Catégorie : Livres
Cailloux dans le ciel par Isaac Asimov
Fiche de Cailloux dans le ciel
Titre : Cailloux dans le ciel (Tome 1 sur 3 – Cycle de l’Empire)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1950
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de Cailloux dans le ciel
« UN HOMME LÈVE LE PIED
Deux minutes avant de disparaître pour toujours de la surface de la Terre qu’il connaissait, Joseph Schwartz déambulait le long des rues accueillantes de la banlieue de Chicago en se récitant des vers de Browning.
Ce qui, en un sens, était quelque peu étrange : une personne non avertie n’aurait jamais imaginé en le croisant que Schwartz fût un inconditionnel de Browning. Il ressemblait trait pour trait au personnage qu’il était : un tailleur à la retraite manquant entièrement de ce qu’il est convenu, aujourd’hui, d’appeler culture générale. Et cependant, doué d’une grande curiosité, il avait énormément lu et cette boulimie intellectuelle lui avait fait acquérir des aperçus dans pratiquement tous les domaines du savoir ; doué d’une mémoire exceptionnelle il n’avait rien oublié de ce qu’il avait appris. »
Extrait de : I. Asimov. « Cycle de l’Empire – Cailloux dans le ciel. »
Tyrann par Isaac Asimov
Fiche de Tyrann
Titre : Tyrann (ou Poussières d’étoiles) (Tome 2 sur 3 – Cycle de l’Empire)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1951
Traduction : F. Straschitz
Editeur : J’ai lu
Première page de Tyrann
« La chambre se parlait doucement à elle-même. Cela faisait un petit bruit intermittent, à peine audible mais à nul autre pareil, et ce chuchotement signifiait : danger de mort.
Ce ne fut pas cela, pourtant, qui tira Biron Farrill d’un sommeil lourd et nullement réparateur. Il se tournait et se retournait sur l’oreiller, dans un combat futile contre le signal sonore qui provenait de la table de chevet.
Sans ouvrir les yeux, il tendit une main maladroite et établit le contact.
— Allô, marmonna-t-il.
Un son rauque et puissant sortit instantanément du récepteur, mais Biron n’eut pas le courage de baisser le volume.
— Pourrais-je parler à Biron Farrill ? disait une voix.
— C’est moi, dit Biron, la langue pâteuse. Qui est à l’appareil ? »
Extrait de : I. Asimov. « Cycle de l’Empire – Tyrann. »
Les courants de l’espace par Isaac Asimov
Fiche de Les courants de l’espace
Titre : Les courants de l’espace (Tome 3 sur 3 – Cycle de l’Empire)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1952
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Pocket
Première page de Les courants de l’espace
« L’ENFANT TROUVÉ
Rik reposa son alimentateur et sauta sur ses pieds. Il tremblait si fort qu’il dut s’appuyer au mur nu d’un blanc laiteux.
— Je me rappelle ! cria-t-il.
Le bruit de mâchoires se fit un peu moins sonore, et des visages se tournèrent vers lui, uniformément propres et glabres dans la lumière médiocre qui les faisait luire d’un éclat blême. Dans les regards, on ne lisait guère d’intérêt – rien qu’un réflexe stimulé par ce cri inattendu.
— Je me rappelle mon métier, lança à nouveau Rik. J’avais un métier.
— La ferme ! glapit quelqu’un.
— Rassieds-toi, grogna quelqu’un d’autre.
Les visages se détournèrent, le bruit de mastication reprit. Il entendit un homme murmurer « Rik le Dingue » en haussant les épaules. Un autre se tapota le front du doigt. Cela lui était indifférent. Cela ne pénétrait pas son esprit.
Il se rassit lentement, reprit son alimentateur, un objet ressemblant à une cuiller au bord tranchant et dont la partie incurvée se hérissait de petites dents ; l’appareil permettait tant bien que mal de puiser, de couper et de piquer. »
Extrait de : I. Asimov. « Cycle de l’Empire – Les courants de l’espace. »
Fondation et chaos par Greg Bear
Fiche de Fondation et chaos
Titre : Fondation et chaos (Tome 2 sur 3 – Second cycle de Fondation)
Auteur : Greg Bear et Isaac Asimov
Date de parution : 1998
Traduction : D. Haas
Editeur : Presses de la cité
Première page de Fondation et chaos
« En pantoufles et drapé dans son épaisse toge verte de professeur, Hari Seldon contemplait, depuis le balcon d’une tour d’entretien du niveau supérieur, la sombre surface d’acier et d’aluminium de Trantor. Le ciel était assez dégagé, ce soir-là. Seuls quelques nuages fuyaient devant les volutes et les draperies irisées que formaient les étoiles pareilles à des feux follets.
