelque moment, l’auteur de l’article éprouve une légère surprise devant l’extraordinaire rapidité de l’ascension du Mulet, depuis la totale insignifiance jusqu’à la puissance suprême sur de vastes dominions – et cela en l’espace de cinq ans – il n’en laisse rien paraître. Et si le coup d’arrêt soudain donné au mouvement d’expansion, au bénéfice d’une consolidation quinquennale du territoire, lui cause une nouvelle surprise, il se garde de la manifester.
C’est pourquoi, abandonnant l’Encyclopédie, nous poursuivons nos objectifs propres, en suivant le chemin de notre choix, et nous reprenons l’histoire du Grand Interrègne – entre les premier et second Empires Galactiques – à l’issue de ces cinq années de consolidation. »
Extrait de : I. Asimov. « Fondation – Seconde Fondation. »
Fondation et empire par Isaac Asimov
Fiche de Fondation et empire
Titre : Fondation et empire (Tome 4 sur 7 – Fondation)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1952
Traduction : J. Rosenthal, P. Gindre
Editeur : Gallimard
Première page de Fondation et empire
« Bel Riose voyageait sans escorte, ce qui est contraire aux prescriptions de l’étiquette pour le chef d’une flotte stationnée dans un système solaire encore peu amical, sur les marches de l’Empire Galactique.
Mais Bel Riose était jeune et énergique – assez énergique pour qu’une cour calculatrice, qui ne s’embarrassait pas de sentiments, l’envoyât aussi près que possible du bout de l’univers – et, en outre, il était curieux. Des légendes étranges et invraisemblables, colportées par des centaines de gens et dont des milliers d’autres avaient vaguement entendu parler, piquaient sa curiosité ; la possibilité d’une aventure militaire séduisait sa jeunesse et son énergie. Le tout composait un ensemble irrésistible.
Il descendit de la vieille voiture terrestre qu’il s’était procurée et s’arrêta devant la porte de la demeure décrépite qui était sa destination. Il attendit. L’œil photonique qui balayait le seuil fonctionnait mais, quand la porte s’ouvrit, ce fut à la main. »
Extrait de : I. Asimov. « Fondation – Fondation et empire. »
Fondation par Isaac Asimov
Fiche de Fondation
Titre : Fondation (Tome 3 sur 7 – Fondation)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1951
Traduction : J. Rosenthal, P. Gindre
Editeur : Gallimard
Première page de Fondation
« Il s’appelait Gaal Dornick et c’était un bon provincial qui n’avait encore jamais vu Trantor. Du moins, pas en réalité. Il l’avait vue bien des fois à l’hypervidéo, ou bien dans une bande d’actualités en 3 D à l’occasion du couronnement impérial ou de l’ouverture d’un concile galactique. Il avait beau vivre sur la planète Synnax, qui gravitait autour d’une étoile aux confins de la Nébuleuse bleue, il n’était pas coupé de toute civilisation. D’ailleurs, à cette époque, il en allait de même pour les habitants de tous les points de la Galaxie.
On comptait alors près de vingt-cinq millions de planètes habitées dans la Galaxie, toutes soumises à l’autorité impériale dont le siège se trouvait sur Trantor… pour une cinquantaine d’années encore.
Pour Gaal, ce voyage marquait l’apogée de sa jeune vie d’étudiant. »
Extrait de : I. Asimov. « Fondation – Fondation. »
L’aube de Fondation par Isaac Asimov
Fiche de L’aube de Fondation
Titre : L’aube de Fondation (Tome 2 sur 7 – Fondation)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1993
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Pocket
Première page de L’aube de Fondation
« Je vous le répète, Hari, votre ami Demerzel a de gros ennuis. »
Yugo Amaryl souligna imperceptiblement le mot « ami », avec une expression de dégoût non dissimulée.
Hari Seldon détecta cette pointe d’amertume et l’ignora. Il quitta des yeux son triordinateur et répondit :
« Et moi, je te répète, Yugo, que c’est absurde. » Puis, avec une trace d’ennui, il ajouta : « Pourquoi me fais-tu perdre mon temps en insistant de la sorte ?
