Catégorie : Livres
Les sept sceaux du cosmos par Jimmy Guieu

Fiche de Les sept sceaux du cosmos
Titre : Les sept sceaux du cosmos (Tome 2 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les sept sceaux du cosmos
« Sur le plateau du studio 3 de la télévision italienne, à Rome, la caméra électronique cadra en plan moyen le journaliste français Gilles Novak et Pietro Bellini, critique et producteur de rémission consacrée à l’actualité littéraire en Italie.
Gilles Novak, fine moustache noire, cheveux courts, vêtu d’un costume clair dont le tissu léger soulignait la carrure sportive, accusait à peine la trentaine.
Devant eux, sur une table basse, s’étalaient plusieurs exemplaires de la première édition italienne de la revue Panorama de l’insolite dont le Français était le rédacteur en chef.
— Attention, top dans trente secondes ! annonça un haut-parleur qui retransmettait la voix du réalisateur, visible à travers la paroi vitrée de la régie.
Sur la caméra I, le voyant rouge s’alluma ; affublé d’un casque à écouteurs, le cameraman leva le bras, attendant le top du réalisateur pour mettre sa caméra en circuit. »
Extrait de : J. Guieu. « Les septs sceaux du cosmos – Gilles Novak. »
Le retour des Dieux par Jimmy Guieu

Fiche de Le retour des Dieux
Titre : Le retour des Dieux (Tome 1 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1967
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le retour des Dieux
« Les Saintes-Maries-de-la-Mer, ce charmant petit village au bord de la Méditerranée ne sort de sa quiétude habituelle que vers le milieu du mois de mai. Les touristes qui, tout au long de l’année, viennent se baguenauder par les rues et les places inondées de soleil, s’y trouvent alors relégués au second plan. En effet, durant la deuxième quinzaine de mai, par milliers affluent les gitans venus participer au grand pèlerinage des trois saintes : Marie Salomé, Marie Jacobé et la très sainte — pourtant non canonisée !
— Sara la Noire ou Sara la Kali, vénérée par les gitans du monde entier ; Sara qui, voici près de 2 000 ans, recueillit, selon la Tradition, les deux vieilles femmes — Marie Salomé et Marie Jacobé — témoins de la mort du Christ, dont la barque vint s’échouer sur la plage, lieu désormais sacré destiné à devenir le plus important sanctuaire gitan du vieux continent. »
Extrait de : J. Guieu. « Le retour des Dieux – Gilles Novak. »
Planète en péril par Jimmy Guieu

Fiche de Planète en péril
Titre : Planète en péril (Tome 2 sur 2 – Expérimental X-35)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard
Première page de Planète en péril
« Spécialisé depuis des années dans le transport des expéditions polaires, le Norsel, navire de 900 tonnes, venait de franchir le pack après quarante-huit heures de tâtonnement. Il avait enfin découvert un passage relativement libre dans cette masse de glace flottante qui, neuf mois par an, interdit l’approche de l’Antarctide. Malgré la clémence de ce mois de décembre — qui marque le début de l’été austral — trouver un passage, un chenal entre les blocs de glaçons plats, constituait généralement une opération difficile. Et ce en dépit de l’aide notable apportée ici dans la progression du navire par l’hélicoptère Alouette 3 venu à la rencontre du Norsel depuis la base Dumont d’Urville, installée à Pointe Géologie, sur la côte de la Terre Adélie.
Maintenant en eau libre, le Norsel laissait au nord-est le dangereux tapis fragmentaire du pack pour voguer plein sud dans la mer d’Urville. »
Extrait de : J. Guieu. « Planète en péril. »
Expérimental X-35 par Jimmy Guieu

Fiche de Expérimental X-35
Titre : Expérimental X-35 (Tome 1 sur 2 – Expérimental X-35)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1960
Editeur : Plon
Première page de Expérimental X-35
« Le silence.
La faible rubescence d’un voyant lumineux qui décline et jette sur le tableau de bord sa lueur agonisante.
Le silence troublé par une respiration saccadée. La respiration d’un mort vivant. Etre ou non être ? D’un homme qui ne pense plus à force d’avoir pensé. Des jours et des jours, des nuits et des nuits. Périodes de temps sans signification pour l’occupant de cette capsule spatiale, épave en détresse dans l’espace sans fin.
Engoncé dans sa combinaison de vol pressurisée, l’homme ouvre les yeux et s’agite sous l’aiguillon émoussé de sa volonté faiblissante. Les minces tubes en polyéthylène assurant son alimentation en eau et en gelée nutritive meurtrissent la commissure de ses lèvres.
Les batteries d’accumulateurs de la capsule larguable sont « mortes » ou ne valent guère mieux. L’anémique rougeoiement du voyant rompt à peine l’obscurité de ce caisson cylindro-conique au fond duquel, ceinturé sur une couchette, gît l’astronaute naufragé. L’air synthétique, perpétuellement « recyclé » par les dispositifs purificateurs automatiques, parvient normalement à l’inhalateur de son casque globulaire : le générateur auxiliaire de secours fonctionne donc encore. »
Extrait de : J. Guieu. « Experimental X-35. »
Torturez les bourreaux par Dominique Verseau

