Étiquette : auteur-Aldiss
Par où commencer avec Brian W. Aldiss ? Les meilleurs livres pour découvrir son œuvre
Brian W. Aldiss est l’un des grands noms de la science-fiction britannique du XXe siècle. Auteur prolifique, il a exploré des thèmes aussi variés que l’évolution de l’humanité, les civilisations extraterrestres, les dérèglements du temps, les mondes post-apocalyptiques et les rapports entre l’homme et la nature.
Mais par où commencer avec Brian W. Aldiss quand on n’a encore jamais lu ses livres ? Faut-il privilégier un roman de science-fiction classique, une œuvre plus expérimentale ou se lancer directement dans sa grande trilogie Helliconia ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’existe pas un seul chemin pour découvrir cet écrivain. Certains de ses romans sont accessibles et captivants dès les premières pages, tandis que d’autres séduiront davantage les lecteurs qui aiment les récits ambitieux et les idées originales.
Voici plusieurs portes d’entrée pour découvrir Brian W. Aldiss et choisir le livre qui vous correspond le mieux.
Découvrez tous les livres de Brian W. Aldiss.
1. Commencer par Croisière sans escale, un classique de la science-fiction
Livre conseillé : Croisière sans escale (1959)
Si vous cherchez un premier roman de Brian W. Aldiss, Croisière sans escale constitue un excellent choix.
L’histoire se déroule à bord d’un immense vaisseau spatial dont les occupants ont perdu la connaissance de leurs origines. Au fil des générations, les habitants ont développé leurs propres croyances et leurs propres représentations du monde. Ils ignorent progressivement la véritable nature de leur environnement.
Dans ce contexte, un homme commence à remettre en question les certitudes de sa communauté. Son exploration va l’amener à découvrir une réalité bien différente de celle qu’il imaginait.
Le roman repose sur un principe particulièrement efficace : enfermer des personnages dans un univers dont ils ne comprennent plus les règles. Aldiss transforme ainsi un voyage spatial en une réflexion sur la connaissance, les croyances et la manière dont une société construit sa vision du réel.
Croisière sans escale est une bonne porte d’entrée parce qu’il associe le plaisir de la découverte à des questions plus profondes. Le lecteur avance avec les personnages et cherche, lui aussi, à comprendre ce qui se cache derrière leur environnement.
Pourquoi commencer par ce livre ?
- Pour découvrir un grand classique de la science-fiction britannique.
- Pour apprécier un récit fondé sur le mystère et la découverte.
- Pour explorer les thèmes de l’ignorance, des croyances et de la transmission du savoir.
Si vous aimez les romans dans lesquels une révélation change complètement votre compréhension de l’histoire, c’est probablement le meilleur point de départ.
2. Lire Barbe-grise pour découvrir une science-fiction plus humaine
Livre conseillé : Barbe-grise (1964)
Avec Barbe-grise, Brian W. Aldiss aborde une question autrement plus sombre : que deviendrait l’humanité si elle perdait la capacité de se reproduire ?
Dans ce monde, les naissances ont cessé et les générations vieillissent sans pouvoir être remplacées. L’avenir collectif semble condamné, tandis que les survivants doivent continuer à vivre dans une société privée de ses perspectives habituelles.
Le roman ne se contente pas d’imaginer une catastrophe. Il s’intéresse surtout à ses conséquences sur les individus, leurs relations et leur manière d’envisager le temps qui leur reste.
Là où certains récits post-apocalyptiques privilégient l’action et la lutte pour la survie, Aldiss s’attache davantage à la dimension humaine de son univers. La disparition progressive de l’humanité devient une manière d’interroger la vieillesse, la mémoire et le sens de l’existence.
Pourquoi choisir ce roman ?
Barbe-grise conviendra particulièrement aux lecteurs qui apprécient les histoires mélancoliques, les sociétés en déclin et les récits de science-fiction qui privilégient les personnages autant que leur concept de départ.
