Catégorie : Livres
Le cheval roux par Elsa Triolet

Fiche de Le cheval roux
Titre : Le cheval roux
Auteur : Elsa Triolet
Date de parution : 1953
Editeur : Gallimard
Première page de Le cheval roux
(à compléter)
Roses à crédit par Elsa Triolet

Fiche de Roses à crédit
Titre : Roses à crédit (Tome 1 sur 3 – L’âge de nylon)
Auteur : Elsa Triolet
Date de parution : 1959
Editeur : Gallimard
Première page de Roses à crédit
« C’était cette mauvaise heure crépusculaire, où, avant la nuit aveugle, on voit mal, on voit faux. Le camion arrêté dans une petite route, au fond d’un silence froid, cotonneux et humide, penchait du côté d’un fantôme de cabane. Le crépuscule salissait le ciel, le chemin défoncé et ses flaques d’eau, les vagues d’une palissade, et une haie de broussailles finement emmêlées comme des cheveux gris enroulés sur les dents d’un peigne. Derrière, un gros chien, broussailleux lui aussi, de race indécise, traînait sa chaîne avec un bruit solitaire. Son long poil était collé par la boue du terrain, une boue tenace, où l’on distinguait la pointe d’un sabot d’enfant, englué. Cette boue retenait aussi une roue de bicyclette sans pneu, un seau, un pot de chambre, d’autres choses, indistinctes… Au fond, la cabane, comme une grande caisse vieille et sale, un assemblage de planches à échardes, clouées ensemble. Il n’y avait-pas de lumière dans la fenêtre aux vitres étrangement intactes pour cet univers brisé. Il aurait été grand temps d’allumer les feux arrière du camion que la nuit finissait d’effacer sur son tableau noir, mais le siège du camion était vide. La seule chose vivante ici était la fumée couleur de crépuscule qui s’échappait d’un tuyau piqué dans le toit de la cabane, en tôle mangée de rouille. »
Extrait de : E. Triolet. « Roses à Crédit – L’âge de nylon. »
Le cheval blanc par Elsa Triolet

Fiche de Le cheval blanc
Titre : Le cheval blanc
Auteur : Elsa Triolet
Date de parution : 1943
Editeur : Gallimard
Première page de Le cheval blanc
« Après la polka on dansa un quadrille et c’était aux petites filles d’inviter les garçons. Tout le monde avait très chaud, les enfants qui dansaient et les parents assis autour de la grande salle. Au-dehors, il faisait un après-midi d’août, le soleil, chauffé à blanc, coulait sur la pelouse devant le Kursaal, et cela sentait l’herbe écrasée.
On avait promené les enfants à travers toute la ville d’eaux, deux par deux, fanfare en tête, puis on les avait fait jouer sur cette pelouse, devant le Kursaal. Les robes empesées, la broderie anglaise, les belles écharpes roses et bleu ciel avec de gros nœuds dans le dos, les cols marins, les pantalons courts et longs, les raies impeccables, tout ça avait un peu souffert de la chaleur, des jeux et du soleil. La danse au Kursaal terminait la fête donnée pour les enfants des Kurgäste qu’on voit en temps ordinaire un verre à la main se promener de long en large, sous la galerie couverte, devant la source qu’ils espèrent miraculeuse. »
Extrait de : E. Triolet. « Le cheval blanc. »
Griots célestes – l’intégrale par Pierre Bordage
Fiche de Griots célestes – l’intégrale
Titre : Griots célestes – l’intégrale
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2002-2003
Editeur : L’Atalante
Sommaire de Griots célestes – l’intégrale :
- Qui-vient-du-bruit
- Le dragon aux plumes de sang
Graine d’immortels par Pierre Bordage
Fiche de Graine d’immortels
Titre : Graine d’immortels
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 1999
Editeur : J’ai lu
Première page de Graine d’immortels
« John Merrick avait l’impression que cette scène ne le concernait pas.
C’était pourtant bien sa femme qui, les mains et les pieds liés, la bouche fermée par une bande adhésive, geignait de peur et de douleur sur le tapis chinois. Sa fille qui, assise sur le canapé, fixait d’un regard exorbité la bouteille grise se promenant quelques centimètres au-dessus de sa tête.
Merrick était rentré aux alentours de neuf heures, après un corps à corps torride avec Joan, l’incendie roux qui avait ranimé sa libido éteinte par treize années de morosité conjugale. Le silence inhabituel qui semblait isoler la maison du reste de l’univers l’avait bien un peu étonné, mais, à aucun moment, il ne se serait douté que le ciel venait de lui tomber sur la tête.
Les visiteurs s’étaient introduits chez lui sans déclencher le système d’alarme, pourtant sophistiqué – coût de la merveille technologique : cent mille dollars. Merrick avait d’abord découvert sa femme allongée sur le tapis du salon, ligotée, bâillonnée. Son premier réflexe avait été de s’enfuir à toutes jambes. Mais son attention avait été attirée par un mouvement au fond de la pièce. Il avait alors aperçu Sharon, sa fille, recroquevillée sur le canapé en cuir jaune, attachée et réduite au silence elle aussi. Puis deux individus qu’il ne connaissait pas : un blond à la face poupine et aux yeux presque entièrement blancs ; un métis au crâne rasé et au visage en lame de couteau. »
Extrait de : P. Bordage. « Graines D’Immortels. »
Dernières nouvelles de la Terre… par Pierre Bordage