Deux cents mètres plus bas, par-delà les doux mamelons des dômes caressés par la nuit, s’étendait un océan à ciel ouvert. La couverture d’aluminium flottante avait été dégagée sur des centaines de milliers d’hectares, et la faible lueur de la mer ainsi révélée faisait écho à celle du ciel. Il ne savait plus comment elle s’appelait : mer du Sommeil, du Rêve ou de la Paix. Tous les océans couverts de Trantor portaient jadis des noms de ce genre, des noms de berceuse enfantine, sécurisants. Le cœur de l’Em- »
Extrait de : G. Bear. « Second cycle de Fondation – Fondation et chaos. »
Cher Jupiter par Isaac Asimov
Fiche de Cher Jupiter
Titre : Cher Jupiter et autres nouvelles (Tome 2 sur 2 – Buy Jupiter)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1975
Traduction : A. Villelaur
Editeur : Gallimard
Sommaire de Cher Jupiter :
- Qu’est-ce que ça peut bien faire une abeille ?
- Pauvres imbéciles
- Cher Jupiter
- Une statue pour père
- Pluie, pluie, va-t’en !
- Le fondateur
- Exil en enfer
- Le détail clé
- Envoyez les couleurs !
- 2430
- Le meilleur atout
- Prenez donc une allumette
- Thiotimoline vers les étoiles
- Poésie légère
Première page de Qu’est-ce que ça peut bien faire une abeille ?
« Le vaisseau commença par être une carcasse de métal. Lentement, couche après couche, on posa un revêtement brillant à l’extérieur, et on entassa les organes vitaux aux formes bizarres à l’intérieur.
De tous les individus (sauf un) concernés par cette croissance, Thornton Hammer fut celui qui, physiquement, en fit le moins. C’était peut-être parce qu’il était le plus hautement concerné. Il maniait les symboles mathématiques qui étaient à la base des formes qui s’ébauchaient sur le papier, lesquelles, à leur tour, étaient à la base de l’assemblage des différentes masses et des différentes formes d’énergie qui entraient dans le vaisseau.
Pour l’instant, il regardait d’un air sombre au travers de lunettes étroitement ajustées. Leurs lentilles accrochaient la lumière des tubes fluorescents là-haut et les réfléchissaient comme un feu d’artifice. Theodore Lengyel, représentant de la société qui payait la note du projet, était à côté de lui. Il désigna quelqu’un d’un doigt rigide et menaçant :
— Le voilà, dit-il. C’est lui. »
Extrait de : I. Asimov. « Buy Jupiter – Cher Jupiter. »
Flûte, flûte et flûtes ! par Isaac Asimov
Fiche de Flûte, flûte et flûtes !
Titre : Flûte, flûte et flûtes ! (Tome 1 sur 2 – Buy Jupiter)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1975
Traduction : A. Villelaur
Editeur : Gallimard
Sommaire de Flûte, flûte et flûtes ! :
- Le billard darwinien
- Le jour des chasseurs
- Shah Guido G.
- Flûte, flûte et flûtes !
- Le doigt du singe
- Everest
- La pause
- Il vaut mieux pas
- Tous des explorateurs
- Blanc !
Première page de Le billard darwinien
« — Bien entendu la façon dont on conçoit ordinairement le début de la Genèse est totalement fausse, dis-je. Prenez une salle de billard, par exemple.
Les trois autres prirent mentalement une salle de billard. Nous étions assis dans des fauteuils tournants déglingués dans le laboratoire de Dr Trotter, mais ce n’était vraiment pas une affaire que de transformer les tables de manipulation en tables de billard, les grands supports sur pied en queues de billard, les laçons de réactifs en boules de billard, et de disposer le tout adroitement devant nous.
Thetier leva même un doigt, ferma les yeux et murmura doucement : « Une salle de billard ! » Trotter, comme d’habitude, ne dit rien, mais dégusta lentement sa deuxième tasse de café. Le café, comme d’habitude aussi, était épouvantable ; mais alors, j’étais tout nouveau venu dans le groupe et je n’avais pas encore suffisamment blindé la paroi de mon estomac. »
Extrait de : I. Asimov. « Buy Jupiter – Flûte,flûte et flûte !. »
Légende par Isaac Asimov
Fiche de Légende
Titre : Légende (Tome 2 sur 2 – Azazel)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1996
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket
Sommaire de Légende :
- A vos souhaits !
- L’esprit critique
- C’est un métier
- Il n’y a que le froid qui sauve
- Au mauvais vieux temps
- In vino patatras
- Le savant fou
- Le travail c’est s’amuser
- Les trois princes
- Direction nord-ouest
- Le prince aimable et le dragon sans flamme
Première page d’A vos souhaits !
« J’éternuai.
George se redressa comme un cobra et lâcha d’un ton sévère :
— Vous, vous avez encore pris froid.