C’est aussi une bonne manière de découvrir un Aldiss moins tourné vers l’aventure et davantage vers les conséquences humaines de ses idées.
3. Découvrir l’imagination écologique de Brian W. Aldiss avec Le monde vert
Livre conseillé : Le monde vert (1962)
Vous préférez les mondes imaginaires radicalement différents du nôtre ? Dans ce cas, Le monde vert est un titre à considérer en priorité.
Brian W. Aldiss imagine une Terre transformée par une végétation devenue gigantesque. Les plantes occupent une place dominante dans cet environnement, tandis que les êtres humains doivent trouver leur place dans un monde où ils ne règnent plus en maîtres.
Le renversement est intéressant : au lieu de présenter la nature comme un simple décor ou une ressource au service de l’humanité, l’auteur en fait la force centrale de son univers.
Cette transformation permet d’explorer les relations entre les espèces, l’adaptation et les conséquences d’une évolution radicale de l’environnement.
Le roman témoigne également de l’imagination biologique d’Aldiss. Son intérêt ne repose pas uniquement sur les péripéties de l’histoire, mais aussi sur la manière dont il imagine un monde régi par d’autres équilibres que ceux que nous connaissons.
À qui conseiller Le monde vert ?
Aux lecteurs qui aiment les écosystèmes extraterrestres, les futurs inhabituels et les récits dans lesquels la planète elle-même devient presque un personnage.
C’est une autre excellente porte d’entrée pour découvrir la diversité de l’œuvre d’Aldiss.
4. Explorer les classiques revisités avec Frankenstein délivré
Livre conseillé : Frankenstein délivré (1975)
Brian W. Aldiss ne s’intéresse pas seulement aux futurs possibles. Il aime aussi reprendre des figures célèbres de la littérature pour les inscrire dans des récits spéculatifs.
C’est ce qu’il fait avec Frankenstein délivré, roman qui revisite l’univers imaginé par Mary Shelley en y intégrant notamment le voyage dans le temps.
L’œuvre originale de Shelley pose déjà des questions essentielles sur la création, la responsabilité scientifique et les limites que l’être humain cherche à dépasser. Aldiss reprend cet héritage et le transforme en une histoire qui joue avec les époques et les frontières entre fiction et réalité historique.
Le résultat s’adresse aussi bien aux amateurs de science-fiction qu’aux lecteurs intéressés par les grands mythes littéraires.
Ce roman permet notamment de découvrir la dimension intellectuelle de l’écriture d’Aldiss : derrière les idées de science-fiction se trouvent des interrogations sur la culture, la connaissance et la place de l’homme dans l’histoire.
Pourquoi le lire ?
Choisissez Frankenstein délivré si vous aimez les réécritures littéraires, les paradoxes temporels et les romans qui dialoguent avec des œuvres plus anciennes.
Il constitue une porte d’entrée intéressante pour découvrir un auteur capable de faire de la science-fiction un terrain de jeu littéraire.
5. Pour les lecteurs qui aiment les récits exigeants : Cryptozoïque
Livre conseillé : Cryptozoïque (1967)
Tous les romans de Brian W. Aldiss ne cherchent pas à guider le lecteur à travers une intrigue immédiatement limpide. Certains privilégient l’expérimentation et les idées déroutantes.
Cryptozoïque appartient à cette catégorie.
Le roman s’intéresse à une conception inhabituelle du temps et de la perception. Il propose un univers dans lequel notre manière de comprendre la réalité et de nous situer dans le temps est profondément remise en question.
Cette approche permet à Aldiss de dépasser le simple récit d’aventures pour s’interroger sur la conscience, l’expérience humaine et notre rapport au monde.
Il faut toutefois accepter de ne pas toujours disposer immédiatement de toutes les clés de lecture. L’intérêt du livre tient aussi à son étrangeté et à la manière dont ses idées invitent à reconsidérer ce que l’on tient habituellement pour évident.
Est-ce un bon premier Aldiss ?
