Catégorie : Livres

 

Les guerriers de Day par James Blish

Fiche de Les guerriers de Day

Titre : Les guerriers de Day
Auteur : James Blish
Date de parution : 1951
Traduction : R. Bombard
Editeur : Presses de la cité

Première page de Les guerriers de Day

« DEBOUT SUR SES PATTES de derrière, l’ours kodiak se présentait de trois quarts face à Tipton, ses petits yeux rouges de myope brillant au-dessus des replis de graisse de son museau. Le manche du poignard de jet formait une excroissance juste au-dessus de sa clavicule gauche, où une tache de sang souillait la fourrure d’un noir argenté.

Tipton recula prudemment vers le tronc mince et élancé d’un mélèze ; la bête était myope, mais le moindre mouvement brusque pouvait déclencher une attaque : l’ouïe de l’ours était encore plus fine que la sienne.

Le poignard aurait dû être planté dans la gorge du fauve, mais ce dernier s’était rué en avant alors que la lame fendait déjà l’air, trop tard donc pour que Tipton ait eu le temps de modifier sa trajectoire, malgré la vivacité de ses réflexes. »

Extrait de : J. Blish. « Les guerriers de Day. »

Les mystères du ver par Robert Bloch

Fiche de Les mystères du ver

Titre : Les mystères du ver
Auteur : Robert Bloch
Date de parution : 1993
Traduction : P. Poirier
Editeur : Editions Oriflam

Sommaire de Les mystères du ver :

  • Le secret dans la tombe
  • Suicide dans l’étude
  • Le démon venu des étoiles
  • Le dieu sans visage
  • Le rictus de la goule
  • L’obscur
  • L’homoncule
  • La progéniture de Bubastis
  • La créature dans la crypte
  • Le secret de Sebek
  • Le temple du pharaon noir
  • L’étoile de Sechmet
  • L’ombre du clocher
  • Manuscrit trouvé dans une maison déserte
  • La crique de la terreur
  • Les noces ineffables

Première page de Le secret dans la tombe

« Le vent hurlait étrangement sur une tombe en plein cœur de la nuit. La lune était suspendue telle une chauve-souris dorée au-dessus d’antiques tombeaux, jetant des regards mauvais à travers la brume blême de son œil maléfique et nyctalope. Des terreurs désincarnées étaient peut-être tapies parmi les sépulcres enfouis sous les cèdres, car jamais cette terre n’avait été sanctifiée. Mais les tombes détiennent d’étranges secrets, et il y a des mystères plus noirs que la nuit, et plus scrofuleux que la lune.

C’était à la recherche d’un tel secret que j’arrivai au caveau ancestral, seul et inaperçu, à minuit. Dans les jours anciens, ma famille avait compté parmi ses membres des sorciers et des mages, et ceux-ci gisaient à l’écart du dernier sommeil des autres hommes, ici, dans le mausolée moussu d’un lieu oublié, entourés seulement de ceux qui avaient été leurs domestiques. Mais tous les domestiques ne reposaient pas ici, car il y a aussi ceux qui ne meurent pas.

Je me frayai un chemin à travers la brume, jusqu’à ce que le sépulcre en ruines apparaisse indistinctement au milieu des arbres inquiétants. Alors que je remontais l’obscur sentier menant à la voûte d’entrée, le vent devint d’une violence effrayante et souffla ma lanterne avec une fureur maléfique. Seule la lueur malsaine de la lune éclairait encore mon chemin. »

Extrait de : R. Bloch. « Les mystères du ver. »

Récits de terreur par Robert Bloch

Fiche de Récits de terreur

Titre : Récits de terreur
Auteur : Robert Bloch
Date de parution : 1985
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Clancier-Guénaud

Sommaire de Récits de terreur :

  • Le festin dans l’abbaye
  • Celui qui ouvre la voie
  • La mère des serpents
  • Les canaris du mandarin
  • Le chien de Pedro
  • Figures de cire
  • Le cachet du violoniste
  • Un chevalier plutôt cavalier
  • Un aller simple pour Mars

Première page de Le festin dans l’abbaye

« Un coup de tonnerre maussade à l’ouest annonça simultanément l’approche de la nuit et un orage imminent ; le ciel devint d’un noir maléfique. La pluie commença à tomber, le vent bourdonnait d’une façon lugubre ; le sentier forestier que je suivais se changea en un bourbier fangeux et perfide qui menaçait à tout moment de nous prendre au piège, mon cheval et moi-même, dans son étreinte nullement souhaitée. Un voyage dans de telles conditions est des plus malencontreux ; en conséquence, je fus grandement réconforté lorsque, à peu de distance de là, à travers les branches agitées par l’orage, j’aperçus une lumière hospitalière trembloter parmi les nappes de pluie.