Fiche de Torturez les bourreaux
Titre : Torturez les bourreaux (Tome 4 sur 4 – Erotic fiction)
Auteur : Dominique Verseau
Date de parution : 1972
Editeur : Editions du python
Première page de Torturez les bourreaux
« La respiration de Valnhor devenait régulière et ses yeux se fermaient. Repu de jouissance, le barbare gouverneur de Dgonna, la sinistre Planète aux Supplices, venait de s’endormir, la main sur le sein de l’une de ses concubines et sa joue prenant pour oreiller la toison pubienne argentée de son épouse. Car les cheveux, les poils blanchâtres, irisés, de ces humanoïdes rigéliens (c’est-à-dire originaires du système solaire de Rigel), n’offraient que peu de contraste avec leur teint laiteux, blafard.
Sur l’immense lit du tyran, Yolanda Hammerlov, Jany Jenkins, Bob Fowland et Ted Cunningham, aux côtés de leurs fidèles amis zolnariens (Kaloon et Iyrinndoa), reprenaient souffle après les jeux sexuels auxquels le gouverneur et ses femmes les avaient conviés. Une « invitation » à laquelle ils n’auraient évidemment pu se dérober en leur qualité d’hôtes forcés.
Yolanda, ravissante dans sa nudité blonde, se mit doucement sur un coude ; avec précaution, elle tenta de dégager sa jambe droite sur laquelle s’appuyait l’une des concubines dont les lèvres reposaient encore sur la verge de Bob, l’ingénieur-pilote. »
Extrait de : D. Verseau. « Torturez les bourreaux. »
Les esclaves de l’espace par Dominique Verseau

Fiche de Les esclaves de l’espace
Titre : Les esclaves de l’espace (Tome 2 sur 4 – Erotic fiction)
Auteur : Dominique Verseau
Date de parution : 1972
Editeur : Editions du viking
Première page de Les esclaves de l’espace
« Épuisée, anéantie tout comme ses compagnons par les dures épreuves qu’ils venaient d’endurer, Yolanda Hammerlov demeurait inerte, la nuque au creux de l’épaule de Bob Fowland étendu près d’elle, sur la couchette. Ses longs cheveux blonds s’étalaient sur la poitrine puissante de l’ingénieur-pilote et sa main, dans un geste de tendresse, reposait sur le sexe irrité et flétri de l’américain. Tous deux étaient nus, pareils à leurs amis qui reposaient sur les couchettes voisines de la vaste cabine où ils avaient été enfermés.
À leur droite, Jany Jenkins, d’une sculpturale beauté elle aussi, étouffait parfois un sanglot tandis que l’astrophysicien Ted Cunningham caressait avec douceur ses courtes boucles rousses. (La veille encore, Ted cumulait également les fonctions d’ingénieur des transmissions à bord du Torgar, l’astronef capturé par ces barbares.) Jany, sa compagne (la psychologue-sémantiste de leur groupe) avait moins bien supporté les viols collectifs que son amie Yolanda, la xénosexologiste de cette singulière mission organisée par le Comité de la Sécurité Spatiale de Washington ; une mission d’exploration cosmique dont le moins qu’on pût dire était qu’elle se soldait pour eux par un échec cuisant. »
Extrait de : D. Verseau. « Les esclaves de l’espace. »
Eros à l’infini par Dominique Verseau