Pas nécessairement pour tout le monde. Si vous découvrez la science-fiction ou si vous préférez les intrigues très structurées, mieux vaut commencer par Croisière sans escale.
En revanche, si vous aimez les récits expérimentaux, les univers complexes et les romans qui continuent à susciter des interrogations après leur lecture, Cryptozoïque mérite votre attention.
6. Découvrir d’autres facettes d’Aldiss : de L’autre île du Dr Moreau à Supertoys
Après avoir découvert un ou deux romans majeurs de Brian W. Aldiss, vous pouvez élargir votre exploration. Plusieurs autres titres présents dans la bibliothèque de Mais-Encore.fr permettent d’aborder des aspects différents de son œuvre.
L’autre île du Dr Moreau (1980)
Lire la fiche de L’autre île du Dr Moreau
C’est un excellent titre à mettre en avant pour les lecteurs attirés par les classiques revisités.
Brian W. Aldiss reprend ici l’héritage de H. G. Wells et de son célèbre L’Île du docteur Moreau. Le roman permet de retrouver des questions chères à cette histoire : les frontières entre l’humain et l’animal, les conséquences de la manipulation du vivant et les limites de l’intervention scientifique.
Cette relecture offre une autre manière de découvrir Aldiss, par le biais d’un imaginaire déjà familier aux amateurs de littérature fantastique et de science-fiction.
Elle conviendra notamment aux lecteurs qui aiment voir un écrivain reprendre un univers connu pour en explorer de nouvelles possibilités.
L’arbre à salive (1965)
Lire la fiche de L’arbre à salive
Ce titre constitue une piste intéressante pour les lecteurs qui souhaitent explorer le versant étrange de l’imaginaire d’Aldiss.
Il permet de découvrir une autre facette de son écriture, davantage tournée vers le mystère et le détournement des attentes du lecteur.
L’interprète (1969)
Pour ceux qui s’intéressent aux sociétés extraterrestres et aux différences culturelles, L’interprète représente une autre possibilité.
Aldiss utilise la science-fiction pour examiner les rapports entre les civilisations et les difficultés de compréhension entre des êtres qui ne partagent pas nécessairement les mêmes références.
La tour des damnés (1972)
Lire la fiche de La tour des damnés
Ce roman pourra intéresser les lecteurs qui apprécient les situations extrêmes et les univers construits autour d’un concept central.
C’est une piste supplémentaire pour ceux qui veulent aller au-delà des titres les plus connus de l’auteur.
Supertoys (2001)
Enfin, Supertoys constitue une piste particulièrement pertinente pour les lecteurs intéressés par l’intelligence artificielle, les machines et les relations entre humains et êtres artificiels.
Ce titre permet de faire le lien entre les interrogations classiques de la science-fiction et des questions qui résonnent encore aujourd’hui : qu’est-ce qui définit l’humanité, quelle place donner aux machines et comment distinguer une simulation de l’expérience véritable ?
Ces cinq titres ne constituent pas un ordre de lecture obligatoire. Choisissez celui dont le thème vous attire le plus : l’œuvre d’Aldiss se prête parfaitement à une découverte par affinités.
7. Pour les amateurs de grandes fresques : la trilogie Helliconia
Si vous aimez les univers riches, les civilisations imaginaires et les récits qui prennent le temps de développer leurs idées, la trilogie Helliconia est probablement l’un des projets les plus ambitieux de Brian W. Aldiss.
L’auteur imagine une planète soumise à des cycles astronomiques extrêmement longs, qui transforment profondément son environnement. Ces bouleversements ont des conséquences sur les espèces vivantes, les sociétés et l’histoire des civilisations.
L’intérêt du cycle tient notamment à cette articulation entre les phénomènes naturels et le destin des peuples. L’environnement n’est pas un simple arrière-plan : il participe directement à la construction du monde et à son évolution.
Dans quel ordre lire Helliconia ?