Cinq minutes plus tard, j’arrêtais mon cheval devant les portes massives d’un bâtiment vénérable de bonnes dimensions, en pierre grise, recouverte de mousse ; d’après son importance peu commune et son aspect sévère, j’estimai à juste titre qu’il s’agissait d’un monastère. Comme je le regardais superficiellement, je me rendis compte que c’était une construction d’une certaine importance, car elle se dressait d’une manière imposante au-dessus des fondations écroulées de nombreux bâtiments, plus petits ; ceux-ci, de toute évidence, l’avaient entourée autrefois. »

Extrait de : R. Bloch. « Récits de terreur : Weird Tales. »

La ville et le rescapé par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de La ville et le rescapé

Titre : La ville et le rescapé (Tome 23 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de La ville et le rescapé

« Le drame commença peu de temps après que le Dolda eut quitté le secteur des Bleus, dans l’Est de la Voie Lactée. Il est vrai qu’à ce moment-là, personne à bord n’avait encore la moindre idée de l’ampleur démesurée de la calamité qui allait fondre sur l’équipage et dont nul ne réchapperait.

Mais dès le début, Régus Ferrin avait eu une funeste prémonition lorsqu’ils avaient bravé l’interdit et pénétré dans la sphère d’influence des Bleus pour y décharger leur cargaison de matières premières et de précieuses fourrures. Ils venaient de la planète Imax-Néo, l’une des plaques tournantes les plus mal famées de la Galaxie, parce que spécialisée dans le commerce des marchandises illégales.

Or, c’était précisément ce genre de fret que transportait le Dolda.

Régus Ferrin était le commandant en second de ce vaisseau sphérique désuet de type cargo, mesurant soixante mètres de diamètre et possédant des convertisseurs kalupéens qui menaçaient à tout instant de tomber en pièces détachées. Cette barcasse aurait dû être entièrement révisée voire même réformée depuis des années, mais chaque fois que quelqu’un abordait ce sujet, Balton Wyt, le commandant, coupait toujours court d’un revers de la main empreint de lassitude. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Perry Rhodan – La Ville et le rescapé. »

Le vassal galactique par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le vassal galactique

Titre : Le vassal galactique (Tome 22 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : C. Lamy
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le vassal galactique

« La lueur verte se révéla être le rayonnement de milliards de cristaux microscopiques dont la cohésion était maintenue par d’invisibles champs de force, au sein d’une vaste salle en forme de coupole.

Quand Perry Rhodan pénétra à l’intérieur, les particules minérales s’effacèrent latéralement avant de s’agglutiner à un millimètre autour de lui sans le toucher. Quelques secondes plus tard, il sentit monter en lui la panique.

— Eh bien ? ironisa Atlan lorsque son ami eut réprimé son angoisse. On dirait que tu as vu un fantôme !

— Pas un, mais tous les fantômes de l’Univers… répondit le Terranien d’une voix oppressée. Ces quartz émettent des impulsions qui suscitent la terreur. Vous devez traverser aussi vite que possible. Attendez un moment !

Il se dirigea vers le côté opposé, toujours enveloppé par un film cristallin pareil à une pellicule verdâtre animée de vibrations. Sa psychostabilisation le préservait cependant de toute influence. Il tenta d’ouvrir le vantail, mais n’y parvint pas à l’aide des moyens conventionnels et dut se résoudre à le faire fondre. Alors, la lueur disparut et le sol se recouvrit d’une fine couche de poussière grise. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le Vassal galactique – Perry Rhodan. »

Le retour d’un banni par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le retour d’un banni

Titre : Le retour d’un banni (Tome 21 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : A Girard
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le retour d’un banni

« Ovaron venait juste de rire à une plaisanterie de Patulli Lokoshan. Aussitôt après, son expression se figea. Ses yeux se détournèrent comme s’il entamait une sorte d’introspection.

Perry Rhodan se pencha légèrement vers le Cappin, assis près de lui dans un fauteuil-contour. H lui posa la main sur l’avant-bras et lui demanda avec sollicitude :

— Qu’avez-vous, mon ami ?

L’assistance rassemblée autour de la table de navigation était devenue attentive. Les visages reflétaient la crainte, la consternation et l’inquiétude. Personne d’autre, dans la centrale de commandement, n’avait remarqué l’incident.

Le regard d’Ovaron reprit une expression normale bien que légèrement troublée, comme si le Ganjasi ressentait une douleur physique.