Fiche de Dernières nouvelles de la Terre…
Titre : Dernières nouvelles de la Terre…
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2010
Editeur : L’Atalante
Sommaire de Dernières nouvelles de la Terre… :
- La voix du matin
- Pedrito
- Dans le regard des miens
- Fort 53
- Son nom est personne
- On va marcher sur la Lune
- De ma prison…
- En chair
- Mauvaise nouvelle
- La nuit des trois veilleurs
- Une plage en Normandie
- Le chant de l’esgasse
- Traces
- Dernières nouvelles de la Terre…
Première page de La voix du matin
« 7 HEURES 15… 7 heures 15… Il nous reste vingt minutes pour nous préparer… »
Gaspard se frotta les paupières et étira ses muscles engourdis avant de se lever. Comme chaque matin, il fouilla du regard sa chambre baignée d’une lumière ténue ; comme chaque matin, il constata qu’il n’y avait personne dans la pièce. La voix douce qui l’avait réveillé aurait dû être accompagnée d’un corps, d’une image virtuelle au moins. Quand il visionnait un film ou une émission sur son socle 3D, les voix ne venaient pas de nulle part : elles correspondaient aux mouvements des lèvres des personnages, elles leur permettaient d’échanger des informations, des idées, des disputes, des mots d’amour. »
Extrait de : P. Bordage. « Dernières nouvelles de la Terre. »
Chroniques des ombres – Episode 2 par Pierre Bordage

Fiche de Chroniques des ombres – Episode 2
Titre : Chroniques des ombres – Episode 2
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2013
Editeur : Au diable Vauvert
Sommaire de Chroniques des ombres – Episode 2 :
- Cité unifiée de NyLoPa
- Pays horcite
Première page de Cité unifiée de NyLoPa
« Paris.
« Bienvenue sur le canal 07, votre chaîne permanente d’informations. Paris vient d’être touchée par une deuxième série de meurtres. C’est le cœur même de la cité, l’historique quartier du Marais, que les tueurs ont frappé. Il s’agit de la sixième attaque de ce genre dans la cité unifiée de NyLoPa. On parle d’ores et déjà de plus de six mille morts. Une véritable psychose est en train de gagner les rues et les domiciles. Nous sommes avec le maire, Alaric Bronier. Monsieur le maire, bonjour et merci de répondre à nos questions. Êtes-vous en mesure de nous donner le bilan précis de cette nouvelle série de meurtres ?
— J’attends le rapport de police d’une minute à l’autre.
— Disposez-vous d’une piste sérieuse ?
— Nos services sont en train de passer au crible chaque centimètre carré du secteur concerné : ils finiront par trouver un indice.
— Certains émettent l’hypothèse d’une horde de mutants venus du pays horcite.
— Vous savez très bien qu’aucun ressortissant du pays horcite ne peut franchir le périmètre de la cité. Nos systèmes de détection sont infaillibles. »
Extrait de : P. Bordage. « Chroniques des ombres – Episode 2. »
Chroniques des ombres – Episode 1 par Pierre Bordage