Il faut respecter l’ordre de publication des trois volumes :
- Le printemps d’Helliconia (1982)
- Helliconia, l’été (1983)
- L’hiver d’Helliconia (1985)
Je recommande de commencer par Le printemps d’Helliconia et de poursuivre avec les deux volumes suivants. L’ensemble forme une grande fresque dont il vaut mieux découvrir la progression dans l’ordre.
Faut-il commencer Brian W. Aldiss par Helliconia ?
C’est possible, mais je conseillerais plutôt cette trilogie aux lecteurs qui savent déjà qu’ils apprécient la science-fiction ambitieuse et les univers développés sur plusieurs volumes.
Pour une première découverte, Croisière sans escale constitue un engagement plus limité. Vous pourrez ensuite vous lancer dans Helliconia si vous souhaitez explorer une œuvre de plus grande ampleur.
8. Quel parcours de lecture choisir pour découvrir Brian W. Aldiss ?
Il n’est pas nécessaire de lire les romans de Brian W. Aldiss dans l’ordre chronologique. Le plus simple consiste à choisir un parcours adapté à vos goûts.
Voici trois possibilités.
Parcours 1 : découvrir les classiques de l’auteur
Ce parcours permet de découvrir trois approches différentes de la science-fiction : le mystère, l’imagination écologique et la réflexion sur l’avenir de l’humanité.
Parcours 2 : explorer les idées les plus originales
Vous découvrirez ainsi le goût d’Aldiss pour les réécritures, les univers spéculatifs et les récits qui bousculent les repères du lecteur.
Parcours 3 : se lancer dans une grande fresque
C’est le parcours à privilégier si vous aimez les civilisations imaginaires, les mondes complexes et les romans qui développent leurs idées sur plusieurs volumes.
Ces trois parcours sont complémentaires. Rien ne vous empêche de commencer par un titre qui vous attire particulièrement, puis de passer d’une approche à l’autre.
9. Brian W. Aldiss est-il fait pour vous ?
Brian W. Aldiss mérite d’être découvert si vous aimez une science-fiction qui ne se limite pas aux voyages spatiaux et aux technologies futuristes. Ses romans explorent aussi les sociétés humaines, l’évolution, les croyances et les conséquences parfois inquiétantes des transformations du monde.
Vous aimerez probablement Brian W. Aldiss si…
✅ Vous aimez les romans de science-fiction qui partent d’une idée forte et en explorent les conséquences.
✅ Vous appréciez les univers originaux, les sociétés imaginaires et les futurs radicalement différents du nôtre.
✅ Vous recherchez des histoires qui font réfléchir aux relations entre l’humanité, la nature et la technologie.
✅ Vous aimez les classiques de la science-fiction britannique et les œuvres qui ont marqué l’évolution du genre.
✅ Vous êtes attiré par les grandes fresques comme Helliconia, mais aussi par les romans plus courts et autonomes.
En revanche, si vous recherchez exclusivement des récits d’action rapides, des intrigues très linéaires ou des univers dont toutes les règles sont immédiatement explicitées, certains romans d’Aldiss pourraient vous sembler exigeants. Son œuvre fait une place importante aux idées, à l’expérimentation et à la réflexion.
En résumé : quel livre de Brian W. Aldiss lire en premier ?
| Si vous aimez… | Commencez par… |
|---|---|
| Les mystères et les révélations | Croisière sans escale |
| Les récits post-apocalyptiques | Barbe-grise |
| Les mondes imaginaires et l’écologie | Le monde vert |
| Les classiques revisités | Frankenstein délivré |
| La science-fiction expérimentale | Cryptozoïque |
| Les réécritures de grands classiques | L’autre île du Dr Moreau |
| Les grandes fresques de science-fiction | Le printemps d’Helliconia |
| L’intelligence artificielle | Supertoys |
Si vous ne devez retenir qu’un seul titre, je vous conseille Croisière sans escale. C’est un excellent moyen de découvrir le talent de Brian W. Aldiss pour construire un univers intriguant et faire émerger des questions profondes à partir d’un concept de science-fiction.
