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L’éveil des eaux dormantes par Robin Hobb

Fiche de L’éveil des eaux dormantes
Titre : L’éveil des eaux dormantes (Tome 6 sur 9 – Les aventuriers de la mer)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1999
Traduction : V. David-Marescot
Editeur : J’ai lu
Première page de L’éveil des eaux dormantes
« Le nœud s’était agrandi. Maulkin semblait en tirer fierté et satisfaction. Shriver était plus partagée. Si l’effectif élargi de serpents qui voyageait désormais avec eux leur assurait une meilleure protection contre les prédateurs, il en résultait qu’ils devaient se répartir la nourriture. Elle s’en serait trouvée mieux s’ils avaient été plus nombreux à être doués de sensation mais la plupart de ceux qui suivaient le nœud n’étaient que des bêtes sauvages que l’instinct seul poussait à se regrouper.
Durant le déplacement et la chasse, Maulkin observait attentivement les serpents sauvages. Celui qui manifestait des signes prometteurs était capturé quand le nœud faisait halte pour se reposer. D’ordinaire, Kelaro et Sessuréa maîtrisaient la cible choisie, la plaquaient au fond et la laissaient se débattre contre leur poids et leur force conjugués jusqu’à la suffocation. »
Extrait de : R. Hobb. « L’eveil des eaux dormantes – Les aventuriers de la mer. »
Prisons d’eau et de bois par Robin Hobb

Fiche de Prisons d’eau et de bois
Titre : Prisons d’eau et de bois (Tome 5 sur 9 – Les aventuriers de la mer)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1999
Traduction : V. David-Marescot
Editeur : J’ai lu
Première page de Prisons d’eau et de bois
« Il ne s’agit pas d’un véritable nœud, se dit Shriver. Un véritable nœud se rassemble autour de son chef respecté. Ces serpents-ci étaient des égarés qu’ils avaient recueillis, un ou deux à la fois, en suivant le pourvoyeur vers le nord. Les serpents qui nageaient à leurs côtés aujourd’hui ne partageaient aucun lien fraternel avec le nœud de Maulkin. Ils ne faisaient que suivre la même source de provende. Pourtant, leur compagnie était réconfortante. Par moments, certains paraissaient presque lucides. D’autres, avec leur silence et leurs regards vides, ressemblaient à des fantômes. Les pires étaient à peine plus conscients que des animaux, capables d’attaquer avec leur venin ou leurs dents quiconque s’approchait trop de la nourriture qu’ils s’étaient appropriée. Shriver, Maulkin et Sessuréa avaient appris à ignorer ceux qui étaient retournés à cet état bestial. En vérité, ils n’étaient pas les plus pénibles à supporter. »
Extrait de : R. Hobb. « Les aventuriers de la mer – Prisons d’eau et de bois. »
Brumes et tempêtes par Robin Hobb

Fiche de Brumes et tempêtes
Titre : Brumes et tempêtes (Tome 4 sur 9 – Les aventuriers de la mer)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1999
Traduction : V. David-Marescot
Editeur : J’ai lu
Première page de Brumes et tempêtes
« Au-dessous des serpents, des bancs d’algues ondulaient doucement, avec la renverse de la marée. L’eau était tiède, aussi tiède que dans le Sud, avant qu’ils n’aient émigré. Bien que Maulkin eût déclaré qu’ils ne suivraient plus la pourvoyeuse argentée, ils sentaient flotter dans l’eau salée son odeur affolante. Elle n’était pas très loin –, ils étaient toujours dans son sillage mais gardaient leurs distances. Shriver songea à rappeler à Maulkin ses propres paroles puis renonça. Elle regarda leur chef d’un œil inquiet. Les blessures qu’il avait reçues durant sa brève lutte avec le serpent blanc se refermaient lentement. Les plaies profondes brisaient le dessin de ses écailles. Le long de son corps, les ocelles dorés, qui le désignaient comme leur prophète, étaient ternes, éteints.
Shriver, elle aussi, se sentait terne et éteinte. »
Extrait de : R. Hobb. « Brumes et tempetes – Les aventuriers de la mer. »
La conquête de la liberté par Robin Hobb