Je me mouchai sans noter d’amélioration sensible et rectifiai son assertion d’un ton chagrin quelque peu étouffé par quatre épaisseurs de tissu :
— Je ne suis pas enrhumé, je fais de la sinusite. C’est ma quatrième crise depuis le début de l’année. Le pire, c’est que, dans ces cas-là, je perds complètement le goût et l’odorat. J’ai l’impression d’avoir mangé du carton toute la soirée, ajoutai-je en lorgnant le fond de ma tasse à café comme si son contenu enfui était responsable de son absence totale de saveur.
— C’était dé-li-cieux. Le meilleur dîner que j’aie jamais pâturé en votre compagnie, susurra George comme s’il suçait un bonbon.
— Vous m’en voyez fort aise, répliquai-je aigrement. »
Extrait de : I. Asimov. « Azazel – Légende. »
Azazel par Isaac Asimov
Fiche d’Azazel
Titre : Azazel (Tome 1 sur 2 – Azazel)
Auteur : Isaac Asimov
Date de parution : 1988
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket
Sommaire d’Azazel :
- Le démon de deux centimètres
- Dans la nuit des chants
- Un sourire ravageur
- Que le meilleur gagne
- Un grondement sourd
- L’homme qui voulut sauver l’humanité
- Question de principe
- Les méfaits de la boisson
- Le temps d’écrire
- A fond la caisse dans la neige …
- On est logique ou on ne l’est pas
- L’homme qui s’en va tout seul
- L’oeil du témoin
- Plus de choses sur terre et dans les cieux …
- Les dispositions de l’âme
- Les grandes joutes de printemps
- Galatée
- L’essor de la foi
Première page de Le démon de deux centimètres
« Je fis la connaissance de George à une convention littéraire, il y a un paquet d’années maintenant, et je me rappelle avoir été frappé par l’expression d’ineffable candeur qu’arborait le visage rond de cet homme entre deux âges. J’avais aussitôt décidé que c’était un gentleman tout à fait incapable de la plus mince turpitude, en bref le genre d’individu à qui on n’hésiterait pas à confier son portefeuille le temps d’aller piquer une tête dans la piscine.
Il m’avait reconnu (ma photo ne traîne pas pour rien au dos de tous mes livres), car il me salua cordialement, en m’expliquant à quel point il aimait mes romans et mes nouvelles – grâce à quoi je conçus naturellement une haute idée de son intelligence et de ses goûts – et nous nous serrâmes la main avec effusion.
— Je m’appelle George Volapük, dit-il.
— Volapük, répétai-je, pour être sûr de ne pas l’oublier (comme si on pouvait l’oublier). Ce n’est pas très courant, comme nom. »
Extrait de : I. Asimov. « Azazel – Azazel. »
Sans parler du chien par Connie Willis
Fiche de Sans parler du chien
Titre : Sans parler du chien ou comment nous retrouvâmes enfin la potiche de l’evêque
Auteur : Connie Willis
Date de parution : 1997
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : J’ai lu
Première page de Sans parler du chien
« Ce 15 novembre, en fin d’après-midi, je cherchais la potiche de l’évêque dans les ruines de la cathédrale de Coventry pendant que la nouvelle recrue regardait bouche bée les vitraux soufflés, que M. Spivens déterrait quelque chose près des marches de la sacristie et que Carruthers tentait de convaincre le bedeau que nous appartenions au corps des pompiers volontaires.
Il me désigna.
— Le lieutenant Ned Henry est le chef de cette escouade et je suis le responsable du poste d’incendie.
— Lequel ?
— Le trente-six.
— Et lui ? »
Extrait de : C. Willis. « Sans parler du chien. »
Remake par Connie Willis
Fiche de Remake
Titre : Remake
Auteur : Connie Willis
Date de parution : 1995
Traduction : F. Serva
Editeur : J’ai lu
Première page de Remake
« Je l’ai revue ce soir. Sans la chercher. Dans l’un des premiers Spielberg, Indiana Jones et le temple maudit, un mélange de shoot-’em-up et de chevauchée virtuelle. En tout cas, le dernier endroit où j’attendais un numéro de claquettes, l’époque ne correspondait pas. La comédie musicale a clamsé en 1965, comme l’a si éloquemment fait remarquer Michael Caine.
Ce film date de 1984, le tout début de la révolution qu’a représentée l’apparition de l’infographie, et ne comporte que peu de passages computerisés: quelques Thugs digitaux balancés du haut d’une falaise et le plan pathétiquement imbécile d’un cœur arraché. On y trouve aussi un trimoteur Ford, ce après quoi je courais lorsque je la vis.
J’ai besoin du trimoteur pour la grande scène des adieux à l’aéroport, et j’en ai fait part à Heada, qui sait tout. Elle m’a répondu qu’il devait y en avoir un dans l’un des Spielberg, peut-être le deuxième Indy. « Vers la fin. »
Extrait de : C. Willis. « Remake. »