Mais si un autre thème vous attire davantage, n’hésitez pas à commencer par le livre correspondant. L’œuvre d’Aldiss est suffisamment variée pour offrir plusieurs portes d’entrée.
Conclusion
Brian W. Aldiss est un auteur qui mérite mieux que d’être réduit à quelques classiques. De Croisière sans escale à Barbe-grise, de L’autre île du Dr Moreau à Helliconia, il a exploré de nombreuses possibilités de la science-fiction, en renouvelant sans cesse ses univers et ses questionnements.
Pour découvrir son œuvre, le plus important n’est donc pas de suivre une chronologie stricte, mais de choisir un roman correspondant à vos envies. Commencez par un titre accessible, explorez ensuite ses différentes facettes et réservez ses récits les plus ambitieux au moment où vous aurez envie d’aller plus loin.
Vous découvrirez alors un écrivain dont les idées continuent de nourrir la réflexion sur l’humanité, son avenir et sa place dans l’univers.
10 livres à lire si vous avez aimé Dune
🌌 1. Fondation – Isaac Asimov
Une autre œuvre monumentale de la science-fiction.
👉 Comme Dune, cette saga explore :
- les empires galactiques
- les stratégies politiques
- le destin de civilisations entières
👉 🔗 Voir la fiche complète : Fondation (Tome 1 – Prélude à Fondation)
🧬 2. Hypérion – Dan Simmons
Un roman dense et ambitieux, avec plusieurs récits entremêlés.
👉 Points communs avec Dune :
- univers complexe
- dimension philosophique
- narration multiple
👉 🔗 Voir la fiche complète : Cantos d’Hypérion (Tome 1 – Hypérion)
🪐 3. Le cycle de Mars – Kim Stanley Robinson
Une trilogie sur la colonisation de Mars.
👉 Comme Dune :
- importance de l’environnement
- transformation d’un monde hostile
- enjeux politiques
👉 🔗 Voir la fiche complète : Trilogie martienne (Tome 1 – Mars la rouge)
🧠 4. La stratégie Ender – Orson Scott Card
Un classique de la science-fiction militaire.
👉 Moins politique que Dune, mais :
- réflexion sur le pouvoir
- manipulation des individus
👉 🔗 Voir la fiche complète : Le cycle d’Ender (Tome 1 – La stratégie Ender)
🌠 5. Le Livre du nouveau soleil – Gene Wolfe
Une œuvre complexe et exigeante.
👉 Comme Dune :
- narration subtile
- univers riche et mystérieux
👉 🔗 Voir la fiche complète : Le livre du long soleil (Tome 1 – Côté nuit)
🧑🚀 6. La Main gauche de la nuit – Ursula K. Le Guin
Un classique de la SF, explorant une planète où le genre n’est pas fixe.
👉 Ce qui rappelle Dune :
- Réflexion sociale et politique
- Exploration culturelle profonde
- Monde alien crédible
👉 🔗 Voir la fiche complète : Cycle de l’Ekumen (Tome 1 – La main gauche de la nuit)
🔥 7. Le cycle de la Culture – Iain M. Banks
Une série de romans dans un univers futuriste.
👉 Points communs :
- réflexion sur les sociétés
- technologies avancées
- enjeux moraux
👉 🔗 Voir la fiche complète : Cycle de la Culture (Tome 1 – Une forme de guerre)
🌍 8. La Terre demeure – George R. Stewart
Un classique plus ancien mais très marquant.
👉 Comme Dune :
- réflexion sur l’évolution de l’humanité
- rapport à l’environnement
👉 🔗 Voir la fiche complète : La Terre demeure
🏜️ 9. Helliconia – Brian Aldiss
Une saga fascinante centrée sur une planète aux cycles extrêmes.