Fiche de La conquête de la liberté
Titre : La conquête de la liberté (Tome 3 sur 9 – Les aventuriers de la mer)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1998
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de La conquête de la liberté
« Enfant, Hiémain avait appris une chanson sur les blanches rues de Jamaillia qui brillaient sous le soleil, et il se surprit à la fredonner en avançant à pas pressés dans une venelle jonchée de débris ; de part et d’autre se dressaient de hauts bâtiments en bois qui cachaient le soleil et canalisaient le vent marin. Il avait eu beau la protéger, sa robe de prêtre avait pris l’humidité et la bure mouillée lui irritait les jambes à chaque pas. La journée d’hiver était d’une douceur inhabituelle, même pour Jamaillia, et il n’avait pas vraiment froid : dès que sa robe aurait séché, tout irait bien. Une telle couche de corne s’était formée sous ses pieds à bord du navire que même les tessons de vaisselle et les éclats de bois qui traînaient dans la ruelle ne le gênaient pas. »
Extrait de : R. Hobb. « La conquete de la liberte – Les aventuriers de la mer. »
Le navire aux esclaves par Robin Hobb
Fiche de Le navire aux esclaves
Titre : Le navire aux esclaves (Tome 2 sur 9 – Les aventuriers de la mer)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1998
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de Le navire aux esclaves
« Brashen s’éveilla avec les yeux collés et un torticolis. Le soleil du matin se déversait par les fenêtres en saillie qui prenaient toute une extrémité de la cabine ; c’était une lumière glauque, brouillée par les algues qui recouvraient l’extérieur des vitres, mais de la lumière néanmoins, assez forte pour signaler à l’homme que le jour était levé et qu’il était temps d’en faire autant.
Il descendit de son hamac. Des remords… Il avait des remords… D’avoir dépensé toute sa paye après s’être juré de faire plus attention cette fois ? Certes, mais c’était habituel ; il y avait autre chose, aux dents plus tranchantes. Ah oui ! Althéa ! Elle était présente la veille et le suppliait de la conseiller, ou alors il avait rêvé d’elle, et il lui avait donné ses conseils les plus amers, sans un mot d’espérance ni la moindre proposition d’aide. »
Extrait de : R. Hobb. « Le navire aux esclaves – Les aventuriers de la mer. »
Le vaisseau magique par Robin Hobb