— Je ne sais pas, Perry. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le retour d’un banni – Perry Rhodan. »

Les conquérants de Takéra par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Les conquérants de Takéra

Titre : Les conquérants de Takéra (Tome 20 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J Gérard, M Vannereux
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les conquérants de Takéra

« Une première tentative, très précautionneuse, avait appris à Vavishon qu’un Terranien passé sous son contrôle ne réagissait plus selon les normes humaines et risquait de se trahir auprès de ses semblables. Or, jamais le Takéran ne serait devenu chef suprême de la flotte du Tashkar s’il n’avait possédé la capacité de tirer avantage de chaque faiblesse.

Puisque je serai repéré à tous les coups en me transférant d’un hôte métasomique à l’autre, autant le faire le plus souvent possible, et sans discrétion, afin de saper systématiquement le moral de ces maudits Terraniens !

Évidemment, l’individu nommé Alaska Saedelaere ne devait en aucun cas apparaître en première ligne tant que Vavishon n’aurait pas réussi à mieux manipuler les autres. L’homme au masque constituait littéralement la base opérationnelle secrète du Takéran, ce qui le rendait bien trop précieux pour être bêtement sacrifié.

Tâtonnant en aveugle autour de lui, Vavishon se retrouva soudain « installé » dans le corps du mulot-castor. À peine rematérialisé suite à une téléportation, L’Émir cessa d’être lui-même, tout en conservant ses facultés parapsychiques. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les conquérants de Takéra – Perry Rhodan. »

Départ pour Gruelfin par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Départ pour Gruelfin

Titre : Départ pour Gruelfin (Tome 19 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Départ pour Gruelfin

« Il y avait tout d’abord eu un sifflement, puis une détonation. Finalement, quelqu’un avait crié des mots incompréhensibles et ensuite…

Que s’était-il donc passé ?

Mentro Kosum ne le savait pas exactement. Tout ce qu’il sentait, c’était un liquide chaud et visqueux qui lui dégoulinait du front. Ce ne pouvait être à coup sûr que la conséquence d’un contact dépourvu de douceur avec le mur en béton armé.

— Hourra ! s’exclama-t-il à l’adresse d’une personne dont il n’apercevait que vaguement la silhouette. Es-tu un être humain ou une machine ? Si oui, alors…

— Pas de menace, surtout ! l’interrompit en riant une voix grave, d’une agréable tonalité. Je suis un être humain. Tu en as une chance, mon garçon, que tes cheveux soient d’un si beau rouge naturel ! Ça empêche de voir le sang. Au fait, rassure-toi, tu n’as rien de plus qu’une petite estafilade sans importance.

L’interpellé se passa le dos de la main sur le front. Entretemps, il avait déjà recouvré une vision claire. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Départ pour Gruelfin – Perry Rhodan. »

Le cheval roux par Elsa Triolet

Fiche de Le cheval roux

Titre : Le cheval roux
Auteur : Elsa Triolet
Date de parution : 1953
Editeur : Gallimard

Première page de Le cheval roux

(à compléter)

Roses à crédit par Elsa Triolet

Fiche de Roses à crédit

Titre : Roses à crédit (Tome 1 sur 3 – L’âge de nylon)
Auteur : Elsa Triolet
Date de parution : 1959
Editeur : Gallimard

Première page de Roses à crédit

« C’était cette mauvaise heure crépusculaire, où, avant la nuit aveugle, on voit mal, on voit faux. Le camion arrêté dans une petite route, au fond d’un silence froid, cotonneux et humide, penchait du côté d’un fantôme de cabane. Le crépuscule salissait le ciel, le chemin défoncé et ses flaques d’eau, les vagues d’une palissade, et une haie de broussailles finement emmêlées comme des cheveux gris enroulés sur les dents d’un peigne. Derrière, un gros chien, broussailleux lui aussi, de race indécise, traînait sa chaîne avec un bruit solitaire. Son long poil était collé par la boue du terrain, une boue tenace, où l’on distinguait la pointe d’un sabot d’enfant, englué. Cette boue retenait aussi une roue de bicyclette sans pneu, un seau, un pot de chambre, d’autres choses, indistinctes… Au fond, la cabane, comme une grande caisse vieille et sale, un assemblage de planches à échardes, clouées ensemble. Il n’y avait-pas de lumière dans la fenêtre aux vitres étrangement intactes pour cet univers brisé. Il aurait été grand temps d’allumer les feux arrière du camion que la nuit finissait d’effacer sur son tableau noir, mais le siège du camion était vide. La seule chose vivante ici était la fumée couleur de crépuscule qui s’échappait d’un tuyau piqué dans le toit de la cabane, en tôle mangée de rouille. »

Extrait de : E. Triolet. « Roses à Crédit – L’âge de nylon. »