👉 Points communs :
- importance de l’écologie
- cycles naturels influençant les civilisations
👉 🔗 Voir la fiche complète : Helliconie (Tome 1 – Le printemps d’Helliconia)
⚔️ 10. La Horde du Contrevent – Alain Damasio
Un roman français unique, dans un monde balayé par des vents constants.
👉 Pourquoi il faut le lire :
- Univers immersif et original
- Écriture puissante
- Dimension collective forte (comme les Fremen)
👉 🔗 Voir la fiche complète : La horde du Contrevent
📚 Conclusion
Si Dune (Tome 1 – Dune) vous a marqué, ces œuvres vous permettront de retrouver :
- des univers riches
- des intrigues complexes
- des réflexions profondes sur l’humanité
👉 N’hésitez pas à explorer ces livres pour prolonger l’expérience.
Terrassement par Brian W. Aldiss
Fiche de Terrassement
Titre : Terrassement
Auteur : Brian W. Aldiss
Date de parution : 1965
Traduction : F. Maillet
Editeur : Le Masque
Première page de Terrassement
« Le mort dérivait doucement sous la brise. Il marchait avec raideur sur ses pattes de derrière, pareil à une chèvre savante, comme il l’avait fait de son vivant. Avec bienséance, et plus éloigné de toute idéologie, toute nationalité, toute fatigue, toute inspiration, qu’il ne l’avait jamais été dans sa vie. Quelques mouches de belle taille l’accompagnaient, bien qu’il fût loin de la terre, se mouvant rapidement sur la surface lisse de l’Atlantique Sud. La frange à pompons de son pantalon de soie blanche – il avait été riche, quand la richesse comptait – se mouillant parfois d’écume.
Il arrivait d’Afrique, et se dirigeait droit vers moi.
Avec les morts, je suis en bons termes. Bien qu’il n’y ait plus de place pour eux en terre selon l’ancienne coutume, dans ma tête, j’en conserve plusieurs, je veux dire, dans ma mémoire. Mercator est là, et le vieux Thunderpeck, et Jess, qui continue de vivre hors de mon crâne, en brave légendaire, et bien sûr mon très cher March Jordill. Dans ce livre, je vais les ensevelir une seconde fois. »
Extrait de : B. W. Aldiss. « Terrassement. »
Supertoys par Brian W. Aldiss
Fiche de Supertoys
Titre : Supertoys, Intelligence Artificielle et autres histoires du futur
Auteur : Brian W. Aldiss
Date de parution : 2001
Traduction : C. de Léobardy
Editeur : Métailié
Première page de Supertoys
« POUR TENTER DE PLAIRE
(Une histoire pour Stanley Kubrick)
« Les Supertoys durent tout l’été » est l’histoire d’un petit garçon qui, malgré ses efforts, ne parvient jamais à plaire à sa mère. Il est déconcerté et ne comprend pas qu’il est un androïde, une construction habile de l’intelligence artificielle, comme son unique compagnon, son ours en peluche.
Cette histoire avait beaucoup touché Stanley Kubrick qui s’était montré désireux d’en faire un film. Après quelques discussions, je lui ai vendu les droits cinématographiques. J’ai travaillé quelque temps avec lui sur un scénario possible.
De manière peu surprenante, je l’ai trouvé génial mais exigeant. Après tout, son indépendance était chèrement gagnée. Stanley exigeait de lui-même autant que des autres.
J’ai vu un exemple de cette indépendance quand l’état-major de Warner Brothers a souhaité rencontrer Kubrick. Sous prétexte qu’il détestait les voyages en avion, Kubrick a obligé les directeurs, du »
Extrait de : B. W. Aldiss. « SuperToys. »
Super état par Brian W. Aldiss
Fiche de Super état
Titre : Super état, l’Union européenne dans quarante ans
Auteur : Brian W. Aldiss
Date de parution : 2002
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Métailié
Première page de Super état
« Des nuages noirs se massaient au-dessus des montagnes, au nord. Des éclairs y brillaient. Mais dans la vallée, en cette journée de joie, le soleil était comme de la crème dans un bol.