Fiche de Le vaisseau magique
Titre : Le vaisseau magique (Tome 1 sur 9 – Les aventuriers de la mer)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1998
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de Le vaisseau magique
« D’un mouvement puissant qui souleva un épais nuage de débris, Maulkin s’éleva de la fange dans laquelle il se vautrait ; des lambeaux de mue s’éloignèrent de lui, emportés par les tourbillons de sable et de boue, tels les vestiges d’un songe au réveil. Paresseusement, son long corps sinueux dessina une boucle et se frotta contre lui-même pour arracher les derniers restes de son ancienne peau. Tandis que la vase retombait lentement, il se tourna vers la vingtaine d’autres serpents étendus dans les sédiments qui les grattaient agréablement. Il secoua la crinière de sa grande tête puis banda son long corps musclé. « Il est temps, trompeta-t-il de sa voix profonde.
L’heure est venue. » Du fond de la mer, tous levèrent dans sa direction leurs grands yeux verts, or et cuivre qui ne cillaient jamais. Shriver, parlant au nom du groupe, demanda : « Pourquoi ? L’eau est chaude, ici, et la nourriture abondante. L’hiver n’est pas venu depuis cent ans. »
Extrait de : R. Hobb. « Le Vaisseau magique – Les aventuriers de la mer. »
La reine solitaire par Robin Hobb
Fiche de La reine solitaire
Titre : La reine solitaire (Tome 6 sur 6 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1997
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de La reine solitaire
« A travers le royaume des Montagnes court une ancienne piste commerciale qui ne dessert plus aucune ville actuelle. On trouve des portions de cette voie d’autrefois jusque dans le sud-est, aux rives du lac Bleu. Elle ne porte pas de nom, nul ne se rappelle qui l’a tracée et rares sont ceux qui en empruntent les parties encore intactes. Par endroits, l’éclatement dû au gel, commun dans les Montagnes, a peu à peu dégradé la route ; en d’autres, les crues et les glissements de terrain l’ont réduite en pierrier. De loin en loin, un jeune Montagnard aventureux entreprend de la remonter jusqu’à son origine ; ceux qui en reviennent rapportent d’extraordinaires histoires de cités en ruine et de vallées envahies de vapeurs où fument des étangs sulfureux ; ils parlent aussi de la nature inhospitalière du territoire que traverse la route. On n‘y trouve guère de gibier, disent-ils, et nulle archive ne mentionne que quiconque ait jamais eu envie de chercher avec insistance où elle prenait fin. »
Extrait de : R. Hobb. « La reine solitaire – L’assassin royal. »
La voie magique par Robin Hobb
Fiche de La voie magique
Titre : La voie magique (Tome 5 sur 6 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1997
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de La voie magique
« La Froide achève sa course dans le lac Bleu, d’où la plus grande agglomération qui le borde tire son nom. Au début du règne du roi Subtil, la campagne au nord-est du lac était renommée pour ses champs de céréales et ses vergers ; une vigne particulière à ce sol donnait un vin au bouquet à nul autre pareil et célèbre non seulement dans les Six-Duchés tout entiers mais jusqu’à Terrilville où il arrivait par caravanes. Mais de longues périodes de sécheresse survinrent, suivies d’incendies déclenchés par les orages, dont les fermiers et les vignerons de la région ne se remirent jamais ; dès lors, pour subsister, Lac-Bleu se tourna vers le commerce. La ville actuelle est un centre de négoce où se rencontrent les caravanes en provenance de Bauge et des Etats chalcèdes qui échangent leurs denrées contre celles du peuple des Montagnes. L’été, d’énormes chalands sillonnent les eaux placides du lac, mais en hiver les tempêtes qui descendent des Montagnes chassent les bateliers et mettent un terme au trafic marchand. »
Extrait de : R. Hobb. « La voie magique – L’assassin royal. »
Le poison de la vengeance par Robin Hobb
Fiche de Le poison de la vengeance
Titre : Le poison de la vengeance (Tome 4 sur 6 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1997
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de Le poison de la vengeance
« Chaque matin, à mon réveil, j’ai de l’encre sur les mains. Parfois je me retrouve le visage appuyé sur ma table de travail au milieu d’un fouillis de parchemins et de papiers. Mon garçon, quand il se présente avec mon plateau, se risque quelquefois à me reprocher de ne pas m’être couché la veille ; mais quelquefois aussi il regarde mon visage et n’ose pas dire un mot. Je n’essaie pas de lui expliquer mon attitude ; ce n’est pas un secret qu’on peut transmettre à un homme plus jeune que soi : il faut l’acquérir par soi-même.
Il est indispensable d’avoir un but dans la vie. Cela, je le sais aujourd’hui, mais les vingt premières années de mon existence me furent nécessaires pour m’en rendre compte, en quoi je ne me crois pas exceptionnel. Cependant, une fois apprise, cette leçon est restée gravée en moi. Aussi, n’ayant guère de quoi distraire ma douleur, je me suis mis en quête d’un but et me suis attelé à une tâche à laquelle m’encourageaient depuis longtemps dame Patience et Geairepu le scribe. »
Extrait de : R. Hobb. « Le poison de la vengeance – L’assassin royal. »
La nef du crépuscule par Robin Hobb
Fiche de La nef du crépuscule
Titre : La nef du crépuscule (Tome 3 sur 6 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1996
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de La nef du crépuscule
« Le troisième été de la guerre des Pirates rouges, les bateaux de combat des Six-Duchés reçurent leur baptême du sang. Ils n’étaient que quatre mais ils représentaient une modification considérable de la tactique défensive du royaume. Nos engagements, ce printemps-là, avec les Pirates rouges nous apprirent rapidement que nous avions beaucoup oublié de l’art d’être guerrier. Nos ennemis avaient raison : nous étions devenus une race de fermiers ; mais des fermiers résolus à lutter pied à pied. Nous découvrîmes bientôt que les Pirates étaient des combattants inventifs et barbares, au point qu’aucun d’entre eux ne se rendit jamais ni ne se laissa prendre vivant. Peut-être aurions-nous dû y voir le premier indice sur la nature de la forgisation et de l’adversaire que nous affrontions mais, à l’époque, cet indice trop subtil nous échappa et nous étions trop occupés à survivre pour nous poser des questions. »
Extrait de : R. Hobb. « La Nef du crépuscule – L’assassin royal. »