Fiche de Chroniques des ombres – Episode 1
Titre : Chroniques des ombres – Episode 1
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2013
Editeur : Au diable Vauvert
Sommaire de Chroniques des ombres – Episode 1 :
- Cité unifiée de NyLoPa
- Pays horcite
Première page de Cité unifiée de NyLoPa
« La première offensive des Ombres ne fut précédée d’aucun signe. Elle se produisit dans un quartier banal de NyLoPa, l’un de ces soirs paisibles que rien ne semblait devoir perturber.
« Il est vingt heures à Paris, dix-neuf à Londres, treize à New York. La Cité Unifiée de NyLoPa vous souhaite une bonne fin de journée. La fuite sans gravité dans le tube sous-marin entre New York et Londres a été rapidement maîtrisée et n’a provoqué qu’un retard d’une heure et demie pour les passagers de la navette. Suite à l’augmentation alarmante du taux de becquerels au nord de l’ancienne région d’Europe, le conseil de la Cité Unifiée a décidé de passer au niveau 5 de la prévention antipollution. Nous rappelons qu’il est formellement interdit jusqu’à nouvel ordre de sortir du périmètre protégé. Le conseil garantit aux citadins un air filtré et parfaitement sain. Au dernier recensement, la population de NyLoPa s’élève à cent quatorze millions d’habitants, quarante-sept pour le quartier de New York City, trente-neuf pour le quartier de Londres, vingt-huit pour le quartier de Paris, soit une augmentation de 0,02 % ces huit dernières années. »
Extrait de : P. Bordage. « Chroniques des ombres. »
Atlantis par Pierre Bordage

Fiche de Atlantis
Titre : Atlantis – Les fils du rayon d’or
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 1998
Editeur : J’ai lu
Première page de Atlantis
« Grand-père, je n’épouserai jamais Imôk…
— Et pourquoi donc ?
— C’est une menteuse ! Elle m’a juré hier soir qu’elle avait vu un bateau volant… »
La coïncidence étonna le vieil homme. Emmitouflés dans des peaux de loup, assis sur un gros rocher qui dominait le lac, ils contemplaient les sommets enneigés des monts du Bahikal qui se jetaient dans le gris clair et uniforme du ciel. Çà et là, sur l’eau qu’aucune ride ne troublait, se formaient les premiers îlots de glace qui préludaient à l’embâcle. Dans deux ou trois jours, le clan de la Laie abandonnerait le campement d’été pour s’installer dans les plaines, où il séjournerait jusqu’au retour du printemps.
Le vieil homme enveloppa son petit-fils d’un regard affectueux. Agé de douze solstices, Jahik n’était pas seulement le sang de son sang, mais également et surtout son portrait tout craché. Mêmes traits, même caractère, même goût pour la pêche et la chasse, même habileté aux armes. En dépit de sa petite taille, il maniait l’arc et le couteau aussi bien, et même mieux, que les jeunes guerriers du clan. Il s’était entiché, ces derniers temps, d’une petite peste, vive et enjouée comme une truite, du nom d’Imôk. »
Extrait de : P. Bordage. « Atlantis, les fils du rayon d’or. »
Arkane – l’intégrale par Pierre Bordage

Fiche de Arkane – l’intégrale
Titre : Arkane – l’intégrale
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2017-2018
Editeur : Bragelonne
Sommaire de Arkane – l’intégrale :
- La désolation
- La résurrection