Les invités arrivaient depuis le début de la matinée. Le moyen de transport le plus répandu consistait à venir de la ville voisine à bord d’un bateau à vapeur de plaisance. On avait, pour l’occasion, construit un imposant débarcadère provisoire. Les passagers des bateaux à vapeur passaient, pour accéder au débarcadère, sous une arche ornée de fleurs. Un orchestre les accueillait, jouait des airs entraînants tels que Some enchanted evening et Cow-cow boogie.
Les invités moins favorisés gagnaient le groupe de pavillons neufs dans des autocars de luxe, qui empruntaient des routes construites spécialement – des routes qui étaient infiniment supérieures au vieux chemin de halage qu’elles recouvraient.
Quelques invités arrivèrent en automobile. Des avions déposèrent d’autres privilégiés, atterrirent sur la piste neuve, brillamment éclairée par des projecteurs et des guirlandes d’ampoules. Mais la façon la plus chic d’arriver consistait à le faire à bord de son hélicoptère personnel. »
Extrait de : B. W. Aldiss. « Super Etat. »
Ruines par Brian W. Aldiss
Fiche de Ruines
Titre : Ruines
Auteur : Brian W. Aldiss
Date de parution : 1987
Traduction : M.-F. Cachin
Editeur : Belfond
Première page de Ruines
« Cet après-midi-là, ils se rendirent à Times Square pour voir Ali McGraw dans Love Story qu’Ashley considérait comme le grand film du moment. Puis ils allèrent prendre le thé à l’hôtel Algonquin où se produisait un musicien de jazz qui intéressait Ashley et tombèrent sur quelques vieux amis dont l’un avait connu Hugh Billing du temps où il jouait de la musique. Ils firent tous ensemble la tournée des bars, dînèrent dans le seul restaurant mexicain qu’ils connaissaient et écoutèrent du jazz aux confins de Harlem. Ils regagnèrent tard leur appartement.
Un télégramme annonçant la mort de sa mère attendait Hugh.
— Veux-tu que je t’accompagne ? proposa Ashley. Je ne suis jamais allée en Grande-Bretagne. Nous pourrions visiter Londres et faire un tour à Land’s End. »
Extrait de : B. W. Aldiss. « Ruines. »
Nouveaux venus, vieilles connaissances par Brian W. Aldiss
Fiche de Nouveaux venus, vieilles connaissances
Titre : Nouveaux venus, vieilles connaissances
Auteur : Brian W. Aldiss
Date de parution : 1979
Traduction : R. Delouya
Editeur : Denoël
Sommaire de Nouveaux venus, vieilles connaissances
- Nouveaux venus, vieilles connaissances
- Les petits galets de Tu Fu
- Trois voies
- Amen, terminé
- Petite diffikulté
- Douces vicissitudes
- Non isotropique
- Rayon de lune
- L’espace et son reflet
- Et le silence fut
- Indifférence
- L’impossible spectacle de marionnettes
Première page de Nouveaux venus, vieilles connaissances
« C’était une planète calme. Le calme avait régné siècle après siècle. Jusqu’à l’arrivée du vaisseau de Terre.
Des êtres ressemblant extérieurement aux humains vivaient sur la planète calme. Leurs hameaux, villages, villes, couvrirent lentement les parties habitables du globe. Tout en se disséminant, lentement, lentement – ils délogèrent l’espèce animale qui occupait le terrain. Mais ce n’étaient pas des animaux féroces : ils vivaient souvent près des habitations humanoïdes dans les haies et les taillis. Ils n’attaquaient pas les humanoïdes pas plus que ceux-ci ne les attaquaient.
Le soleil de la planète calme était ancien bien avant que la première amibe se fût éveillée dans ses océans. Il occupait un cinquième du ciel à midi, mais sa chaleur orange était légère. L’évolution était une lente affaire. La souffrance de la vie, ses joies, étaient amorties. Même la lutte pour l’existence, curieusement.