— Parce que j’estime que c’est important. »
Amaryl s’assit. Ce geste de défi signifiait qu’il n’était pas prêt à se laisser chasser. Il était là et entendait bien y rester.
Huit années plus tôt, il travaillait encore aux puits thermiques dans le secteur de Dahl – le poste le plus bas de l’échelle sociale.
Seldon l’en avait sorti pour faire de lui un mathématicien et un intellectuel – mieux, même, un »
Extrait de : I. Asimov. « Fondation – L’aube de Fondation. »
Prélude à Fondation par Isaac Asimov
Fiche de Prélude à Fondation
Titre : Prélude à Fondation (Tome 1 sur 7 – Fondation)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1988
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Pocket
Première page de Prélude à Fondation
« MATHÉMATICIEN
Étouffant un léger bâillement, Cléon demanda : « Demerzel, auriez-vous, par hasard, entendu parler d’un certain Hari Seldon ? »
Cléon était empereur depuis dix ans à peine et, quand le protocole l’exigeait, il y avait des moments où, pourvu qu’il fût revêtu des atours et ornements idoines, il réussissait à paraître majestueux. Il y était arrivé, par exemple, pour son portrait holographique qui trônait dans une niche creusée dans le mur, juste derrière lui. On l’avait disposé de manière à dominer nettement d’autres niches contenant les hologrammes de plusieurs de ses ancêtres.
La reproduction n’était pas absolument honnête : les cheveux étaient châtain clair comme dans la réalité, mais un peu plus épais que ceux du modèle. En outre, le visage réel était légèrement asymétrique, le côté gauche de la lèvre supérieure remontant un peu plus que le droit, détail qui n’était pas particulièrement évident sur l’hologramme. Enfin, s’il s’était placé debout à côté de sa reproduction tridimensionnelle, on aurait remarqué »
Extrait de : I. Asimov. « Fondation – Prélude a Fondation. »
La mère des mondes par Isaac Asimov
Fiche de La mère des mondes
Titre : La mère des mondes (Tome 4 sur 4 – Early Asimov)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1959
Traduction : B. Martin
Editeur : Denoël
Sommaire de La mère des mondes :
- Cul de sac
- Aucun rapport
- Les propriétés endochroniques de la thiotimoline resublimée
- La course de la reine rouge
- La mère des mondes
Première page de La mère des mondes
« — Mais peux-tu en être certain ? Es-tu sûr que même un historien professionnel peut toujours distinguer entre une victoire et une défaite ?
Gustav Stein, qui lança cette question ironique avec un sourire malicieux, en essuyant discrètement sa moustache poivre et sel du voisinage duquel il venait d’ôter un verre vide, n’avait rien d’un historien. Il était physiologiste.
Mais son compagnon exerçait, lui, le métier d’historien, et c’est avec un sourire non moins malicieux qu’il encaissa cette pique sans méchanceté.
L’appartement de Stein était, pour la Terre, fort luxueux. Certes, il ne bénéficiait pas de cet isolement que procuraient les Mondes extérieurs, puisque sous ses fenêtres s’étalait un phénomène propre à la planète mère – une ville, une grande ville – grouillante de gens qui se côtoyaient, mêlaient leurs transpirations…
L’appartement de Stein n’était pas davantage équipé de son propre groupe énergétique ni de ses propres stocks de matières premières. Il n’avait même pas le contingent le plus élémentaire de »
Extrait de : I. Asimov. « Early Asimov – La mère des mondes. »
Chrono-minets par Isaac Asimov
Fiche de Chrono-minets
Titre : Chrono-minets (Tome 3 sur 4 – Early Asimov)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1972
Traduction : R. Blunden
Editeur : Denoël
Sommaire de Chrono-minets :
- Super-neutron
- Non définitif !
- Bon sang ne saurait mentir
- Chrono-minets
- Auteur ! Auteur !
- Arrêt de mort
Première page de Super-neutron
« C’est lors de la dix-septième réunion de l’Honorable Société d’Ananias que nous eûmes la plus grande peur de notre vie, et, par voie de conséquence, élûmes Gilbert Hayes aux fonctions de président à perpétuité.