Fiche de Eros à l’infini
Titre : Eros à l’infini (Tome 1 sur 4 – Erotic fiction)
Auteur : Dominique Verseau
Date de parution : 1971
Editeur : Editions du viking
Première page de Eros à l’infini
« L’ionocruiser Moscou-Washington avait quitté la capitale soviétique une heure plus tôt et, à 80 000 mètres d’altitude, survolait maintenant les solitudes glacées de l’Alaska, après un bond prodigieux par-dessus le pôle.
Confortablement installés sur leur siège relax, les passagers du luxueux appareil ne jetaient qu’un regard distrait sur la mer de nuages qui, beaucoup plus bas, déroulait son tapis moutonneux parfois scintillant de soleil. Par les hublots, en levant les yeux, ils pouvaient également admirer la teinte violine indigo de l’ionosphère, proche banlieue de l’espace cosmique perpétuellement noir, tel un écrin semé de gemmes brillantes.
À l’aube de ce XXIIe siècle (le 19 juillet 2107 pour être précis) un voyage transpolaire à bord d’un ionocruiser ne présentait rien que de très banal, lors même que l’homme avait établi des colonies ou des bases permanentes sur les neuf planètes, jusques et y compris sur une planète transplutonienne, ignorée des astronomes du XXe siècle. »
Extrait de : D. Verseau. « Eros à l’infini. »
Les êtres de feu par Jimmy Guieu

Fiche de Les êtres de feu
Titre : Les êtres de feu (Tome 2 sur 2 – Erickson & Wendell)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1956
Editeur : Plon
Première page de Les êtres de feu
« Ted Erickson, reporter au Morning Star de Miami, fumait une cigarette en épluchant une pile de journaux étalés sur son large bureau métallique en demi-lune. Alors qu’au-dehors, malgré l’heure tardive, régnait une chaleur lourde, la climatisation intérieure baignait le journaliste d’une agréable fraîcheur. Le ronronnement des rotatives lui parvenait, assourdi, dominé parfois par le brouhaha de la circulation.
Le vibreur de la porte d’entrée l’arracha à son travail. Il enfonça l’un des nombreux boutons nacrés du clavier sélecteur supportant un écran opalin et celui-ci s’éclaira, encadrant le visage de Laura Wendell. La jeune fille, également reporter au Morning Star, formait avec Ted Erickson un « tandem » dont les reportages sensationnels passionnaient les innombrables lecteurs du grand quotidien de Floride. »
Extrait de : J. Guieu. « Les êtres de feu – Erickson & Wendell. »
Les monstres du néant par Jimmy Guieu

Fiche de Les monstres du néant
Titre : Les monstres du néant (Tome 1 sur 2 – Erickson & Wendell)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1956
Editeur : Plon
Première page de Les monstres du néant
« Eveillé brusquement, Ted Erickson sauta du lit et, sans même prendre la peine d’enfiler ses pantoufles, alla ouvrir la porte de son appartement. C’est alors qu’il réalisa son erreur. L’esprit encore embrumé de sommeil, il avait confondu la sonnerie grave du vidéophone avec celle de la porte d’entrée. Erreur excusable puisqu’il n’occupait l’appartement que depuis quarante-huit heures.
Il s’assit sur le bord de son lit et abaissa le contacteur du vidéo trônant sur la table de nuit. L’écran opalescent s’éclaira et Ted, clignant des yeux, vit apparaître le visage de son patron.
— Par tous les diables ! grogna celui-ci, voilà cinq minutes que je vous appelle, Erickson !
— Excusez-moi, Patron, je dormais et…
— Je m’en doutais, figurez-vous ! Ecoutez ; vous allez foncer illico au 77 de la 25e
rue Nord-Est. C’est dans votre coin. »
Extrait de : J. Guieu. « Les monstres du néant – Erickson & Wendell. »
Les cristaux de Capella par Jimmy Guieu

Fiche de Les cristaux de Capella
Titre : Les cristaux de Capella (Tome 2 sur 2 – Claude Rousseau)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1959
Editeur : Plon
Première page de Les cristaux de Capella
« Lancé par les Etats-Unis d’Europe à l’aube du 27 juin 2005, le Jules-Verne, gigantesque astronef ionique transportant à son bord cent vingt techniciens et savants éminents, n’était plus qu’à une heure de vol d’Europa. Cette planète — la quatrième du système solaire de l’étoile double Capella avait été, quatre mois plus tôt, baptisée de ce nom évocateur par la première expédition cosmique européenne dont les participants allaient être relevés par les cosmonautes du Jules-Verne.
Dans le vaste poste de pilotage circulaire, trois hommes vêtus du collant bleu ciel des Unités Spatiales échangèrent un bref regard perplexe avant de reporter leur attention sur les multiples organes et manettes du grand tableau de bord, en demi-lune, qui épousait la courbure du dôme en néo-pyrocéram transparent.
Jacques Renant, le commandant en chef de l’expédition, cessa de contempler les deux soleils capelléens — l’un rose-orangé, l’autre bleuté — dont l’aveuglant éclat était polarisé par la matière du cockpit hémisphérique. »
Extrait de : J. Guieu. « Les cristaux de Capella – Claude Rousseau. »