Les terres recouvraient plus de la moitié de la planète. Les océans étaient petits et peu profonds. Une grande partie des terres n’était pas habitable et »
Extrait de : B. W. Aldiss. « Nouveaux venus vieilles connaissances. »
Mars blanche par Brian W. Aldiss et Roger Penrose
Fiche de Mars blanche
Titre : Mars blanche ou La libération de l’esprit, utopie du 21e siècle
Auteur : Brian W. Aldiss et Roger Penrose
Date de parution : 1999
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Métailié
Première page de Mars blanche
« Mémoire de Moreton Dennett, secrétaire de Léo Anstruther, relatif aux événements du 23 juin 2041
Ce jour-là, Léo Anstruther a décidé de gagner le jetport à pied, parce qu’il aimait se montrer imprévisible. Je l’ai accompagné, portant sa serviette. Deux gardes du corps nous suivaient à faible distance.
Nous avons pris par les petites rues étroites. Anstruther marchait les mains croisées dans le dos, apparemment plongé dans ses pensées. C’était une partie de son île où il se rendait rarement ; il lui trouvait peu de charme. C’était le quartier pauvre. On avait subdivisé les maisons étroites en de nombreux logements, si bien que leurs occupants débordaient, exerçaient leur activité dans la rue. Vulcanisateurs, fabricants de jouets, cordonniers, »
Extrait de : B. W. Aldiss. « Mars Blanche ou La Liberation De L’Esprit. »
Le monde vert par Brian W. Aldiss
Fiche de Le monde vert
Titre : Le monde vert
Auteur : Brian W. Aldiss
Date de parution : 1962
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de Le monde vert
« Obéissant à une loi inéluctable, toutes choses croissaient, se développaient dans le désordre et l’étrangeté. La chaleur, la lumière, l’humidité étaient constantes. Elles l’étaient depuis… personne ne savait depuis combien de temps. « Depuis quand… ? » « Pourquoi… ? » C’étaient là des questions que nul n’avait plus l’idée de poser. Réfléchir n’avait plus de sens. Dans ce monde, un seul problème se posait : croître. C’était le règne du végétal. C’était un monde qui ressemblait à une serre.
Quelques enfants sortirent pour jouer dans l’ombre verte. Ils coururent le long de la branche, s’interpellant à mi-voix. Ils étaient attentifs à ne pas se laisser surprendre par l’ennemi. Un fouet- »
Extrait de : B. W. Aldiss. « Le monde vert. »
Le livre d’or par Brian W. Aldiss
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science fiction
Auteur : Brian W. Aldiss
Date de parution : 1982
Traduction : M. Jakubowski
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- Judas dansait
- Homme sur le pont
- Homme en son temps
- Trajectoires immobiles
- Le théorème du firmament
- Si loin de Prague
- Sobres bruits du matin dans une contrée marginale
- Un vaisseau cher et délicat
- Un dollar ça vaut combien ?
- Voyage au coeur du rêve
- Une optique chinoise
Première page de Judas dansait
« Ce n’était pas un jugement équitable.
Vous comprendrez que je n’étais pas disposé à écouter convenablement, mais ce n’était pas un jugement équitable. On sentait une hâte furtive et méfiante. Juge, avocat et jury s’appliquaient tous à être aussi brefs et explicites que possible. Je ne disais mot, mais je savais pourquoi : ils voulaient tous regagner les danses.
Le juge, donc, eut vite fait de se lever pour prononcer la sentence.
— Alexandre Abel Ybo, la cour vous déclare coupable d’avoir tué Parowen Scryban pour la seconde fois.
J’eus peine à ne pas éclater de rire.
Le juge poursuivit :
— En conséquence vous êtes condamné, pour la seconde fois, à la peine de mort par strangulation, et la sentence sera exécutoire d’ici à la fin de la semaine prochaine. »
Extrait de : B. W. Aldiss. « Le livre d’or de Brian Aldiss. »