La société ne compte qu’un petit nombre de membres. Avant l’élection de Hayes, nous n’étions que quatre : John Sébastian, Simon Murfree, Morris Levin et moi-même. Le premier dimanche de chaque mois, nous déjeunions ensemble et justifiions à l’occasion de ces rencontres mensuelles le titre de société, en jouant l’addition du déjeuner sur nos qualités de bons ou de mauvais menteurs.
Il s’agissait d’un processus fort compliqué, qui obéissait à des règles parlementaires bien définies. À chaque réunion, à tour de rôle, un des membres devait raconter une histoire, et cette histoire devait satisfaire à deux conditions : elle devait être un mensonge énorme, compliqué, abracadabrant, et en même temps, il fallait qu’elle ait toutes les apparences de la vérité. Les membres étaient autorisés – »
Extrait de : I. Asimov. « Early Asimov – Chrono-minets. »
Noël sur Ganymède par Isaac Asimov
Fiche de Noël sur Ganymède
Titre : Noël sur Ganymède (Tome 2 sur 4 – Early Asimov)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1972
Traduction : J. Fillion
Editeur : Denoël
Sommaire de Noël sur Ganymède :
- Des sang-mêlé sur Vénus
- Une donnée imaginaire
- Hérédité
- Une page d’histoire
- Noël sur Ganymède
- Le petit bonhomme du métro
- Brimade
Première page Des sang-mêlé sur Vénus
« L’atmosphère humide, torpide, violemment secouée, s’ouvrit dans un bruit de déchirure. Le plateau désert et nu fut ébranlé par trois fois lorsque les lourds projectiles ovoïdes, surgissant de l’espace, touchèrent le sol. L’écho de ces secousses se répercuta d’une part sur les montagnes, et de l’autre au sein des luxuriantes forêts, puis le silence régna à nouveau.
L’une après l’autre trois portes s’ouvrirent en claquant et des silhouettes humaines, les franchissant, s’avancèrent à la file d’un pas hésitant. Lentement d’abord, puis dans un désordre impatient, ces humains posèrent le pied sur ce nouveau monde, et bientôt l’espace entourant les vaisseaux fut envahi d’une foule nombreuse.
Mille paires d’yeux inspectèrent les lieux, de mille bouches sortirent avec volubilité des propos incohérents, et mille crinières blanches qui se dres- »
Extrait de : I. Asimov. « Early Asimov – Noël sur Ganymède. »
Dangereuse Callisto par Isaac Asimov
Fiche de Dangereuse Callisto
Titre : Dangereuse Callisto (Tome 1 sur 4 – Early Asimov)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1972
Traduction : J. Fillion
Editeur : Gallimard
Sommaire de Dangereuse Callisto :
- Dangereuse Callisto
- Dans l’orbite du soleil
- L’inestimable trésor
- On n’arrête pas le progrès
- Une arme trop effroyable pour être utilisée
- Le frère prêcheur, gardien de la flamme
- Le sens secret
- Homo Sol
Première page de Dangereuse Callisto
« — Maudite Jupiter ! grommela Ambrose Whitefield et je ne pus qu’approuver d’un hochement de tête.
— Voilà quinze ans que je fais le circuit des satellites joviens et cette exclamation, je l’ai entendue au moins un million de fois. C’est peut-être le juron le plus justifié de tout le système solaire, lui répondis-je.
Nous venions d’être relevés de notre quart sur le vaisseau d’exploration spatiale, le Cérès, et nous étions descendus deux niveaux plus bas, en traînant les pieds, pour rejoindre notre cabine.
— Maudite et cent fois maudite soit Jupiter ! répéta Whitefield avec hargne. Cette foutue planète est bien trop grande pour le système solaire. Elle est là, derrière nous, et elle nous attire, nous attire, nous aspire ! Nous sommes obligés de tenir constamment l’atomos en action. Et à chaque fois il nous faut vérifier et rectifier notre route. Jamais un »
Extrait de : I. Asimov. « Early Asimov – Dangeureuse Callisto. »